Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Non au travail dominical – oui à la sanctification du Dimanche


Soutenons le repos du dimanche !

Avec le succès que l’on sait, l’association Les Amis du Lundi (qui a défendu vigoureusement le caractère férié du lundi de Pentecôte), réitère son action mais cette fois-ci pour le Dimanche.

Soyez nombreux à soutenir leur action, et signez dès à présent la pétition en ligne pour la préservation du Dimanche :

soutenez.jpg

Gagnons ce nouveau combat par notre mobilisation !


Le dimanche, j'y tiens !


Recommandé par des
Influenceurs

Programme du second dimanche de l’Avent

Le Christ & saint Jean Baptiste - école flamande

Catéchisme de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 7 décembre 2008, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie XV
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion chantée avec son psaume 147
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Incarnatio Verbi – Chants de l’Eglise de Rome (VIème – XIIIème siècles)

    Incarnatio Verbi - Chants de l

    Nous vous signalons la sortie de ce dernier disque de Marcel Pérès consacré aux propres des quatre messes de Noël (vigile, minuit, aurore et jour) dans les manuscrits de chant vieux romains.

    L’audition de ce disque est particulièrement émouvante et passionnante pour les participants du stage avec Marcel Pérès de septembre dernier, puisque ce sont les mêmes pièces que nous avons étudiées et travaillées d’arrache-pied durant ce stage.

    Voici une bonne idée de cadeau pour Noël. 🙂
    Vous pouvez écouter des très larges extraits de ce CD sur le site de l’éditeur, Zig-Zag Territoires (liste complète des pistes ici).

    Le chant vieux romain n’est connu que par cinq manuscrits (trois graduels et deux antiphonaires provenant des grandes basiliques romaines) ayant survécu à sa suppression au XIIIème siècle et son remplacement par le chant grégorien (en usage dans le reste de l’Europe par suite des réformes carolingiennes), par conséquence du transfert de la papauté en Avignon. La notation neumatique du vieux romain parait extrêmement précise dans la notation de l’ornementation au regard des autres systèmes de notation en usage en Europe à la même époque. C’est cette précision que rend parfaitement Marcel Pérès et l’Ensemble Organum dans cette enregistrement.

    L’épineuse question des rapports entre les deux répertoires vieux romain et grégorien a fait déjà couler beaucoup d’encre. La lecture ornementale faite par Marcel Pérès pourrait parfaitement illustrer ce texte de Paul Diacre au XIème siècle :

    « Les Germains et les Francs, entre autres nations européennes, eurent l’occasion, tant et tant, d’apprendre à la perfection (insigniter) ce beau chant. Ils ne réussirent pas toutefois à en conserver la pureté originelle, tant à cause de leur légèreté – ils mêlèrent des chants de leur propre crû à ceux de saint Grégoire – que de leur rusticité naturelle. Les races transalpines, en effet, avec leurs voix rauques et tonitruantes, sont incapables de rendre correctement la beauté du chant qu’ils ont reçu : à cause de la grossièreté de leurs gosiers ivrognes, lorsqu’ils s’efforcent d’exécuter l’admirable cantilène romaine avec les inflexions et les répercussions, c’est comme si leurs voix rustres faisaient vibrer l’air du vacarme confus de chariots grinçant en déboulant des marches ! » (cf. notre article de la semaine dernière).

    Retour à Dieu d’Alexis II, patriarche de Moscou et de toutes les Russies

    Alexis II, patriarche de Moscou & de toutes les Russies, en visite à Notre-Dame de Paris
    Alexis II
    patriarche de Moscou & de toutes les Russies
    en visite à Notre-Dame de Paris

    Le patriarche Alexis II de Moscou et de toute la Russie est décédé ce vendredi 5 décembre 2008 dans la matinée dans sa résidence aux environs de Moscou.

    Alexis II (Ridiger) était le quinzième patriarche de Moscou. Né le 23 février 1929 à Tallinn (en Estonie), il avait été élu au siège de Moscou le 7 juin 1990.

    Le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe se réunira très prochainement pour fixer la date des obsèques du patriarche Alexis.

