Pèlerinage au Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo – les chapelles jalonnent l’ascension vers le sommet.

La Schola Sainte Cécile a eu la grande joie de se rendre en pèlerinage au Sacro Monte de Varallo et d’y chanter la saint messe dans la basilique du sanctuaire Santa Maria delle Grazie. C’est le  plus ancien « Sacro Monte » ; il est situé en Valsesia, une vallée des Préalpes de Lombardie devenue par la suite piémontaise. C’est là que Bernardino Caimi, moine franciscain réalisa son projet entre 1486 et 1499, à son retour de Terre Sainte où il avait exercé d’importantes fonctions à la tête de la Custodie franciscaine. Le 21 décembre 1486, il obtient du pape du Pape Innocent VIII l’autorisation de commencer sa « nouvelle Jérusalem » et un couvent de Notre-Dame des Grâces.

Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo – les chapelles jalonnent l’ascension vers le sommet.

Il fut soutenu sur le plan financier par les ducs de Milan et la noblesse locale. Le but visé par cette construction est énoncé de façon très claire dans l’inscription qui surmonte le portail d’entrée : « Ut hic Jerusalem videat qui peragrare nequit » (« Pour que voie Jérusalem celui qui n’a pas pu s’y rendre en pèlerinage »). En fait, le « Sacro Monte » de Varallo ne donne pas seulement à voir les monuments et la topographie de Jérusalem, mais aussi Bethléem et Nazareth, ainsi que divers lieux évoqués dans l’histoire sainte, comme le paradis avec Adam et Ève.

Le parcours du pèlerin est jalonné par une succession de chapelles fermées et d’édicules à l’architecture assez discrète, mais à l’intérieur desquelles les principaux épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge-Marie sont représentés par des groupes sculptés en terre cuite et illustrés par des fresques le long des murs, afin de permettre aux fidèles de contempler la scène dans toute sa plénitude et de se pénétrer du mystère qu’elle représente, comme le massacre des Saints Innocents. L’itinéraire du pèlerin suivait les versets du Credo, rendus plus concrets par leur insertion dans les lieux appropriés (Mont des Oliviers, Vallée du Cédron, Maison d’Anne et Caïphe, le palais de Pilate avec la Scala Santa, le Golgotha, la chambre du Cénacle avec les Apôtres et Marie réunis pour la Pentecôte.

On distingue deux zones dans le Sacro Monte de Varallo : des chapelles disséminées le long d’une pente recouverte de végétation et d’arbres. L’autre à 600 mètres d’altitude sur un plateau surplombant la vallée où se déploie un urbanisme dans le style renaissance qui crée l’apparence d’une ville et où se situe les monuments les plus importants. Cet effet permet au pèlerin d’avoir le sentiment de « toucher » Jérusalem l’incitant à suivre le Christ dans sa propre existence.

Pour réaliser cet ambitieux projet, Caimi fit appel aux meilleurs artistes de la région, en particulier au peintre lombard Gaudenzio Ferrari, qui y travailla jusqu’en 1528. Le succès fut considérable et l’on vint bientôt de très loin pour contempler la « nouvelle Jérusalem des Alpes » dont parlent les textes de l’époque. D’autres « Sacri Monti » furent ensuite édifiés tout au long du XVIème et du XVIIème siècles dans les Alpes italiennes et le grand archevêque de Milan Charles Borromée s’efforça de les transformer en véritables places fortes spirituelles destinées à contenir les progrès de la Réforme protestante et à jalonner les frontières de la catholicité tridentine. Saint Charles Borromée fit deux visites à Varallo en 1578 et en 1584 et sous son impulsion de nombreuses modifications ont été faites : ajouts de chapelles, transformation de décorations. Les premières chapelles ont été décorées entre 1519 et 1523 ;  de nombreux artistes ont participé mais celui qui nous est le mieux documenté est sans conteste Gaudenzio Ferrari à qui est confié la réalisation des fresques des chapelles. Ce dernier est d’ailleurs aussi habile en peinture qu’en sculpture, il est également modeleur. Cependant on ne peut réduire les décors aux fresques pariétales. En effet la vie du Christ est aussi présentée sous la forme de groupe sculpté à tailles humaine. On ne peut passer sous silence le véritable chef-d’œuvre que constitue à Varallo l’église Santa Maria della Grazie dont Gaudenzio Ferrari réalise la décoration vers 1513. On dénombre à Varallo 400 statues et 45 chapelles et oratoires.

