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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Saint Denys (9 octobre) – Prose – Offices notés complets de Paris – 1899

Prose de saint Denys

Voici le texte traditionnel de la prose de saint Denys :

Gaude prole, Græcia,
Gloriétur Gállia
Patre Dionysio.
Que la Grèce s’associe à la joie que ressent la France d’avoir saint Denys pour père dans la foi.
Exsúltet ubérius
Felíci Parísius
Illústris martyrio.
Paris, devenue si célèbre par le martyre de cet illustre apôtre, doit surtout faire éclater ses saints transports.
Dies festus ágitur
Quo trium recólitur
Mártyrum victória :
Nous solennisons en cette fête la victoire que trois illustres martyrs ont remportée.
Quorum patrocínio
Tota gaudet régio,
Regni stat poténtia.
Leur protection comble de la plus vive consolation cette contrée ; elle est la sauvegarde de notre pays.
Juxta patrem pósiti,
Bellatóres ínclyti,
Digni sunt memória.
Rustique & Eleuthère, qui sont dans la gloire près de saint Denis leur pasteur, méritent une éternelle mémoire.
Sed illum præcípue
Récolit assídue
Regális Ecclésia.
Mais saint Denis est particulièrement honoré dans l’église que la piété de nos rois a fait élever à sa mémoire.
Hic a summo Præsule
Diréctus in Gálliam,
Non gentis incrédulæ
Verétur insániam.
Denis, envoyé en France par le souverain pontife pour y annoncer Jésus-Christ, ne redoute pas la fureur d’un peuple idolâtre.
Gallórum Apóstolus
Vénerat Lutétiam,
Quam tenébat súbdolus
Hostis velut própriam.
Ce saint Apôtre des Gaules, illustre, par sa présence, Paris, où l’esprit des ténèbres régnait avec un empire absolu.
Hic constrúcto Christo templo,
Verbo docet & exémplo,
Corúscat miráculis.
Il y élève un temple à la gloire de Jésus-Christ, & joint à ses prédications l’exemple d’une vie sainte & l’éclat des miracles.
Turba credit, error cedit,
Fides crescit, & claréscit
Nomen tanti præsulis.
Le peuple se soumet aux vérités qui lui sont annoncées ; l’erreur se dissipe de tous côtés, la foi s’étend de toutes parts, & le nom du saint évêque devient célèbre.
His audítis, fit insánus
Imperátor inhumánus,
Mittítque Fescénnium,
L’empereur l’apprend ; cette nouvelle le met en fureur ; il envoie Fescennius,
Qui pastórem animárum,
Fide, vita, signis clarum,
Trahat ad supplícium.
Avec ordre de mettre à mort ce pasteur des âmes, que sa foi, sa sainteté & ses miracles rendaient si illustre.
Infligúntur seni pœnæ,
Flagra, carcer, & caténæ ;
Invícta sed constántia
Torménta vincit ómnia.
On emploie toutes sortes de supplices contre le respectable vieillard : il est fouetté, jeté en prison, chargé de chaînes ; mais les tourments les plus cruels ne peuvent abattre sa confiance.
Recordátus emensórum,
Fortis athléta, labórum,
Per nova gandens prælia,
Ætérna quærit præmia.
Animé par le souvenir de ses anciens travaux, ce généreux athlète cherche à s’assurer, par de nouveaux combats, les récompenses éternelles.
Immoláti vir beátus
Agni carne saginátus,
Et præsénti roborátus,
Ad certámen númine.
Nourri de la chair de l’agneau immolé sur la croix, & fortifié par la présence de son Dieu, qu’il a reçu sous les espèces sacramentelles.
Quam sermóne prædicávit,
Mille signis quam probávit,
Hanc signáre festinávit
Fuso fidem sánguine.
Ce saint homme se hâte de sceller par l’effusion de son sang, la foi qu’il a annoncée, & dont il a démontré la vérité par une foule de miracles.
Prodit Martyr conflictúrus :
Sub secúri stat secúrus ;
Ferit lictor
Sicque victor
Consummátur gládio.
Plein d’une sainte intrépidité, il s’avance pour combattre ; il présente avec fermeté sa tête au glaive du bourreau, & il reçoit le coup qui consomme sa victoire.
Se cadáver mox erexit ;
Truncus truncum caput vexit ;
Quod feréntem huc diréxit
Angelórum légio.
Son corps mort se relève ; séparé de sa tête, il la reprend, & l’apporte là, au milieu d’une multitude d’anges qui le conduit.
Tam præclára pássio
Répleat nos gáudio.
Soyons pénétrés de la plus grande joie, en célébrant le triomphe de ces généreux soldats de Jésus-Christ.
Amen. Allelúia. Ainsi soit-il. Alléluia.

Le texte de cette prose de saint Denys est attribué au roi de France Robert II le Pieux (c. 972 † 1031). Le texte original qui se chantait à l’abbaye Royale de Saint-Denis a été modifié au cours du XVIIIème siècle dans les livres parisiens de Mgr de Vintimille. Voici les variantes les plus notables :

* A la strophe 1, le texte original est :
Gaude prole, Græcia;
Glorietur Gallia
Patre Dionysio.
(L’origine grecque de saint Denys, pourtant indiquée assez par son nom, a été contestée au XVIIIème siècle)

* A la strophe 3, le texte original est :
Speciali gaudio
Gaude, felix Concio
Martyrum præsentia.
(Le texte felix Concio désignant proprement l’Abbaye de Saint-Denis, qui pouvait chanter la prose devant les reliques présentes de saint Denys).