    Les cardinaux Roger Etchegaray, vice-doyen du Sacré-Collège, et Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, devraient participer aux obsèques du patriarche Alexis II, décédé le 5 novembre. Le pape Benoît XVI attend la nomination du locum-tenens du siège patriarcal, qui devrait être désigné le samedi 6 novembre par le Saint-Synode, pour lui adresser un message de condoléances. Le cardinal Roger Etchegaray fut un ami de longue date du patriarche Alexis. Il l’avait accompagné lors de son voyage en France du 1er au 4 octobre 2007. Le cardinal Walter Kasper s’est rendu en Russie il y a quelques mois et y fut accueilli par le patriarche Alexis.

    MEMOIRE ETERNELLE !

    Articles sur Alexis II sur ce blog :

  • Annonce de la visite en France du patriarche de Moscou
  • Le patriarche orthodoxe russe Alexis II salue le retour de la messe en latin
  • Le patriarche Alexis II honore le représentant du Pape en Russie
  • Discours du patriarche de Moscou au Conseil de l’Europe à Strasbourg
  • Alexis II semble vouloir rencontrer Benoît XVI
  • Discours du patriarche Alexis à la cathédrale catholique de Strasbourg
  • Alexis II prend la défense des Serbes du Kosovo
  • Le Patriarche Alexis II à Notre-Dame de Paris – reportage photos
  • Le dégel des relations entre Rome & Moscou continue : entrevue du Cardinal Kasper
  • Sacre de Mgr Batut le samedi 10 janvier à Lyon

    La paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile constitue un groupe disposant de 40 billets AR pour se rendre à Lyon au prix de 67,10 €.
    Ces billets seront mis en vente dès dimanche prochain après les messes.

    Aller
    Départ à 9h54 de Paris Gare de Lyon
    Arrivée 12h09 Lyon Perrache

    Retour
    Départ 19h46 Lyon Perrache
    Arrivée à 22h03 à Paris.

    Ceux qui veulent prendre leurs billets par leurs propres moyens peuvent bien sûr s’agréger à ce groupe pour l’aller ou le retour.

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rit de Nidaros

    … sans jamais oser le demander.

    Saint Olaf
    Le roi saint Olaf, patron de la Norvège

    – Nota : cet article, publié originellement sur Facebook, est une réponse à un pari avec une amie –

    La province ecclésiastique de Nidaros fut l’une des plus étendues de la Chrétienté : outre la Norvège, sa juridiction comprenait d’anciennes colonies norvégiennes, savoir les Orcades, l’Ile de Man, l’Islande, le Groënland et les îles Feroe.

    Nidaros est le nom ancien de l’actuelle ville de Trondheim en Norvège.

    Alors que le Danemark et la Suède, déjà chrétiens, n’avaient étrangement pas cherché à évangéliser la Norvège, celle-ci reçut la foi par son roi Olaf Tryggvason († 1002), qui était revenu d’Angleterre pour prendre possession de son royaume en 994, amenant avec lui l’évêque Sigurd et plusieurs prêtres. Le succès de leur apostolat fut tel qu’en 4 ans tout le pays fut converti. Le roi établi sa résidence à Nidaros, où il érigea la première église (dédiée à saint Clément), devenue cathédrale, et qui devait abriter les fameuses reliques de saint Olaf Haraldsson (1015†1030), l’un des successeurs d’Olaf Tryggvason , qui devint patron du pays (fête principale le 29 juillet).

    La province ecclésiastique de Nidaros fut érigée en 1152 par le Pape Eugène III et comporta onze évéchés :
    Norvège : Nidaros, Bergen, Stavanger, Oslo, Hamar
    Islande : Skalholt, Holar
    Groenland : Gardar
    Iles Feroe : Kirkebo en Straumo
    Orades : Kirkwall
    Sodors & Man : Saint-Germans.

    Ayant reçu la foi de l’Angleterre, les liens ecclésiastiques entre ce pays et la Norvège furent très forts : les premiers évêques de Norvège furent sacrés en Angleterre, de nombreux prêtres & moines avaient été formés dans ce pays, même le vin de messe venait d’Albion ! A partir de l’épiscopat de l’archevêque Eric Ivarsson (1188 † 1205), qui avait fait ses études à l’abbaye de Saint-Victor de Paris, les liens avec la France et les Flandres devinrent aussi importants.