Ainsi, malgré le déclin du pèlerinage en Terre Sainte, jamais Jérusalem n’a été aussi présente à la conscience des chrétiens que vers 1500. Jérusalem rêvée, largement imaginaire, voire mythique, mais que les représentations scénographiques des « Sacri Monti » mettaient désormais à la portée de tous les fidèles.

Les grands clercs de Saint-Eugène et la Schola Sainte Cécile à l'issue de la messe célébrée par l'abbé Iborra, vicaire de Saint-Eugène

Les grands clercs de Saint-Eugène et la Schola Sainte Cécile à l’issue de la messe célébrée par l’abbé Iborra, vicaire de Saint-Eugène

Les parcours de dévotion – Sacri Monti de Lombardie & du Piémont

Edicule de Constantin

Pour comprendre la créations des parcours de dévotion, Il faut replacer ces itinéraires dans le contexte historique de la chrétienté. Nous devons prendre en compte l’importance croissante de Jérusalem et du pèlerinage en Palestine – que l’on commença à appeler la Terre Sainte. Ceux qui s’y rendaient étaient mus par le désir de voir de leurs yeux les lieux où avait vécu le Seigneur et de se recueillir sur son tombeau vide, le Saint-Sépulcre, autour duquel l’empereur Constantin avait fait édifier une église ronde dans le vaste complexe architectural de l’Anastasis. @&L’invention » de la vraie Croix par l’impératrice Hélène acheva de faire de Jérusalem le lieu par excellence de la dévotion chrétienne en lui assignant la place centrale dans l’ordre du salut.

Sainte Hélène et la Vraie Croix, Les grandes heures d’Anne de Bretagne 1508

Dans l’art religieux de l’Antiquité tardive et du Moyen Age, Jérusalem est en effet présentée comme une représentation de la cité éternelle de Dieu, à laquelle tous aspiraient à parvenir : la cité parfaite « où tout ensemble ne fait qu’un » (Ps 121), selon la parole du psalmiste. Dans les enluminures des manuscrits du XIIème siècle, elle est représentée comme une ville ronde dont les principaux monuments s’ordonnent selon un schéma orthogonal délimité par les principaux axes de communication et par les portes, ou encore comme une place forte entourée de murailles, au centre de laquelle se trouvait une image du Christ, dont la tête était entourée d’un nimbe solaire formé de cinq rayons. Cette représentation illustre l’affirmation de Bède le Vénérable selon lequel là où la croix fut plantée se trouvait une colonne qui ne portait pas d’ombre lors du solstice d’été, ce qui donnait à penser que c’était bien là que se trouvaient le centre de la terre. Ces interprétations symboliques ont sans doute contribué à renforcer l’attachement profond des chrétiens à Jérusalem ; celui-ci se manifesta avec une vivacité particulière à la suite de la destruction du Saint-Sépulcre en 1009 par le sultan fatimide Al Hakim, évènement qui fut à l’origine des Croisades.

Ce renouveau de ferveur de la chrétienté latine pour Jérusalem se traduisit également par un vaste mouvement de constructions d’églises et de monuments imitant le plan de l’église du Saint-Sépulcre et, en particulier la rotonde de l’Anastasis. De tels édifices de plan circulaire se multiplièrent au cours des XIème et XIIème siècles en Occident.

