La confrérie des pénitents blancs du Puy-en-Velay

Fondée en 1584 par l’évêque Antoine de Senneterre, les statuts de la confrérie sont sanctionnés par une bulle d’Alexandre VII en 1659. La confrérie jouit pendant ses 200 ans d’existence jusqu’à la Révolution d’une grande considération et nombreux furent ceux qui souhaitèrent y appartenir. Dans les nombreuses processions auxquelles elle participait, elle occupait la première place après le clergé. La confrérie devint tellement florissante que le sanctuaire qui leur avait été attribué devint exigu. La Marquise d’Allègre fit don de l’ancienne demeure des seigneurs d’Allègre, proche de l’actuelle cathédrale. La maison fut alors transformée pour l’usage exclusif de la confrérie. Le rez-de-chaussée abrite toujours la vaste chapelle, chapelle qui a été sauvée des profanations et de la destruction pendant la période révolutionnaire grâce à la corporation des bouchers qui en fit son séchoir. Interdite et dissoute à la Révolution, elle fût reconstituée en 1811, elle est toujours active aujourd’hui. La chapelle abrite toujours les objets appartenant à la confrérie.

La confrérie des pénitents blancs de Montpellier, conservatrice des croix publiques de la ville.

En ces temps où la croix, symbole s’il en est du christianisme, est attaquée de toute part comme récemment par le dernier arrêt du conseil constitutionnel, il est intéressant de se pencher sur le rôle de la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier. Son siège se situe dans la Chapelle Sainte-Foy à Montpellier.

Héritière des confréries du Moyen-Age, sa création dans sa forme actuelle remonte à 1517. La Dévote et Respectable Confrérie des Pénitents blancs est placée sous le vocable du Saint-Esprit. Sa devise est : « Spiritus Sanctus ubi vult spirat ». L’objet de la confrérie, outre la prière et la dévotion, est l’assistance, l’accompagnement au cimetière des confrères et de ceux qui en font la demande. Au début du XXème siècle elle s’est vue confier une mission supplémentaire. En effet en 1920, la chute accidentelle de la Croix de Peyrou a convaincu Monseigneur Mignen, évêque de Montpellier, Agde, Béziers, Lodève et Saint-Pons de Thomières de demander à la Confrérie de pourvoir à l’entretien des Croix de la ville. A ce titre, il leur conféra le sous-titre de « Conservateur des croix publiques de la ville ». Les confrères qui avaient toujours eu une grande dévotion envers la Croix avaient entrepris d’en édifier deux dans la ville. Aujourd’hui ils s’occupent encore de la préservation et de l’entretien de 14 croix publiques qui forment un chemin à travers la ville.