Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 19 janvier 2017 du calendrier grégorien – 6 janvier 2017 du calendrier julien, matines de la Théophanie à 10h30 suivies de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident fréquemment dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

A matines
Texte des hirmi du canon de saint Côme de Maïouma pour les matines de la Théophanie.

Aux heures
A tierce & à sexte Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : de la fête.

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
V/. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
V/. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
V/. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
R/. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
V/. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
V/. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
V/. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

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Programme de la paranomie de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mercredi 18 janvier 2017 du calendrier grégorien – 5 janvier 2017 du calendrier julien, vêpres & divine liturgie de saint Basile le Grand de 18h30.

Le 5 janvier est la paramonie (la veille, la vigile) de la Théophanie, c’est aussi le dernier jour de l’avant-fête de la Théophanie, laquelle démarre le 2 janvier. Dans le rit byzantin, cette veille de l’Epiphanie est le seul jour de jeûne depuis la fête de Noël. Ce jeune est qualifié de xérophagie : sont autorisés le pain, les légumes et les fruits.

C’est saint Sophrone, patriarche de Jérusalem qui a organisé au VIème siècle la solennelle bénédiction des eaux qui conclut la vigile de la Théophanie. Le magnifique texte qu’il a composé est d’un lyrisme et d’une théologie particulièrement élevés.

Aux grandes vêpres & à la divine liturgie de saint Basile le Grand :

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1 & 2. Voyant notre Lumière qui éclaire tout homme * s’approcher de lui pour être baptisé, * le Précurseur se réjouit en son âme tandis que tremble sa main ; * il montre et dit aux peuples : * Voici le Rédempteur d’Israël, * celui qui nous libère de la corruption ! * O Seigneur sans péché, ** O Christ notre Dieu, gloire à toi.
3 & 4. C’est un serviteur qui baptise le Rédempteur * et par sa présence l’Esprit lui rend témoignage ; * ce que voyant, les armées angéliques frémissent d’effroi ; * du ciel le Père fait entendre sa voix : * Celui sur qui le Précurseur impose la main, * c’est mon Fils bien-aimé, en lui je me complais ! ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
5 & 6. Les flots du Jourdain * te reçurent, toi qui es la Source, * sous forme de colombe descendit le Paraclet ; * il incline la tête, celui qui fit pencher les cieux, * le limon de la terre crie à celui qui l’a façonné : * Pourquoi m’imposer ce qui est trop haut pour moi ? * C’est moi qui de ton Baptême ai besoin. ** O Seigneur sans péché, Christ notre Dieu, gloire à toi.
7 & 8. Voulant sauver l’homme égaré, * tu n’as pas dédaigné de revêtir l’aspect du serviteur, * car il te convenait, Seigneur notre Dieu, * d’assumer pour nous l’humaine condition ; * Rédempteur, en te laissant baptiser dans ta chair, * tu nous as jugés dignes du pardon ; * c’est pourquoi nous te crions : ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon, ton 2 : En inclinant la tête devant le Précurseur, * tu as écrasé la tête des démons, * descendu dans les flots, * tu as illuminé l’univers, * pour qu’il te glorifie, Sauveur, * illumination de nos âmes.

Prokimen des vêpres du mercredi
De la fête, ton 4 :
R/. O Dieu, par ton nom sauve-moi, * fais-moi justice, dans ta puissance.
V/. O Dieu, entends ma prière, écoute les paroles de ma bouche.

3 lectures :
1. Genèse I, 1-13.
2. Exode XIV, 15-18, 21-23 & 27-29.
3. Exode XV, 22 – XVI, 1.

Psaume & tropaire, ton 5
Toi qui fis le monde, dans le monde tu es apparu * afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres * Ami des hommes, gloire à toi.
Que Dieu nous prenne en grâce & nous bénisse, faisant luire sur nous sa face, & qu’il ait pitié de nous. Pour qu’on connaisse sur la terre ta voie, parmi toutes les nations ton salut.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres * Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres * Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. Que Dieu nous bénisse, & que tous les confins de la terre le craignent.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres * Ami des hommes, gloire à toi.

3 lectures :
4. Josué III, 7-8 & 15-17.
5. IV Rois II, 6-14.
6. IV Rois V, 9-14.

Psaume & tropaire, ton 6
C’est aux pécheurs, aux publicains * qu’en l’immensité de ton amour * tu as voulu te montrer ; * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? * gloire à toi.
Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté ; le Seigneur s’est revêtu de puissance, il a mis une ceinture à ses reins. Car il affermis l’univers, et il ne sera pas ébranlé. Ton trône est préparé depuis l’origine ; depuis l’éternité, tu es. * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? * gloire à toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves ont soulevé leurs flots dans le fracas des eaux innombrables. * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? * gloire à toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; admirable est le seigneur dans les hauteurs. Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; à ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours. * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? * gloire à toi.

7 lectures :
7. Isaïe I, 16-20.
8. Genèse XXXII, 2-11.
9. Exode II, 5-10.
10. Juges VI, 36-40.
11. III Rois XVIII, 30-39.
12. IV Rois II, 19-22.
13. Isaïe XLIX, 8-15.

Prokimen
Ton 3 :
R/. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
V/. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Epître
I Corinthiens (§ 143) IX, 19-27.

Alleluia
Ton 6 :
V/. Mon cœur a fait jaillir un verbe bel & bon ; et je dis : mon œuvre est pour le Roi.
V/. Tu es beau, le plus bel enfant des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres ; aussi tu es béni du Seigneur à jamais.

Evangile
Luc (§ 9) III, 1-18.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c’est en toi que Dieu s’est incarné, en toi qu’est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l’a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi, gloire à toi.