Mais la prise de Jérusalem par Saladin en 1187 et surtout la chute de Saint-Jean d’Acre en 1291 marquent la fin des Etats latins de Terre Sainte. On vit alors se développer un mouvement que l’on désigne sous le nom de « translatio Terrae sanctae » qui conduisit les clercs et les fidèles à transférer en Occident les reliques de la Terre Sainte, depuis la Couronne d’épines rachetée par saint Louis en 1248 à l’empereur latin de Constantinople jusqu’à la maison de la Vierge, dont on commença à dire au XIVème siècle qu’elle avait été miraculeusement apportée par des anges de Nazareth à Lorette, une petite ville des Marches, située non loin de l’Adriatique. En 1300, le pape Boniface VIII ira dans le même sens en instituant le Jubilé, ou Année Sainte, à l’occasion duquel les pèlerins qui se rendraient à Rome, obtiendraient l’indulgence plénière jusque là réservée aux croisés et aux pèlerins de la Terre Sainte. A la même époque, des Franciscains italiens revenus d’Orient, qui aspiraient à un retour aux sources dans leur ordre et dans l’Eglise, eurent l’idée de reconstruire en Occident tout ou partie de la cité sainte dont la situation paraissait plus que jamais précaire. Ils entreprirent donc de construire dans les Alpes principalement, en pleine nature, sur des monts, des imitations de Jérusalem.

Main montrant le chemin à suivre Sacro Monte d’Orta

Les « Sacri Monti » étaient nés et allaient éclore dans l’Italie du Nord. Ils faisaient revivre aux yeux des Franciscains la Jérusalem secrète qu’ils portaient dans leur cœur en contemplant le spectacle de la cité où le Christ avait vécu et souffert sa Passion. Il ne s’agissait pas d’une reconstitution archéologique ou réaliste de Jérusalem, mais, dans une perspective pastorale, d’une réinterprétation monumentale et artistique de celle-ci en fonction du sacrifice rédempteur du Christ, sur laquelle chaque chrétien devait méditer pour prendre conscience de l’amour de Dieu pour eux et pour parvenir au salut.

C’est ainsi que naquirent les « Sacri Monti » de Varallo, Crea, Domodossola, Ghiffa, Orta, Ossuccio, San Vivaldo, Varèse….

Sacri Monti

A suivre : notre pèlerinage aux Sacri Monti de Varallo et de Varese.

« …nous reconnûmes que l’île s’appelait Malte » (Actes XXVIII, 1) – Pèlerinage à Malte de votre Schola Sainte Cécile

A Foretaste of His Glory : Pèlerinage à Malte de votre Schola Sainte Cécile

Du 21 au 27 août, votre Schola Sainte Cécile, avec les grands-clercs de la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX), aura la joie d’être en pèlerinage sur les pas de saint Paul dans l’Ile de Malte. Cette île a en effet été l’une des toutes premières terres occidentales a avoir reçu l’évangile, du fait du naufrage du bateau romain qui transportait saint Paul captif à Rome pour y être jugé, comme le rapporte le livre des Actes des Apôtres aux chapitres XXVII (le naufrage) et XXVIII, 1-11 (le séjour de trois mois de saint Paul & de ses compagnons à Malte – la conversion des habitants). Nous y sommes accueillis par la communauté de l’église Saint-Paul de Birkirkara, où se célèbre la messe latine traditionnelle. Nous remercions d’ores-et-déjà M. le chanoine Doublet pour son accueil chaleureux. Voici la liste des messes & offices que nous chanterons au cours de ce pèlerinage :

Croix latine Lundi 21 août, 18h30 : 1ères vêpres de la fête du Cœur Immaculé de Marie (octave de l’Assomption) à l’église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte.

Croix latine Mardi 22 août, 10h : messe de la fête du Cœur Immaculée de Marie (octave de l’Assomption) à l’église Notre-Dame du Mont-Carmel de Mdina, Ile de Malte.

