Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche de la Passion

Dimanche de la PassionSaint-Eugène, le dimanche 22 mars 2015, grand’messe de 11h.

Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

« Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

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Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècle

Programme de la messe des Présanctifiés

Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècleSaint-Eugène, le Vendredi Saint 18 avril 2014, messe des Présanctifiés de 19h.
Pour les choristes, répétition & habillement à 18h30.

  • Procession d’entrée en silence
  • Traits : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
  • Pendant l’adoration de la croix :
  • – Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
    – Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
    Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
    – Crux fidelis en plain-chant

  • A la procession ramenant le Saint Sacrement : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composée au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Pendant la communion : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), musique de Zoltán Kodály (1882 † 1967)
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du samedi saint, à la fin duquel sera chanté le Miserere d’Allegri (avec abellimenti baroques improvisés).
    (après une courte pause)

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    Enregistrement : sainte messe du dimanche de la Passion

    L’enregistrement complet de cette messe :

    Sermon de M. l’Abbé Faure, curé :

    Le maître-autel de Saint-Eugène paré pour le temps de la passion - 2014

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    Téléchargez les partitions de cette messe :

    Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

    Les vidéos YouTube de ce dimanche :

    https://www.youtube.com/watch?v=pD0nXZTc8Fk

    Kovalevsky – Les étendards du roi s’avancent

    https://www.youtube.com/watch?v=oVtaCWNJW44

    Charpentier – Stabat Mater

    Programme du dimanche de la Passion

    CanonPontifical-CrucifixionSaint-Eugène, le dimanche 6 avril 2014, grand’messe de 11h.
    (Répétition samedi 5 avril à 18h, précédée du chant des vêpres de la Vierge à 17h40)

    Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

    A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

    Notons une belle particularité en ce dimanche dans l’ancien rit parisien : au début de la communion, le prêtre présentait au peuple la sainte hostie tout en entonnant – exceptionnellement – l’antienne de communion « Hoc corpus, * quod pro vobis tradetur ». Ce rite particulier à ce dimanche s’observait aussi dans de nombreux autres diocèses français au Moyen-Age.

    « Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
    Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

     

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Epître : Hébreux IX, 11-14 : Il y est entré, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant acquis une rédemption éternelle.
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Jean VIII, 46-59 : En vérité, en vérité je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne mourra jamais.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Stabat Mater pour des religieuses (H. 15) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306)
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
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    Programme du dimanche de la Passion

    CanonPontifical-CrucifixionSaint-Eugène, le dimanche 17 mars 2013, grand’messe de 11h.

    Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant.

    A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Miserere de Gregorio Allegri (1582 † 1652), maître de la Chapelle Sixtine – version originale de l’œuvre (la version avec les ornementations baroques sera donnée le Vendredi Saint prochain)
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Petit sondage au sujet des voiles des images au temps de la Passion

    Dans le rit romain, le temps de la Passion se marque par les voiles que l’on pose, en signe de deuil, sur les croix et les statues à compter des premières vêpres du dimanche de la Passion. Les croix resteront voilées jusqu’au Vendredi Saint, où l’on dévoile solennellement la Croix pour la cérémonie de l’adoration. Les autres images seront dévoilées avant le Gloria de la Vigile Pascale et concourront à la manifestation de la joie pascale.

    Cet usage immémorial avait disparu quasiment partout après les réformes des années 60-70. Il est repris actuellement non seulement dans les lieux où la messe traditionnelle est célébrée, mais de plus en plus également par des paroisses où seul le rit ordinaire est employé.

    Et vous, que fait-on dans votre paroisse ?

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    Programme du dimanche de la Passion

    La Passion

    Saint-Eugène, le dimanche 25 mars 2012, grand’messe de 11h.

    Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : à compter des premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant.

    A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

    Cette année du reste, la fête de l’Annonciation est reportée d’un jour, au 26 mars, en raison de la prééminence du dimanche de la Passion.

  • Procession d’entrée : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Eram quasi agnus innocens (Matthieu, 26, 24 & 23) – premier répons du troisième nocturne des Ténèbres du Jeudi Saint – polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne – Ce répons sera rechanté par la Schola au cours des Ténèbres de la Semaine Sainte
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Répons de l’office de Ténèbres – polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne – Ces répons seront rechantés par la Schola au cours des Ténèbres de la Semaine Sainte :
    * Tamquam ad latronem (Matthieu, 26, 55 & 50) – premier répons du second nocturne des Ténèbres du Vendredi Saint
    * Animam meam dilectam (Matthieu, 26, 55 & 50) – premier répons du second nocturne des Ténèbres du Vendredi Saint
    * Velum templi scissum est (Matthieu, 27, 51-52) – second répons du premier nocturne des Ténèbres du Vendredi Saint
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
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    Amédée Gastoué / Henri de Villiers – Au sang qu’un Dieu va répandre

    Texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française.
    Mélodie d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste de Belleville, commandeur de l’Ordre de saint Grégoire le Grand.
    Harmonisation d’Henri de Villiers
    .
    Au sang qu’un Dieu va répandre.
    4 voix (SATB).
    2 pages – Mi mineur.