Verset de communion
Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

A la fin de la divine liturgie, grande bénédiction des eaux :
Stichères idiomèles de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem, ton 8 :
1. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, disant : * Venez, recevez tous * l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, * l’Esprit de crainte de Dieu, * du Christ qui s’est manifesté.
2. En ce jour la nature des eaux est sanctifiée ; * & le Jourdain interrompt son cours * et retient ses propres eaux en voyant * le Seigneur être baptisé.
3. En tant qu’hommes, dans le fleuve, * tu descends, Christ-Roi, * et tu te hâtes de recevoir le baptême, toi qui es bon * des mains du Précurseur ** à cause de nos péchés, Ami des hommes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. A la voix criant dans le désert: * « Préparez les chemins du Seigneur », * toi qui a pris, Seigneur, * la forme d’un esclave, * tu vins demander le baptême, sans avoir connu le péché. * Les eaux te virent & prirent peur. * Le précurseur fut saisi d’effroi, * & il s’écria : * « Comment le chandelier éclairerait-il la lumière ? Comment l’esclave imposerait-il les mains sur son Maître ? * Sanctifie-moi, ainsi que les eaux, Sauveur, ** Toi qui ôtes les péchés du monde ».

3 lectures :
1. Isaïe XXXV, 1-10.
2. Isaïe LV, 1-13.
3. Isaïe XII, 3-6.

Prokimen
Ton 3 :
R/. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
V/. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Epître
I Corinthiens (§ 143) X, 1-4.

Alleluia
Ton 6 :
V/. Mon cœur a fait jaillir un verbe bel & bon ; et je dis : mon œuvre est pour le Roi.
V/. Tu es beau, le plus bel enfant des hommes, la grâce est répandue sur tes lèvres ; aussi tu es béni du Seigneur à jamais.

Evangile
Marc (§ 2) I, 9-11.

Après la bénédiction des eaux :
Tropaire de la Théophanie, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

Stichère final, ton 6 :
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Chantons fidèles, la grandeur de l’économie de Dieu pour nous, * il s’est fait homme pour accomplir * notre purification dans le Jourdain, * Lui le seul pur & sans souillure, * il me sanctifie, ainsi que les eaux * & il brise les têtes des dragons dans cette eau. * Puisons donc de cette eau avec allégresse, frères ! * car la grâce de l’Esprit, aux fidèles, est donnée * invisiblement à ceux qui y puisent par le Christ Dieu, * & le Sauveur de nos âmes.

Téléchargez le livret de partitions des choristes pour les grandes vêpres.
Téléchargez le livret de partitions des choristes pour la grande bénédiction des eaux.

Programme du IInd dimanche après l’Epiphanie

2nd dimanche après l'Epiphanie - les noces de CanaSaint-Eugène, le dimanche 15 janvier 2017, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le troisième mystère de l’Epiphanie :
les noces de Cana.

Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel.

L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu.

Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour. »

Dom Guéranger.

A la sainte messe :

L'Epiphanie : les noces de CanaIIndes vêpres du dimanche. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Les Noces de Cana

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche avant la Théophanie – Saint Séraphim de Sarov – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 janvier 2017 du calendrier grégorien – 2 janvier 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous entrons aujourd’hui dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Séraphim de Sarov.

Né en 19 juillet 1759, Prokhore Mochnine entre à 19 ans comme novice au monastère de Sarov (350 km à l’Est de Moscou), et reçoit, huit ans plus tard, avec son habit de moine, son nouveau nom : Seraphim. Ordonné diacre, puis prêtre, il obtient de l’higoumène de son monastère, en 1790, la permission de se retirer en ermite, dans la forêt.

Il vécut ainsi, partageant sa vie entre son ermitage et le monastère de Sarov, une ascèse rigoureuse, faite de jeûne, de solitude, d’humilité et de prière, avec comme objectif permanent de se « rapprocher du Christ ». Ses lectures étaient la Bible (il lisait le Nouveau Testament en entier chaque semaine), ainsi que les écrits des Pères de l’Église.

Dans son immense désir de tout rapporter à Jésus, il avait donné aux environs de son ermitage des noms bibliques. À « Nazareth », il chantait les hymnes « akathistes » à la Vierge ; récitait les offices de sexte et none au « Golgotha » ; lisait l’évangile de la Transfiguration au « Mont Thabor », et entonnait à « Bethléem » le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Il vécut même, pendant un temps, la vie des stylites. Ainsi, durant mille jour et nuits, il passait des heures sur un rocher, à prier.

Un événement, qui faillit lui coûter la vie, illustre bien le caractère du « misérable Seraphim » (ainsi qu’il se définissait lui-même) : en septembre 1804, il fut agressé à son ermitage par trois brigands (issus d’un village voisin) qui voulaient le voler (lui qui ne possédait rien !). N’ayant rien trouvé, ils le battirent et le laissèrent pour mort, avec une fracture du crâne, et plusieurs côtes cassées. Plus tard, les brigands ayant été retrouvés, le père Seraphim qui avait été ramené au monastère s’opposa formellement à ce qu’ils soient châtiés : il avait pardonné. Néanmoins, après cet incident, son higoumène ne l’autorisa plus à retourner à son ermitage, et c’est dans le monastère de Sarov qu’il vécut les années suivantes.

A partir de 1822 (il avait alors 63 ans), sa renommée se répandit. Il fut alors continuellement assailli de centaines visiteurs, sa sagesse surnaturelle, ses charismes de prescience et les guérisons spectaculaires qu’il accomplissait l’ayant rapidement rendu célèbre.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1833, quoique l’on fût dans le « temps de Noël », on l’entendit chanter les hymnes de Pâques, notamment le tropaire de la résurrection. Ce furent ses dernières paroles. Il fut trouvé mort au petit matin dans sa cellule, agenouillé en prière devant une icône de la Theotokos.