Croix latine Mardi 22 août, 18h30 : 2ndes vêpres de la fête du Cœur Immaculé de Marie (octave de l’Assomption) à l’église Saint-Barthélémy de Tarxien, Ile de Malte.

Croix latine Mercredi 23 août, 10h : messe de la fête saint Philippe Beniti à l’église du Christ-Roi de Paola, Ile de Malte.

Croix latine Mercredi 23 août, 19h : 1ères vêpres de la fête de saint Barthélémy, apôtre, à l’église du Christ-Roi de Paola, Ile de Malte.

Croix latine Jeudi 24 août, 10h : messe de la fête de saint Barthélémy, apôtre, à l’église Saint-Augustin de La Valette, Ile de Malte.

Croix latine Jeudi 24 août, 19h : 2ndes vêpres de la fête de saint Barthélémy, apôtre, à la basilique de Sainte-Hélène de Birkirkara, Ile de Malte.

Croix latine Vendredi 25 août, 10h : messe de la fête de saint Louis, roi de France, confesseur, à l’église Saint-Dominique de La Valette, Ile de Malte.

Croix latine Vendredi 25 août, 18h30 : 2ndes vêpres de la fête de saint Louis, roi de France, confesseur, à l’église Sainte-Marie de Birkirkara, Ile de Malte.

Croix latine Samedi 26 août, 10h : messe de Requiem à l’église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte.

Croix latine Samedi 26 août, 18h30 : 1ères vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte à l’église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte.

Croix latine Dimanche 27 août, 19h : messe du XIIème dimanche après la Pentecôte à l’église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte.

L'église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte, siège de la communauté traditionnelle de l'île.

L’église Saint-Paul de Birkirkara, Ile de Malte, siège de la communauté traditionnelle de l’île.

Le Chapitre de la Basilique Sainte-Hélène de Birkirkara, Ile de Malte

Méditation de Benoît XVI à la grotte de Paul à Malte

Chers Frères et Soeurs,

Mon pèlerinage à Malte a commencé par un moment de prière silencieuse dans la Grotte de Saint Paul qui, le premier, a porté la foi à ces îles. J’ai mis mes pas dans ceux des innombrables pèlerins des siècles précédents qui ont prié dans ce lieu saint, confiant leurs personnes, leurs familles et la prospérité de cette nation à l’intercession de l’Apôtre des Gentils. Je me réjouis d’être enfin parmi vous et je vous salue tous avec grande affection dans le Seigneur!

Le naufrage de Paul et son séjour de trois mois à Malte ont laissé un signe indélébile dans l’histoire de votre pays. Ses paroles à (l’adresse de) ses compagnons, avant son arrivée à Malte, nous sont rapportées par les Actes des Apôtres et ont constitué le thème retenu pour votre préparation à ma visite. Ces paroles – « Jehtieg izda li naslu fi gzira » -, dans leur contexte originel, sont une invitation au courage devant l’inconnu et à une confiance indéfectible dans la mystérieuse Providence de Dieu. Les naufragés ont été, en effet, chaleureusement accueillis par le peuple maltais, selon l’exemple donné par saint Publius. Dans le plan de Dieu, saint Paul est ainsi devenu votre père dans la foi chrétienne. Grâce à sa présence parmi vous, l’Évangile de Jésus Christ s’est profondément enraciné et a produit des fruits non seulement dans la vie des personnes, des familles et des communautés, mais aussi dans la formation de l’identité nationale de Malte et dans sa culture vivante et singulière.

