Pèlerinage au Sacro Monte de Varèse

Sacro Monte de Varèse : arc triomphal

Sacro Monte de Varèse : arc triomphal

Le 24 août dernier, après avoir été à Varallo, la Schola sainte Cécile accomplissait un pèlerinage au Sacro Monte de Varèse. Son histoire est singulière : à l’origine du plus monumental des Sacri Monti, il y a une jeune fille d’à peine 15 ans qui défie ses parents pour entamer une vie d’ermite, Caterina Moreggia. Née en 1437 sur les rives du lac Majeur, elle reçoit en songe l’intuition de l’endroit où elle doit se rendre, au dessus du village de Varèse, lieu d’une ancienne dévotion mariale. D’autres jeunes filles vont venir la rejoindre : la communauté des Romites était née. La troisième jeune fille d’origine noble écrit la vie des deux fondatrices, et a ainsi permis que leur histoire parvienne jusqu’à nous. Elles suivaient la règle de saint Augustin et, selon la tradition orale, saint Ambroise serait venu se retirer pour prier dans ces lieux la veille de la confrontation décisive contre les Ariens. Il avait alors reçu de la Vierge l’assurance de sa victoire. C’est le pape Sixte IV par la bulle d’Ostie qui approuve la fondation des Romites selon la règle augustinienne, ainsi était née officiellement cette petite communauté qui avait quitté les grottes d’origine pour des édifices qui jouxtaient l’ancien sanctuaire marial. Pour toutes ces raisons un flot important de pèlerins commence à gravir les côtes du Mont. Les franciscains avaient été chargés de l’administration des sacrements à la petite communauté. Au début du XVIIème siècle, l’abbesse espagnole demande l’autorisation à l’évêque de construire à mi-pente du monastère un lieu de repos pour les pèlerins, dans le même temps le frère Capucin Aguggiari est chargé de prêcher aux Romites ; alors très malade, il avait fait voeu s’il guérissait de  de réaliser une œuvre en l’honneur de Marie.

Le 11 novembre 1604, le frère Aguggiari est invité à prêcher par un prêtre des environs pour récolter des fonds après que ce dernier eut entendu parler du projet de construction. Quelques jours plus tard, les paroissiens de Manalte montaient en procession pour apporter leurs offrandes. La collecte dépassa toutes les espérances et le Père Aguggiari fut invité par toutes les paroisses des environs… Il lui arriva de faire jusqu’à 4 prêches dans la même journée. La première pierre de la chapelle de l’Annonciation est posée très rapidement ; en effet entre temps, le projet était devenu bien plus ambitieux puisqu’il s’agissait de construire 14 chapelles dédiées aux saints mystères du rosaire. La dévotion au saint rosaire est encouragée par saint Charles Borromée dans une lettre écrite avant sa mort. Le projet presque pharaonique fut donc de  créer 15 chapelles relatant l’histoire du Christ et de sa mère au travers des mystères du rosaire. A cela s’ajoutait une dimension qui n’existait pas dans les autres : la création d’une route très large reliant les chapelle entre elles et permettant « l’ascension ». Une route permettant aux nombreuses processions de se faire et qui s’élargissait devant chaque chapelle afin de se reposer avant de poursuivre. En 1608 arriva l’approbation du cardinal Frédéric Borromée et enfin le 30 septembre 1610 via un bref l’approbation pontificale.

 

2 kilomètres de long, 300 mètres de dénivelé ont permis à de nombreux artistes lombards de s’exprimer dans les 14 chapelles et pour finir dans le sanctuaire (qui forme le 15ème mystère du rosaire) où sont conservés les corps des bienheureuses Caterina Moriggia et Giuliana Puricelli, les fondatrices de l’ordre des Romites, dont le monastère se trouve sur le côté du Sanctuaire.

la chapelle abritant les corps des bienheureuses Caterina Moriggia et Giuliana Puricelli

 

 

La Schola sainte Cécile pendant la récitation du rosaire au sacro monte de Varèse

La Schola sainte Cécile et les grands clercs à la fin du rosaire du Sacro Monte de Varèse

Pèlerinage au Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo – les chapelles jalonnent l’ascension vers le sommet.

