Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – sainte Barbara – saint Jean Damascène – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 décembre 2017 du calendrier grégorien – 4 décembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la mégalomartyre Barbara.

Sainte Barbe (ou Barbara) fut l’une des martyres les plus fameuses de la persécution de l’Eglise qui eut lieu sous Maximin Ier le Thrace, lequel régna brièvement de 235 à 238 pendant la période dite de l’Anarchie militaire.

Sainte Barbe vivait à Nicomédie, capitale de la province de Bithynie (actuelle Izmit). Dioscore, son père païen d’origine phénicienne, refusait sa conversion au christianisme et voulait la marier de force. Devant son refus, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres, mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était devenue chrétienne. Dioscore dénonça sa fille au préfet de la province, Martinianus (Marcien). Barbe fut arrêtée et torturée. Le juge la condamna à être décapitée et il chargea son père, Dioscore, de l’exécution, ce que ce dernier accomplit sans hésitation. Le père fut puni en mourant peu après foudroyé.

Un homme charitable, Valentin, enterra le corps de Barbe avec celui d’une autre vierge martyrisée avec elle, sainte Julienne (Juliana), laquelle est aussi commémorée avec elle le 4 décembre. Sainte Julienne avait été convertie par l’exemple de sainte Barbe.

En raison de l’épisode des trois fenêtres symbolisant la Très-Sainte Trinité, il est possible que le culte de sainte Barbara se soit répandu très rapidement dans tout l’univers chrétien après le concile de Nicée (autre ville de Bithynie) tenu en 325, concile qui proclama la définition théologique de la Trinité.

Reliquaire de sainte Barbe sur l'ile de Burano près de Venise.

Reliquaire de sainte Barbe sur l’ile de Burano près de Venise.

L’empereur Léon VI le Sage (886-912) fit édifier (ou reconstruire ?) vers l’an 900 une église dédiée à sainte Barbara à Constantinople, afin d’y abriter ses reliques de la sainte, venues de Nicomédie (la translation de celles-ci remonteraient à l’an 565). Sous l’empereur Basile II le Bulgaroctone (976-1025), la princesse Marie Argyropoula (probable sœur ou nièce de l’empereur) épousa dans la chapelle impériale de Constantinople Jean, fils du doge de Venise Pietro II Orseolo (991-1009). La nouvelle épouse obtint de quitter Constantinople pour Venise avec les reliques de la mégalomartyre Barbara, qui furent déposée en 971 dans la basilique Saint-Marc. Après la mort de Jean Orseolo et de sa femme Marie Argyropoula, Orso, évêque de Torcello, et Felicita, abbesse du monastère Saint-Jean-L’Evangéliste de Torcello, tous deux frère & sœur de Jean Orseolo, firent transférer en 1009 ces reliques dans l’église du susdit monastère sur l’île de Torcello. Ce monastère ayant été détruit par les troupes françaises sous Napoléon, les reliques furent alors déposées dans l’église de Saint-Martin sur l’île voisine de Burano, où l’on peut toujours les vénérer aujourd’hui. Ces reliques ont effectuées un voyage triomphal en Grèce du 10 au 24 mai 2015, où elles furent vénérées par les foules des fidèles.

L’église des Jésuite de Venise, conserve aussi le corps d’une sainte Barbara rapporté de Constantinople en 1258, mais c’est celui d’une autre sainte vierge du même nom.

Parmi les nombreux miracles dus à l’intercession de sainte Barbe, on peut rapporter celui survenu à Gorkum en Hollande le 28 août 1448, où un certain Henri Kock, complètement brûlé par le feu, fut maintenu miraculeusement en vie le temps de recevoir les derniers sacrements. De là peut-être (et des circonstances de la mort de son père Dioscore) vient le patronage traditionnel de sainte Barbe pour les métiers liés au feu et à la foudre : elle est la patronne des sapeurs-pompiers, des artilleurs, des mineurs (le jour de la sainte Barbe était férié dans les mines au XIXème siècle).

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Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père Jean Damascène.

Saint Jean de Damas est né dans une famille chrétienne arabe éminente de cette ville au VIIème siècle. A sa naissance il portait le nom de Victor fils de Serge, en arabe Mansour ibn Sarjoun (منصور بن سرجون التغلبي). Devenu moine, il prendra le nom de Yuḥannā Al Demashqi (يوحنا الدمشقي), ou en grec Iôannês Damaskênos (Ιωάννης Δαμασκήνος) et en latin Iohannes Damascenus : Jean Damascène.