Le labeur apostolique de Paul a aussi porté un fruit abondant à travers les générations de prédicateurs qui ont suivi ses pas, et particulièrement dans le grand nombre de prêtres et de religieux qui ont imité son zèle missionnaire en quittant Malte pour porter l’Évangile vers des rives lointaines. Je suis heureux d’avoir eu l’opportunité de rencontrer aujourd’hui beaucoup d’entre eux dans cette église Saint-Paul, et de les encourager dans leur vocation pleine d’audace et souvent héroïque. Chers missionnaires, je vous remercie tous, au nom de toute l’Église, pour le témoignage que vous rendez au Seigneur Ressuscité et pour vos vies consacrées au service des autres. Votre présence et votre activité dans tant de pays du monde fait honneur à votre pays et témoignent d’un élan évangélique profondément ancrée dans l’Église de Malte. Demandons au Seigneur de susciter un plus grand nombre d’hommes et de femmes pour poursuivre la noble mission d’annoncer l’Évangile et d’oeuvrer pour le progrès du Règne du Christ sur toute terre et chez tous les peuples!

L’arrivée de saint Paul à Malte n’était pas programmée. Comme nous le savons, il était en route pour Rome quand une violente tempête s’est levée et que son navire s’est échoué sur cette île. Les marins peuvent bien tracer la route du voyage, mais Dieu, dans sa Sagesse et dans sa Providence, construit son propre itinéraire. Paul, qui avait rencontré d’une manière retentissante le Seigneur Ressuscité sur la route de Damas, le savait très bien. Le cours de sa vie changea brusquement; désormais, pour lui, vivre c’était le Christ ( cf. Ph 1,21); toute sa pensée et son action étaient orientées vers la proclamation du mystère de la Croix et de son message de réconciliation offert par l’amour de Dieu.

Cette même parole, la parole de l’Évangile, a encore aujourd’hui la force de pénétrer dans nos vies et d’en changer le cours. Aujourd’hui le même Évangile prêché par Paul continue d’interpeller la population de vos îles à la conversion, à une vie nouvelle et à un avenir d’espérance. Me trouvant parmi vous comme le successeur de l’Apôtre Pierre, je vous invite à écouter de nouveau la Parole de Dieu, comme l’ont fait vos aïeux, et à la laisser changer vos manières de penser et la manière de conduire vos vies.

Depuis ce lieu saint d’où la première annonce apostolique s’est propagée dans toutes ces îles, je lance un appel à chacun de vous à faire sien l’exaltant défi de la nouvelle évangélisation. Vivez toujours plus pleinement votre foi avec les membres de vos familles, avec vos amis, dans vos quartiers, dans votre lieu de travail et dans l’ensemble du tissu social maltais. Je vous invite particulièrement vous les parents, les enseignants et les catéchistes à parler aux autres de votre lien vivant avec Jésus Ressuscité, spécialement aux jeunes qui sont l’avenir de Malte. «La foi s’affermit lorsqu’on la donne [aux autres]» ( cf.Redemptoris Missio, 2). Croyez que le temps que vous consacrez à la prière constitue vraiment une rencontre avec Dieu qui, dans sa très grande puissance, touche le coeur de l’homme. Ainsi, vous introduirez les jeunes à la beauté et à la richesse de la foi catholique, et leur donnerez une solide catéchèse en les invitant à une participation toujours plus active à la vie sacramentelle de l’Église.

Le monde a besoin de ce témoignage! Face aux si nombreuses menaces qui pèsent sur le caractère sacré de la vie humaine et sur la dignité du mariage et de la famille, nos contemporains n’ont-ils pas besoin qu’on leur rappelle constamment la grandeur de notre dignité de fils de Dieu et de la noble vocation que nous avons reçue dans le Christ? Les sociétés n’ont-elles pas besoin de se réapproprier et de défendre ces vérités morales fondamentales qui restent le fondement d’une liberté authentique et d’un progrès véritable?

À l’instant, alors que je me tenais devant la Grotte, j’ai médité sur le grand don spirituel ( cf. Rm 1,11) que Paul a donné à Malte, et j’ai prié pour que vous puissiez garder intact l’héritage que le grand Apôtre vous a légué. Que le Seigneur vous confirme ainsi que vos familles dans la foi qui agit par la charité ( cf. Ga 5,6), et fasse de vous des témoins joyeux de l’espérance qui ne déçoit jamais ( cf. Rm 5,5). Le Christ est ressuscité! Il est vraiment ressuscité! Alléluia.

