Programme du dimanche de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 7 avril 2018 du calendrier grégorien – 25 mars 2018 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – procession de la résurrection et matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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Programme du dimanche de Pâques

Saint-Eugène, le dimanche 16 avril 2017, grand’messe de 11h. Vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h.

Il faut remarquer de plus pourquoi l’Ange fut aperçu assis à droite. Que signifie la gauche, sinon la vie présente ? Que désigne la droite, sinon la vie éternelle ? De là vient qu’il est écrit dans le Cantique des cantiques : « Sa main gauche est sous ma tête et sa main droite m’embrassera. » Comme notre Rédempteur avait déjà dépassé la vie présente qui est corruptible, c’est avec raison que l’Ange ayant mission d’annoncer son entrée dans la vie éternelle, se montrait assis à droite. Il apparut couvert d’une robe blanche, parce qu’il venait proclamer la joie de notre grande fête. La blancheur de son vêtement exprime en effet la splendeur de notre solennité. L’appellerons-nous nôtre ou sienne ? Disons mieux : cette solennité est sienne et elle est nôtre. Car si la résurrection de notre Rédempteur a été notre bonheur, en ce qu’elle nous a ramenés à l’immortalité ; elle a fait aussi la joie des Anges, puisque, en nous rappelant au Ciel, elle complète leur nombre.
Homélie de saint Grégoire le Grand, pape, IInde leçon des vigiles nocturnes du jour de Pâques, au nocturne.

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Christus resurgens ex mortuisSaint-Eugène, le dimanche 27 mars 2016, vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h.

LA OU IL Y A DES FONTS BAPTISMAUX.
(D’après l’Ancien Ordre Romain).

Les secondes vêpres de la solennité pascale dans le propre de Paris possèdent un caractère très particulier : après une première partie au chœur, le clergé et les fidèles vont en procession aux fonts baptismaux, qui sont encensés puis reviennent en marquant une station devant le crucifix de la nef.

Loin d’être d’origine parisienne, cette cérémonie est romaine et remonte aux premiers temps de l’Eglise. Elle est décrite par les anciens Ordines Romani des VIIème – XIème siècles, qui les désignent sous le nom de vêpres triples : le pape commençait cet office dans Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale de Rome, puis on allait en procession au baptistère du Latran et on terminait l’office à Saint-André de la Croix, monastère annexé à la basilique du Latran. La même cérémonie s’observait toute l’octave de Pâques jusqu’au dimanche in Albis inclusivement.

Au cours de cette cérémonie se chantaient de nombreux Alleluia, dont les versets étaient alternativement en grec ou en latin. La présence de ces chants et le témoignage de saint Grégoire le Grand laissent entendre que cette cérémonie a été importée à Rome du temps du pape saint Damase (366 – 384) par saint Jérôme, à l’imitation de ce qui se pratiquait alors à Jérusalem dans la basilique de la Résurrection (le « Saint Sépulcre »). A Jérusalem, les vêpres du soir de Pâques et de son octave commençaient dans la basilique, puis allaient pareillement aux fonts baptismaux et se terminaient dans la chapelle élevée sur le lieu même du Golgotha. Les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques faisaient cette procession avec les aubes blanches qu’on leur avait remises au baptême, et l’évêque de Jérusalem leur faisait chaque jour la catéchèse pour leur expliquer le sens des mystères qu’ils avaient reçus (on possède ainsi les Catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem pour ces cérémonies). De là vient le nom que l’on donne à toute l’octave de Pâques, in Albis. L’usage parisien en conserve le souvenir en faisant porter aux chantres de cet office non des chapes comme à l’ordinaire, mais des aubes parées.

L’exil de la papauté à Avignon entraîna au XIVème siècle la disparition de ce vénérable office basilical, l’office romain se contentant dès lors de reprendre les antiennes des laudes de Pâques pour les vêpres. Toutefois, la plupart des diocèses de France et de Rhénanie continuèrent à observer cette vénérable tradition, qui fut incluse dans les différents propres diocésains du XIXème et XXème siècles.

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Après les vêpres stationnales : au salut du Très-Saint Sacrement :

Programme du dimanche de Pâques

Saint-Eugène, le dimanche 16 avril 2017, grand’messe de 11h. Vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h.