La Schola Sainte Cécile a eu la grande joie de se rendre en pèlerinage au Sacro Monte de Varallo et d’y chanter la saint messe dans la basilique du sanctuaire Santa Maria delle Grazie. C’est le  plus ancien « Sacro Monte » ; il est situé en Valsesia, une vallée des Préalpes de Lombardie devenue par la suite piémontaise. C’est là que Bernardino Caimi, moine franciscain réalisa son projet entre 1486 et 1499, à son retour de Terre Sainte où il avait exercé d’importantes fonctions à la tête de la Custodie franciscaine. Le 21 décembre 1486, il obtient du pape du Pape Innocent VIII l’autorisation de commencer sa « nouvelle Jérusalem » et un couvent de Notre-Dame des Grâces.

Sacro Monte de Varallo

Sacro Monte de Varallo – les chapelles jalonnent l’ascension vers le sommet.

Il fut soutenu sur le plan financier par les ducs de Milan et la noblesse locale. Le but visé par cette construction est énoncé de façon très claire dans l’inscription qui surmonte le portail d’entrée : « Ut hic Jerusalem videat qui peragrare nequit » (« Pour que voie Jérusalem celui qui n’a pas pu s’y rendre en pèlerinage »). En fait, le « Sacro Monte » de Varallo ne donne pas seulement à voir les monuments et la topographie de Jérusalem, mais aussi Bethléem et Nazareth, ainsi que divers lieux évoqués dans l’histoire sainte, comme le paradis avec Adam et Ève.

Le parcours du pèlerin est jalonné par une succession de chapelles fermées et d’édicules à l’architecture assez discrète, mais à l’intérieur desquelles les principaux épisodes de la vie de Jésus et de la Vierge-Marie sont représentés par des groupes sculptés en terre cuite et illustrés par des fresques le long des murs, afin de permettre aux fidèles de contempler la scène dans toute sa plénitude et de se pénétrer du mystère qu’elle représente, comme le massacre des Saints Innocents. L’itinéraire du pèlerin suivait les versets du Credo, rendus plus concrets par leur insertion dans les lieux appropriés (Mont des Oliviers, Vallée du Cédron, Maison d’Anne et Caïphe, le palais de Pilate avec la Scala Santa, le Golgotha, la chambre du Cénacle avec les Apôtres et Marie réunis pour la Pentecôte.

On distingue deux zones dans le Sacro Monte de Varallo : des chapelles disséminées le long d’une pente recouverte de végétation et d’arbres. L’autre à 600 mètres d’altitude sur un plateau surplombant la vallée où se déploie un urbanisme dans le style renaissance qui crée l’apparence d’une ville et où se situe les monuments les plus importants. Cet effet permet au pèlerin d’avoir le sentiment de « toucher » Jérusalem l’incitant à suivre le Christ dans sa propre existence.

Pour réaliser cet ambitieux projet, Caimi fit appel aux meilleurs artistes de la région, en particulier au peintre lombard Gaudenzio Ferrari, qui y travailla jusqu’en 1528. Le succès fut considérable et l’on vint bientôt de très loin pour contempler la « nouvelle Jérusalem des Alpes » dont parlent les textes de l’époque. D’autres « Sacri Monti » furent ensuite édifiés tout au long du XVIème et du XVIIème siècles dans les Alpes italiennes et le grand archevêque de Milan Charles Borromée s’efforça de les transformer en véritables places fortes spirituelles destinées à contenir les progrès de la Réforme protestante et à jalonner les frontières de la catholicité tridentine. Saint Charles Borromée fit deux visites à Varallo en 1578 et en 1584 et sous son impulsion de nombreuses modifications ont été faites : ajouts de chapelles, transformation de décorations. Les premières chapelles ont été décorées entre 1519 et 1523 ;  de nombreux artistes ont participé mais celui qui nous est le mieux documenté est sans conteste Gaudenzio Ferrari à qui est confié la réalisation des fresques des chapelles. Ce dernier est d’ailleurs aussi habile en peinture qu’en sculpture, il est également modeleur. Cependant on ne peut réduire les décors aux fresques pariétales. En effet la vie du Christ est aussi présentée sous la forme de groupe sculpté à tailles humaine. On ne peut passer sous silence le véritable chef-d’œuvre que constitue à Varallo l’église Santa Maria della Grazie dont Gaudenzio Ferrari réalise la décoration vers 1513. On dénombre à Varallo 400 statues et 45 chapelles et oratoires.