    On comprend dès lors que le rit de Nidaros dépend étroitement des rits en usage dans les Iles britanniques (principalement Sarum et York, également les usages celtiques d’Irlande (points de contacts avec le Missel de Stowe)) mais aussi des rits français (Normandie et Paris), et dans une moindre mesure, de certains usages allemand (la métropole de Brême englobait toute la Scandinavie initialement). Les anciens rits de Suède et de Danemark suivent d’avantage l’usage germanique.

    Comme dans tout le territoire de l’ancien empire de Charlemagne, il s’agit donc à la base du rit romain dans sa structure essentielle (c’est-à-dire l’ordonnance générale de la messe et le texte du canon), avec les variantes locales dues principalement à l’enrichissement eucologique qui s’est pratiqué dans l’Occident au IXème-Xème siècles pour certaines parties de la messe, soit les prières avant l’introït, les prières de l’offertoire, celle avant et après la communion. Ces prières, pour l’essentiel, sont dites à voix basses par le célébrant, et changent considérablement d’un rit à un autre.

    La connaissance de ce rit norvégien est difficile, car la réforme protestante lui a été fatale : on ne possède plus que 4 manuscrits médiévaux, et pour l’édition imprimée en 1519 tant du Missel de Nidaros que du Bréviaire (édités le premier à Copenhague, l’autre à Paris), qu’un unique exemplaire chacun. Par chance, le Missel a été imprimé avec la musique du graduel. A noter que le Missel imprimé ne comporte que très peu de rubriques.

    Globalement, on peut estimer que le rit de Nidaros avant sa suppression était resté assez pur et proche de son premier établissement. On notera en particulier qu’il est resté fermé aux excroissances de la dévotion liturgique qui ont surchargé certains rits ailleurs en Europe au XVème siècle.

    Le rit de Nidaros ne survécut cependant pas à la réforme protestante. En 1536, après une horrible guerre civile qui avait démarré en 1528, l’archevêque Olaf fut contraint de fuir vers les Pays-Bas & tout l’épiscopat fut emprisonné, sauf l’évêque renégat d’Oslo qui avait apostasié (mais il n’y eut pas de succession apostolique ultérieure). En 1537, le roi de Danemark imposa autoritairement le luthéranisme. Comme en Allemagne ou en Angleterre, la noblesse embrassa vite le protestantisme, trop heureuse de confisquer les biens de l’Eglise au passage. Dans les campagnes, on laissa le plus souvent les vieux prêtres dire la messe, mais à leur décès, ils étaient remplacés par des pasteurs.

    Hors de la Norvège, l’Eglise de Nidaros subit également de durs coups à cette époque. Au Groenland toutefois, qui était coupé de toutes communications avec la Scandinavie depuis environ 1410, le clergé avait déjà disparu vers 1392. Comme seul souvenir de la religion chrétienne, les habitants avaient conservé le corporal sur lequel le dernier prêtre avait consacré le Corps du Seigneur à la dernière messe et en faisaient une ostension annuelle. Le Protestantisme fut introduit dans les autres diocèses de la province par diverses voies au cours du XVIème siècle. Le rit de Nidaros avait cessé d’être.

    * LA MESSE DANS LE RIT DE NIDAROS

    1. Prières préparatoires :
    – Oraison pour obtenir le don des larmes
    – Veni Creator
    – Plusieurs psaumes
    – Ave Maria
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Versets & oraisons
    – Prières pour chaque vêtement sacerdotal (assez différentes du romain actuel)

    2. Prières en allant à l’autel :
    – Judica me
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Introibo ad altare Dei
    – Oraison Educ me, Domine, in via tua
    – Verset Confitemini Domino (cf. rit Dominicain)
    – Confiteor (plusieurs formules, toutes différentes du Romain)
    – Misereatur (texte différent)
    – Indulgentiam et remissionem omnium peccatorum nostrorum…
    – Versets pour l’encensement de l’autel
    – Aufer a nobis
    – Versets Adjutorium nostrum & Sit nomen Domini
    – Benedicite Deus
    – In nomine Patris, …

