Saint Clément 1er pape et martyr Pape de 88 à 97

Saint Clément est un des premiers successeurs de Saint Pierre et disciple de Saint Paul qui l’évoque dans sa lettre aux Philippiens. Il est né à Rome, les écrits ayant été dispersés nous n’avons que peu d’éléments sur sa vie. On lui attribue notamment le sacre de 15 évêques, l’ordination de 10 prêtres et 2 diacres.

La Tradition lui prête également une lettre : l’Epitre de Clément aux Corinthiens adressée depuis Rome. Elle est destinée à l’église de Corinthe qui est en proie à cette période à de grosses dissension. Le pape y appelle les révoltés à l’obéissance et à rétablir les pasteurs légitimes dans leurs fonctions, ces derniers ayant été déposés par les jeunes révoltés. On peut considérer ce texte comme le premier document post apostolique où l’on appréhende la préséance de l’évêque de Rome. Ce document rédigé en grec, est un des plus ancien textes théologiques après les récits des Evangiles et les textes apostoliques.

Il est envoyé en Crimée par l’empereur Trajan dans les mines de Chernosèse. L’empereur apprenant le zèle qu’il déploie à convertir les populations ordonne qu’il soit noyé avec une ancre autour du cou. Ses reliques ont été rapportées à Rome par Saint Cyril et saint Méthode vers l’an 861, on peut les vénérer dans la Basilique qui porte son nom.

Il est vénéré dans l’Eglise catholique romaine le 23 novembre, les églises orientales, syriaques, grecques orthodoxes le fêtent le 24 novembre, l’Eglise orthodoxe russe le 25 novembre et l’Eglise copte le 8 décembre.

La confrérie des pénitents blancs du Puy-en-Velay

Fondée en 1584 par l’évêque Antoine de Senneterre, les statuts de la confrérie sont sanctionnés par une bulle d’Alexandre VII en 1659. La confrérie jouit pendant ses 200 ans d’existence jusqu’à la Révolution d’une grande considération et nombreux furent ceux qui souhaitèrent y appartenir. Dans les nombreuses processions auxquelles elle participait, elle occupait la première place après le clergé. La confrérie devint tellement florissante que le sanctuaire qui leur avait été attribué devint exigu. La Marquise d’Allègre fit don de l’ancienne demeure des seigneurs d’Allègre, proche de l’actuelle cathédrale. La maison fut alors transformée pour l’usage exclusif de la confrérie. Le rez-de-chaussée abrite toujours la vaste chapelle, chapelle qui a été sauvée des profanations et de la destruction pendant la période révolutionnaire grâce à la corporation des bouchers qui en fit son séchoir. Interdite et dissoute à la Révolution, elle fût reconstituée en 1811, elle est toujours active aujourd’hui. La chapelle abrite toujours les objets appartenant à la confrérie.

La confrérie des pénitents blancs de Montpellier, conservatrice des croix publiques de la ville.

En ces temps où la croix, symbole s’il en est du christianisme, est attaquée de toute part comme récemment par le dernier arrêt du conseil constitutionnel, il est intéressant de se pencher sur le rôle de la confrérie des Pénitents blancs de Montpellier. Son siège se situe dans la Chapelle Sainte-Foy à Montpellier.

Héritière des confréries du Moyen-Age, sa création dans sa forme actuelle remonte à 1517. La Dévote et Respectable Confrérie des Pénitents blancs est placée sous le vocable du Saint-Esprit. Sa devise est : « Spiritus Sanctus ubi vult spirat ». L’objet de la confrérie, outre la prière et la dévotion, est l’assistance, l’accompagnement au cimetière des confrères et de ceux qui en font la demande. Au début du XXème siècle elle s’est vue confier une mission supplémentaire. En effet en 1920, la chute accidentelle de la Croix de Peyrou a convaincu Monseigneur Mignen, évêque de Montpellier, Agde, Béziers, Lodève et Saint-Pons de Thomières de demander à la Confrérie de pourvoir à l’entretien des Croix de la ville. A ce titre, il leur conféra le sous-titre de « Conservateur des croix publiques de la ville ». Les confrères qui avaient toujours eu une grande dévotion envers la Croix avaient entrepris d’en édifier deux dans la ville. Aujourd’hui ils s’occupent encore de la préservation et de l’entretien de 14 croix publiques qui forment un chemin à travers la ville.

Saint-Eugène – Sainte-Cécile en pèlerinage à Saint-Roch

Mercredi 18 octobre, la paroisse Saint-Eugène – Sainte Cécile était en pèlerinage à l’église saint-Roch. Pour la fête de l’évangéliste Saint Luc, nous avons été accueillis par le curé, monsieur l’abbé Laurent.

Dans cette église riche de l’histoire de Paris, le curé avait mis à notre disposition des ornements offerts par le roi Charles X. La messe a été célébrée dans la chapelle de la Vierge qui a subi des dégradations pendant la Révolution, elle est ornée d’une nativité venant du Val de Grâce et d’une Gloire oeuvre de Falconnet. La coupole de la chapelle représente l’Assomption de la Vierge-Marie, il nous a été donné de la contempler le jour de la fête du celui dont « une tradition fait le peintre de la Vierge. Il est sûr en tout cas qu’il a su peindre avec délicatesse, mieux que tout autre, la profondeur des sentiments qui animaient les personnages du Nouveau Testament, et en particulier ceux de la Vierge Marie, au point que l’on a pu dire de lui qu’il était « l’évangéliste de la Miséricorde ». » pour reprendre quelques mots de l’homélie de l’abbé Eric Iborra.

Quelques photos de la messe :