Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Mercredi des Cendres

Philippe de Champaigne, Vanité

> Catéchisme sur le Mercredi des Cendres

Saint-Eugène, le mercredi 17 février 2010, messe de 19h (répétition pour les choristes à 18h30).

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple

Purification de la Sainte Vierge par Guido Reni

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Saint-Eugène, le mardi 2 février 2010, grand’messe de 19h.

  • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
  • Bénédiction des cierges
  • Distribution des cierges bénis :
    Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    Antienne Exsurge, Domine
  • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo.
  • Kyriale de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria IV
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Diffusa est gratia, motet à la Bienheureuse Vierge Marie de Giovanni Maria Nanini (1540 † 1607), maître de chapelle de Saint-Louis des Français puis de la Chapelle Sixtine
  • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion :
    In festo Purificationis – motet pour la Chandeleur (H. 318) – Marc-Antoine Charpentier
    Ave gratia plena, tropaire de cette fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin & Magnificat du premier ton – faux-bourdon parisien
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Stupete gentes – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul – plain-chant de Nicolas-Antoine Lebègue (1631 † 1701), organiste de Saint-Merry et du roi à Versailles
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    Programme du dimanche de la Septuagésime

    Dimanche de la Septuagésime

    Saint-Eugène, le dimanche 31 janvier 2010, grand’messe de 11h.

    > Catéchisme sur la Septuagésime

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    Programme de la solennité de l’Epiphanie

    L

    > Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie

    Saint-Eugène, le dimanche 10 janvier 2010, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Séquence de l’Epiphanie : Ad Jesum accurite – Prose entrée au missel de Paris de 1685, mélodie du XIIème siècle – conformément à la tradition, l’or-gue « chante » les versets impairs – traduction du Missel de Paris latin-français, 1764
  • Publication de la date de Pâques et de celles des fêtes mobiles qui en dépendent : selon une tradition remontant aux premiers temps de l’Eglise, on proclame aujourd’hui la date de Pâques et des principales fêtes en découlant, sur le même ton employé pour la bénédiction du cierge pascal dans la nuit de Pâques
  • Credo de la Messe de Minuit pour Noël (H . 9) de Marc-Antoine Charpentier
    Deum de Deo sur le vieux noël « Vous qui désirez sans fin »
    Crucifixus etiam pro nobis sur le vieux noël « Voici le jour solennel de Noël »
    Et in Spiritum Sanctum sur le vieux noël « A la venue de Noël »
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ecce venimus – « Motet de la Feste de l’Epiphanie » – musique de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Sanctus : Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Tribus miraculis – Grande antienne du jour, célébrant les trois épiphanies – plain-chant
    Noëls d’orgue de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • « Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ».
  • Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
  • Ensemble instrumental & Schola Sainte Cécile
    Direction : Henri de Villiers
    Nathan Degrange-Roncier, trompette
    Hilaire Vallier, flûte
    John Chappuis, guitare baroque,
    A l’orgue, Emmeran Rollin,
    organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Montauban

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    Programme de la messe du jour octave de Noël – Fête de la Circoncision du Seigneur

    La Nativité

    Saint-Eugène, le vendredi 1er janvier 2010, grand’messe de 11h (raccord à 10h30).

  • Procession d’entrée : Orgue – improvisation sur le Veni Creator
  • Pour implorer l’assistance du Saint Esprit pour l’année qui s’ouvre : Chant du Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres – Aujourd’hui, on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires par le chant public du Veni Creator
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : In Circumcisione Domini (H. 316) – motet de Marc-Antoine Charpentier
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Iesu dulcis memoria – hymne du XIème siècle
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Silence, ciel ! silence, terre ! – Noël de Normandie du XVIIIème siècle – harmonisation : Henri de Villiers
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    Antependium ou Pallium altaris

    Tenture ou parement d’étoffe qui couvre les quatre faces de l’autel, ou au moins sa partie antérieure. On le désigne sous d’autres noms, dont le plus primitif est sans doute pallium altaris (voile d’autel).