Les tribus arabes des confins de la Syrie et de la Palestine avaient de bonne heure été utilisées par les Romains dans leur système de défense des frontières orientales de l’Empire. Ces tribus, qui étaient très tôt devenues chrétiennes, avaient fini par se fédérer au début du IIIème siècle, constituant le royaume arabe chrétien des Ghassanides, vassal de l’Empire romain.

Saint Jean Damascène avait été nommé à sa naissance Mansour (=Victor), en l’honneur de son grand-père Mansour, qui était chargé de la collecte des impôts de la région de Damas par l’empereur Héraclius. À la prise de la ville par les troupes musulmanes en 635, Mansour resta en poste dans la nouvelle administration, comme nombre de fonctionnaires chrétiens de Syrie.

Le père de Jean, Serge fils de Mansour (ou, en arabe, Sarjoun ibn Mansour) fut lui aussi employé par les premiers califes musulmans, dans la perception des taxes, pour l’ensemble du Moyen-Orient. Il obtint des califes omeyyades qui s’étaient établis à Damas en 661, qu’ils y épargnent la basilique Saint-Jean-Baptiste ; mais elle fut transformée en mosquée 70 ans après la conquête musulmane.

Serge dépensait en œuvres de charité ses revenus, et surtout il profita de sa situation pour racheter des esclaves chrétiens et les affranchir. En particulier, il acheta pour l’affranchir le savant Côme, moine de Sicile et lui demanda de devenir précepteur de ses deux « fils » : Mansour (futur Jean) et un autre Côme, orphelin de père et mère que Serge avait recueilli. Les deux enfants reçurent une éducation soignée et furent très versés dès l’enfance dans la philosophie (en particulier celle d’Aristote), la théologie, les mathématiques, l’astronomie, la rhétorique ou encore l’étude des langues.

Icône de la Mère de Dieu Tricherousa (à 3 mains), patronne de la Serbie, du monastère serbe de Chilandar au Mont-Athos. Elle est une copie ancienne de l'icône devant laquelle saint Jean Damascène avait imploré la Mère de Dieu après son imputation de la main.

Icône de la Mère de Dieu Tricherousa, patronne de la Serbie, du monastère serbe de Chilandar au Mont-Athos. Elle est une copie ancienne de l’icône devant laquelle saint Jean Damascène avait imploré la Mère de Dieu après son imputation de la main.

En 726, malgré les protestations de Germain Ier, patriarche de Constantinople, l’empereur Léon III l’Isaurien commence sa politique iconoclaste et détruit les saintes images. Saint Jean Damascène est l’un des tous premiers à réagir et a rédiger trois Traités contre ceux qui décrient les saintes images, ce qui lui procura aussitôt une grande réputation.

Pour contrer son influence, Léon III s’arrangea pour faire parvenir au Calife des documents falsifiés impliquant saint Jean Damascène dans un faux projet d’attaque de Damas par les troupes byzantines. Jean, qui était employé à la suite de son père à la Cour omeyyade, ne put convaincre le Calife de son innocence et fut condamné à avoir la main droite tranchée. À la suite de sa prière insistante devant une icône de la Vierge Marie, saint Jean eut sa main miraculeusement recollée, et se présenta devant le Calife avec ses deux mains. Celui-ci, vivement impressionné, comprit alors qu’il était innocent et voulut le réintégrer dans son poste, mais Jean refusa, et choisit de devenir moine. Il fit faire une forme de main en argent et la fit accrocher à l’icône devant laquelle il avait prié, en signe de reconnaissance. De là est né le type d’icône de La Mère de Dieu aux trois mains (ou Tricherousa). Puis, avec son frère de lait Côme, il partit avec l’icône à la grande Laure de Saint-Sabbas en Palestine près de Jérusalem, monastère où s’était retiré leur vieux maître Côme le Moine, pour y faire tous deux profession monastique, Mansour choisissant de prendre pour nom monastique Jean.

Les saints frères hymnographes Jean Damascène et Côme de Maïouma

Les saints frères hymnographes Jean Damascène et Côme de Maïouma

Au monastère de Saint-Sabbas, où il est ordonné prêtre en 735, Jean de Damas rédigea de nombreux traités de théologie & prononça de nombreuses homélies, à la pensée élevée. Dans une homélie justement célèbre sur l’Annonciation, il qualifie la Vierge Marie d' »Espérance des désespérés ».