Le Pape Benoît XVI et l'ancre découverte en mer le 24 avril 2005 et provenant très probablement du navire qui transportait saint Paul & qui fit naufrage à Malte.

Le Pape Benoît XVI et l’ancre découverte en mer le 24 avril 2005 et provenant très probablement du navire qui transportait saint Paul & qui fit naufrage à Malte.

Pèlerinage de Saint-Eugène à Saint-Louis-en-l’Ile ce 11 juin 2014 (et note sur la place du Gloria à la messe)

Messe à Saint-Louis-en-L'Ile le 25 avril 2014 : 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis

Ce soir, mercredi 11 juin 2014, dans le cadre des festivités du 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis, roi de France, la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile organise un pèlerinage vers saint Louis-en-l’Ile.

Départ de Saint-Eugène à 19h.

Arrivée & messe à Saint-Louis-en-l’Ile vers 20h15.

Note sur une particularité liturgique remarquable de la messe de ce jour :

La messe qui sera célébrée est celle du mercredi des Quatre-Temps, dans l’octave de la Pentecôte (1ère classe). Comme tous les mercredis des Quatre-Temps, cette messe possède la particularité rare dans le rit romain d’avoir 3 lectures : une prophétie, une épître & un évangile. Comme nous sommes dans l’octave de la Pentecôte, l’hymne angélique, le Gloria in excelsis Deo y est chanté, contrairement aux autres messes des Quatre-temps, qui se situent à des jours de pénitence sans Gloria. Or, la position du Gloria à la messe du mercredi des Quatre-Temps est tout à fait intéressante. Elle ne se situe pas après le Kyrie mais entre la prophétie (1ère lecture) et l’épître (2nde lecture). Cette position pourrait surprendre, mais elle est tout à fait naturelle – et de fait très ancienne – si l’on compare avec la vigile pascale et aussi avec l’antique vigile de la Pentecôte supprimée en 1955 : le Gloria in excelsis s’intercale bien entre les différentes prophéties de l’Ancien Testament et l’épître. Cette place n’est pas dû au hasard mais répond à un symbolisme profond : chant des Anges dans la nuit de Noël, le Gloria in excelsis marque le moment de l’Incarnation, le passage de l’Ancien au Nouveau Testament, de l’économie de la Loi à l’économie de la Grâce.

Il est à noter que les réformes liturgiques des années 60, qui se présentaient comme un retour à l’antiquité liturgique, aient négligé cette position pourtant bien antique du Gloria in excelsis Deo dans le nouveau système des trois lectures dominicales qu’elles ont instauré.

Photo : Messe à Saint-Louis-en-L’Ile le 25 avril 2014 : 800ème anniversaire de la naissance de saint Louis – crédit photographique : Gonzague B.

Un message du cardinal Burke

Son Eminence le cardinal BurkeChers pèlerins Summorum Pontificum,

Votre pèlerinage annuel à Rome approche. En ces temps de préparation spirituelle à cet événement, sachez que j’implore la bénédiction de la Très Sainte Trinité pour vous, afin que vous receviez une abondance de grâces dès maintenant, et surtout lors des Offices liturgiques auxquels vous participerez dans la Ville éternelle fin octobre.

Que la ferveur de votre prière et de votre foi, qui trouveront un nouvel élan auprès de la chaire de saint Pierre, soit le gage de nombreuses bénédictions pour vous, pour vos proches, et en premier lieu pour le Saint-Père et pour la sainte Église.

Que Dieu vous bénisse !

Raymond Leo Cardinal Burke
Le 5 octobre 2013

Source : Cœtus Summorum Pontificum