    ORIGINE – Les Romains étendaient sur leurs tables des étoffes précieuses (mappa) avec ornements tissés ou brochés et de couleur brillante. Dès les origines, les chrétiens firent de même pour leurs autels.

    HISTOIRE – Palladius, qui écrivait vers 421, mentionne quelques dames romaines qui, renonçant au monde, avaient légué leurs soies pour faire des revêtements d’autel. Au VIème siècle, le pallium ou vestis altaris était d’un usage général à Rome et dans l’Empire. Sur ce premier revêtement de soie et d’étoffes précieuses, les diacres étendaient des nappes de lin blanches pour la célébration des saints mystères. Le Liber Pontificalis témoigne que, durant les VIIIème et IXème siècles, des riches revêtements d’autel en fil d’or et ornés de bijoux, de perles, de broderies avec des figures de notre Seigneur, de la Bienheureuse Vierge Marie et des apôtres ont été fréquemment donnés aux grandes basiliques romaines par les papes successifs.

    Initialement, le pallium altaris tombe sur les quatre côtés de l’autel comme un grande nappe. Voici comme exemple de pallium altaris une enluminure tirée du Benedictional de Saint Ethelwold composé vers 970 à l’attention de cet évêque de Winchester en Angleterre :

    Benedictional de Saint Ethelwold

    Dès les VIIIème-IXème siècles, on se met à réaliser des antependia en or ou en argent, dont les motifs imitent les riches tentures employées jusqu’alors. L’exemple le plus fameux est celui de l’autel majeur de la basilique de Saint-Ambroise à Milan :

    Antependium de Saint-Ambroise de Milan

    A l’époque gothique, les autels sont plus volontiers attachés à la murailles (on en trouve dès l’antiquité, mais la majorité des autels antiques sont détachés de la muraille) et les nappes de lin tombent de plus en plus sur les faces latérales ; l’autel devient de plus en plus un long rectangle adossé à un mur. La forme du pallium altaris suivit ces évolutions, et cela se reflète dans les nombreuses désignations que l’on employa pour parler de cette tenture liturgique de l’autel :

  • circitorium lorsque ce tissu enveloppait encore l’autel sur ses quatre faces,
  • dorsale, dossel, postabula, postaltare, retroaltare, lorsqu’il se réduisit progressivement aux parties restées visibles, devant & derrière (mais pas sur les côtés, recouverts par les nappes de lin)
  • frontale, devantier, devantel, devant d’autel, lorsque seule la face antérieure resta visible.
    Le terme d’antependium se rattache à cette dernière série. Son étymologie latine est claire : ante & pendeo, suspendre devant. C’est toutefois une erreur d’écrire comme on le voit parfois antipendium en se réclamant du grec anti, contre – même si tous les rits orientaux connaissent un usage similaire de notre antependium, preuve supplémentaire de son antiquité.

    Voici comme se présente un autel byzantin : il doit être recouvert jusqu’à terre sur ses quatre côtés d’une enveloppe de riche brocard qui correspond très exactement à notre pallium altaris :

    Autel byzantin

    Comme dans l’usage occidental, cette enveloppe de brocard doit tomber raide jusqu’à terre.

    Selon le dicton qui avait court à l’époque des Pères de l’Eglise, tout ce qui s’est toujours pratiqué partout doit être tenu comme d’institution apostolique. Le pallium altaris parait entrer parfaitement dans cette définition.

