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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Encore quelques réactions insolites au motu proprio Summorum Pontificum

Les médias s’étaient fait l’écho des inquiétudes juives avant la publication du motu proprio Summorum Pontificum, lesquelles tenaient en deux points :

  • la présence de l’oraison demandant la conversion des juifs à la messe des Présanctifiés au Vendredi Saint (notons que cette oraison existe toujours dans le nouveau rit, mais l’idée de conversion en a été habilement diminuée par une formulation politiquement correcte),
  • l’absence (supposée) de lectures de l’Ancien Testament dans l’ancien rit (cet argument fait sourire quand on pense aux abondantes lectures des féries de carême, aux leçons de matines, ou encore aux prophéties des Quatre-Temps – certes, on pourrait souhaiter la restauration (ad libitum ?) des 12 prophéties de la Vigile pascale, ou mieux encore, la restauration complète de la Vigile de la Pentecôte : ces deux offices ont été amplement mutilés de leurs leçons vétérotestamentaires par les initiatives malheureuses des années 50).
  • J’ai été en revanche agréablement surpris de voir que le motu proprio suscitait des réactions positives, voire totalement enthousiastes dans la blogosphère tant chez des orthodoxes & que chez des anglicans.

    Côté orthodoxe :

    Voyez par exemple le blog Ad Orientem, tenu par un orthodoxe américain, qui a sablé le champagne & a diffusé le texte du Pape en titrant son post Te Deum laudamus. Il a aussi réalisé cette charmante composition pour fêter le triple 7, qui tout bien pesé, n’a rien d’une nature morte 😉 :

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    The Ochlophobist, autre blog orthodoxe américain, se livre à une analyse assez poussée, & parfois assez cinglante : si l’auteur se félicite du motu proprio, propre à un renouveau d’un vrai sensus fidei chez des catholiques par trop infectés de modernisme, il envisage la coexistence des deux rits comme un avatar de la société de consommation.

    Côté anglican :

    Grand enthousiasme chez les anglicans traditionalistes (si, si, ça existe, il y en a même qui utilisent le missel de saint Pie V) : Te Deum laudamus, titrait lui aussi le blog Anglo-catholic Ruminations. Dans une Eglise anglicane/épiscopalienne en crise profonde depuis l’ordination des femmes, des mouvements anglicans traditionnels sont en pleine structuration & expansion depuis quelques temps.

    On pourra aussi lire l’analyse de Kyle Potter, étudiant en théologie à l’université d’Oxford sur son blog Vindicated, lequel pose les trois règles à observer pour mener à bien une révision liturgique :
    1. Ne le faites pas.
    2. Non, vraiment, ne le faites pas. Posez votre stylo.
    3. Si vraiment, vraiment, vous devez absolument & nécessairement réviser la liturgie, parce que le Seigneur vous a parlé, alors faites-le lentement & avec prudence.

    🙂

    Autre réaction inattendue au motu proprio ;-)

    C’est délicieux. Une bonne blague fait parfois passer pas mal de bonnes idées … 😉
    ——–
    The Coca Cola Company allows production of « Coca Cola Classic »
    By John Thavis – Coca Cola News Service

    ATLANTA (CNS) — In a long-awaited overture to disaffected soda traditionalists, the president of the Coca Cola Company allowed limited production of « Coca Cola Classic, » the original formula soft drink which was recently replaced by New Coke.

    The president said the Classic formula should be made available in to consumers who desire it. He said that while New Coke, introduced a few months ago, will remain the flagship product of the brand, Classic Coke should be considered « the extraordinary form of the Coca Cola product. »

    This reintroduction implies no failure of the New Coke production and marketing plan, but simply « two variations on the one flagship Coca Cola product. » The president’s directive came July 7 in a four-page letter to bottlers titled « Introducing Coca Cola Classic. » The old formula will begin appearing in bottles and cans–not in fountains–Sept. 14. An accompanying personal letter from the president dismissed fears that the decisions would foment divisions among Coke drinkers or be seen as a retreat from the New Coke campaign.

    The president said New Coke would certainly remain the company’s predominant product. Drinking Coca Cola Classic presupposes a certain degree of sophistication and traditional preferences and « neither of these is found very often, » he said. But the president expressed sympathy with consumers who are attached to the old Coke formula and uncomfortable with New Coke.

