Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du pèlerinage paroissial à la basilique Notre-Dame de Liesse

Notre-Dame de LiesseBasilique Notre-Dame de Liesse (Place Carnot
02350 Liesse-Notre-Dame), le samedi 3 octobre 2026, grand’messe en rit romain traditionnel à 12h de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus & de la Sainte Face, patronne en seconde de la Franc, secondes vêpres de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (mémoire du Ier dimanche d’octobre & de saint François d’Assise) & salut du Très-Saint Sacrement à 16h.

La basilique Notre-Dame de Liesse est l’un des plus anciens et des plus illustres sanctuaires marials du nord de la France. Pendant plusieurs siècles, rois et reines de France vinrent nombreux s’agenouiller devant la Vierge noire qui y est vénérée, faisant de Liesse l’un des grands pèlerinages mariaux du royaume.

L’origine du sanctuaire remonte à l’année 1134. Trois frères originaires des environs de Laon, Jehan, seigneur d’Eppes, Hector, seigneur de Marchais, et Henri, chevaliers partis combattre en Terre Sainte, avaient été faits prisonniers et conduits en captivité en Égypte. Le sultan aurait chargé sa fille Ismérie de les détourner de la foi chrétienne. Les chevaliers lui parlèrent au contraire de la Sainte Vierge et, selon la tradition, une image de la Mère de Dieu tenant l’Enfant Jésus leur fut miraculeusement apportée.

Touchée par la grâce, Ismérie se convertit. La Vierge délivra miraculeusement les captifs et les ramena avec la jeune princesse jusque dans leur pays natal. Parvenus non loin de Marchais, ils s’endormirent ; à leur réveil, ils se trouvèrent transportés avec la statue aux environs de leur demeure. Lorsque les chevaliers voulurent reprendre leur chemin, l’image de la Sainte Vierge devint si pesante qu’il fut impossible de la déplacer : on comprit que Notre Dame avait choisi elle-même le lieu où elle voulait être honorée.

Une première chapelle fut donc élevée pour abriter la statue miraculeuse. Les grâces obtenues par l’intercession de la Sainte Vierge y attirèrent bientôt une multitude de pèlerins. Le nom même de Liesse, qui signifie joie et allégresse, resta attaché à Notre Dame et à son sanctuaire.

L’édifice actuel, élevé à partir du XIVème siècle et agrandi au XVème, constitue un remarquable ensemble de gothique flamboyant. Son chœur date du XIVème siècle. Le sanctuaire reçut par la suite de nombreux embellissements offerts par les souverains et les grandes familles du royaume.

Car Notre-Dame de Liesse devint très tôt un pèlerinage privilégié des rois de France. La tradition y fait venir Louis VII dès le XIIème siècle. Charles VI, Charles VII, Louis XI, François Ier, Henri II, Henri III, Louis XIII et Louis XIV, ainsi que de nombreuses reines et princesses, vinrent successivement prier aux pieds de Notre Dame.

Louis XI y vint à plusieurs reprises et fonda une messe perpétuelle célébrée chaque samedi. François Ier, prisonnier après la désastreuse bataille de Pavie en 1525, invoqua Notre-Dame de Liesse et vint lui rendre grâce après sa libération.

La dévotion de la famille royale à Liesse fut particulièrement éclatante au XVIIème siècle. Marie de Médicis offrit en 1610 le magnifique maître-autel de style Renaissance italienne qui orne encore le sanctuaire. Louis XIII et Anne d’Autriche, longtemps privés d’héritier, vinrent eux aussi supplier Notre Dame. Le roi fit notamment un don destiné à la construction de la sacristie, qui porte toujours son nom. Après la naissance du futur Louis XIV, la famille royale continua de manifester sa reconnaissance envers le sanctuaire.

Louis XIV vint lui-même plusieurs fois en pèlerinage à Liesse. Ainsi, pendant plusieurs siècles, l’histoire du sanctuaire se confond-elle avec celle de la France chrétienne : les souverains y venaient demander à la Mère de Dieu sa protection sur leur famille, leurs peuples et leur royaume.

Le sanctuaire conserve encore plusieurs précieux témoignages de cette histoire. Le jubé de marbre noir et blanc, élevé au début du XVIIème siècle, sépare la nef du chœur. Dans celui-ci, au-dessus du maître-autel, se trouve la Vierge noire de Liesse. On peut lire sur l’autel cette belle invitation du psaume :

SERVITE DOMINO IN LÆTITIA
Servez le Seigneur dans la joie.

Et sur l’arc triomphal :
TU LÆTITIA ISRAËL, TU HONORIFICENTIA POPULI NOSTRI
Vous êtes la joie d’Israël, vous êtes l’honneur de notre peuple.

Un autre remarquable ex-voto est suspendu aux voûtes de la basilique : le modèle du vaisseau Le Soleil Royal, offert en 1692 par l’amiral de Tourville en reconnaissance de la protection de Notre Dame au cours de ses combats sur mer.

