Programme du dimanche de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 15 avril 2017 du calendrier grégorien – 2 avril 2017 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques  :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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Programme de la Vigile pascale

Vigile pascale - gravures de PicardSaint-Eugène, le Samedi Saint 15 avril 2017, vigile pascale de 20h15.
Répétitions pour les choristes à 17h.

Voici maintenant que s’accomplit pour nous en réalité ce qui arriva en figure à nos pères. Déjà resplendit la colonne de feu qui guida, durant la nuit sacrée, le peuple du Seigneur vers les eaux dans lesquelles il devait trouver son salut ; vers ces eaux qui engloutissent le persécuteur, et du sein desquelles le peuple du Christ remonte délivré. Conçu de nouveau dans l’eau fécondée par le Saint-Esprit, le fils d’Adam, né pour la mort, renaît à la vie par le Christ. Hâtons-nous donc de rompre notre jeûne solennel ; car le Christ notre Pâque a été immolé. Non seulement nous sommes conviés au festin du corps de l’Agneau, mais nous devons encore nous enivrer de son sang. Ce breuvage n’est point imputé à crime pour ceux qui le boivent, mais il est en eux le principe du salut. Nourrissons-nous aussi de celui qui est l’Azyme ; car l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. Le Christ est le pain descendu du ciel, bien supérieur à celui qui pleuvait du ciel dans la manne, et dont Israël fit son festin pour mourir ensuite. Celui dont ce corps sacré est l’aliment devient possesseur de l’éternelle vie.

Les choses anciennes ont disparu, tout est devenu nouveau : le couteau de la circoncision mosaïque est émoussé, et le rude tranchant de la pierre employée par Josué est hors d’usage. C’est au front et non en secret, que le peuple du Christ reçoit sa marque glorieuse ; c’est par un bain et non par une blessure, par le Chrême et non par le sang.

Il convient donc, en ce soir de la résurrection de notre Seigneur et Sauveur, d’allumer un flambeau dont la blancheur flatte les regards, dont le parfum réjouisse l’odorat, dont l’éclat illumine, dont la matière ne cause pas de dégoût, dont la flamme n’exhale pas une noire fumée. Quoi, en effet, de plus convenable, de plus joyeux, que de célébrer les veilles de la nuit en l’honneur de celui qui est la fleur de Jessé, avec des torches dont la matière est empruntée aux fleurs ? La Sagesse a chanté, parlant d’elle-même : Je suis la fleur des champs et le lis des vallons. La cire n’est point une sueur arrachée au pin par le feu ; elle n’est point une larme enlevée au cèdre par les coups répétés de la hache ; sa source est mystérieuse et virginale ; et si elle éprouve une transformation, c’est en prenant la blancheur de la neige. Devenue liquide par la fusion, sa surface est unie comme le papyrus ; pareille à l’âme innocente, aucune division ne vient la briser, et sa substance, toujours pure, descend en ruisseaux pour devenir l’aliment de la flamme. »

Extrait de la liturgie du Samedi Saint dans le rit ambrosien.

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Programme du Vendredi Saint

Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècleSaint-Eugène, le Vendredi Saint 14 avril 2017, messe des Présanctifiés de 19h.
Répétition pour les choristes à compter de 18h30.

  • Procession d’entrée en silence
  • Traits : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
  • Pendant l’adoration de la croix :
  • – Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
    – Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
    Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
    – Crux fidelis en plain-chant

  • A la procession ramenant le Saint Sacrement : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Pendant la communion : Psaume 50 – Miserere de Gregorio Allegri (1582 † 1652), maître de la Chapelle Sixtine, chanté à la fin des offices des Ténèbres célébrés devant le Pape dans la Chapelle Sixtine – partition originale du compositeur, sans les abellimenti baroques ultérieurs (le Miserere d’Allegri avec les ornements sera chanté à la fin de l’Office des Ténèbres qui suivront)
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du samedi saint
    (après une courte pause)

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    Programme du Jeudi Saint

    La Cène - gravure tirée d'un canon pontifical
    Saint-Eugène, le jeudi 13 avril 2017, messe solennelle de 20h30, suivie de la procession au reposoir, du dépouillement des autels & de l’office des Ténèbres.
    Habillement à 19h30 & répétition à 19h45 pour les choristes chantant le Miserere d’Allegri ; répétition à 20h pour l’ensemble du chœur.

