Plain-chant dominicain – Nativité de saint Jean-Baptiste – Répons Priusquam te formarem

Die 24 Junii
In Nativitate S. Ioannis Baptistæ
Responsorium

Répons - Priusquam te formarem - tons 6 & 5

Priúsquam te formárem in útero, novi te : et ántequam exíres de ventre, sanctificávi te. Avant que je t’eusse formé dans le sein maternel, je t’ai connu ; et avant ta naissance, je t’ai sanctifié.
(Jérémie I, 5).
V/. Misit Dóminus manum suam, et tétigit os meum. V/. Le Seigneur a étendu sa main et a touché ma bouche.
(Jérémie I, 19).

Agnus Dei IV

AGNVS DEI, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : miserére nobis. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : aie pitié de nous.
Agnus Dei, qui tollis peccáta mundi : dona nobis pacem. Agneau de Dieu, qui ôtes les péchés du monde : donne-nous la paix.

Plain-chant romain – Ave Regina cœlorum – ton simple

Ave Regina cœlorum - ton simple

Ave Regína cœlórum, Salut ! Reine des cieux !
Ave Dómina Angelórum : Salut ! Souveraine des Anges !
Salve radix, salve porta, Salut ! Racine ! Salut ! Porte
Ex qua mundo lux est orta : Par laquelle la lumière s’est levée sur le monde !
Gaude Virgo gloriósa, Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
Super omnes speciósa : Belle entre toutes,
Vale, o valde decóra, Salut ! ô pleine de beauté,
Et pro nobis Christum exóra. Et prie le Christ pour nous.

Dirigatur du VIème ton

Réalisation : Henri de Villiers .
Pendant les encensements de l’offertoire : Dirigatur du IVème ton.
4 voix mixtes (SATB).
1 page.

Plusieurs provinces de France (Normandie, Champagne) connaissaient sous l’Ancien Régime l’usage de psalmodier avec antienne par le chœur les versets du psaume 140 que le Missel romain fait réciter secrètement au célébrant pendant que celui-ci encense l’autel & les oblats à l’offertoire. Nous avons repris cet usage (encore bien vivant en Normandie au XXème siècle) à Saint-Eugène – Sainte-Cécile pour les dimanches après la Pentecôte, en faisant en sorte que le ton sur lequel nous chantons le Dirigatur s’accorde avec celui de l’offertoire de la messe du jour. Les antiennes – facilement reprises par le peuple – sont celles transmises par la tradition normande (de simples psalmodies un peu plus ornées), ou bien – à leur instar – ont été recomposées à partir d’anciens tons de psalmodies ornées autrefois en usage en France (comme ici pour ce Dirigatur du VIème ton, où l’antienne a été reprise d’une ancienne psalmodie oratorienne). Les versets du psaume sont chantés en faux-bourdons parisiens à quatre parties, dans lesquels la teneur grégorienne est chanté par l’une des voix (ici celle du dessus, mais on peut échanger également les parties de dessus & de taille). Ce faisant, les fidèles sont progressivement familiarisés avec les huit tons de l’octoèque grégorien, surtout dans les paroisses où ils ont peu l’habitude de psalmodier les offices.

Plain chant, texte & traduction :
Dirigatur du VIème ton

R/. Que ma prière, Seigneur, s’élève comme l’encens devant toi.
(les fidèles sont invités à reprendre ce répons avec la schola).
V/. Elevátio mánuum meárum * sacrifícium vespertínum. V/. L’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral.
V/. Pone, Dómine, custódiam ori meo * et óstium circumstántiæ lábiis meis. V/. Mets Seigneur une garde à ma bouche, et une barrière sur la porte de mes lèvres.
V/. Non declínes cor meum in verba malítiæ * ad excusándas excusatiónes in peccátis. V/. Ne laisse pas dévier mon cœur à des paroles de malice, cherchant des excuses aux œuvres d’iniquité.
V/. Glória Patri, et Fílio, * & Spirítui Sancto. V/. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
V/. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper : * & in sæcula sæculórum. Amen. V/. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Dirigatur du 6ème ton

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Domine, salvam fac Galliam – Prière pour la France du VIème ton royal

Arrangements Henri de Villiers.
Prière pour la France : Domine, salvam fac Galliam du VIème ton royal.
4 voix mixtes (SATB).
1 page – Sol Majeur.

Sous l’Ancien Régime, la prière pour les autorités publiques utilisait le dernier verset du Psaume 19 : Domine, salvum fac Regem, & exaudi nos in die qua invocaverimus te. L’Empire transforma ce verset en Domine, salvum fac imperatorem nostrum Napoleonem, la République en Domine, salvam fac Rem Publicam. Le XXème siècle a chanté également Domine, salvum fac gentem Francorum. Le texte que nous utilisons, Domine, salvam fac Galliam – Seigneur, sauvez la France était déjà en usage au XIXème siècle.

De tradition, ce verset est chanté le dimanche à la grand’messe à la fin de la communion (uniquement le dimanche à partir du XXème siècle), ainsi qu’aux saluts du Très-Saint Sacrement. Il a été psalmodié sur divers tons, les Vème & VIème tons ayant eu aux XVIIIème & XIXème siècles les plus grandes faveurs. Le VIème ton royal, ici présenté, est très populaire à Saint-Eugène, où il est chanté usuellement aux jours de fête (temps de Noël, de l’Epiphanie & de Pâques, fêtes doubles) ou bien encore lorsque l’antienne de communion – qui dans la pratique précède ce verset – est également du VIème ton.

On a longtemps pensé que le ton royal était dû au roi Louis XIII, dont on savait les talents de musicien & de compositeur (Louis XIII est mort entouré de ses musiciens qui chantaient les psaumes en motets qu’il avait écrit). J’ai pourtant retrouvé ce ton de psalmodie, que la tradition appelle « ton royal », dans un petit manuel de processions de la Ligue du temps d’Henri III. Il est donc plus ancien à Paris que les tons dits « oratoriens » desquels il se rapproche (avec le changement de corde de récitation à l’hémistiche). Il est possible en tout cas que ce ton fut employé lors de la première procession du vœu de Louis XIII, un manuel de jésuites postérieur de quelques années appelle ainsi ce ton « les grâces du Roi ».

Le ton royal correspond assez bien au VIème ton du plain-chant ordinaire. Nous le donnons ici avec le fameux faux-bourdon traditionnel de Notre-Dame de Paris. Le rythme de cette prière pour la France s’inspire directement de celui utilisé par Charles Gounod dans sa Messe solennelle de sainte Cécile. D’autres solutions ont été utilisées du XVIIème au XIXème siècle pour la cadence finale.

Les premières mesures de cette partition :

Domine salvam fac Galliam sur le VIème ton royal

 

Dómine, salvam fac Gálliam : *
Et exáudi nos in die
qua invocavérimus te. (ter).
Seigneur, sauve la France,
Et exauce-nous au jour
où nous t’invoquerons.

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