Le 19 juillet 1903, 70 ans après sa mort, prenant acte de la vénération dont le starets Seraphim était l’objet, « persuadé de l’authenticité des miracles attribués aux prières du starets Seraphim, et rendant grâce à Dieu glorifié dans ses saint », le Saint Synode procéda à sa canonisation. En présence du saint Tsar Nicolas II, d’un clergé abondant et d’une foule immense eut lieu l’office de glorification au cours duquel on chanta le tropaire composé en l’honneur du nouveau saint. Durant la nuit qui suivit, la foule resta sur place, à prier, puis, contrairement à l’usage, les hymnes de Pâques furent entonnés. Il devint un des saints les plus populaires de l’église russe. Il est fêté le 2 janvier, ainsi que le 19 juillet pour la translation de ses reliques.

La spiritualité de Séraphim, très ancrée dans la Bible et la tradition patristique (en particulier la Philocalie), s’exprime en particulier dans son Entretien avec Motovilov qu’il avait guéri ainsi que dans les Instructions spirituelles qui ont été rassemblées par les moniales de Diveïevo.

Homme de prière, profondément spirituel, saint Seraphim voyait « au-delà des apparences ». Il est à ce titre (et à d’autres) à rapprocher de son contemporain français, saint Jean-Marie Vianney. Outre de nombreux conseils surnaturels qu’il prodigua à ses innombrables visiteurs, on rapporte que saint Séraphim prophétisa sur la révolution bolchevique (« la vie sera courte, alors, les anges auront à peine le temps de ramasser les âmes… ») mais également sur l’avenir de la France, en raison du grand amour que la Mère de Dieu porte à notre pays.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Kondakion : du Vénérable Père.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vénérable Père :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom ** dans les cœurs de ceux qui te louent.
6. Le Christ est apparu, disait le Précurseur, * le voici qui marche vers les rives du Jourdain ; * hâtons-nous d’aller à sa rencontre ** pour être illuminés dans la pureté de nos cœurs.
7. Cherchant la brebis perdue dans les ravins, * tu vêtis ma pauvreté de ta richesse * et te levas pour être baptisé, ** toi l’universelle Rédemption.
8. Terre et ciel, maintenant dansez de joie, * car le Bienfaiteur universel est baptisé ; * dans les eaux il engloutit la multitude ** de nos immenses péchés.
9. Ton âme sainte fut pour Dieu * une demeure qu’habita * le Père avec le Fils et l’Esprit saint ; * c’est pourquoi, Vénérable, nous t’en prions : ** éloigne de tes fidèles les assauts de l’ennemi et donne à tes Églises la paix.
10. Vénérable Séraphim, nous célébrons * tes sublimes exploits au désert, tes labeurs * et la douceur de ton enseignement : * par eux tu as illuminé * les multitudes qui s’approchèrent de toi ** et tu leur enseignas à chanter la consubstantielle Trinité.
11. Ayant suivi ton Maître le Christ, * bienheureux Père, en la pureté de ta vie, * tu as mené ta course à bonne fin * et dans les demeures éternelles à présent * tu contemples ce que voient les Anges ; c’est pourquoi, ** vénérant ta mémoire, nous magnifions le Christ.
12. Vers toi je me réfugie, * ô Vierge toute-pure, à présent : * par ton intercession * sauve-moi, garde-moi ; * tout ce que tu veux, tu le peux en effet, ** comme la Mère du Tout-puissant.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon, * & pare-toi, Nephtali ; * fleuve du Jourdain, arrête-toi, * accueille avec allégresse le Maître qui vient se faire baptiser. * réjouis-toi, Adam avec notre première mère * ne vous cachez plus comme jadis au Paradis ; * car celui qui vous avait vus dans votre nudité est apparu, * pour vous revêtir du premier vêtement. * Le Christ est apparu voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Depuis ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, * et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, * au désert tu excellas * dans le travail et la prière continue ; * par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ * et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** que tes prières nous obtiennent le salut, vénérable Père Séraphim.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout- puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, * tu as élu demeure au monastère de Sarov * et, par l’angélique vie que tu menas, * pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut ; * c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant * le don des guérisons & des miracles ; * aussi nous te chantons : ** Réjouis-toi, ô notre vénérable Père Séraphim.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Se trouvant aujourd’hui dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet * sauver Adam le premier Père.

Prokimen
De l’avant-fête, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.
Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.

Alleluia
De l’avant-fête, ton 8.
V/. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).
Du Vénérable Père, ton 6 :
V/. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.
Du dimanche avant la Théophanie : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche avant la Théophanie – 70 Apôtres – ton 8

Les 70 disciples du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 janvier 2016 du calendrier grégorien – 4 janvier 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui avant la Théophanie, dont nous sommes du reste, du 2 au 5 janvier, dans les jours d’avant-fête.

Nous fêtons aussi en ce jour la synaxe des 70 Apôtres du Christ.

Ceux qu’en Occident on appelle plus volontiers les 70 Disciples (titre qui s’appuie sur Luc X, 23) sont qualifiés en général d’Apôtres dans la tradition liturgique orientale, car en effet ils furent bien envoyés (ἀπέστειλεν) deux à deux en mission par le Christ. Seul l’évangéliste Luc en fait mention en son chapitre X, 1-24, et les différentes listes données par la tradition le comptent lui-même en général parmi les 70 :