Il faut remarquer de plus pourquoi l’Ange fut aperçu assis à droite. Que signifie la gauche, sinon la vie présente ? Que désigne la droite, sinon la vie éternelle ? De là vient qu’il est écrit dans le Cantique des cantiques : « Sa main gauche est sous ma tête et sa main droite m’embrassera. » Comme notre Rédempteur avait déjà dépassé la vie présente qui est corruptible, c’est avec raison que l’Ange ayant mission d’annoncer son entrée dans la vie éternelle, se montrait assis à droite. Il apparut couvert d’une robe blanche, parce qu’il venait proclamer la joie de notre grande fête. La blancheur de son vêtement exprime en effet la splendeur de notre solennité. L’appellerons-nous nôtre ou sienne ? Disons mieux : cette solennité est sienne et elle est nôtre. Car si la résurrection de notre Rédempteur a été notre bonheur, en ce qu’elle nous a ramenés à l’immortalité ; elle a fait aussi la joie des Anges, puisque, en nous rappelant au Ciel, elle complète leur nombre.
Homélie de saint Grégoire le Grand, pape, IInde leçon des vigiles nocturnes du jour de Pâques, au nocturne.

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Christus resurgens ex mortuisSaint-Eugène, le dimanche 27 mars 2016, vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h.

LA OU IL Y A DES FONTS BAPTISMAUX.
(D’après l’Ancien Ordre Romain).

Les secondes vêpres de la solennité pascale dans le propre de Paris possèdent un caractère très particulier : après une première partie au chœur, le clergé et les fidèles vont en procession aux fonts baptismaux, qui sont encensés puis reviennent en marquant une station devant le crucifix de la nef.

Loin d’être d’origine parisienne, cette cérémonie est romaine et remonte aux premiers temps de l’Eglise. Elle est décrite par les anciens Ordines Romani des VIIème – XIème siècles, qui les désignent sous le nom de vêpres triples : le pape commençait cet office dans Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale de Rome, puis on allait en procession au baptistère du Latran et on terminait l’office à Saint-André de la Croix, monastère annexé à la basilique du Latran. La même cérémonie s’observait toute l’octave de Pâques jusqu’au dimanche in Albis inclusivement.

Au cours de cette cérémonie se chantaient de nombreux Alleluia, dont les versets étaient alternativement en grec ou en latin. La présence de ces chants et le témoignage de saint Grégoire le Grand laissent entendre que cette cérémonie a été importée à Rome du temps du pape saint Damase (366 – 384) par saint Jérôme, à l’imitation de ce qui se pratiquait alors à Jérusalem dans la basilique de la Résurrection (le « Saint Sépulcre »). A Jérusalem, les vêpres du soir de Pâques et de son octave commençaient dans la basilique, puis allaient pareillement aux fonts baptismaux et se terminaient dans la chapelle élevée sur le lieu même du Golgotha. Les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques faisaient cette procession avec les aubes blanches qu’on leur avait remises au baptême, et l’évêque de Jérusalem leur faisait chaque jour la catéchèse pour leur expliquer le sens des mystères qu’ils avaient reçus (on possède ainsi les Catéchèses mystagogiques de saint Cyrille de Jérusalem pour ces cérémonies). De là vient le nom que l’on donne à toute l’octave de Pâques, in Albis. L’usage parisien en conserve le souvenir en faisant porter aux chantres de cet office non des chapes comme à l’ordinaire, mais des aubes parées.

L’exil de la papauté à Avignon entraîna au XIVème siècle la disparition de ce vénérable office basilical, l’office romain se contentant dès lors de reprendre les antiennes des laudes de Pâques pour les vêpres. Toutefois, la plupart des diocèses de France et de Rhénanie continuèrent à observer cette vénérable tradition, qui fut incluse dans les différents propres diocésains du XIXème et XXème siècles.

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Après les vêpres stationnales : au salut du Très-Saint Sacrement :

Programme du dimanche de Pâques

Saint-Eugène, le dimanche 27 mars 2016, grand’messe de 11h. Vêpres stationnales du saint jour de Pâques avec processions aux fonts baptismaux à 17h30.

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Programme du dimanche de Pâques

Saint-Eugène, le dimanche 5 avril 2015, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers & Touve Ratovondrahety
  • A l’aspersion : reprise de l’antienne Vidi aquam sur un faux-bourdon de Mgr Louis Lazare Perruchot (1852 † 1931), maître de chapelle de Saint-François-Xavier à Paris et de la cathédrale de Monaco
  • Ordinaire de la messe : Missa Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Hæc dies – polyphonie de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Prose Victimæ paschali laudes : harmonisation du rythme traditionnel par Mgr Jehan Revert, maître de chapelle émérite de Notre-Dame de Paris
  • Credo de la messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Alleluia, Hæc dies, petit motet à deux voix et instrument extrait des Cantica Sacra (1652) d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Pendant la communion : Dextera Domini – offertoire pour le jour de Pâques sur le texte de l’offertoire de l’ancien rit parisien – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde – Psaume 117, 16-17
  • Ite missa est pascal
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Cantilène pascale O fílii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation : Henri de Villiers
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