Parmi ces traités, on pourra citer la Fontaine de la connaissance, rédigé en trois parties en 743 : la première partie traite de philosophie et de logique, afin de poser les bases d’un raisonnement clair ; la seconde partie traite des diverses hérésies et se termine par la 100ème hérésie, où l’auteur développe une analyse sans complaisance de l’Islam et de ses origines (saint Jean Damascène est le premier auteur chrétien à nous renseigner sur l’Islam et les musulmans, qu’il appelle à juste titre les Mutilateurs de Dieu) ; La troisième partie enfin – « Exposition exacte de la foi orthodoxe » – est une synthèse magistrale de l’enseignement des Pères des six premiers siècles, préfigurant le travail de saint Thomas d’Aquin.

Saint Jean développe aussi dans son monastère une activité hymnographique importante, organisant le livre des Huit Tons ou Octoèque, qui structure jusqu’à nos jours la liturgie byzantine. Beaucoup de pièces de l’Octoèque remontent à une période plus reculée (notamment les stichères du lucernaire), il est probable que saint Jean Damascène a organisé les textes selon les tons et complété les séries de stichères et de tropaires qui étaient incomplètes. A Saint-Sabbas toujours, de concert avec son frère de lait saint Côme qui deviendra évêque de Maïouma en Palestine, il compose de nombreux canons pour toutes les grandes fêtes de l’année. Les deux frères, s’ils n’ont pas inventé le genre (la gloire en reviendrait peut-être à saint André de Crète, autre Damascène qui avait fait profession monastique à Jérusalem), ont systématisé et popularisé la forme du canon, vaste composition lyrique en 9 odes qui forme le fleuron de l’office des matines dans le rit byzantin.

Saint Jean Damascène meurt le 4 décembre 749, en la fête de sainte Barbara pour laquelle il avait une grande vénération. Les deux canons de l’office du 4 décembre, celui de sainte Barbara et celui de saint Jean Damascène, ont été composés par saint Etienne le Sabbaïte (725 † 794 ou 807), le propre neveu de saint Jean et comme lui moine à Saint-Sabbas.

Le pseudo-concile iconoclaste réuni le 10 février 753 au palais impérial de Hiéria, près de Chalcédoine, par l’empereur Constantin Copronyme, enregistrait avec satisfaction la mort des trois principaux défenseurs des saintes images : Germain de Constantinople, Georges de Chypre et Jean de Damas, par cette formule : « La Trinité a fait disparaître les trois ». Corrigeant cette erreur, le VIlème Concile œcuménique, réuni à Nicée en 787 et qui condamna l’hérésie iconoclaste, déclara: « La Trinité a glorifié les trois ». La sixième session de ce Concile de Nicée II fit l’éloge de saint Jean Damascène ; la septième session proclama sa « mémoire éternelle ».

Le corps de saint Jean Damascène fut conservé pendant au moins quatre siècles dans la laure de Saint-Sabbas, avant d’être apporté à Constantinople. Certains Martyrologes latins doivent faire allusion à cette translation en inscrivant au 6 mai la mention suivante : « A Constantinople, déposition de Jean Damascène, de sainte mémoire, docteur insigne. »