1 Ensuite le Seigneur choisit encore soixante dix [soixante douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
2 Et il leur disait : La moisson est grande ; mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le Maître de la moisson, qu’il envoie des ouvriers en sa moisson.
3 Allez : je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers ; et ne saluez personne dans le chemin.
5 En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : Que la paix soit dans cette maison !
6 Et s’il s’y trouve quelque enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon, elle retournera sur vous.
7 Demeurez en la même maison, mangeant et buvant de ce qu’il y aura chez eux : car celui qui travaille, mérite sa récompense. Ne passez point de maison en maison.
8 Et en quelque ville que vous entriez, et où l’on vous aura reçus, mangez ce que l’on vous présentera.
9 Guérissez les malades qui s’y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu est proche de vous.
10 Mais si étant entrés en quelque ville, on ne vous y reçoit point, sortez dans les places, et dites :
11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville, qui s’est attachée à nos pieds : sachez néanmoins que le royaume de Dieu est proche.
12 Je vous assure qu’au [dernier] jour, Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là.
13 Malheur à toi, Corozaïn ! malheur à toi, Bethsaïde ! parce que si les miracles qui ont été faits chez vous, avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu’elles auraient fait pénitence dans le sac et dans la cendre.
14 c’est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.
15 Et toi, Capharnaüm, qui as été élevée jusqu’au ciel, tu seras précipitée jusque dans le fond des enfers.
16 Celui qui vous écoute, m’écoute : celui qui vous méprise, me méprise ; et celui qui me méprise, méprise celui qui m’a envoyé.
17 Or les soixante dix [soixante et douze] disciples s’en revinrent avec joie, lui disant : Seigneur ! les démons mêmes nous sont assujettis par la vertu de votre nom.
18 Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.
19 Vous voyez que je vous ai donné le pouvoir de fouler aux pieds les serpents et les scorpions, et toute la puissance de l’ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
20 Néanmoins ne mettez point votre joie en ce que les esprits impurs vous sont soumis ; mais réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
21 En cette même heure Jésus tressaillit de joie par le mouvement du Saint-Esprit, et dit ces paroles : Je vous rends gloire, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre ! de ce que tandis que vous avez caché ces choses aux sages et aux prudents, vous les avez révélées aux petits. Oui, mon Père ! je vous en rends gloire, parce qu’il vous a plu que cela fût ainsi.
22 Mon Père m’a mis toutes choses entre les mains : et nul ne connaît qui est le Fils que le Père ; ni qui est le Père que le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler.
23 Et se retournant vers ses disciples, il leur dit : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
24 Car je vous déclare que beaucoup de prophètes et de rois ont souhaité de voir ce que vous voyez, et ne l’ont point vu ; et d’entendre ce que vous entendez, et ne l’ont point entendu.

Les 70 eurent donc la grâce d’avoir été associés au ministère terrestre du Christ, proclamant le royaume de Dieu dans toute sa puissance en vue de la délivrance de l’homme de l’emprise de Satan et de ses démons. Il est probable qu’après la Pentecôte, les 70 furent des chevilles ouvrières de la diffusion de la foi dans le Christ aux quatre coins de l’univers, en association avec le groupe des 12 (c’est ce qui ressort en tout cas des listes traditionnellement dressées).

Si Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique (Livre I, chap. XII), déclare qu’aucune liste des 70 n’existe à sa connaissance, il admet qu’en faisaient partie Barnabé, Sosthène, Céphas (distinct de Pierre), Matthias et l’autre disciple qui furent tirés au sort pour remplacer Judas Iscariote dans le groupe des douze, ainsi que Thaddée d’Edesse (distinct de l’apôtre Jude Thaddée).

Toutefois, une première liste des 70 pourrait avoir été dressée par saint Hippolyte de Rome (170 † 235). Cette très intéressante liste fait suite à un manuscrit de son traité contre toutes les hérésies, dont la majeure partie – qui était estimée perdue – a été retrouvée dans une bibliothèque du Mont-Athos en 1842. Un gage intéressant pour la fiabilité et l’ancienneté de ce texte est qu’il contient des détails qu’une hagiographie usuelle se serait bien gardé d’indiquer (e.g. « Demas, qui devint aussi un prêtre d’idoles »). Cette liste conserve aussi des archaïsmes très intéressants, comme la présence d’un Céphas distinct de Pierre, attestée par saint Clément de Rome et par Eusèbe de Césarée. En voici le texte :