Ainsi, malgré le déclin du pèlerinage en Terre Sainte, jamais Jérusalem n’a été aussi présente à la conscience des chrétiens que vers 1500. Jérusalem rêvée, largement imaginaire, voire mythique, mais que les représentations scénographiques des « Sacri Monti » mettaient désormais à la portée de tous les fidèles.

Les grands clercs de Saint-Eugène et la Schola Sainte Cécile à l'issue de la messe célébrée par l'abbé Iborra, vicaire de Saint-Eugène

Les grands clercs de Saint-Eugène et la Schola Sainte Cécile à l’issue de la messe célébrée par l’abbé Iborra, vicaire de Saint-Eugène

Les parcours de dévotion – Sacri Monti de Lombardie & du Piémont

Edicule de Constantin

Pour comprendre la créations des parcours de dévotion, Il faut replacer ces itinéraires dans le contexte historique de la chrétienté. Nous devons prendre en compte l’importance croissante de Jérusalem et du pèlerinage en Palestine – que l’on commença à appeler la Terre Sainte. Ceux qui s’y rendaient étaient mus par le désir de voir de leurs yeux les lieux où avait vécu le Seigneur et de se recueillir sur son tombeau vide, le Saint-Sépulcre, autour duquel l’empereur Constantin avait fait édifier une église ronde dans le vaste complexe architectural de l’Anastasis. @&L’invention » de la vraie Croix par l’impératrice Hélène acheva de faire de Jérusalem le lieu par excellence de la dévotion chrétienne en lui assignant la place centrale dans l’ordre du salut.

Sainte Hélène et la Vraie Croix, Les grandes heures d’Anne de Bretagne 1508

Dans l’art religieux de l’Antiquité tardive et du Moyen Age, Jérusalem est en effet présentée comme une représentation de la cité éternelle de Dieu, à laquelle tous aspiraient à parvenir : la cité parfaite « où tout ensemble ne fait qu’un » (Ps 121), selon la parole du psalmiste. Dans les enluminures des manuscrits du XIIème siècle, elle est représentée comme une ville ronde dont les principaux monuments s’ordonnent selon un schéma orthogonal délimité par les principaux axes de communication et par les portes, ou encore comme une place forte entourée de murailles, au centre de laquelle se trouvait une image du Christ, dont la tête était entourée d’un nimbe solaire formé de cinq rayons. Cette représentation illustre l’affirmation de Bède le Vénérable selon lequel là où la croix fut plantée se trouvait une colonne qui ne portait pas d’ombre lors du solstice d’été, ce qui donnait à penser que c’était bien là que se trouvaient le centre de la terre. Ces interprétations symboliques ont sans doute contribué à renforcer l’attachement profond des chrétiens à Jérusalem ; celui-ci se manifesta avec une vivacité particulière à la suite de la destruction du Saint-Sépulcre en 1009 par le sultan fatimide Al Hakim, évènement qui fut à l’origine des Croisades.

Ce renouveau de ferveur de la chrétienté latine pour Jérusalem se traduisit également par un vaste mouvement de constructions d’églises et de monuments imitant le plan de l’église du Saint-Sépulcre et, en particulier la rotonde de l’Anastasis. De tels édifices de plan circulaire se multiplièrent au cours des XIème et XIIème siècles en Occident.