Saint Jean Damascène a été proclamé docteur de l’Église catholique par le pape Léon XIII en 1890.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, 4 tropaires de la 3ème ode de la Mégalomartyre (œuvre de saint Etienne le Sabbaïte (725 † 794 ou 807)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vénérable Père (œuvre du même hymnographe) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l’Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur : ** en lui mon cœur s’est affermi.
6. Blessée par la douce flèche de ton amour, * Barbara méprisa la paternelle impiété ** pour n’aimer que toi, Seigneur, son époux.
7. Ni l’attrait des délices ni les fleurs de la beauté, * ni la richesse ni les plaisirs de la jeunesse n’ont séduit ** Barbara, vierge si belle et fiancée au Seigneur.
8. Nul obstacle n’empêche de combattre jusqu’au bout, * ni la faiblesse du sexe, ni la fleur des jeunes ans, ** quand on est soutenu par ta force invincible, Seigneur.
9. Encerclé par l’abîme de mes péchés, * j’invoque l’abîme insondable de ta compassion : ** de la fosse, mon Dieu, relève-moi.
10. Eclairé par la grâce de l’Esprit, saint Jean, * riche de science humaine et de savoir divin, ** tu les transmis largement à qui manquait de ces biens.
11. Rivalisant avec les chœurs célestes, tu rythmas * pour les Eglises des chants conformes à la vraie foi, ** entonnant des hymnes pour chanter la Trinité.
12. Ô Vierge, sans connaître d’homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement ** la divinité de ton Fils et ton Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 8 : Louons sainte Barbara, * elle a rompu les filets de l’ennemi * et comme un oiseau elle s’en est échappée ** par le secours et la protection de la Croix.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. ** Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 4 : Ayant suivi le Dieu * dignement chanté dans la Trinité, * tu as brisé les autels consacrés aux idoles, * tu as virilement supporté d’être plongée dans de douloureuses souffrances, ô sainte martyre Barbara, * sans craindre les menaces des tyrans, * en chantant sans cesse d’une voix forte : ** je vénère la Trinité, le Dieu unique.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : L’hymnographe et le fameux combattant de Dieu, * de l’Eglise le docteur et le maître, des ennemis l’adversaire, Jean, célébrons-le ! * Pour avoir pris la Croix du Seigneur comme un glaive, il a coupé tout le mensonge des hérésies, * et comme fervent intercesseur devant Dieu, ** à tous il accorde le pardon des transgressions.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
R/. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
V/. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[De la Mégalomartyre, ton 4 :
R/. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.
[De la Mégalomartyre : Galates (§ 208) III, 23-29.
Il n’y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil: ni d’esclave, ni de libre ; ni d’homme, ni de femme ; mais vous n’êtes tous qu’un en Jésus-Christ.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
V/. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
V/. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
V/. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
(évangile du XXIXème dimanche après la Pentecôte)
[De la Mégalomartyre : Marc (§ 21) V, 24-34.
Et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée.]

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mégalomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le jeudi 2 février 2017, procession & messe solennelle de 19h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Un apostiche idiomèle de Côme le Moine dans la liturgie latine du 2 février

Le 2 février, les Eglises d’Orient & d’Occident célèbrent la Purification de la Sainte Vierge & la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa Nativité. En Orient, cette fête reçoit aussi le nom d’Hypapante ou « Rencontre du Seigneur » (l’expression Occursum Domini, qui en est l’équivalent latin, a également été en usage en Occident), terme qui rappelle la sainte rencontre entre l’Enfant Jésus & le vieillard Syméon. Nous avons précédemment présenté que le tropaire grec de la fête s’était retrouvé dans les antiennes processionnelles de cette fête en Occident. Une autre antienne de la procession latine de la Chandeleur, Adorna thalamum, possède elle aussi une origine orientale.

A la fin de l’office de vêpres de cette fête, les livres liturgiques grecs (Ménée de février) en effet, assignent aux apostiches (chants qui accompagnent le retour en procession du clergé dans le chœur, après une station au narthex de l’église), trois idiomèles (pièces possédant une mélodie propre) composés dans le VIIème ton par Côme le Moine.

Voici le texte grec du premier de ces apostiches idiomèles :

Κατακόσμησον τὸν νυμφῶνά σου Σιών, καὶ ὑπόδεξαι τὸν Βασιλέα Χριστόν, ἄσπασαι τὴν Μαριάμ, τὴν ἐπουράνιον πύλην· αὕτη γὰρ θρόνος Χερουβικὸς ἀνεδείχθη, αὕτη βαστάζει τὸν Βασιλέα τῆς δόξης, νεφέλη φωτὸς ὑπάρχει ἡ Παρθένος, φέρουσα ἐν σαρκὶ Υἱὸν πρὸ Ἑωσφόρου, ὃν λαβὼν Συμεὼν ἐν ἀγκάλαις αὐτοῦ ἐκήρυξε λαοῖς, Δεσπότην αὐτὸν εἶναι, ζωῆς καὶ τοῦ θανάτου, καὶ Σωτῆρα τοῦ κόσμου.

Cette composition liturgique de l’office grec fut repris dans la liturgie romaine du 2 février, afin d’y devenir l’une des antiennes accompagnant la procession de la Chandeleur. Voici le texte latin :

Adórna thálamum tuum, Sion, et súscipe Regem Christum : ampléctere Maríam, quæ est cæléstis porta : ipsa enim portat Regem glóriæ novi lúminis : subsístit Virgo, addúcens mánibus Fílium ante lucíferum génitum : quem accípiens Símeon in ulnas suas, prædicávit pópulis, Dóminum eum esse vitæ et mortis, et Salvatórem mundi.