« A propos des 70 Disciples
1. Jacques le frère du Seigneur, évêque de Jérusalem.
2. Cléopas, évêque de Jérusalem.
3. Matthias, qui suppléa à la place vacante dans le nombre des 12 Apôtres.
4. Thaddée, qui apporta l’épître à Augarus.
5. Ananie, qui baptisa Paul, et fut évêque de Damas.
6. Étienne, le premier martyr.
7. Philippe, qui baptisa l’eunuque.
8. Prochore, évêque de Nicomédie, qui fut aussi le premier qui parti, croyant ensemble avec ses filles.
9. Nicanor, qui mourut lorsqu’Étienne fut martyrisé.
10. Timon, évêque de Bostra.
11. Parmenas, évêque de Soli.
12. Nicolaus, évêque de Samarie.
13. Barnabas, évêque de Milan.
14. Marc l’Évangéliste, évêque d’Alexandrie.
15. Luc l’Évangéliste.
Les 2 suivants étaient des 70 disciples mais s’étaient éloignés lorsqu’ils avaient été choqués par les paroles du Christ : « Si vous ne mangez pas Ma chair et ne buvez pas Mon sang, vous n’êtes pas dignes de Moi. » Mais convaincus l’un par Pierre et l’autre par Paul de revenir au Seigneur, ils reçurent l’honneur de prêcher l’Évangile, suite à quoi ils souffrirent aussi le martyre, l’un étant brûlé, et l’autre crucifié à un olivier.
16. Silas, évêque de Corinthe.
17. Silvain, évêque de Thessalonique.
18. Crisces (Crecence), évêque de Carchedon, en Gaule.
19. Epaenetus, évêque de Carthage.
20. Andronique, évêque de Pannonie.
21. Amplias, évêque d’Odyssus.
22. Urbain, évêque de Macédoine.
23. Stachys, évêque de Byzance.
24. Barnabas, évêque d’Héraclée.
25. Phygellus, évêque d’Ephèse. Il était aussi du parti de Simon.
26. Hermogène. Lui aussi était du même esprit que le précédent.
27. Demas, qui devint aussi un prêtre d’idoles.
28. Apelles, évêque de Smyrne.
29. Aristobule, évêque de Grande-Bretagne.
30. Narcisse, évêque d’Athènes.
31. Herodion, évêque de Tarse.
32. Agabus, le prophète.
33. Rufus, évêque de Thèbes.
34. Asyncritus, évêque d’Hyrcanie.
35. Phlegon, évêque de Marathon.
36. Hermès, évêque de Dalmatie.
37. Patrobulus, évêque de Puteoli.
38. Hermas, évêque de Philippe.
39. Lin, évêque de Rome.
40. Caïus, évêque d’Ephèse.
41. Philologus, évêque de Sinope.
42, 43. Olympus et Rhodion, qui furent martyrisés à Rome.
44. Lucius, évêque de Laodicée, en Syrie.
45. Jason, évêque de Tarse.
46. Sosipatre, évêque d’Iconium.
47. Tertius, évêque d’Iconium.
48. Erastus, évêque de Panellas.
49. Quartus, évêque de Berytus.
50. Apollo, évêque de Césarée.
51. Cephas.
52. Sosthènes, évêque de Colophonia.
53. Tychique, évêque de Colophonia.
54. Epaphrodite, évêque d’Andriace.
55. Caesar, évêque de Dyrrachium.
56. Marc, cousin de Barnabas, évêque d’Apollonia.
57. Justus, évêque d’Eleutheropolis.
58. Artemas, évêque de Lystra.
59. Clément, évêque de Sardaigne.
60. Onésiphore, évêque de Corone.
61. Tychique, évêque de Chalcédoine.
62. Carpus, évêque de Berytus en Thrace.
63. Evodus, évêque d’Antioche.
64. Aristarque, évêque d’Apamée.
65. Marc, aussi appelé Jean, évêque de Bibloupolis.
66. Zénas, évêque de Diospolis.
67. Philémon, évêque de Gaza.
68, 69. Aristarque et Pudes.
70. Trophime, qui fut martyrisé avec Paul. »

Beaucoup de ces noms coïncident avec la liste canonique actuellement retenue par le rit byzantin. Celle-ci est issue d’une liste qui aurait été dressée par Dorothée de Tyr, prêtre de la fin du IIIème siècle, mais qui n’est connue que par un manuscrit du VIIIème siècle. Il y a quelques erreurs (des redondances) dans la liste de Dorothée de Tyr, elles furent partiellement corrigées par saint Dimitri de Rostov (1651 † 1709). Voici cette liste, employée par le rit byzantin, avec les dates des fêtes particulières auxquelles sont fêtés chacun des 70 tout au long de l’année liturgique byzantine :

