Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisSaint-Eugène, le dimanche 14 août 2022, premières vêpres de la fête de l’Assomption & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45, le lundi 15 août grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

> Catéchisme sur la fête de l’Assomption

La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

A la messe :

  • Procession d’entrée : Litanies de la Sainte Vierge – Chant de Besançon
  • Asperges me
  • L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe dimanche 15 août 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

    > Catéchisme sur la fête de l’Assomption

    La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

    Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
    Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

    La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

    Ières vêpres de la fête de l’Assomption avec mémoire du Xème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
    • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire du chœur de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

    A la messe :

    IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

    • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
      • Litanies de la Sainte Vierge
      • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
      • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
    • Au salut du Très-Saint Sacrement :
      • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
      • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
      • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
      • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
      • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

    Télécharger le livret des Ières vêpres de l’Assomption & du salut.
    Télécharger le livret de la mémoire du Xème dimanche après la Pentecôte.
    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.

    Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook

Programme du IXème dimanche après la Pentecôte

IXème dimanche après la Pentecôte - Jésus chasse les marchands du TempleSaint-Eugène, le dimanche 7 août 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchands du temple.

Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit.
Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

*

Jacques, fils de Zébédée et frère de l’Apôtre Jean, était Galiléen. Appelé, ainsi que son frère, à prendre rang parmi les premiers Apôtres, il quitta son père et ses filets et suivit le Seigneur. Jacques et Jean furent appelés par Jésus lui-même Boanergès, c’est-à-dire fils du tonnerre. Jacques fut l’un des trois Apôtres que le Sauveur aima le plus, qu’il choisit pour témoins de sa transfiguration, et de la résurrection de la fille du chef de la synagogue, et qui l’accompagnèrent le jour où il se retira sur le mont des Oliviers pour y prier son Père, quelques heures avant de tomber aux mains des Juifs.
IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Après l’ascension de Jésus-Christ au ciel, Jacques prêcha sa divinité dans la Judée et la Samarie, et détermina beaucoup d’hommes à embrasser la foi chrétienne. Il partit bientôt pour l’Espagne, et y convertit quelques personnes au Christ. De ce nombre, il y en eut sept que saint Pierre ordonna Évêques dans la suite et qui furent envoyés les premiers en Espagne. Jacques étant revenu à Jérusalem, le magicien Hermogène fut un de ceux auxquels il inculqua les vérités de la foi. Comme l’Apôtre proclamait librement la divinité de Jésus-Christ, Hérode Agrippa, élevé à la royauté sous l’empereur Claude et désireux de se concilier les Juifs, le condamna à la peine capitale. Celui qui l’avait conduit au tribunal ayant vu son courage pour le martyre, déclara sur-le-champ que lui aussi était chrétien.
Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Tandis qu’on les emmenait au supplice, le nouveau chrétien demanda pardon à saint Jacques : « Que la paix soit avec toi » lui répondit celui-ci en l’embrassant. Ils furent tous deux frappés de la hache ; l’Apôtre avait, un moment auparavant, guéri un paralytique. Le corps du Saint a été plus tard transporté à Compostelle, où son culte est en très grand honneur, et où se rassemblent des pèlerins amenés de tous les points du monde par leur piété et leurs vœux. Pour célébrer la mémoire de la naissance du saint Apôtre à la vie du ciel, l’Église a pris le jour qui est celui de la translation de son corps ; car c’est aux environs de la fête de Pâques, que, le premier d’entre les Apôtres, il a rendu témoignage à Jésus-Christ par l’effusion de son sang, dans la ville de Jérusalem.
VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IXème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton

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Carl Heinrich Bloch : Jésus chasse les marchands du Temple

Programme du dimanche des Rameaux – Entrée du Seigneur à Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 avril 2022 du calendrier grégorien – 4 avril 2022 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

Le dimanche des Rameaux – ou l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, selon la terminologie des livres liturgiques byzantins – est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque. En raison du caractère festif de ce jour, c’est l’un des très rares jours où l’usage du poisson est autorisé au cours du grand Carême byzantin.

La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17.
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

[Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.]

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, * nous avons été rendus dignes de la vie immortelle par ta résurrection * et nous te clamons cette louange : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Porté sur un trône dans le ciel et par un ânon sur la terre, ô Christ Dieu, * tu as reçu la louange des anges * et le chant des enfants qui Te clament : ** Béni sois-tu, Toi qui viens rappeler Adam.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18.
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur ! »

Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Dédicace de l’Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – ton 5

Dédicace de l'Anastasis (Saint-Sépulcre) & avant-fête de l'Exaltation de la sainte CroixParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 septembre 2021 du calendrier grégorien, 13 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la dédicace de la basilique de l’Anastasis (= de la Résurrection) à Jérusalem.

