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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de l’Epiphanie

L

> Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie

Saint-Eugène, le dimanche 6 janvier 2008, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Batiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur « Joseph est bien marié »
    Christe sur « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Séquence de l’Epiphanie : Ad Jesum accurite – Prose entrée au missel de Paris de 1685, mélodie du XIIème siècle – conformément à la tradition, l’or-gue « chante » les versets impairs – traduction du Missel de Paris latin-français, 1764
  • Publication de la date de Pâques et de celles des fêtes mobiles qui en dépendent : selon une tradition remontant aux premiers temps de l’Eglise, on proclame aujourd’hui la date de Pâques et des principales fêtes en découlant, sur le même ton employé pour la bénédiction du cierge pascal dans la nuit de Pâques
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Noël suisse – noël d’orgue de Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
  • Sanctus : Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Ab Oriente – antienne de Magnificat en plain-chant & Magnificat du huitième ton de Claudin de Sermisy (1490 – 1562), maître de la chapelle royale
  • Hostis Herodes impie – Hymne de l’Epiphanie – versets d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Tribus miraculis – Grande antienne du jour, célébrant les trois épiphanies – plain-chant
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • « Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ».
  • Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
  • Ensemble instrumental & Schola Sainte Cécile
    Direction : Henri de Villiers
    Hilaire Vallier & Marie-Estelle Baraston, flûtes
    Pierre-Alain Chouard, Romaric Pokorny, Corentin Pokorny,
    Emmeran Pokorny, Céline Boursier, cordes
    Gilles Lacombe, cor anglais, John Chappuis, guitare baroque, Stanley Smith, violoncelle
    A l’orgue, Anne Foulard

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    Catéchisme sur l’Epiphanie

    Catéchisme sur l'Epiphanie

    Demande. Quelle fête l’Eglise célèbre-t-elle le 6 janvier prochain ?
    Réponse. L’Eglise célèbre la Fête de l’Epiphanie, autrement la Fête des Rois.
    Explication. L’Epiphanie est appellée vulgairement en France la Fête des Rois, parce que le peuple croit, sur une ancienne tradition, que les Mages qui vinrent adorer Jésus-Christ étaient Rois. Nous en parlerons plus bas.

    D. Que signifie le mot d’Epiphanie ?
    R. Epiphanie est un mot grec qui signifie manifestation.

    D. Pourquoi cette fête est-elle appelée Epiphanie ou manifestation ?
    R. Parce qu’on y célèbre trois grands mystères qui ont fait connaître la puissance & la gloire du Sauveur.

    D. Quel est le premier de ces mystères ?
    R. C’est l’adoration des Mages & la vocation des Gentils à la Foi.

    D. Qui étaient les Mages ?
    R. Les Mages étaient des savants, qui faisaient une étude particulière de la sagesse.
    Explication. Nous ne savons rien d’assuré sur la qualité des Mages qui vinrent adorer Jésus-Christ. Les uns leur ont donné la qualité de rois, fondés sur une tradition fort ancienne ; d’autres ont même assigné leurs noms, quoique l’antiquité nous les ait laissé ignorer. Ce que nous savons, c’est que c’étaient des philosophes Gentils : on a même lieu de croire, suivant plusieurs interprètes, qu’ils étaient de grands seigneurs. Saint Léon pensait qu’ils étaient au nombre de trois : on en juge par le nombre de présents qu’ils offrirent à Jésus-Christ.

    D. Comment les Mages surent-ils que Jésus-Christ était né ?
    R. Les Mages apprirent la naissance du Sauveur par une étoile mystérieuse qui leur apparut dans l’Orient.
    Explication. Le Messie avait été annoncé par le païen Balaam sous le symbole d’une étoile qui devait naître de Jacob : les Juifs dispersés dans différents empires ne cachaient point qu’ils attendaient le Libérateur promis depuis tant de siècles. Les païens eux-mêmes, au rapport de leurs historiens, dont on peut voir les témoignages dans le Père de Colonia & dans le savant ouvrage de M. Busset sur la Religion prouvée par les auteurs païens, parlaient d’un changement avantageux pour les Juifs, qui devait arriver au temps où le Sauveur naquit. Tout cela pouvait être connu des Mages ; ils étaient d’ailleurs très savants dans la connaissance des astres. L’apparition d’une nouvelle étoile les frappa ; & éclairés d’une lumière intérieure, ils comprirent que cet astre miraculeux annonçait la naissance du grand Roi qu’attendait les Juifs.