    3. Messe des catéchumènes
    – Introït
    – Kyrie
    – Gloria (avec des tropes pour la Sainte Vierge, le dimanche et le Saint-Esprit)
    – Epitre
    – Graduel (chanté par 4 ou 2 chantres dit Gradalarii)
    – Alleluia (chanté par 6 ou 4 chantres Gradalarii)
    – Proses fréquentes mais qui devaient présenter un caractère facultatif, car elles sont toujours dans un supplément en fin de missel
    – Dominus sit in corde tuo et réponse du diacre : Da mihi, Domine, sermonem rectum & benesonantes in os meum…
    – Evangile
    – Per istos sermones sancti evangelii pacis…
    – Pour le baiser du livre des évangiles par le chœur : Pax Christi, quam nobis per evangelium suum…
    – sermon

    4. Messe des fidèles – offertoire
    – Credo
    (les oblats sont préparés au préalable entre l’épître & l’évangile)
    – Offertoire
    – Sanctifica, quæsumus, Domine, hanc oblationem…
    – Suscipe sancta Trinitas (différent du Romain)
    – Acceptum sit omnipotenti Deo sacrificium nostrum…
    – Veni sanctificator (presque identique au Romain)
    – Bénédiction de l’encens (différente du Romain) puis encensement
    – Lavabo
    – In spiritu humilitatis
    – Orate pro me fratres et sorores… (sans réponse)

    5. Messe des fidèles – canon
    – Deux préfaces pour les Apôtres
    – Canon quasiment identique au canon romain, idem pour la suite jusqu’à la formule de commixition légèrement différente.
    – Baiser de paix très développé : Pax Christi et Sancte matris ecclesiæ abundet semper in cordibus vestris, per Spiritum Sanctum qui datus est nobis. Puis : ℣. Pax tecum. ℟. Et cum spiritu tuo. Puis : Habete vinculum pacis et caritatis ut apti sitis misteriis sacrosanctis…

    6. Messe des fidèles – communion
    – Domine sancte Pater omnipotens… (cf. Rit de Sarum)
    – Domine Jesu Christi Fili Dei vivi…
    – Communion du prêtre assez identique au Romain
    – Prières de l’ablution identiques mais dans l’ordre inverse du Romain
    – Lavement des mains avec Nunc dimittis
    – Communion
    – La Postcommunion s’appelle Complenda
    – Ite missa est
    – Benediction : Benedicat vos divina majestas, Pa + ter, et Fi + lius, et Spiritus + Sanctus. Amen.
    – Dernier évangile & trois collectes :
    – Deus qui humanæ substantiæ…
    – Protector noster in te sperantium…
    – Ecclesiam tuam, quæsumus Domine…

    7. Action de grâce après la messe
    – Hymne des 3 enfants
    – Psaume 150
    – Nunc Dimittis
    – Ave Maria
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Versets & deux collectes
    – Dominus vobiscum
    – Benedicamus Domino ℟. Deo gratias
    – Gratias ago immense majestatis

    * QUELQUES MOTS SUR L’ANNEE LITURGIQUE

    – On compte les dimanches en parlant de dimanches après l’octave de l’Epiphanie et de dimanches après la Trinité (comme en Angleterre)
    – Les vêpres du jeudi saint sont chantées après la messe (idem le Vendredi Saint après les Présanctifiés)
    – La vigile pascale comporte 4 leçons et non 12 (structure du sacramentaire grégorien) mais curieusement avec un seul trait (Attende cœlum), pas de litanies, Sicut cervus après la bénédiction des fonts
    – La vigile de la Pentecôte est assez semblable à celle de Pâques, mais l’unique trait après les 4 prophéties est Sicut cervus
    – La préface de la Trinité est prescrite pour la fête de la Transfiguration le 6 août
    – Le sanctoral comporte, outre bien sûr les saints norvégiens, un grand nombre de saints anglais (et pas mal de saints normands aussi).