En voici une traduction française :
Sion, orne ta chambre nuptiale, et reçois le Christ-Roi ; accueille avec amour Marie, qui est la porte du ciel ; car elle tient dans ses bras le Roi de gloire, celui qui est la lumière nouvelle ; debout, la Vierge offre de ses propres mains son Fils engendré avant l’aurore ; Siméon le reçoit dans ses bras et annonce aux peuples le Maître de la vie et de la mort, et le Sauveur du monde.

Dans le rit romain, Adorna thalamum se présente comme une grande antienne processionnelle, un type un peu particulier de chants qui étaient exécutés à deux chœurs alternés. Du reste, les reprises mélodiques internes de la pièce, chantée dans un VIème ton à la tournure inhabituelle (une transcription du chant grec ?), suggèrent fortement les alternances entre deux chœurs. Voici une proposition de restitution de ces alternances antiphonées :

Ant-06-AdornaThalamum

Adorna thalamum figure déjà dans l’un des plus ancien témoin du graduel grégorien, l’Antiphonaire du Mont-Blandin (f°. 95, v°). Dans cet antiphonaire de la messe, cette antienne (tout comme le tropaire Χαῖρε κεχαριτωμένη Θεοτόκε Παρθέν / Ave gratia plena Dei Genitrix Virgo) est transcrite à la fois en grec et en latin, suggérant que la pièce a pu être chantée primitivement en Occident dans les deux langues. Le grec est rendu phonétiquement en caractère latin (témoignage intéressant du reste pour comprendre comment pouvait être prononcé le grec liturgique par des gosiers barbares latinisés du Nord des Gaules).

Voici le découpage de ce texte bilingue dans le manuscrit du Mont-Blandin :

Chathacosmyso thon niphona su Sion Adorna thalamum tuum, Sion,
coe ipodexe ton basileon Christon et suscipe Regem Christum
aspase thyn Mariam amplectere Mariam
thyn epuranion phylyn quae est caelestis porta
authy bastazi thon Basileon thys doxis ipsa enim portat regem gloriae
nephyli photos yparchy parthenos novo lumine subsistit Virgo
ferusa en chersin Yon proeosforu adducens in manibus filium ante luciferum
on labon Symeon en anchales autu quem accipiens Simeon in ulnis suis
ekyrixen lais praedicavit populis
despotyn authon ene Dominum eum esse
Zois ce thanatu vitae et mortis
ce Sothyra tu chosmu et salvatorem mundi
Adorna thalamum bilingue - antiphonaire du Mont-Blandin.

Adorna thalamum bilingue : grec & latin – antiphonaire du Mont-Blandin.

L’antiphonaire du Mont-Blandin est l’un des témoins les plus anciens et plutôt complet des textes liturgiques grégoriens chantés à la messe. On le date du début du IXème siècle.

Or Côme le Moine auquel les Ménées grecs attribuent la paternité de notre antienne est régulièrement identifié comme étant saint Côme (ou Cosmas) le Mélode, appelé aussi saint Côme de Maïouma (ou de Jérusalem, ou l’Hymnographe).

Né vers 675, saint Côme de Maïouma était un orphelin damascène de pauvre extraction qui fut adopté par Serge, le père de saint Jean Damascène. Les deux enfants reçurent leur instruction du moine Côme de Sicile. Les deux frères de lait devinrent moines vers 726 à la laure de Saint-Sabbas près de Jérusalem. Tous deux furent les hymnographes les plus brillants & les plus célèbres de la liturgie grecque. Saint Côme devint évêque de Maïouma, petite ville qui était alors le port de Gaza. Il y mourut vers 760.