1. Jacques le Juste, frère du Seigneur, auteur présomptif de l’Epître de Jacques et premier évêque de Jérusalem (distinct donc des 2 Apôtres de ce nom dans le groupe des 12). Cité in Matthieu XIII, 55, Marc VI, 3 & Actes XII, 17 & XV, 13 (23 octobre)
2. Marc l’Évangéliste. Cité in Actes XII, 12 & 25, XV, 37-39, Colossiens IV, 10, II Timothée IV, 11, Philemon 24 & I Pierre V, 13 (25 avril)
3. Luc l’Évangéliste. Cité in Colossiens IV, 14, II Timothée IV, 11 & Philémon 24 (18 octobre)
4. Cléopas, frère de saint Joseph, l’époux de la Vierge Marie et donc oncle du Christ, l’un des deux disciples d’Emmaüs. Cité in Luc XXIV, 18 et Jean XIX, 25 (30 octobre)
5. Siméon, fils du précédent, second évêque de Jérusalem, mort martyr par crucifixion, étant centenaire. Cité par Matthieu XIII, 55 & Marc VI, 3 (27 avril)
6. Barnabas, lévite originaire de Chypre, prénommé initialement Joseph et compagnon de Paul puis de son parent Marc (distinct de l’Evangéliste) (11 juin)
7. Joseph surnommé Barsabas ou Justus, frère du Seigneur, évêque de Beth Guvrin (Eleuthéropolis), martyr. Cité in Actes I, 23 & XVIII, 7 & Colossiens IV, 11 (30 octobre)
8. Thaddée ou Addaï, aurait été disciple de Jean le Baptiste, dont il reçut le baptême. Il apporta la foi à Edesse au roi Agbar, avec le Mandylion (image du Christ non faite de la main d’un homme, probablement l’actuel Saint Suaire de Turin) (à distinguer de Jude Thaddée, des 12 Apôtres) (21 août)
9. Ananias, qui baptisa Paul, évêque de Damas, martyrisé par lapidation. Cité in Actes IX, 10-17 & XXII, 12 (1er octobre)
10. le protomartyr Étienne le diacre. Cité in Actes VI, 5 à VII, 60, VIII, 2, XI, 19 & XXII, 20
(27 décembre)
11. Philippe le diacre, qui convertit l’eunuque de la reine Candace d’Ethiopie. Cité in Actes VI, 8 & XXI, 8 (11 octobre)
12. Prochore le diacre, établi comme évêque de Nicomédie par Pierre, exilé à Patmos avec Jean et martyrisé à Antioche. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet)
13. Nicanor le diacre, martyrisé le même jour qu’Etienne le diacre. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet et 28 décembre)
14. Timon le diacre, qui fut jeté dans une fournaise et en échappa indemne. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet et 28 décembre)
15. Parmenas le diacre, prêcha en Asie Mineure puis en Macédoine où il fut martyrisé. Cité in Actes VI, 5 (28 juillet)
16. Timothée, compagnon de Paul qui lui adressa deux lettres, établi évêque d’Ephèse par Paul, martyr. Cité in Actes XVI, 1, XVII, 14-15, XVIII, 5, XIX, 22 & XX, 4, Romains XVI, 21; I & II Timothée (22 janvier)
17. Tite, compagnon de Paul qui lui adressa une lettre. Natif de Crète, ayant entendu parler du Christ, il passa en Palestine pour suivre ses enseignements. Il établit l’Eglise en Crête. Cité in II Corinthiens II, 13, VII, 6-14, VIII, 6-23 & XII, 18, Galates II, 1-3 & Tite (25 août)
18. Philémon, martyrisé avec sa femme Apphia et l’apôtre Archippe au cours d’une fête païenne. L’Epître à Philémon lui est adressée par Paul (22 novembre et 19 février)
19. Onésime. Cité in Colossiens IV, 9 (à distinguer de celui mentionné dans l’Epître à Philémon 10) (15 février)
20. Epaphrase (Epaphras). Cité in Colossiens I, 7 & IV, 12 & Philémon 23 (22 novembre)
21. Archippus. Cité in Colossiens IV, 17 & Philémon 2 (19 février)
22. Silas. Cité in Actes XV, 22-40, XVI, 19-40, XVII, 4-15 & XVIII, 5, II Corinthiens I, 19, I Thessaloniens I, 1, II Thessaloniens I, 1; 1 Pierre V, 12 (30 juillet)
23. Silvain (30 juillet)
24. Crescens ou Criscus, martyrisé sous Trajan. Cité in II Timothée IV, 10 (30 juillet)
25. Crispus. Cité in Actes XVIII, 8 & I Corinthiens I:14 (30 juillet)
26. Epaenetos. Cité in Romains XVI, 5 (30 juillet)
27. Andronique. Cité in Romains XVI, 17 (17 mai et 30 juillet)
28. Stachys, premier évêque de Byzance (Argyropolis). Il fut installé dans l’épiscopat par l’Apôtre saint André. Il fit construire une Eglise à Argyropolis, située à peu de distance de Byzance, et y réunissait là plus de deux mille Chrétiens. Il fit paître le troupeau spirituel du Christ pendant seize ans (38-54), à l’issue desquels il s’endormit dans la paix. Cité in Romains, XVI, 9. (31 octobre)
29. Amplias, évêque d’Odyssopolis (ou Diospolis en Macédoine, sur la Mer Noire, l’actuelle Varna) établi par saint André. Martyrisé par les païens. Cité in Romains, XVI, 8. (31 octobre)
30. Urbain, évêque en Macédoine établi par saint André. Il fut martyrisé par les païens et les juifs associés. Cité in Romains, XVI, 9. (31 octobre)
31 Narcisse, évêque d’Athènes établi par saint Philippe, martyr. Cité in Romains, XVI, 11. (31 octobre)
32. Apelles (Apellès, Appelles), évêque d’Héraclée en Trachis (Grèce centrale, près de Thermopyles) et mourut après avoir amené de grandes foules à la foi. Cité in Romains, XVI, 10. (31 octobre)
33. Aristobule, frère de saint Barnabé et comme lui juif chypriote. Après avoir prêché l’Evangile aux Celtibériens (Celtes du Nord de l’Espagne), il devint le premier évêque de Bretagne (Angleterre actuelle), où il s’endormit dans la paix. Il laissa son nom à une contrée de ce pays qui devint par la suite un petit royaume au Moyen-Age, l’Arwystli. Cité in Romains, XVI, 8-11. (31 octobre et 16 mars)
34. Herodion ou Rodion, parent de Paul. Décapité à Rome le jour où Pierre fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 15 (8 avril et 10 novembre)
35. Agabus. Cité in Actes XI, 28 & XXI, 10 (8 avril)
36. Rufus. Cité in Marc XV, 21 & Romains XVI, 13 (8 avril)
37. Asyncritus (8 avril)
38. Phlegon. Cité in Romains XVI, 14 (8 avril)
39. Hermas, auteur du Pasteur d’Hermas, martyr. Cité in Romains XVI, 14 (5 et 30 novembre, et 31 mai)
40. Patrobas. Cité in Romains XVI, 14 (5 novembre)
41. Hermès. Cité in Romains XVI, 14 (8 avril)
42. Lin, premier successeur de Pierre comme évêque de Rome. Cité in II Timothée IV, 21 (5 novembre)
43. Gaius. Cité in Actes XIX, 29 & XX, 4, Romains XVI, 23, I Corinthiens I, 14 & III Jean 1 (5 novembre)
44. Philologus, établi comme évêque de Sinope par André. Cité in Romains XVI, 15 (5 novembre)
45. Lucius. Cité in Actes XIII, 1 & Romains XVI, 21 (10 septembre)
46. Jason, compagnon de Sosipater à Corfou. Cité in Actes XVII, 5-9 (28 avril)
47. Sosipater (Sosipatre), parent de Paul, compagnon du précédent. Cité in Actes XX, 4 & Romains XVI, 21 (28 avril et 10 novembre)
48. Olympas ou Olympe, décapité à Rome le jour où Pierre fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 15 (10 novembre)
49. Tertius, compagnon de Paul, écrivit l’épître aux Romains sous la dictée de celui-ci. Il succéda à Sosipater sur le siège d’Iconium et fut martyrisé. Cité in Romains XVI, 22 (30 octobre et 10 novembre)
50. Erastos (Eraste). Diacre de l’Eglise de Jérusalem puis compagnon de Paul, cité avec Timothée in Actes XIX, 22. Cité aussi in Romains XVI, 23 & 2 Timothée IV, 20. (10 novembre)
51. Quartus. Cité in Romains XVI, 23 (10 novembre)
52. Evodius, successeur de Pierre sur le siège d’Antioche, martyrisé sous Néron à l’âge de 66 ans. Cité in Philippiens IV, 2 (7 septembre)
53. Onésiphore, martyrisé à Parium. cité in II Timothée I, 16 & IV, 19 (7 septembre et 8 décembre)
54. Clément. Cité in Philippiens IV, 3 (saint Hippolyte le distingue du pape de Rome en faisant un évêque en Sardaigne) (25 novembre)
55. Sosthènes, cité par saint Clément parmi les 70 disciples, aux dires d’Eusèbe. Cité in I Corinthiens I, 1 (8 décembre)
56. Apollos. Cité in Actes XVIII, 24 & XIX, 1, I Corinthiens I, 12, III, 4-22, IV, 6, XVI, 12 & Tite III, 13 (30 mars et 8 décembre)
57. Tychique, successeur de Sosthènes dans l’épiscopat. Cité in Actes XX, 4, Ephesiens VI, 21, Colossiens IV, 7, II Timothée IV, 12 & Tite III, 12 (8 décembre)
58. Epaphrodite. Cité in Philippiens II, 25 & IV, 18 (8 décembre)
59. Carpus. Cité in II Timothée IV, 13 (26 mai)
60. Quadratus, martyrisé à Magnésie (21 septembre)
61. Marc surnommé Jean (27 septembre)
62. Zénon (Zénas) le Juriste. Cité in Tite III, 13 (27 septembre)
63. Aristarque, martyrisé sous Néron. Cité in Actes XIX, 29, XX, 4 & XXVII, 2, Colossiens IV, 10 & Philémon 24 (à distinguer de celui cité en Romains XVI 14 – la liste attribuée à saint Hippolyte distingue bien deux Aristarque) (15 avril et 27 septembre)
64. Pudence, martyrisé sous Néron (15 avril)
65. Trophime, compagnon de Paul, martyrisé avec lui à Rome sous Néron. Cité in Actes XX, 4, XXI, 29 & II Timothée IV, 20 (15 avril)
66. Marc le parent de Barnabée (30 octobre)
67. Artémas. Cité in Tite III, 12 (30 octobre)
68. Aquila, martyr. Cité in Actes XVIII, 2 & 26, Romains XVI, 3, I Corinthiens XVI, 19 & II Timothée IV, 19 (14 juillet)
69. Fortunatus. Cité in I Corinthiens XVI, 17 (15 juin)
70. Achaïcus. Cité in I Corinthiens XVI, 17 (4 janvier).