    La messe du Jeudi Saint a une importance toute particulière, puisqu’il s’agit de la solennité commémorative de la dernière Cène, laquelle se trouve être aussi la première messe.

    A Rome, la station est aujourd’hui en l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean de Latran), l’église cathédrale du Pape, père de la chrétienté.

    Procession du Très-Saint Sacrement au tombeau, après la messe du Jeudi Saint - gravure de PicardLa liturgie de cette messe est tout à fait saisissante et touchante, elle présente en effet une double impression, de joie et de tristesse. C’est tout d’abord une impression de joie qui domine le début de la messe. L’autel est orné ; la croix du maître-autel est voilée de blanc ; le prêtre monte à l’autel en ornements blancs ; l’orgue fait entendre ses accents éclatants ; on chante le joyeux Gloria qu’on n’a pas entendu depuis longtemps ; pendant le Gloria, on sonne, pour la dernière fois, les cloches. Ensuite, les cloches & les orgues se taisent. Sur cette fête joyeuse, qui est consacrée à l’institution du Sacrement de l’autel, s’étend soudain alors un voile de profonde tristesse : l’Eglise participe alors à la déréliction & à l’agonie de son Maître au Jardin des Oliviers.

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    Programme du Grand & Saint Jeudi

    La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 13 avril 2017 du calendrier grégorien – 31 mars 2017 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h.

    On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

    Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

    Au lucernaire des vêpres, ton 2
    1er & 2nd stichères : En cet instant se réunit le conseil des Juifs * pour livrer le Démiurge et Fondateur à Pilate. * Iniques, infidèles sont-ils * ceux qui destinent au jugement * Celui qui doit venir juger les vivants et les morts, * et destinent à la passion Celui qui soigne les passions. ** Seigneur longanime, grande est ta miséricorde : gloire à Toi !
    3ème & 4ème stichères : Judas l’inique, ayant durant la Cène / mis sa main dans le plat avec toi, Seigneur, / tendit la main vers les iniques pour en recevoir de l’argent ; / lui qui estimait le coût de la myrrhe / il n’a pas craint de te vendre, ô Toi l’Inestimable ; / Lui qui donna son pied pour le faire laver / il embrassa trompeusement le Maître pour Le livrer aux iniques. / Déchu du chœur des apôtres, ayant laissé choir les trente deniers, / il ne vit pas Ta Résurrection du troisième jour. / C’est par elle que nous Te disons : prend pitié de nous.
    5ème & 6ème stichères : Judas le traître trompeur, / livra d’un baiser trompeur le Sauveur et Seigneur ; / il vendit le Maître de tous comme un esclave aux iniques, / et, comme une brebis destinée à l’abattoir, / l’Agneau de Dieu, le Fils Du Père, le suivit : / Il est plein de miséricorde.
    7ème & 8ème stichères : Judas le serviteur et le trompeur, / le disciple et le fourbe / l’ami et le diable s’est dévoilé dans ses œuvres ; / il suivait le Maître et échafaudait en lui-même la trahison / se disant : je Le livrerai / et c’est à moi que reviendront toutes les possessions rassemblées. / Il cherchait à vendre la myrrhe et à s’emparer de Jésus par la tromperie : / il donna l’accolade, et donna le Christ / et, comme la brebis destinée à l’abattoir, / l’Agneau de Dieu le suivit : / c’est Lui le seul Compatissant et Ami des hommes.
    9ème & 10ème stichères : L’Agneau qu’annonçait Isaïe vient de lui-même à l’abattoir ; / Il offre Son dos aux coups des flagelles et Ses joues aux gifles ; / Il ne détourne pas son visage du déshonneur des crachats ; / Il se laisse condamner à une mort ignoble : / Celui qui est sans péché supporte tout / afin de donner à tous la Résurrection d’entre les morts.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen. – ton 6
    Doxastikon, ton 6 : Judas est en vérité de cette engeance de serpents venimeux * qui, dans le désert, mangèrent la Manne et murmurèrent contre le Nourricier : * alors même que leur bouche était encore pleine de leur pitance, * les ingrats se récrièrent contre Dieu ; * et lui, le profanateur, * alors qu’il portait à sa bouche le Pain Céleste, * il élabora la trahison contre le Sauveur. * O pensée écœurante et audace inhumaine ! * Il vendait Celui qui le nourrissait, * et envoyait à la mort le Maître qui pourtant l’aimait. * En vérité il était leur fils inique * et, avec eux, reçut en partage la ruine. * Pour nous, Seigneur épargne à notre âme une telle inhumanité, * Toi le seul infiniment longanime.

    Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

    Premier Prokimen, ton 1
    R/. Délivre-moi, Seigneur, de l’homme pervers * et de l’homme injuste sauve-moi. (Psaume 139, 1)
    V/. De ceux qui méditent l’injustice en leur cœur. (Psaume 139, 2)

    Première parémie
    Exode XIX, 10-19.
    Et qu’ils soient prêts pour le troisième jour : car dans trois jours le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne de Sinaï.

    Second Prokimen, ton 7
    R/. Délivre-moi de mes ennemis, ô Dieu * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
    V/. Sauve-moi de qui fait le mal. (Psaume 58, 1)

    Seconde parémie
    Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.
    Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires, ténébreuses ?

    Troisième parémie
    Isaïe L, 4-11.
    J’ai abandonné mon corps à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient le poil de la barbe : je n’ai point détourné mon visage de ceux qui me couvraient d’injures et de crachats.

    Petite synaptie & Trisaghion.

    Troisième Prokimen, ton 7
    R/. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
    V/. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

    Epitre
    I Corinthiens (§ 149) XI, 23-32.
    Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.

    Alleluia, ton 6
    V/. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
    V/. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
    V/. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

    Evangile
    Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20Jean (§ 44), XIII, 3-17Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39Luc (§ 109), XXII, 43-45Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.
    Vous savez que la pâque se fera dans deux jours ; et le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.

    A la Grande Entrée
    Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
    A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

    Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
    Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

    Verset de communion
    On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

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    Programme du dimanche des Rameaux

    Saint-Eugène, le dimanche 9 avril 2017, messe solennelle de 11h. Conférence de Carême du R.P. de Nadaï, o.p. à 17h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    > Catéchisme sur la Semaine Sainte

    « Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous introduit dans les saints mystères de Pâques. » (Dom Pius Parsch).

    Le diable fut donc trompé par sa propre malignité ; il fit souffrir au Fils de Dieu un supplice qui est devenu le remède de tous les enfants des hommes. Il répandit le sang innocent qui devait être le prix de la réconciliation du monde, et notre breuvage. Le Seigneur souffrit le genre de mort qu’il avait librement choisi, conformément à ses desseins. Il permit à des hommes furieux de porter sur lui leurs mains impies, et, en accomplissant un crime énorme, elles ont servi à l’exécution des desseins du Rédempteur. La tendresse de son amour était si grande, même envers ses meurtriers, que, suppliant son Père du haut de la croix, il lui demanda non pas de le venger, mais de leur pardonner.
    Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    IIndes vêpres du dimanche des Rameaux. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
    • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

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    Télécharger le livret des chants des dimanches de la Septuagésime aux Rameaux au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
    Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche de la Passion.

    Programme du dimanche de Pâques

    La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 30 avril 2016 du calendrier grégorien – 17 avril 2016 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

    Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

    Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

    Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

    Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

    Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

    Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

    Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

    Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

    Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

    Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

    Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

    A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

    Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques  :

    Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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