Lorsque l’impératrice sainte Hélène fit effectuer à Jérusalem le dégagement des constructions romaines afin de retrouver le saint sépulchre du Christ, la vraie croix fut retrouvée ainsi que le lieu de la crrucifixion, le Golgotha, ainsi que le tombeau.

A la suite des découvertes effectuées par les fouilles dirigées par sa mère, l’empereur saint Constantin ordonna la construction d’un vaste complexe comprenant :

  • une vaste basilique – appelée le Martyrium – possédant 5 nefs, faisant 56 mètres de long par 40 mètres de large ; cette basilique s’ouvrait à l’Est par trois grands portails sur un atrium à colonnes ; elle abritait la précieuse relique de la Vraie Croix redécouverte par sainte Hélène,
  • une rotonde de 36,5 mètres de diamètre, appelée Anastasis (« la Résurrection »), surmontée d’un dôme avec un oculus ouvert (sur le modèle du Panthéon à Rome) au dessus du sépulcre où fut déposé le corps de Jésus après la crucifixion, qui fut aussi le lieu de sa résurrection ; il fallut araser le rocher de la colline sur 11 mètres pour aplanir le sol de la rotonde de l’Anastasis ; le tombeau du Christ, surmonté d’un édicule, était au centre de cette rotonde,
  • une cour (appelé parfois le « Saint-Jardin » ou atrium occidental) à ciel ouvert et à double colonnade sur trois côtés qui formait un triportique, englobait en son sein le rocher du Golgotha – cette cour occidentale reliait la rotonde de l’Anastasis à la basilique du Martyrium.
  • La construction démarra en 350. Le 13 septembre 355, à l’occasion des tricennalia (trentième anniversaire de règne) de Constantin, la dédicace (ou encénies) de l’ensemble fut célébrée par saint Cyrille de Jérusalem ; la tradition disait que cette date avait été choisie car elle était celle de la dédicace du Temple de Jérusalem par Salomon : le Saint-Sépulchre devenait ainsi le nouveau Temple de la Nouvelle Alliance.

    La fête commémorant cette dédicace, comportant une octave, attirait un grand nombre de pélerins à Jérusalem chaque année, ainsi que le rapporte la pèlerine espagnole Egérie vers 381-384 :

    Quand advient donc ce jour des encénies (=dédicace), il est observé durant huit jours. Plusieurs jours auparavant, commencent d’affluer de toutes parts des foules de moines et d’apotactites, venus non seulement des diverses provinces telles que Mésopotamie, Syrie, Egypte, Thébaïde où les moines sont nombreux, mais aussi de tous lieux et de toutes provinces. Car il n’en est pas un seul qui, ce jour-là, ne se rende à Jérusalem pour une telle solennité et des fêtes si importantes. A cause de ce saint jour, des laïcs, tant hommes que femmes, se rassemblent de même avec esprit de foi ces jours-là à Jérusalem, venant de toutes les provinces. Les évêques, quand ils sont peu nombreux, sont ces jours-là à Jérusalem plus de quarante ou cinquante, et avec eux viennent un grand nombre de leurs clercs. Bref, on pense avoir commis un très grand péché, si l’on n’a pas pris part, en ces jours-là à une telle solennité, à moins qu’une nécessité contraire n’entrave votre bonne intention. Pendant ces fêtes de la dédicace, la splendeur de toutes les églises est la même qu’à Pâques et à l’Epiphanie, et chaque jour on se rassemble en des lieux saints divers. (Récit, 49, 1-3)

    Après avoir récupéré la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit l’exaltation de celle-ci au lendemain de la fête de la dédicace de l’Anastasis, premier jour dans l’octave. La fête du 14 septembre de l’Exaltation de la Sainte Croix finit par éclipser la fête du 13 septembre de la dédicace du Saint-Sépulchre. L’octave de la Dédicace a disparu, et le 13 est devenu aussi le jourr d’avant-fête du 14 septembre.