    D. Que firent les Mages après l’apparition de l’étoile ?
    R. Les Mages quittèrent leur pays & vinrent à Jérusalem chercher l’Enfant Jésus pour l’adorer.
    Explication. Fidèles à la grâce ; les Mages quittent tout pour chercher celui que l’étoile leur annonce ; ne sachant pas le lieu de sa naissance, ils vinrent à Jérusalem, espérant d’être instruits dans cette capitale de la Judée. Ils s’adressent à Hérode & lui demandent sans détour où est le Roi des Juifs nouveau-né. Ce prince ambitieux & jaloux s’alarme à cette nouvelle, il craint de perdre ses états. Pour se défaire du nouveau roi qu’on lui annonce, il use de fourberie : il recommande aux Mages de s’informer avec soin du lieu où est cet enfant : il leur demande avec un empressement affecté depuis combien de temps ils ont vu paraître l’étoile dont ils parlent : il ajoute qu’il les suivra pour adorer lui-même le roi qui vient de naître : il s’informe en même temps des Docteurs de la Loi quel doit être le lieu de la naissance de ce roi que la Nation attend. L’assurance positive qu’ils lui donnent que le Messie doit naître à Bethléem l’effraye encore davantage. Il se porte dès lors aux résolutions les plus violentes, mais il a grand soin de les tenir secrètes.

    D. Que firent les Mages après avoir quitté Hérode ?
    R. Les Mages se rendirent à Bethléem, adorèrent Jésus-Christ & lui offrirent leurs présents.
    Explication. L’étoile qu’ils avaient vue en Orient leur apparut de nouveau, & ce prodige les combla de la plus vive joie. Elle les conduisit jusqu’à Bethléem, & s’arrêta sur la maison dans laquelle on avait porté le Sauveur, car il n’était plus alors dans la cabane où il était né.

    D. Quels furent les présents que les Mages offrirent à Jésus-Christ ?
    R. Les Mages lui offrirent de l’or, de la myrrhe & de l’encens.

    D. Que signifiait l’or que les Mages offrirent au Sauveur ?
    R. L’or signifiait la royauté de Jésus-Christ.

    D. Que signifiait la myrrhe ?
    R. La myrrhe qui sert à embaumer les corps signifiait que Jésus-Christ était homme & sujet à la mort.

    D. Que signifiait l’encens ?
    R. L’encens marquait que l’Enfant Jésus était Dieu.
    Explication. Les Mages choisirent ce que leur pays produisait de plus rare & de plus riche pour l’offrir au Roi qu’ils venaient adorer. Par là ils marquaient leur extrême respect pour Jésus-Christ, & suivaient d’ailleurs la coutume établie en beaucoup d’endroits de ne point se présenter devant les Princes sans leur faire quelques présents.

    D. Que devinrent les Mages après avoir adoré Jésus-Christ ?
    R. Les Mages retournèrent dans leur pays par un autre chemin.
    Explication. Les Mages se proposaient de retourner à Jérusalem ; mais avertis en songe par un Ange des mauvais desseins d’Hérode contre le Saint Enfant, ils s’en retournèrent par un autre chemin. Plusieurs Eglises, en mémoire de cette circonstance du retour des mages, suivent dans la procession de ce jour une marche contraire à celle des autres jours.

    D. Que devons-nous remarquer de particulier dans cette manifestation du Sauveur aux Mages ?
    R. Nous y devons remarquer la vocation des Gentils à la foi.
    Explication. Les Juifs, spécialement choisis pour être le Peuple de Dieu, s’étaient persuadés que les autres peuples, communément compris sous le nom de Nations ou de Gentils, n’auraient aucune part aux faveurs du Messie. En se faisant connaître aux Mages, qui étaient du nombre des Gentils, le Sauveur montrait qu’il appelait tous les hommes à la lumière de l’Evangile, c’est-à-dire au plus grand de tous les bienfaits ; aussi dans l’Eglise d’Occident cette vocation des Gentils à la Foi dans l’adoration des Mages a été regardée comme l’objet principal de cette fête.

    D. Quel est le second mystère que l’Eglise célèbre en ce jour ?
    R. L’Eglise célèbre la seconde manifestation de Jésus-Christ, qui se fit lorsqu’il se fut baptisé par saint Jean-Baptiste.
    Explication. Lorsque le Sauveur se présenta pour recevoir le baptême de saint Jean, le Saint-Esprit, sous le symbole d’une colombe, se reposa sur sa tête, & fit connaître le Messie à son Précurseur, qui profita de cette circonstance pour le faire connaître lui-même comme fils de Dieu à la multitude qui l’environnait.

    D. Quel est le troisième mystère que l’Eglise célèbre en ce jour ?
    R. C’est la troisième manifestation du Sauveur qui se fit aux noces de Cana, village de Galilée, lorsqu’il changea l’eau en vin.

    D. Quels fruits retirerons-nous de ce catéchisme sur l’Epiphanie ?
    R. Trois principaux. 1. Nous abstenir des divertissements profanes auxquels les mauvais chrétiens se livrent en ce jour. 2. Remercier Dieu de nous avoir appelés à la véritable religion. 3. Faire quelques prières pour la conversion des infidèles & des hérétiques, & pour la conservation de la Religion parmi nous.

    Catéchisme sur l’Epiphanie, in Abbé Meusy, Catéchisme historique, dogmatique et moral des fêtes principales, Besançon, 1774