    SYMBOLIQUE – Dans l’esprit de la liturgie, l’autel représente le Christ, c’est à ce titre qu’il reçoit les marques d’honneur de la liturgie que sont par exemple l’encensement et le baiser. Dans le rite de l’ordination des sous-diacres, lors de la monition aux candidats, l’évêque les avertit que « les étoffes et les corporaux de l’autel [qui représente le Christ] sont les membres du Christ, peuple fidèle de Dieu, avec lequel, comme avec des vêtements coûteux, le Seigneur est vêtu, selon le Psalmiste : « Le Seigneur règne, vêtu de majesté ». Cette symbolique très forte associe donc l’étoffe précieuse de l’antependium à l’Eglise, l’Epouse du Christ, varietate circumdatæ, qui se pare des couleurs liturgiques diverses pour magnifier les fêtes et les temps qui l’unissent à son Epoux.

    FORME – L’esprit de la liturgie attend de cette tenture qu’elle soit noble afin de magnifier l’autel qui représente le Christ. Elle doit descendre de haut en bas, de la table au marchepied et devrait être fixée sur un cadre qui doit en assurer la tension. C’est ce que demande le Cérémonial des Evêques (Livre I., chap. XII, 11) : « Quand l’autel est séparé de la muraille, qu’on le garnisse devant et derrière, de pallia ou parements d’or, d’argent ou de soie artistiquement brochée d’or et de la couleur du jour. Il faudra les fixer sur un cadre de forme rectangulaire, afin qu’ils soient sans plis et sans rides, mais parfaitement déployés et tendus pour être visibles. » Le cadre dont parle le Cérémonial des Evêques s’apelle telarium.

    Sont donc à bannir ces plissés affreux :

    Monstruosité liturgique

    Car le tissu doit tomber parfaitement droit :

    Antependium parfait

    La Sacré Congrégation des Rites (n. 4000 ad 2) a interdit les « petits pallia d’un demi-mètre de côté suspendus au milieu de l’autel pour remplacer l’antependium qui doit couvrir toute la partie antérieure de l’autel. »

    Sont donc interdits ces ornements étriqués :

    Monstruosité liturgique

    Toute la face avant de l’autel doit être revêtue (pas nécessairement les côtés) :

    Antependium

    Mauvais exemple :

    Monstruosité liturgique

    Bon exemple :

    Cathédrale de Westminster

    MATIERE & DECORATION – Rappelons ce que nous disait à l’instant le Cérémonial des Evêques : les pallia doivent être d’or, d’argent ou de soie artistiquement brochée d’or et de la couleur du jour. Les antependia sont le plus souvent de soie ou de drap d’or, on en vit toutefois de cuir doré et gaufré, et même de bois peint, avec bas-reliefs, médaillons & plaques d’émaux.

    Exemple d’un ancien antependium français en cuir de Cordoue peint & doré de l’église de Notre-Dame de Vic d’Oust (Ariège), classé du reste aux Monuments Historiques en 1921 pour sa rareté et sa grande beauté :

    Antependium de Vic d

    Si l’on s’en tient à l’origine historique de l’antependium, l’usage du tissu est de très loin préférable, pourvu que ce tissu soit de qualité, riche & décoratif.

    Il n’est pas très difficile de réaliser des antependia simples & nobles, avec du beau damas ou du beau lampas, et des galons. Exemple : antependium réalisé par le séminaire de Witgratzbad de la Fraternité Saint-Pierre :

    Ordination à Wigratzbad

    Sur le tissu on applique usuellement des bandes décoratives (galons simples ou orfrois plus larges) soit verticaux (les auteurs conseillent que la surface verticale soit découpée en nombre impair, 5 parties dans l’usage romain ; on retrouve aussi les cinq compartiments verticaux assez souvent dans l’usage français, mais on y voit aussi la disposition avec 2 orfrois verticaux), soit horizontaux à la partie supérieure, sous la mensa de l’autel. La partie inférieure contre le marchepied de l’autel est terminée par des franges ou des glands.

    Un antependium à deux orfrois verticaux & contre-orfrois :

    Antependium parfait

    La forme romaine typique, à cinq parties verticales :

    Antependium romain

    Avec discrétion et mesure, des symboles ou monogrammes peuvent y être brodés ou peints. Le bon goût doit régner en la matière, la Sacré Congrégation des Rites (n. 3492) a ainsi interdit la représentation des Cœurs de Jésus ou Marie.