    * QUELQUES MOTS SUR LES CHANTRES ET LE CHANT

    Après le XIIIème siècle, les chantres du chapitre de Nidaros furent nommés prélats, on pense qu’ils portaient une mitre en toile en certaines occasions. Cela était du reste assez fréquent dans toute la Scandinavie. Pour la messe et l’office, il y avait deux, quatre ou six chantres, qui chantaient au lutrin placé au milieu du chœur. Pour les fêtes de troisième classe, ils étaient remplacés par deux enfants d’aube.

    On trouve des traces de polyphonies primitives (organum à deux voix à la quinte ou à l’octave) dès le XIème siècle, et des compositions à 3 voix dans le siècle suivant. Une hymne à deux voix à saint Magnus, qui a dû être composée au XIIIème siècle aux Orcades, est une merveille remarquable de composition.

    En 1434, le roi Eric instaura la laus perennis à la cathédrale de Nidaros : dans l’intervalle entre chaque office et messe, on devait chanter des psaumes, afin d’offrir à Dieu une louange ininterrompue. Il ne semble pas cependant que cette institution ait duré longtemps.

    Curieusement, l’orgue paraît d’usage très ancien à Nidaros. On en parle incidemment en 1327-1329 lorsque Arngrim Brandsson, prêtre islandais, ramena de Nidaros le premier orgue d’Islande.

    * ET FINISSONS PAR QUELQUES DROLERIES

    En 1205, l’Archevêque de Nidaros fit une étrange requête au pape Innocent III : il lui demandait s’il pouvait remplacer l’eau par de la bière pour administrer le baptême ! Le pape refusa bien sûr catégoriquement. L’archevêque ne semble pas avoir accepté la réponse, puisqu’il réitère sa question à Grégoire IX, lequel réédita le refus de son prédécesseur dans une lettre à l’archevêque Sigurd en 1241.

    Si l’eau ne devait certes pas manquer en Norvège, le vin en revanche fut sans doute plus difficile à trouver (et ce fut pire, comme on peut l’imaginer, au Groenland ou en Islande). En 1203, Jean, evêque de Gardar, explique à Paul, évêque de Skalholt comment faire du vin avec des sortes de baies appelées kraekiberjum. Cette curieuse décoction fut interdite par le pape Grégoire IX en 1237.

    L’archevêque de Nidaros demanda au même Grégoire IX, décidément bien sollicité, si l’on pouvait communier le peuple avec de la bière, ce qui fut bien évidemment refusé. Le manque de vin demeura un problème : le concile provincial de Bergen de 1320 prescrivit par soucis d’économie de mettre plus d’eau que de vin dans le calice à l’offertoire. Le versement de l’eau dans le calice incombait du reste au célébrant et non à l’acolyte.

    SOURCE PRINCIPALE : Archdale A. King, Liturgies of the Past. Londres, Longmans, Green and C° Ltd, 1959.

    Trope de l’Introït du Premier dimanche de l’Avent – Sanctissimus namque Gregorius

    Sanctissimus namque Gregorius - trope de l'introït du premier dimanche de l'Avent

    Ce trope du XIème-XIIème siècle se chantait en quelque sorte en guise de prélude à l’introït du premier dimanche de l’Avent. C’est du reste à bon droit qu’il figurait en cette position : non seulement c’est la première pièce par laquelle commence le graduel grégorien, mais encore, l’institution et l’organisation des pièces des 4 dimanches de l’Avent est attribuée par les liturgistes au Pape saint Grégoire le Grand.

    En voici le texte latin :

    Sanctíssimus namque Gregórius cum preces effúnderet ad Dóminum ut músicum donum ei désuper in carmínibus dedísset, tunc descéndit Spíritus Sanctus super eum, in spécie colúmbæ, et illustrávit cor ejus, et sic demum exórtus est cánere, ita dicéndo : Ad te levavi… (& on enchaîne sur l’introït)

    Et la traduction française :

    Or, tandis que le Très-Saint Grégoire répandait ses prières au Seigneur afin qu’il lui accorde le don de la musique à appliquer aux chants, voici que le Saint-Esprit descendit sur lui sous la forme d’une colombe et illumina son cœur, et il commença alors à chanter, en disant cela : Vers toi j’ai élevé mon âme… (& on enchaîne sur l’introït).