Mais la prise de Jérusalem par Saladin en 1187 et surtout la chute de Saint-Jean d’Acre en 1291 marquent la fin des Etats latins de Terre Sainte. On vit alors se développer un mouvement que l’on désigne sous le nom de « translatio Terrae sanctae » qui conduisit les clercs et les fidèles à transférer en Occident les reliques de la Terre Sainte, depuis la Couronne d’épines rachetée par saint Louis en 1248 à l’empereur latin de Constantinople jusqu’à la maison de la Vierge, dont on commença à dire au XIVème siècle qu’elle avait été miraculeusement apportée par des anges de Nazareth à Lorette, une petite ville des Marches, située non loin de l’Adriatique. En 1300, le pape Boniface VIII ira dans le même sens en instituant le Jubilé, ou Année Sainte, à l’occasion duquel les pèlerins qui se rendraient à Rome, obtiendraient l’indulgence plénière jusque là réservée aux croisés et aux pèlerins de la Terre Sainte. A la même époque, des Franciscains italiens revenus d’Orient, qui aspiraient à un retour aux sources dans leur ordre et dans l’Eglise, eurent l’idée de reconstruire en Occident tout ou partie de la cité sainte dont la situation paraissait plus que jamais précaire. Ils entreprirent donc de construire dans les Alpes principalement, en pleine nature, sur des monts, des imitations de Jérusalem.

Main montrant le chemin à suivre Sacro Monte d’Orta

Les « Sacri Monti » étaient nés et allaient éclore dans l’Italie du Nord. Ils faisaient revivre aux yeux des Franciscains la Jérusalem secrète qu’ils portaient dans leur cœur en contemplant le spectacle de la cité où le Christ avait vécu et souffert sa Passion. Il ne s’agissait pas d’une reconstitution archéologique ou réaliste de Jérusalem, mais, dans une perspective pastorale, d’une réinterprétation monumentale et artistique de celle-ci en fonction du sacrifice rédempteur du Christ, sur laquelle chaque chrétien devait méditer pour prendre conscience de l’amour de Dieu pour eux et pour parvenir au salut.

C’est ainsi que naquirent les « Sacri Monti » de Varallo, Crea, Domodossola, Ghiffa, Orta, Ossuccio, San Vivaldo, Varèse….

Sacri Monti

A suivre : notre pèlerinage aux Sacri Monti de Varallo et de Varese.

Portrait d’église, histoire de retable : Notre-Dame de l’Assomption de Termignon – le baroque savoyard (12)

Termignon - église Notre-Dame de l'Assomption

Le village de Termignon est situé sur la route du Col du Mont-Cenis, sa population qui dépassait les 1000 habitants rendit nécessaire l’agrandissement de son église, Notre-Dame de l’Assomption.

L’histoire du retable est sinueuse et révèle bien la volonté de la communauté paroissiale, avec à sa tête le curé, d’embellir son église. En 1669, le chœur est achevé et on fait appel au sculpteur Claude Rey pour la réalisation du retable du maitre-autel. Cependant le prix est jugé trop élevé. Après diverses tractations, Claude Rey estime qu’il ne peut faire le travail seul. Il propose de faire également appel au « maître de Bessans » mais finalement le curé finit par se rendre à Saint-Jean de Maurienne et décide de faire appel à Claude et Jean Rey, père et fils, ainsi que nous pouvons le lire dans le prix-fait signé le 25 avril 1675 devant Me Jean Duport, notaire : « l’émolument de l’acte du prix-fait baillé à Claude et Jean Rey père et fils pour la prix-facture de la corniche du grand autel étant la somme de 170 pistoles », soit 3257 florins, ce qui représente une somme très élevée.

Le retable est achevé en 1678 mais le paiement a encore posé problème et il semble que les statues ne soient pas de leurs mains. Au dos de la statue de saint Philibert se trouve le nom de Sébastien Rosaz qui les auraient toutes sculptées au début du XVIIIème siècle.

