Saint-Eugène, le dimanche 16 août 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 16 août.
Que Joseph ait eu David pour ancêtre, les très saints Évangélistes Matthieu et Luc l’ont clairement démontré. Mais la divergence entre eux est que saint Matthieu le fait descendre de David par Salomon, et saint Luc par Nathan. Tous deux cependant passent sous silence la généalogie de la Sainte Vierge. Il est donc utile de savoir que, ni chez les Hébreux ni dans l’Écriture sacrée, ne fut établi l’usage de dresser la généalogie des femmes ; mais il était réglé par la loi qu’aucun homme ne prendrait d’épouse dans une autre tribu. En conséquence, Joseph, qui était de la famille de David, et qui pratiquait la justice (car le divin Évangile lui a donné cet éloge), n’aurait donc certainement pas épousé la sainte Vierge, contrairement aux prescriptions de la loi, si elle n’eût pas tiré son origine de la même souche royale. Et c’est pour cela qu’il suffisait à l’Évangéliste de marquer d’où Joseph était issu.
Homélie de saint Jean Damascène, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
De la souche donc de Nathan, fils de David, Lévi engendra Melchi et Panther. Panther engendra Barpanther (c’est ainsi qu’on l’appelait). Barpanther engendra Joachim, qui fut père de la sainte Mère de Dieu. Revenons en arrière : de la souche de Salomon, fils de David, Mathan eut de son épouse Jacob, et à la mort de Mathan, Melchi, issu de Nathan, fils de Lévi et frère de Panther, épousa la veuve de ce même Mathan, laquelle était mère de Jacob ; de son second mariage naquit Héli. Jacob et Héli étaient donc frères utérins ; le premier était de la lignée de Salomon, le second, de celle de Nathan.
Homélie de saint Jean Damascène, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Or Héli, qui était de la descendance de Nathan, mourut sans enfants ; ce qui fit que Jacob, de la lignée de Salomon, épousa la veuve de son frère et en eut un fils nommé Joseph. Selon la nature, Joseph était fils de Jacob et tirait son origine de Salomon, mais aux yeux de la loi, son père était Héli, et sa race, celle de Nathan. Les choses étant ainsi, Joachim s’unit par le mariage, à Anne, femme supérieure et digne des plus hauts éloges. Semblable à cette Anne d’autrefois, qui, affligée par l’épreuve de la stérilité, dut à sa prière et à son vœu de donner naissance à Samuel, celle-ci obtint du ciel, par des supplications et des promesses, de mettre au monde la Mère de Dieu ; en cela donc aussi elle ne le cède à aucune des mères illustres. Ainsi donc c’est la grâce, (telle est la signification du nom d’Anne) qui engendra la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Elle est, en effet, devenue la souveraine de toute la création, quand elle fut élevée à la dignité de Mère du Créateur.
Homélie de saint Jean Damascène, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
- Propre grégorien du jour
- Kyrie : de la Missa Laudate Dominum à 8 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure – messe publiée à Venise en 1601 in Missae quattuor octonis vocibus concinendae, elle est fondée sur l’imitation du même motet Laudate Dominum de Palestrina
- Gloria : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
- Epître : Ecclésiastique XXXI, 8-11 : Heureux l’homme qui a été trouvé sans tache, qui n’a pas couru après l’or, et qui n’a pas mis son espérance dans l’argent et dans les trésors.
- Evangile : Matthieu I, 1-16 : Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fi1s d’Abraham.
- Pendant les encensements de l’offertoire : Quis est homo – motet à 5 voix de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre (Cantiones sacrae, 1591) – Psaume XXXIII, 13-17
- Sanctus : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
- Après l’élévation : Benedictus de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
- Agnus Dei : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
- Pendant la communion : Benedicam Dominum – motet à 8 voix de Melchior Franck (c. 1579 † 1639), maître de cha-pelle à la cour du duc de Saxe-Cobourg (Florilegium Portense, 1618)
- Au dernier Evangile & procession de sortie : Salve Regina à 8 voix – Roland de Lassus (1532 † 1594), le « Prince de la Musique », maître de chapelle des ducs de Bavière à Munich
IIndes vêpres de la fête de saint Joachim, confesseur, père de la Bienheureuse Vierge Marie. Mémoire du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
- Motet d’exposition : O Panis dulcissime – prose en l’honneur du Très-Saint Sacrement – Traditions germaniques – XIVème siècle
- A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
- A saint Joachim : O Pater summe, Joachim, puellæ – hymne de l’ancien office romain pré-tridentin de saint Joachim (début du XVIème siècle) – plain-chant gallican
- Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
- A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
- Chant d’action de grâces : Psaume XIX – VIème ton royal
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