    Trope Sanctissimus namque Gregorius

    Source : Graduale sacrosanctæ Romanæ Ecclesiæ de Tempore et de Sanctis – SS. D. N. Pii X. Pontificis maximi jussu restitutum et editum. Rome, Edition Vaticane – 1908.

    Partition du trope Sanctissimus namque Gregorius en fichier PDF

    Outre Sanctissimus namque, il existait aussi un autre trope plus ancien pour cet introït, attesté par Agobard de Lyon († 840) qui était une adaptation musicale des fameux vers composés par le pape Hadrien Ier (772 † 795) en l’honneur de saint Grégoire le Grand, vers placés en tête du Sacramentaire envoyé par Hadrien à Charlemagne.

    En relation avec ce trope, il est bon de rappeler ici le texte fameux de Jean Diacre (IXème siècle) dans sa vie de saint Grégoire, premier texte évoquant le rôle de ce pape dans la réorganisation du chant ecclésiastique :

    « Par la suite, dans la maison du Seigneur, à l’exemple du très sage Salomon, il compila avec le plus grand soin, pour la componction qu’inspire la douceur de la musique, un antiphonaire centonisé destinés aux chantres, qui s’avère des plus utiles.

    Il institua aussi une école de chantres (schola … cantorum) qui, de nos jours encore, se fait entendre (modulatur) dans la sainte Eglise romaine selon les règlements par lui édictés. Il fit construire, à l’usage de cette schola, deux demeures avec biens-fonds (praediis) : l’une voisine des degrés de la basilique de saint Pierre Apôtre, l’autre contiguë aux édifices du palais patriarchal du Latran. C’est là que, jusqu’à ce jour, ont été conservés, avec une légitime vénération, le lit sur lequel il s’étendait pour enseigner le chant, la férule avec laquelle il menaçait les enfants, ainsi que son antiphonaire authentique. Par une clause de l’acte de donation, il répartit, sous peine d’anathème, les titres de propriétés (loca) entre les deux fractions de la Schola, comme récompense de leur service quotidien.

    7. Les Germains et les Francs, entre autres nations européennes, eurent l’occasion, tant et tant, d’apprendre à la perfection (insigniter) ce beau chant. Ils ne réussirent pas toutefois à en conserver la pureté originelle, tant à cause de leur légèreté – ils mêlèrent des chants de leur propre crû à ceux de saint Grégoire – que de leur rusticité naturelle. Les races transalpines, en effet, avec leurs voix rauques et tonitruantes, sont incapables de rendre correctement la beauté du chant qu’ils ont reçu : à cause de la grossièreté de leurs gosiers ivrognes, lorsqu’ils s’efforcent d’exécuter l’admirable cantilène « romaine » avec les inflexions et les répercussions, c’est comme si leurs voix rustres faisaient vibrer l’air du vacarme confus de chariots grinçant en déboulant des marches ! Ce faisant, bien loin d’émouvoir l’âme des auditeurs, ils les énervent, les exaspèrent, les horripilent.

    8. Toujours au temps de saint Grégoire, et grâce à la mission de saint Augustin en Angleterre, des chantres d’obédience romaine furent envoyés dans tout l’Occident pour instruire les nations barbares à la perfection. Ces chantres disparus, les églises occidentales vicièrent tellement le répertoire qu’elles avaient reçu, que l’éminent Vitalien dépêcha de France en Angleterre un certain Jean, chantre romain, en compagnie de Théodore, citoyen romain également, puis archevêche d’York. Ledit Jean, rappelant les fidèles des églises environnantes à la beauté de l’antique cantilène, maintint pendant de nombreuses années, tant par son zèle que par celui de ses disciples, la règle de la coutume romaine.