Quarante années seulement sépareraient la mort de l’auteur grec de l’antienne qu’on retrouve dans le manuscrit de l’abbaye du Mont-Blandin, témoin fidèle de la liturgie romaine telle qu’elle fut synthétisée et adaptée à la cour carolingienne. Une si brève période pose problème et diverses solutions peuvent être envisagées :

1ère hypothèse : L’attribution de l’apostiche Κατακόσμησον τὸν νυμφῶνά σου faite par les Ménées grecs à Côme le Moine est fausse et la pièce est plus ancienne (les deux autres apostiches idiomèles suivant ont pu être composés ultérieurement sur le modèle de Κατακόσμησον τὸν νυμφῶνά σου par Côme le Moine, d’où l’attribution commune des trois pièces).
2nde hypothèse : Côme le Moine dont il est fait allusion n’est pas saint Côme de Maïouma mais un autre hymnographe inconnu qui serait plus ancien, ou alors son précepteur Côme de Sicile, qui aurait été aussi hymnographe. Cette hypothèse est avancée par le cardinal Pitra.
3ème hypothèse : Il convient de repousser la date de rédaction de l’Antiphonaire du Mont-Blandin, des alentours de l’an 800 à la fin du IXème. Dominique Gatté a montré que les quelques neumes qu’il contient (sur le debut de l’introït Ad te levavi, longtemps pensés comme un ajout ultérieur, seraient bien de la même encre que le texte du manuscrit. Or la notation musicale avec neumes semble apparaître après 850. Soit notre manuscrit est l’unique témoin antérieur à cette date de l’existence de la notation neumatique, soit il est effectivement postérieur à 850.
4ème hypothèse enfin : Notre antienne est bien de saint Côme de Maïouma dont l’activité hymnographique a pu commencer dès les années 720 lorsqu’il devient moine à Saint-Sabbas. Son introduction dans la liturgie romaine du 2 février, comme celle du tropaire Ave plena gratia, aurait pu être le fait du pape saint Grégoire III, lequel était de Syrie. Grégoire semble né vers 690, et régna sur le trône de saint Pierre de 731 à 741. Saint Grégoire III est le 5ème des papes syriens des VIIème – VIIIème siècles. Cette concentration de Syriens sur le siège de Rome est une conséquence de l’exil de nombreux chrétiens syriens réfugiés à Rome à partir de la conquête musulmane de la Syrie (634-638). Le Liber pontificalis loue son bilinguisme latin-grec dans le chant des psaumes et son habilité aux célébrations liturgiques (la notice sur ce pape rapporte aussi qu’il ajouta quelques mots au canon romain pour l’usage exclusif d’un oratoire de Saint-Pierre). Grégoire III lutta courageusement contre l’iconoclasme que promouvait l’empereur de Constantinople, Léon III (et rejoignait de ce fait le même combat que menait en Orient son compatriote syrien saint Jean Damascène). Ce pape entretint des relations fructueuses avec Charles Martel, aussi son œuvre fut telle tenue en grande estime par les Carolingiens ultérieurs (les lettres de saint Grégoire III à Charles Martel furent collectées par ordre de Charlemagne dans le Codex epistolaris Carolinus). Tous ses éléments pourraient rendre plausible la réception dans la liturgie de Rome d’œuvres d’hymnographes syriens, & leur diffusion dans l’espace carolingien.

Quoiqu’il en soit de ces hypothèses, il demeure qu’Adorna thalamum est toujours chantée aujourd’hui encore – & au moins 1200 ans après sa composition – à la même fête du 2 février dans les rits grecs & latins, accompagnant dans un cas comme dans l’autre un mouvement de procession. Qu’en la chantant, nous soyons incités à prier pour la bonne marche de la réunion des deux Eglises, celle de l’Orient & celle de l’Occident.

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Pour mémoire, voici le texte slavon de cet apostiche idiomèle :

Adorna thalamum en slavon

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de l’Exaltation de la sainte Croix – Saint Trophime – ton 6

Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 octobre 2016 du calendrier grégorien, 19 septembre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– l’après-fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête des saints Trophime, Sabbatios et Dorymedon, qui reçurent les palmes du martyre vers l’an 277.

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Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et prolongent la célébration de cette grande fête.

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Trophime et Sabbatios étaient deux fonctionnaires envoyés à Antioche de Pisidie par l’empereur Probus. Cependant, après être arrivés en cette ville, ils furent tellement choqués par les tortures infligées alors aux chrétiens en ce lieu, que les deux hommes se convertirent au christianisme. Trophime et Sabbatios furent arrêté et torturé. Sabbatios mourut des suites de ces tortures
Trophime fut envoyé à Synnade en l’Asie Mineure où il fut emprisonné avec un sénateur chrétien nommé Dorymedon. Les fonctionnaires impériaux de Synnade tentèrent de forcer Dorymedon et Trophime à sacrifier aux faux dieux Castor et Pollux. Dorymedon et Trophime ayant refusé cette idolâtrie, ils furent torturés et condamnés à être jeté aux bêtes sauvages dans l’arène. Selon leur passion, les bêtes ont refusé de porter atteinte à ces deux saints, qui furent ensuite décapités.