    En France, un bel usage est d’orner le centre de l’antependium d’une belle croix de Malte faite en simple galon.

    REGLES LITURGIQUES – OBLIGATIONS – L’usage de l’antependium est exigé toute l’année par les livres tridentins : le Cérémonial des Evêques (cf. supra) comme le Missel de saint Pie V (Rubriques générales du Missel, titre XX).

    La Sacré Congrégation des Rites recommande l’emploi d’un antependium au moins pour l’autel majeur de l’église, mais tous pourraient en être revêtus, surtout s’ils sont régulièrement utilisés.

    En dehors des célébrations liturgiques, on peut retirer l’antependium, celui-ci étant remis pour la célébration d’un office ou d’une messe.

    L’autel de Saint-Pierre non vêtu :

    Saint-Pierre de Rome - Autel nu

    L’autel de Saint-Pierre de Rome revêtu pour une messe papale (les riches antependia de Saint-Pierre ont traditionnellement été offerts pour des cérémonies de canonisation dans le passé) :

    Saint-Pierre de Rome - Autel vêtu

    Bien évidemment, l’antependium est retiré lors du dépouillement des autels le Jeudi Saint après la messe de la Cène du Seigneur, les autels restant nus jusqu’à none du samedi saint.

    L’usage de l’antependium ayant singulièrement diminué à l’époque moderne dans notre pays, nous ne résistons pas au plaisir de retranscrire ici le commentaire pertinent que Mgr Gromier, le fameux liturge, faisait au paragraphe susdit du Cérémonial des Evêques :

    « Le parement forme le complément principal de l’autel ; il est d’effet inimitable, irremplaçable. On souffre en voyant que les anglicans le comprennent mieux que nous. Le parement n’est pas une simple décoration de l’autel, mais bien un habillement dû à l’autel. Ce droit à l’habillement est promulgué, expliqué par le Pontifical, vers la fin de la consécration de l’autel, et dans la deuxième monition que fait l’évêque en ordonnant les sous-diacres. Si, de toute antiquité, le siège épiscopal doit être vêtu, à plus forte raison, dans la liturgie actuelle, l’autel ne doit pas se trouver dépouillé. Entre deux défauts, celui d’un parement n’ayant pas la couleur voulue, et celui du manque de parement, le Missel donne la préférence au premier. Si l’on dépouille l’autel pour le Vendredi saint, cela veut dire qu’il doit être vêtu les autres jours. Pour couvrir l’autel en superficie et sur ses deux faces latérales on n’a rien que les nappes ; pour couvrir sa face antérieure, ou les deux faces visibles, on n’a rien que les parements. L’un ne remplace pas l’autre. Un autel avec nappe, sans parement, est à moitié vêtu, demi-nu. Si sa face antérieure (ou les deux faces visibles) reste découverte, pourquoi le couvre-t-on sur ses côtés ? Quand, pendant la messe, la table de l’autel porte cinq toiles : toile cirée ou chrémeau, plus trois nappes (on n’a jamais bien su pourquoi), plus corporal ; et même six toiles à la messe papale, avec la nappe supplémentaire dite Incarnatus ; croit-on alors raisonnable de ne pas couvrir la façade qui se voit le mieux ? Entre autres preuves, les inventaires montrent que le parement était d’usage presque universel jusque vers la fin du XVIIIe siècle. Maintenant il trouve son refuge dans les musées, et aux enterrements qui payent bien. Laisser périr de consomption les rares qui existent, ne point en faire de neufs, passe pour très normal. Les soi-disant restaurateurs de la liturgie se gardent bien d’en parler. » – Mgr Gromier (1959).

    REGLES LITURGIQUES – COULEUR – Le Missel comme le Cérémonial des Evêques exigent que l’antependium soit de la couleur liturgique du jour.