    9. Cependant, notre patrice Charlemagne, roi des Francs, fut choqué, au cours d’un séjour à Rome, de la discordance entre le chant romain et le chant gallican. Comme les chantres francs arguaient insolemment que la corruption du chant était due aux fadaises de certains de nos compatriotes et que ces derniers, pour leur défense, exhibaient un antiphonaire authentique susceptible de mériter l’approbation, on raconte qu’il posa la question suivante : « Qui, de la rivière ou de la source, peut contenir l’eau la plus limpide ? » A ceux qui répondirent : « la source », il répliqua avec sagesse : « Puisque nous avons bu jusqu’à maintenant l’eau corrompue de la rivière, il nous faudra désormais remonter aux sources authentiques de la fontaine éternelle. » Il dépêcha donc auprès d’Hadrien, alors évêque, deux de ses clercs dévoués. Lorsque ceux-ci furent suffisamment instruits, il lui fut possible de réinstaurer dans l’Eglise métropolitaine de Metz la beauté de l’antique cantilène romaine, et, sur le modèle de Metz, de réformer le chant dans toute la Gaule.

    10. Bien des années plus tard, les chantres qui avaient été formés à Rome étant décédés, Charlemagne, le plus avisé des rois, s’aperçut que le chant des églises gallicanes divergeait de celui pratiqué à Metz, et remarqua que chacune reprochait à l’autre d’avoir corrompu le chant. « A nouveau », dit-il, « remontons à la source. » C’est alors que le pape Adrien, ému par les prières du roi, ainsi que d’aucuns peuvent en témoigner en vérité aujourd’hui, envoya deux chantres en France. Se fiant à leur jugement, le souverain reconnut que tous les chantres francs avaient corrompu, par leur étourderie, la suavité du chant romain. Quant à l’Eglise de Metz, il constata qu’elle avait légèrement dévié de l’usage romain, mais seulement à cause de sa rusticité naturelle.

    Enfin, il est reconnu jusqu’à aujourd’hui par tous ceux qui aiment la vérité pure, que le chant de l’Eglise de Metz surpasse d’autant celui des autres églises des Gaules et de Germanie, que lui-même est surpassé par le chant de Rome.

    J’ai cru bon de relater ces faits au passage, afin de ne pas avoir l’air de passer sous silence l’indéniable frivolité des Francs ».

    Jean Hymonides dit le Diacre, moine du Mont Cassin (v. 824 † av. 882), Vita S. Gregorii Magni, lib. II, 6-10

    La traduction de ce texte qui a fait couler beaucoup d’encre, est emprunté au site musicologie.org, où vous trouverez un appareil de notes très intéressantes.

    Programme du premier dimanche de l’Avent

    Jugement dernier - cathédrale de Fribourg

    Catéchisme de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 30 novembre 2008, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Trope de l’introït : Sanctissimus namque Gregorius – VIIIème ton – XIème-XIIème siècles
  • Kyrie XIV Iesu Redemptor – Selon l’antique tradition parisienne, on chante aujourd’hui ce Kyrie
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Mœsta Sion, prose de l’Avent de l’ancien rit de Lisieux, du 1er ton
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVII
  • Pendant la communion :
    – Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
    – Salus æterna, séquence du premier dimanche de l’Avent (XIème siècle) des anciens missels parisiens
  • Prière pour la France, faux-bourdon du 1er ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XIV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Notre curé nommé évêque !!!

    Mgr Batut à Saint-Eugène lors de la vigile pascale 2008

    Mgr Batut à Saint-Eugène lors de la vigile pascale 2008

    Le Saint-Père a nommé M. l’abbé Batut, curé de Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX), évêque auxiliaire de Lyon.

    Mgr Batut était curé depuis un an à Saint-Eugène. Il y était arrivé le 2 septembre 2007.

    Il a notamment célébré la messe traditionnelle à plusieurs reprises hors de sa paroisse lors de pélerinages paroissiaux qui rencontrèrent un vif succès :
    à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse (27 novembre 2007),
    à Notre-Dame des Victoires (16 janvier 2008),
    à Notre-Dame de Paris (17 juin 2008).

    Son sacre épiscopal devrait intervenir le 10 janvier prochain.

    AD MVLTOS ANNOS !!!

    C’est avec tristesse que nous perdons un bon pasteur, mais cette peine est compensée par la joie de ce qu’il pourra œuvrer pour l’Eglise de France.

    Réf : Site de l’Eglise de Lyon