La Révolution française interrompit brutalement cette longue histoire. En 1794, la statue vénérée depuis des siècles fut arrachée de son autel et brûlée. Des fidèles réussirent toutefois à recueillir ses cendres, qui furent conservées et placées par la suite sous les pieds de la nouvelle image de Notre Dame.

Au XIXème siècle, le pèlerinage connut un magnifique renouveau. Le 18 août 1857, avec l’autorisation du bienheureux pape Pie IX, la nouvelle statue de Notre-Dame de Liesse fut solennellement couronnée au milieu d’un immense concours de fidèles. La statue actuelle, sculptée en bois d’ébène, représente la Vierge en majesté portant l’Enfant Jésus. Sous ses pieds sont toujours conservées les cendres de l’antique image détruite pendant la Révolution.

En 1913, le pape saint Pie X accorda au sanctuaire le titre de basilique mineure, consacrant ainsi le rayonnement séculaire de ce haut lieu de la piété mariale française.

En souvenir de la conversion d’Ismérie, le sanctuaire de Liesse est devenu aujourd’hui un lieu de pélerinage d’anciens musulmans convertis à la foi chrétienne.

Notre pèlerinage paroissial nous conduit donc dans un sanctuaire où, depuis près de neuf siècles, des générations de pèlerins sont venues confier leurs joies, leurs épreuves, leurs familles et la France à la Mère de Dieu.

À notre tour, venons nous placer sous la protection de Notre-Dame de Liesse, Cause de notre joie, et lui confier notre paroisse et notre pays.

Notre-Dame de Liesse, priez pour nous !

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus avec mémoire des premières vêpres du XIXème dimanche après la Pentecôte, Ier d’Octobre, et de celles de saint François d’Assise, confesseur. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Sub tuum præsidium, du Ier ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

Cette messe et ces vêpres seront diffusées sur le compte TikTok de la Schola Sainte Cécile.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et du salut du Très-Saint Sacrement au format PDF.
Télécharger le livret de la mémoire des Ières vêpres du XIXème dimanche après la Pentecôte, au format PDF.
Télécharger le livret de la mémoire des Ières vêpres de saint François d’Assise au format PDF.

Programme du pèlerinage paroissial à la basilique royale Notre-Dame de Cléry

Statue de Notre-Dame de CléryBasilique royale Notre-Dame de Cléry (rue Louis XI, 45370 Cléry-Saint-André), le samedi 14 octobre 2023, grand’messe en rit romain traditionnel à 11h30, premières vêpres du XXème dimanche après la Pentecôte (IIIème dimanche d’octobre) & salut du Très-Saint Sacrement à 16h45.

La basilique royale Notre-Dame de Cléry est à l’origine une modeste chapelle construite en 550 sur les bords de la Loire sous le roi Childebert Ier, le troisième fils de Clovis, roi de Paris et d’Orléans. En 1280, une statue de la Vierge Marie tenant son Enfant est trouvée par des laboureurs dans un champ non loin de là. Des premiers miracles s’accomplissent près de cette statue, et dès lors les premiers pèlerinages affluent à Cléry. Le seigneur du lieu, Simon de Melun, chevalier, seigneur de la Salle à Cléry, qui s’était croisé avec le roi saint Louis, effectue des dotations importantes pour qu’un chapitre de chanoines s’établisse en ce lieu et assure la prière liturgique nuit et jour autour de la statue de Notre Dame : le sanctuaire de Cléry devient ainsi collégiale en 1302.

Les pèlerinages se développant, le roi de France Philippe Le Bel décide en 1309 la construction d’une église plus vaste. Mais ce sera Philippe VI de Valois qui en posera la première pierre en 1339.

La statue miraculeuse de Notre Dame de Cléry
La statue miraculeuse de Notre Dame de Cléry
En pleine guerre de Cent Ans, les Anglais ravagent complètement la collégiale en 1428, ne laissant pour seul vestige que la tour du clocher. La statue de Notre-Dame de Cléry échappe toutefois au pillage.

Lors du siège de Dieppe de novembre 1442 à août 1443 auquel participe le célèbre Jean de Dunois (seigneur de Beaugency & batard d’Orléans, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, grand chambellan du roi), le Dauphin, fils de Charles VII et futur Louis XI, fait le vœu de reconstruire la collégiale Notre-Dame de Cléry ruinée par les Anglais si Dieu lui donne la victoire (allant jusqu’à promettre de lui donner son poids en argent).