* A la strophe 18, le texte original est :
Se cadaver mox erexit;
Trunctus truncum caput vexit,
Quod ferentem, huc direxit
Angelorum legio.
(Sous l’effet de la critique rationaliste, on a modifié cette strophe qui témoignait de la tradition ancienne selon laquelle saint Denys avait porté sa tête après son martyre jusqu’au lieu de la future abbaye. Le huc du texte ne se comprend du reste que chanté à Saint-Denis même, ailleurs, on modifiait souvent le texte en chantant : Quo ferente, hoc direxit).

Programme de la Solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

Saint Denys


Saint-Eugène, le dimanche 12 octobre 2008, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : Messe Royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, sous-maître de la chapelle du roi Louis XIV – propre du jour chanté en vieux plain-chant parisien
  • Procession d’entrée: Regnávit Dóminus, hymne litanique du poète Sedulius (Vème siècle) – mélodie du XIIIème siècle
  • Séquence parisienne Gaude prole, Græcia – prose attribuée au roi Robert II le Pieux (972 † 1031)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Lux de luce Deus, hymne de l’office parisien de Saint Denis (cette hymne à servi de modèle à Saint Thomas d’Aquin pour la composition du Sacris solemniis) – l’orgue chante les versets impairs
  • Préface parisienne de saint Denys & de ses compagnons
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Agnus Dei de la messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Benedícat nos Deus, antienne solennelle du Ier ton, de l’antique liturgie du rit parisien (avant le IXème siècle) – Magnificat du Ier ton – alternances d’orgue de Jean Adam Guilain (c. 1680 † c. 1739)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est sur le chant du Ier Kyrie de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Laudes carolingiennes (VIIIème siècle) : Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat !
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    L’Institut du Christ-Roi élevée en société de droit pontifical

    Armes de l Institut du Christ-Roi

    L’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre – érigé canoniquement depuis le 1er septembre 1990 – a été élevé du droit diocésain au droit pontifical ce mardi 7 octobre 2008, en la Fête de Notre-Dame du Saint-Rosaire, comme société apostolique en forme canoniale.

    Mgr Perl, Vice-Président de la Commission Ecclesia Dei, a lu dans la chapelle du Séminaire de Gricigliano, les deux décrets officiels (signés du cardinal Hoyos) qui érigent en société de vie apostolique tant l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre que les Sœurs Adoratrices du Cœur Royal de Jésus Souverain Prêtre. Un Te Deum solennel suivit la lecture des décrets.

    Le communiqué officiel sur le site de l’Institut du Christ-Roi.

    Saint-André de Grenoble

    L’Institut a inauguré le dimanche 14 septembre en la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, un nouvel apostolat à Grenoble en la Collégiale Saint-André (un lieu magnifique chargé d’histoire musicale : Guillaume Bouzignac en avait été maître de chapelle au XVIIème siècle ; une importante confrérie de Pénitents Blancs qui y avait son siège a laissé des éditions musicales très curieuses des offices chantés par les confrères).

    Programme de la Solennité du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

    Victoire de Lépante
    Victoire de Lépante


    Saint-Eugène, le dimanche 5 octobre 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa IX Cum Jubilo
  • Procession d’entrée: Litanies de la Sainte Vierge – Chant de Besançon
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Maria – d’après Jacques Arcadelt (c. 1504 † 1568), maître de chapelle du cardinal de Lorraine, chantre de la chapelle royale
  • Après la Consécration : O vere digna Hostia de Mathieu Gascongne, chantre de la chapelle de François Ier
  • Pendant la communion : Tota pulchra es – motet à la Très Sainte Vierge tiré du Cantique des Cantiques, d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IX
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Salve Regina Cœlitum – harmonisation : Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Fichier PDF : Graduale Sacrosanctæ Romanæ Ecclesiæ de Tempore & de Sanctis – 1908

    graduale de 1908.jpg

    L’édition Vaticane rendit obligatoire pour l’Eglise romaine le chant restauré par la Commission Vaticane de Chant Grégorien, présidée par Dom Pothier. A noter que l’édition officielle ne contient pas les signes rythmiques, système de signes inventé par Solesmes, (signes en partie empruntés à la notation sangallienne, et en partie le reflet des théories très personnelles de Dom Mocquereau, aujourd’hui contestées).

    29 septembre – fête de saint Michel Archange, patron secondaire de la France

    Saint Michel par Guido Reni
    Ce soir, messe chantée à Saint-Eugène par les chantres de la Schola Sainte Cécile à 20h30.

    Cette messe est demandée par les Compagnons de Saint Michel Archange et les Scouts Saint Michel et sera célébrée, en leur présence, par Monsieur l’Abbé Lecoq. La prédication sera assurée par Monsieur l’Abbé Chanut.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée : Saint-Michel, de votre puissance, nous venons demander l’appui des anciens jours – cantique à Saint-Michel, sur l’air de « O Marie, ô Mère chérie »
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Christe sanctorum – hymne des laudes du jour – texte de Rhaban Maur († 856), mélodie autrefois en usage dans le diocèse d’Avranches et au Mont Saint-Michel
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Laus erumpat ex affectu – ancienne prose d’Adam de Saint-Victor (c. 1112 † c. 1192), qui a été en usage au Mont-Saint-Michel depuis le XIIème siècle jusqu’à la Révolution
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : cantique des Compagnons de saint Michel Archange
  • Programme du XXème dimanche après la Pentecôte

    Autel


    Saint-Eugène, le dimanche 28 septembre 2008, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe XI – Orbis factor
  • Procession d’entrée : Cœli enarrant gloriam Dei – psaume 18 – antienne d’après Jean-Joseph Cassanea de Mondonville (1711 † 1772), maître de la chapelle royale du roi Louis XV – psalmodie du VIème ton (tradition de Coutances)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire, chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Panis angelicus du Vème ton, en plain-chant musical – tradition de Langres (chanoine Couturier)
  • Prière pour la France, sur le ton royal, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : orgue
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.