Termignon - église Notre-Dame de l'Assomption - le retable du maître-autel.

Le retable est organisé selon trois registres horizontaux.

Le registre inférieur avec, en son centre, le tabernacle à colonnes torses, le Christ en croix est sur la porte tandis que dans les niches de part et d’autre se trouvent saint Pierre et saint Paul. La monstrance avec ses colonnes torses est surmontée d’une couronne sur laquelle repose une statuette du Christ dans la gloire de sa Résurrection.

Sur un registre inférieur toujours, nous avons de part et d’autres les statues de saint Etienne, saint Laurent, saint Nicolas, saint François de Sales, saint Benoit et saint Philibert.

Termignon - église Notre-Dame de l'Assomption - le retable du maître-autel.

Sur le registre médian, le tableau central offre à nos regards l’Assomption de la Vierge Marie par Gabriel Dufour. De part et d’autre, des colonnes torses, ornées de grappes de raisin et de sarments, encadrent des niches qui abritent les statues de saint Jean-Baptiste et de saint Joseph.

Au dernier registre au dessus de l’entablement, le fronton brisé, en ailerons à volutes rentrantes sur lesquelles se trouvent des angelots ; en son centre, contemplant les fidèles, Dieu le père ouvre grands les bras.

L’autel du Rosaire a été réalisé par Sébastien Rosaz en 1705. Le tableau central sculpté en bas-relief présente en son centre la Vierge remettant le rosaire à saint Dominique tandis qu’une nouvelle fois l’Enfant-Jésus fait de même à saint François d’Assise.

Termignon - église Notre-Dame de l'Assomption - retable de l'autel du Rosaire

La Vierge est comme protégée par une nuée d’angelots. Tous les panneau sont recouverts de feuilles d’argent et d’or, et de glacis. Les triples colonnes torses ornées de raisin, lauriers et roses limitent la largeur du retable. Au registre supérieur, Dieu le Père ouvre les bras entouré de deux angelots acrobates.

Termignon - église Notre-Dame de l'Assomption - retable de l'autel du Rosaire

Portrait d’église, histoire de retable : Notre-Dame de l’Assomption de Bramans – le baroque savoyard (11)

Une fois de plus lorsque l’on franchit le porche, qui plus est en béton, de l’église Notre-Dame de l’Assomption de Bramans, on est ébloui par le retable doré qui s’offre à notre regard. Mgr Berzetti a consacré l’église originelle le 2 août 1677. L’église bâtie sur un filon de gypse présentait des fondations peu robustes et malgré de nombreuses et successives réparations au cours des siècles, elle menaçait de s’effondrer. On décide en 1935 de rebâtir entièrement l’église et d’y disposer tout les décors et  mobiliers anciens.

Notre-Dame de l'Assomtion de Bramans : le retable majeur

Le retable du maître-autel est l’œuvre de Jean Simond, élève de Jean Rey, qui le réalise entre 1717 et 1720.

Il est composé de trois panneaux, quatre colonnes encadrent le tableau central représentant l’Assomption de la Vierge-Marie. La toile de droite représente saint François de Sales et celle de gauche un saint de la maison de Savoie. Le retable regorge encore une fois de multiples anges et angelots. La ressemblance est certaine avec ceux que l’ont peut observer dans l’église de Sollières sur le retable de sainte Madeleine et qui sont de la main de Claude Rosaz. Les colonnes torses sont truffées de petits anges porteurs des instruments de la passion : fouets, clous, couronne d’épines, tunique de Jésus et voile de Sainte Véronique… Le tabernacle et la monstrance ont été refaits en 1875 mais ils s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. Un baldaquin couronne l’ensemble.

L’église abrite deux autres retables : Notre-Dame de la Salette et le rosaire. Enfin à l’arrière se situe la chapelle de la confrérie dont on sait grâce à un document de 1630 qu’elle était consacrée à Saint Roch et saint Sébastien, la chapelle a été remaniée à plusieurs reprises. 

Le Baroque savoyard