Etaient-ils 70 ou 72 ?

Selon les différents manuscrits anciens du Nouveau Testament, on lit soit 70 soit 72 dans le verset de Luc X, 1. Si le rit byzantin a choisi de garder le chiffre de 70 Apôtres, saint Jérôme, dans sa traduction latine de la Bible, a ainsi retenu celui de 72. Cette ambiguïté est très intéressante et peut-être n’est-elle pas le fruit d’un pur hasard.
On retrouve en effet la même hésitation pour le nombre des petits enfants de Noé (Genèse X) et pour celle du nombre des traducteurs de la Bible en grec (traduction dite des Septante car réalisée par 72 Anciens selon la Lettre d’Aristée, mais 70 selon Flavius Josèphe). Si 72 rempli une fonction symbolique (6×12), 70 est également le nombre de membres de la famille de Jacob Israël qui vinrent s’établir en Egypte. 70 est surtout le nombre des anciens qui sont adjoints à Moïse pour gouverner le peuple hébreu (70+2 donc, si on ajoute Moïse et Aaron) :

Le Seigneur répondit à Moïse ; Assemblez-moi soixante et dix hommes des anciens d’Israël, que vous saurez être les plus expérimentés et les plus propres a gouverner, et menez-les à l’entrée du tabernacle de l’alliance, où vous les ferez demeurer avec vous. Je descendrai là pour vous parler ; je prendrai de l’Esprit qui est en vous, et je leur en donnerai, afin qu’ils soutiennent avec vous le fardeau de ce peuple, et que vous ne soyez point trop chargé en le portant seul. (Nombre XI, 16-17).

Le choix des 70 par le Christ dans le Nouveau Testament fait manifestement référence à cet archétype de l’Ancienne Alliance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : second de l’avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : Quatre tropaires du ton occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête & quatre tropaires de la 6ème ode du canon des Apôtres, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (IXème siècle) :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
6. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
7. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
8. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.
9. Apôtres, comme vivantes nuées * vous avez répandu sur le monde entier * l’eau salutaire de la vie ** pour arroser les cœurs des croyants.
10. La puissance de vos paroles divines a vaincu * l’éloquence des rhéteurs * et rendu sages ceux qu’avait aliénés ** la connaissance de l’erreur.
11. Comme Disciples du Verbe soient magnifiés * Trophime et le divin Pudens, * Aristarque et l’illustre Philémon, ** Onésiphore et l’excellent Tychique.
12. Je te chante, seule digne de nos chants, * je te glorifie, toi que Dieu a glorifiée, * et je te dis bienheureuse puisque Dieu lui-même l’a dit, ** toi que les humains déclarent telle d’âge en âge.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon ; * dispose-toi, Nephtali. * Jourdain, arrête-toi, * pour accueillir avec des transports de joie le Seigneur qui vient se faire baptiser. * Réjouis-toi Adam avec notre première mère ; * ne vous cachez plus comme jadis au paradis ; * Celui qui vous voyait nus, apparaît pour vous revêtir de votre robe première. ** Le Christ est apparu, voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres, * intercédez auprès du Dieu miséricordieux * afin qu’Il accorde le pardon des péchés ** à nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Fidèles, célébrons divinement * le chœur des septante Disciples du Christ ; * par eux nous avons tous appris en effet * le culte de l’indivisible Trinité : ** ils sont les luminaires de la Foi divine.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Étant descendu en ce jour dans les flots du Jourdain, * le Seigneur crie à Jean : * « Ne crains point de me baptiser, * car Je suis venu sauver ** Adam, le premier père ».