    Sur ce texte fameux – Au sang qu’un Dieu va répandre – dont la rédaction admirable est de Fénelon, fut adaptée à la fin du XVIIIème siècle – vraisemblablement par les Sulpiciens – une mélodie bien profane alors très à la mode (« Que ne suis-je la fougère / Où sur la fin du jour, / Se repose ma bergère, / Sous la garde de l’amour ? »), mélodie elle-même tirée d’un opéra de Pergolèse ; cette même mélodie fut du reste réutilisée au XXème siècle pour le générique de l’émission « Bonne nuit les petits » !

    Dans son opuscule « Le Chant populaire à l’Eglise et dans les Confréries et Patronages », le génial musicologue que fut Amédée Gastoué préféra revêtir Au sang qu’un Dieu va répandre, le cantique de Fénelon, d’une mélodie nouvelle, plus dans l’esprit du chant ecclésiastique traditionnel. C’est cette heureuse mélodie que j’ai harmonisée et que nous chantons tous les ans à Saint-Eugène pour le temps de la Passion.

    Voici le texte du fameux cantique de Fénelon :

    1. Au sang qu’un Dieu va répandre,
    Ah ! mêlez du moins vos pleurs,
    Chrétiens qui venez entendre
    Le récit de ses douleurs
    Puisque c’est pour vos offenses
    Que ce Dieu souffre aujourd’hui,
    Animés par ses souffrances,
    Vivez & mourez pour lui.
    2. Dans un jardin solitaire
    Il sent de rudes combats;
    Il prie, il craint, il espère,
    Son cœur veut et ne veux pas.
    Tantôt la crainte est plus forte,
    Et tantôt l’amour plus fort :
    Mais enfin l’amour l’emporte
    Et lui fait choisir la mort.
    3. Judas, que la fureur guide,
    L’aborde d’un air soumis;
    Il l’embrasse… et ce perfide
    Le livre à ses ennemis !
    Judas, un pécheur t’imite
    Quand il feint de L’apaiser;
    Souvent sa bouche hypocrite
    Le trahit par un baiser.
    4. On l’abandonne à la rage
    De cent tigres inhumains;
    Sur son aimable visage
    Les soldats portent leurs mains
    Vous deviez, Anges fidèles,
    Témoins de leurs attentats,
    Ou le mettre sous vos ailes,
    Ou frapper tous ces ingrats.
    5. Ils le traînent au grand-prêtre,
    Qui seconde leur fureur,
    Et ne veut le reconnaître
    Que pour un blasphémateur.
    Quand il jugera la terre
    Ce sauveur aura son tour:
    Aux éclats de son tonnerre
    Tu le connaîtras un jour.
    6. Tandis qu’il se sacrifie,
    Tout conspire à l’outrager:
    Pierre lui-même l’oublie,
    Et le traite d’étranger.
    Mais Jésus perce son âme
    D’un regard tendre et vainqueur,
    Et met d’un seul trait de flamme
    Le repentir dans son cœur.
    7. Chez Pilate on le compare
    Au dernier des scélérats ;
    Qu’entends-je ! ô peuple barbare,
    Tes cris sont pour Barabbas !
    Quelle indigne préférence !
    Le juste est abandonné ;
    On condamne l’innocence,
    Et le crime est pardonné.
    8. On le dépouille, on l’attache,
    Chacun arme son courroux:
    Je vois cet Agneau sans tache
    Tombant presque sous les coups.
    C’est à nous d’être victimes,
    Arrêtez, cruels bourreaux !
    C’est pour effacer vos crimes
    Que son sang coule à grands flots.
    9. Une couronne cruelle
    Perce son auguste front:
    A ce chef, à ce modèle,
    Mondains, vous faites affront.
    Il languit dans les supplices,
    C’est un homme de douleurs:
    Vous vivez dans les délices,
    Vous vous couronnez de fleurs.
    10. Il marche, il monte au Calvaire
    Chargé d’un infâme bois:
    De là, comme d’une chaire,
    Il fait entendre sa voix :
    « Ciel, dérobe à la vengeance
    Ceux qui m’osent outrager ! »
    C’est ainsi, quand on l’offense,
    Qu’un chrétien doit se venger.
    11. Une troupe mutinée
    L’insulte et crie à l’envi :
    S’il changeait sa destinée,
    Oui, nous croirions tous en lui !
    Il peut la changer sans peine
    Malgré vos nœuds et vos clous :
    Mais le nœud qui seul l’enchaîne,
    C’est l’amour qu’il a pour nous.
    12. Ah! de ce lit de souffrance,
    Seigneur, ne descendez pas:
    Suspendez votre puissance,
    Restez-y jusqu’au trépas.
    Mais tenez votre promesse,
    Attirez-nous près de vous ;
    Pour prix de votre tendresse,
    Puissions-nous y mourir tous !
    13. Il expire, et la nature
    Dans lui pleure son auteur :
    Il n’est point de créature
    Qui ne marque sa douleur.
    Un spectacle si terrible
    Ne pourra-t-il me toucher ?
    Et serai-je moins sensible
    Que n’est le plus dur rocher ?