    Voici un exemple idéal, où l’ensemble des ornements liturgiques du jour sont réalisés de façon complète dans le même tissu (ici un damas vert aux armes de la Fraternité Saint-Pierre pour cette messe de M. l’Abbé Berg, supérieur de la Fraternité Saint-Pierre célébrant à Nantes, ornement réalisé sur les indications de Monsieur l’Abbé Jouachim, fssp) :

    Antependium FSSP

    Toutefois, il existe une exception : lorsque le Très-Saint Sacrement est exposé sur l’autel, l’antependium doit être blanc (Sacré Congrégation des Rites, n. 1615 ad 7) quelle que soit la fête, même le jour de la Pentecôte (Sacré Congrégation des Rites, n. 2673).

    Seconde exception : aux messes & offices des morts, l’usage romain est d’employer un antependium violet et non noir. Cette règle est peu suivie voire inconnue en France ; l’usage ancien français de l’antependium noir, que l’on rencontre aussi dans d’autres pays de la chrétienté, a été toléré si le Très-Sacrement n’y est pas au tabernacle, ou s’il y est, à la condition que ce soit le seul autel de l’église & que le conopée soit violet (Sacré Congrégation des Rites, n. 3562 – la plupart des diocèses français employaient autrefois avant le XXème siècle des conopés noirs ; à l’inverse, l’usage romain a toujours eu quelque répugnance envers la couleur liturgique noire, qu’il paraît avoir accueillie plus tard qu’ailleurs – cette couleur est toujours inconnue du rit papal).

    Avec la renaissance de la liturgie traditionnelle dans notre pays, il est agréable de constater que redevient de plus en plus fréquent l’usage de l’antependium, signe mystique de l’Eglise, épouse unie au Christ et présentant au monde la richesse, la variété et la beauté des couleurs de ses grâces. Souhaitons que cet usage antique et universel de toutes les églises chrétiennes soit renouvelé dans nos communautés.

    Henri de Villiers.

    Références :

  • Chanoine Robert Lesage, Dictionnaire pratique de liturgie romaine, Paris, 1952, articles Antependium, Autel, Dépouillement des Autels, Vendredi Saint & Vigile pascale.
  • Shawn Tribe, The History, Development and Symbolism of the Antependium, Altar Frontal, or « Pallium Altaris », in The New Liturgical Movement, 16 octobre 2008.
  • Cérémonial des Evêques avec les commentaires de Mgr Léon Gromier, 1959.
  • Thésaurus des objets religieux, Meubles, objets, linges, vêtements & instruments de musique du culte catholique romain, Paris, Editions du patrimoine, 1999.
  • Bernard Berthod & Pierre Blanchard, Trésors inconnus du Vatican, cérémonial & liturgie, Paris, 2001.
  • Blog de la Fraternité Saint-Pierre à Nantes
  • Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte

    Jugement dernier - cathédrale de Fribourg


    Saint-Eugène, le dimanche 7 novembre 2009, grand’messe de 11h.

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    Commémoraison de tous les fidèles défunts

    Messe de Requiem

    Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

    Saint-Eugène, le lundi 2 novembre 2007, messe solennelle de 19h.
    Répétition pour les choristes à partir de 18h.

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    Le cardinal préfet de la Congrégation pour le Culte divin célèbre la messe traditionnelle

    Canizares Toussaint 2009

    S. E. le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a célébré ce jour pontificalement la messe de la Toussaint, en la paroisse de la Trinité des Pélerins, la paroisse personnelle romaine pour le rit traditionnel, desservie par la Fraternité Saint Pierre.

    Les photos sur le blog Orbis Catholicus de John Sonnen.

    Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte

    Sainte Cène


    Saint-Eugène, le dimanche 6 septembre 2009, grand’messe de 11h.
    Répétition à 10h15 (Messieurs pour le plain-chant) et à 10h45 pour tous.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du VIIIème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O Salutaris Hostia
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre, n’aspirez qu’au ciel
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.