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Des Apôtres, ton 8 :
R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.
Des Apôtres : Romains (§ 96) VIII, 8-14.
Car tous ceux qui sont poussés par l’Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
V/. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).
Des Apôtres, ton 4 :
V/. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.
Des Apôtres : Luc (§ 50) X, 1-15.
Ensuite le Seigneur choisit encore soixante [et douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche après la Théophanie (de la fête) : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11).
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – sainte Tatiana – ton 8

Sainte Tatiana de Rome, martyreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 janvier 2015 du calendrier grégorien – 12 janvier 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier. Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit l’évangile de Zachée, prélude de la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

Nous fêtons aussi en ce jour la sainte martyre Tatiana de Rome.

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin : il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIème siècle avant Jésus-Christ.

Sainte Tatienne de Rome rasée avant d'être décapitée - miniature du ménologue de Basile II (circa 1000)Sainte Tatiana (ou Tatienne) fut arrêtée à Rome pendant la persécution de l’empereur Sévère Alexandre (qui régna de 222 à 235). Elle est condamnée comme chrétienne par le préfet du prétoire et célèbre juriste, Ulpien, second personnage de l’empire. Attachée au chevalet, Tatiana a les côtés déchirés par les ongles de fer. Détachée, on la jette aux lions dans l’amphithéâtre, mais ceux-ci respectent son innocence. Le juge ordonne de la jeter au feu mais le brasier refuse de la consumer. Après qu’elle fut rasée, le glaive du bourreau vint mettre fin à l’horreur de ces supplices en la décapitant, lui obtenant la couronne glorieuse du martyre. C’était un 12 janvier 226.

Comment cette sainte romaine est-elle devenue si populaire en Russie ? Par des circonstances assez fortuites, sainte Tatiana est devenue la patronne des étudiants russes.

Sainte Tatiana de RomeEn effet c’est un 12 janvier 1724 que Pierre le Grand fonda l’Académie des Sciences de Saint-Pétersbourg mais c’est surtout le 12 janvier 1755 que choisit sa fille l’impératrice Elisabeth Ière pour fonder l’Université de Moscou. En 1791, le tsar Nicolas Ier fait du 12 janvier la fête de l’Université et place celle-ci sous la protection de sainte Tatiana. La sainte avait son église dans l’université, et les étudiants venaient assister à la divine liturgie solennelle au matin de sa fête, liturgie qui était suivie de la cérémonie de la distribution des prix. Finalement, le soir les étudiants et les professeurs se dispersaient dans les rues et tavernes de Moscou pour embrasser toutes les Tatiana (et pour toutes sortes d’autres folies !). C’était le seul jour où l’on ignorait la hiérarchie académique et où la police tsariste était responsable d’accompagner les étudiants ivres jusqu’à chez eux, au lieu de les raccompagner au poste comme à l’ordinaire ! Fortement ancrées dans la mentalité russe, ces traditions estudiantines de la Sainte-Tatiana ont repris vigueur depuis la chute du communisme qui avait tenté de les faire disparaître.

En Occident, sainte Tatienne est représentée traditionnellement avec les instruments de son martyre : peignes de fer, lion ou glaive. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 12 janvier :

A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles & des peignes de fer, exposée aux bêtes, & jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte ; enfin, ayant péri par le glaive, elle s’en alla au ciel.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 7ème ode du canon de la fête :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Les Puissances angéliques au Jourdain * se tenaient comme au ciel avec crainte et admiration, * contemplant l’extrême condescendance de Dieu, * puisque celui qui tient en mains * les eaux du firmament se tenait dans les ondes avec son corps, ** lui, le Dieu de nos Pères.
8. Jadis la nuée & la mer préfigurèrent la merveille du divin baptême, * car c’est en elles que le peuple fut baptisé dans sa traversée par le législateur ; * la mer était la figure de l’eau & la nuée, celle de l’Esprit ; * initiés par eux, nous crions : ** Dieu de nos pères, tu es béni.
9. Nous tous, les croyants, pour en avoir reçu l’initiation * sans cesse louant Dieu, * avec les Anges glorifions le Père & le Fils & le Saint-Esprit, * la consubstantielle Trinité, * en trois personnes unique Dieu * pour lequel nous chantons : * Dieu de nos pères, tu es béni.
10. Le Jourdain se divisant jadis, * le peuple d’Israël par ce passage traversa * te préfigurant, ô Tout-puissant * qui presses maintenant ta création ** à travers les ondes vers l’immuable voie du bien.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de la Martyre, ton 4 : En tes luttes brillamment tu resplendis, * victorieuse Martyre, toute bariolée de ton sang * et comme charmante colombe tu gagnas * à tire-d’aile, Tatiana, le ciel ; ** intercède sans cesse pour les fidèles te glorifiant.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
R/. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De la fête, ton 4 :
R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du jour : I Timothée (§ 285) IV, 9-15.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
Du jour : Luc (§ 94) XIX, 1-10 (Zachée).
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche après la Théophanie (de la fête) : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11).
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le lundi 19 janvier 2015 du calendrier grégorien – 6 janvier 2015 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile de 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

Aux heures
A tierce & à sexte Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : de la fête.

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
V/. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
V/. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
V/. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
V/. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
R/. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
R/. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
V/. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
V/. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
V/. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

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