    Les premières mesures de cette partition :

    Au sang qu'un Dieu va répandre - Au sang qu'un Dieu va répandre - Gastoué / Villiers

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    Programme du dimanche de la Passion

    La Passion

    Saint-Eugène, le dimanche 10 avril 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Stabat Mater (1736) de Jean-Baptiste Pergolèse (1710 † 1736), composé pour la Confrérie des chevaliers de Saint-Louis du Palais de Naples
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers
  • Anne-Marie Lutz, soprano & Marie-Aude Labatide-Alanore, alto
    William Oliver, violoncelle – à l’orgue, Anne Foulard

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    Fichiers PDF : Cantus Passionis D.N. Jesu Christi secundum Matthæum, Marcum, Lucam & Joannem – 1953

    Dans le rit romain, les quatre Passions des quatre évangéliques sont chantées au cours de la Semaine Sainte. Ce chant est assuré par trois diacres (différents du diacre de la messe), qui rejouent ainsi le drame sacré de la condamnation et de la mort du Christ. L’un des diacres, le Chroniste, chante le récit évangélique sur une voix médiane. Un autre diacre figure le Christ et chante toutes les interventions de Notre Seigneur sur un ton de basse. Le dernier diacre, appelé « Synagogue », chante toutes les interventions de tous les autres protagoniste de la Passion (aussi bien saint Pierre et les autres Apôtres que le Grand Prêtre, Pilate, Judas ou le Centurion romain), en faisant sa récitation à la quarte aiguë au dessus du chant du Chroniste.

    A l’approche de la Semaine Sainte, il peut être utile à telle ou telle communauté célébrant le rit romain traditionnel de disposer des livrets des 4 passions. L’édition de 1953 (portant le n°10) comporte 3 livrets, l’un pour le Chroniste, un second pour le Christ et un troisième pour la Synagogue, donnant le récitatif retenu par l’édition Vaticane parmi de nombreuses variantes médiévales & locales. Les passions sont chantées par trois diacres au cours de la Semaine Sainte dans le rit romain traditionnel, selon l’ordre suivant :

  • Matthieu au dimanche des Rameaux
  • Marc au Mardi Saint,
  • Luc au Mercredi Saint,
  • Jean au Vendredi Saint.
  • A noter que dans le rit romain traditionnel, la dernière partie de la passion de chaque jour constitue l’évangile de la messe (et est chanté par le diacre de la messe en principe, avec les cérémonies usuelles sauf l’usage des luminaires des acolytes). De ce fait cette ultime partie voit son chant revêtu soit par l’un des récitatifs usuels de l’évangile de la messe, soit par un magnifique ton particulier en usage pour ces seuls 4 péricopes. Cette édition présente ce texte noté pour le ton particulier ou pour deux tons usuels de l’évangile. Le chant est noté sur les trois livrets, l’un des diacres passionnaires pouvant en effet se substituer au diacre de la messe si le nombre de ministres sacrés présents n’était pas suffisant.

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    Chant des quatre Passions selon Matthieu, Marc, Luc et Jean

    Chant des quatre Passions selon Matthieu, Marc, Luc et Jean

    Chant des quatre Passions selon Matthieu, Marc, Luc et Jean

    A titre documentaire, voici également le chant des 4 passions, avec pour chacune, les trois récitatifs du Chroniste, du Christ & de la Synagogue à la suite, ce qui permet de saisir comment les différentes parties s’enchaînent.