Cette victoire obtenue, le Dauphin n’a de cesse d’accomplir son vœu. Le fidèle Dunois, implanté non loin à Beaugency, initie la reconstruction de l’édifice dès 1444. Dunois y installe aussi une chapelle funéraire dans laquelle il sera inhumé avec son épouse Marie d’Harcourt. La reconstruction durera jusqu’en 1485, les travaux sont placés sous la direction de Pierre Chauvin et Pierre Le Page. Le chantier, commencé par Charles VII, s’accélère à partir de 1461, moment où le Dauphin accède au trône de France sous le nom de Louis XI. Le nouveau roi comble alors d’honneur son sanctuaire bien-aimé : de multiples exemptions fiscales sont accordées au chapitre des chanoines de Clery, qui devient baron du lieu. Louis XI va faire don à Notre-Dame de Cléry d’une Sainte Épine et d’une relique de saint André. Il y multiplie les donations, s’y rend solennellement en actions de grâces après sa victoire de Montléry du 16 juillet 1465 et va jusqu’à proclamer l’édifice « Chapelle royale » en 1467.

Notre-Dame de Cléry : la voute de la basilique royale
Notre-Dame de Cléry : la voute de la basilique royale
Le vaisseau qui en résulte est une splendeur du gothique flamboyant du XVème siècle, c’est « le chef-d’œuvre d’un roi visionnaire ». Le roi établit sa résidence royale aux côtés de la nouvelle église.

Fait rarissime dans l’histoire de France, le 7 septembre 1483, Louis XI, puis en décembre de la même année Charlotte de Savoie, son épouse, sont inhumés dans la collégiale Chapelle royale de Cléry au lieu de l’Abbaye royale de Saint-Denis au Nord de Paris. Un splendide tombeau est alors réalisé par l’orfèvre Conrad de Cologne et le canonnier Laurent Wrine, sur lequel une statue dorée représente le roi en habit de chasseur en train de prier.

Malheureusement, le 2 avril 1562, en pleine guerre de Religion, les protestants pillent la Chapelle royale de Cléry, détruisent le tombeau du roi et surtout la statue tant vénérée de la Vierge de Cléry ; ce pillage fait suite à la prise de la ville d’Orléans par les armées du prince de Condé.

Une fois le culte catholique rétablit à Cléry, une nouvelle statue copiant au mieux l’ancienne est refaite (elle échappera à la révolution française et c’est cette statue qui est toujours en vénération aujourd’hui). Le roi Henri II offre alors les splendides stalles du chœur, toujours présentes aujourd’hui. Sous le règne du roi Henri III, les processions et pèlerinages vers la chapelle royale de Notre-Dame de Cléry reprennent, en particulier chaque année lors de la fête de l’Annonciation.

Notre-Dame de Cléry : le tombeau du roi Louis XI
Notre-Dame de Cléry : le tombeau du roi Louis XI
En 1622, Louis XIII fait construire pour les restes mortels du roi Louis XI et de son épouse Charlotte de Savoie une nouvelle sépulture en marbre plus modeste qui sera à son tour détruite à la Révolution française.

Le 26 mai 1670, lundi de Pentecôte, la figure de la statue de Notre Dame de Cléry changea de couleur et versa des larmes.

Fortement altérée à la révolution française, où elle fut profanée et pillée comme tant d’autres églises de France, la collégiale chapelle royale est classée en 1840 monument historique protégé, sur la toute première liste établie à la demande de Prosper Mérimée. Un nouveau monument funéraire de Louis XI est construit avec quelques éléments sauvés des dépravations révolutionnaires par Alexandre Lenoir : un premier remontage, fait en 1818, est démonté en 1868 puis remonté en 1896. C’est celui qu’on observe aujourd’hui. En 1873, le comte Georges de Balby de Vernon, membre de la Société archéologique et historique de l’Orléanais, profitant des restaurations pour effectuer des fouilles du sol, découvre le cœur du roi Charles VIII. En 1889 par l’abbé Saget, alors curé de Cléry, découvre des éléments des crânes de Louis XI et de Charlotte de Savoie (les autres ossements ont été dispersés par les révolutionnaires).

Mgr Dupanloup, le célèbre évêque d’Orléans de 1849 à 1878, fera beaucoup pour que Notre-Dame de Cléry recouvre la splendeur de son passé et que des pèlerinages y soient à nouveau célébrés. En 1863, la statue de Notre-Dame de Cléry fut solennellement couronnée d’une riche couronne envoyée par le bienheureux pape Pie IX par S. Em. le cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, en présence de huit archevêques et évêques et au milieu d’un grand concours de fidèles en liesse. Le Pape Léon XIII élève en 1894 la chapelle royale de Cléry au rang de basilique mineure.

Prions Notre Dame de Clery, qui pleura sur la France, pour notre pays en ces temps funestes.

A la sainte messe :

Premières vêpres du XXème dimanche après la Pentecôte (IIIème dimanche d’octobre) – Mémoire de saint Calixte Ier, pape & martyr. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris, du Ier ton, « dans les solennités » – plain-chant de Coutances
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudáte Dóminum – Psaume CXVI du IInd ton – Henri de Villiers

Cette messe et ces vêpres seront diffusées sur le compte TikTok de la Schola Sainte Cécile.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des vêpres & du salut au format PDF.