    Détruit et restauré à de nombreuses reprises au cours des siècles (incendie lors de la prise de Jérusalem par les Perses en 614, reconstruction par le patriarche modeste vers 650, tremblement de terre de 746, restauration par le patriarche Thomas en 810, incendies accidentels de 841 et de 938, incendie par les musulmans en 966, destruction par le Calife Al Hakim en 1009, qui scandalisa l’Europe chrétienne et déclencha les Croisades, reconstruction par les Byzantins entre 1030 et 1048, agrandissement notable par les Croisés et reconsécration le 15 juillet 1149, dévastation par les Turcs khorezmiens en 1244, par les Turcs ottomans au XVème siècle, restaurations de l’édicule du tombeau en 1555 et de la rotonde entre 1648 et 1719, incendie de 1808, reconstruction notamment de la rotonde entre 1809 et 1868, restauration de l’édicule par le roi de Jordanie entre 2016 et 2017), le vaste ensemble construit par Constantin est l’actuel Saint-Sépulchre.

    *

    Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Dédicace. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Dédicace.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 5 & 4 tropaires de la troisième ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Ton Eglise, ô Christ, * en toi se réjouit et te crie: * Seigneur, tu es ma force, ** mon refuge et mon soutien.
    8. Sur terre tu as sanctifié, * ô Christ, ton Eglise par l’Esprit, * la consacrant en ce jour ** d’une huile d’allégresse.
    9. En toi l’Eglise possédant, * ô Christ, l’inébranlable fondement * est couronnée de ta Croix ** comme d’un diadème royal.
    10. Par ton œuvre de salut, * d’un temple bâti par les hommes tu as fait * en ce jour, Dieu de bonté, ** la demeure de ta gloire infinie.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire de la Dédicace, ton 4 : Semblable à la splendeur des fondements du ciel, * tu as rendu la beauté de la sainte demeure terrestre de ta gloire, Seigneur, * affermis-la pour les siècles des siècles * et reçois les prières que nous T’y adressons sans cesse par l’intercession de la Mère de Dieu, ** Toi la vie et la résurrection de tous.
    3. Tropaire de l’Avant-fête, ton 4 : Ta Croix vivifiante, dans ta bonté, * Tu nous la donnas, à nous qui en sommes indignes, Seigneur, * nous te la présentons comme une prière : * « Sauve les chrétiens orthodoxes et ta cité qui t’implorent, par la Mère de Dieu, ** seul Ami des hommes. »
    4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Dédicace, ton 2 : Accorde le renouvellement de l’Esprit dans nos cœurs * et l’illumination de ce qui est en nous, * à nous qui rénovons la sainte demeure de ton temple * qui fut fondé selon ta bienveillance et consacrée à ton nom, ** Toi qui seul parmi les saints est loué.

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De la Dédicace, ton 3 :
    ℟. A ta demeure convient la sainteté, Seigneur, pour la suite des jours (Psaume 92, 5).

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    [Du jour : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
    Et c’est lui aussi qui nous a marqués de son sceau, et qui pour arrhes nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs.]
    De la dédicace : Hébreux (§ 307) III, 1–4.
    Car il n’y a point de maison qui n’ait été bâtie par quelqu’un. Or celui qui est l’architecte, le créateur de toutes choses, est Dieu.

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la Dédicace, ton 8 :
    ℣. Ses fondements sont posés sur les saintes montagnes, le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob (Psaume 86, 1-2).

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    [Du jour : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
    Car il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.]
    De la Dédicace : Matthieu (§ 67) XVI, 13–19..
    Et moi aussi, je vous dis que vous êtes Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Dédicace : Seigneur, j’ai aimé la beauté de ta maison, et le lieu où habite ta gloire (Psaume 25, 8). Alléluia, alléluia, alléluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

    L'Assomption de la Vierge par Guillaume CourtoisLe dimanche 15 août 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).

    > Catéchisme sur la fête de l’Assomption

    La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :

    Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
    Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.

    La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.

    A la messe :

    IIndes vêpres de la fête de l’Assomption.

    • Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris :
      • Litanies de la Sainte Vierge
      • A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium
      • Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
    • Au salut du Très-Saint Sacrement :
      • Motet d’exposition : Adoro te supplex, Vème ton
      • A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
      • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
      • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
      • Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres de l’Assomption, de la Procession du vœu de Louis XIII & du salut.
    Télécharger le livret de la mémoire des vêpres de saint Joachim, père de la Bienheureuse Vierge Marie.
    Télécharger le livret de la mémoire des secondes vêpres du XIIème dimanche après la Pentecôte.

    Iconographie, avec les 9 leçons des nocturnes du bréviaire traditionnel de cette fête, sur notre page Facebook