    In the period since the introduction of New Coke, he said, excessive, Pepsi-like sweetness often led to « unfinished bottles and unsatisfactory mixes with rum and bourbon which were hard to bear. » »I am speaking from experience, since I, too, lived through that period with all its hopes and confusion. And I have seen how arbitrary changes in the formula caused deep pain to individuals totally rooted in the old formula, » he said.

    The president noted that many older consumers have a long connection with the Classic formula. But in recent years, he said, it has been clearly demonstrated that young people are also attracted by the old formula.

    By widening its availability, the president said, he hoped to make the new and old Coca Cola formulas « mutually enriching. »

    The old formula has been hoarded and bottled by small, out-of-the-way bottlers since shortly after the introduction of the new formula, but customers had to make special trips–often hundreds of miles and beg bottlers for it, who did not always consent.

    …[T]he new policy did not explicitly state that those buying Coca Cola Classic were also expected to buy New Coke. The company said that crossover purchasers would be presumed, however.

    He emphasized that although the new formula was designed to replace the old formula, the old formula was « never formally abandoned. » Its restoration as an extraordinary product thus does not undermine the company’s decisions with respect to New Coke, he said.

    « There is no contradiction between the two formulas. In the history of our company there is growth and progress, but no rupture, » he said. »What earlier generations held as a good product remains such, and great for us too, and it cannot be all of a sudden entirely forbidden or even considered harmful, » he said.

    Une réaction insolite au motu proprio Summorum Pontificum

    Le lecteur trouvera sur l’excellent site QIEN une liste impressionnante de réactions – pour beaucoup françaises – au motu proprio Summorum Pontificum cura. Pour l’essentiel, la plupart de ces réactions officielles de notre épiscopat ne sont guère soulevées par un souffle enthousiaste.

    Il est amusant a contrario de lire la réaction de l’archevêque de Bombay, en Inde, pays qui a priori, ne devrait pas se sentir vraiment concerné par le problème traditionnaliste ni par la libéralisation de la messe traditionnelle.

    Voici une traduction faite par mes soins d’une dépêche d’AsiaNews :

    « L’Eglise indienne a exprimé sa satisfaction et son espérance que le motu prorio Summorum Pontificum du pape Benoît XVI, publié samedi dernier, « pourra prendre soin des besoins pastoraux des communautés ». Dans ce texte, le pape annonce que l’Eglise Catholique autorisera l’utilisation de messe dite tridentine sous la forme approuvée par Jean XXIII en 1962. Ce motu proprio est promulgué avec une référence explicite à la réconciliation et à l’unité ecclesiale qui était rompue par le schisme causé par Mgr Marcel Lefebvre et les traditionalistes.

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    Selon Mgr Oswald Gracias, archevêque de Bombay, le motu proprio « a deux buts importants. »

    « Un but très important sera de renouveler et d’enrichir la liturgie, en reprenant la forme liturgique qui a existé avant le Concile, qui est un grand héritage de l’histoire de l’Eglise, » a déclaré le prélat qui est également un expert en droit canon.

    « Le motu proprio est un signe que le Saint Père veut rendre disponible à l’Eglise tous les trésors de la liturgie latine qui ont pendant des siècles nourri la vie spirituelle de tant de générations de fidèles catholiques. »

    « Deuxièmement, » a-t-il expliqué, « c’est une réponse aux besoins pastoraux des fidèles. A Bombay, le cardinal Dias (prédécesseur de Mgr Gracias) avait montré beaucoup de sensibilité pastorale en autorisant la messe tridentine. Cependant, il peut y avoir des défis pratiques puisqu’il n’y a pas beaucoup prêtres qui connaissent le latin. »

    Sur la durée, un tel obstacle devrait être surmonté. « Dans le séminaire archidiocesain, le latin a déjà été réintroduit et est enseigné ; pas en raison du motu proprio, mais parce que la connaissance du latin est essentielle et importante pour les études ecclésiastiques » déclare Mgr Gracias. En conclusion, il a annoncé qu’il « informerait les prêtres et les fidèles de ce motu proprio » et « exercerait sa sensibilité pastorale en l’expliquant et en le mettant en application de la manière appropriée. »