Un reliquaire en forme de sarcophage contenant certains des os de Trophime a été découvert à Schifout Kassaba (Synnade) en 1907, et fut transporté au musée de Bursa ; ce monument peut remonter au troisième siècle.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6 & 4 tropaires de la septième ode du canon de la fête, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. L’ordre insensé du tyran pervers dompta les peuples, * menace et blasphème * sortaient de sa bouche contre Dieu ; * cependant les Jeunes Gens n’ont pas craint sa bestiale fureur * ni la fournaise de feu, * mais dans les flammes crépitant sous le souffle de la rosée * ils unirent leurs voix et chantèrent : ** Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
8. Pour avoir goûté le fruit de l’arbre défendu, * le premier homme devint sujet à corruption ; * condamné à perdre la vie honteusement, * il transmit ce mal à tout le genre humain, * comme fait une lèpre rongeant tout le corps ; * mais nous les mortels, ayant trouvé * le bois de la Croix pour notre salut, nous crions : ** Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
9. La désobéissance fit transgresser le précepte divin * et l’arbre apporta la mort aux humains * pour avoir mangé son fruit mal à propos ; * mais ensuite cet arbre fut enclos * pour mettre en sûreté la précieuse vie, * et le brigand bien avisé en a rouvert l’accès * lorsque, mourant de male mort, il s’écria : ** Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.
10. Contemplant l’avenir, Israël * baisa le sommet du sceptre de Joseph, * d’avance montrant ainsi * comment la suprême gloire de la Croix * devait soutenir la puissance des rois, * car elle en est la victoire et la fierté * et la lumière des fidèles s’écriant : * Dieu de nos Pères et le nôtre, Seigneur de gloire, sois béni.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
3. Tropaire des Martyrs, ton 8 : Le Dieu qui est loué dans la Trinité a glorifié la triade des martyrs * Trophime, Sabbace et Dorymédon ; * ayant cru en lui, ils ont renversé l’ennemi ; ** par leurs prières, ô Christ notre Dieu, aie pitié de nous.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Martyrs, ton 8 : Comme pilier des Athlètes & soutien de la foi * l’Eglise te vénère & glorifie ton martyre lumineux ; bienheureux Trophime, illustre & courageux martyr, * avec tes compagnons de lutte, procure le pardon * à ceux qui te chantent comme invincible au combat.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * qui porte ton Nom, ô Christ Dieu. * Réjouis les chrétiens orthodoxes par ta puissance * et donne-leur la victoire sur les ennemis ; * ayant pour secours ton arme de paix ** et trophée invincible.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Du dimanche après l’Exaltation (i.e. de la fête), ton 7 :
R/. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (i.e. de la fête), ton 1 :
V/. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
V/. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).

Evangile
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le mardi 2 février 2016, procession & messe solennelle de 19h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
  • Bénédiction des cierges
  • Distribution des cierges bénis :
    Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    Ave gratia plena, antienne de l’ancien rit parisien, tropaire de cette même fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin
    Antienne Exsurge, Domine
  • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo. L’antienne Adorna thalamum est un des apostiches idiomèles des grandes vêpres de cette fête au rit byzantin, composition de saint Côme de Maïouma († vers 787), introduite par la suite comme antienne processionnelle dans le rit romain.
  • Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
    • Kyrie sur le vieux noël « Joseph est bien marié »
    • Christe sur le vieux noël « Or nous dites Marie »
    • Kyrie sur le vieux noël « Une jeune pucelle de noble cœur »
  • Gloria de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
    • Laudamus te sur le vieux noël « Tous les bourgeois de Chastre »
    • Quoniam tu solus sanctus sur le vieux noël « Où s’en vont ces gays bergers »
  • Credo III
  • Sanctus : Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Prose parisienne de la fête de la Purification
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Sion orne ta chambre nuptiale – Antienne Adorna thalamum de saint Cosmas de Maïouma – VIIème ton russe stichéarique – adaptation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le lundi 2 février 2015, grand-messe de 19h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
  • Bénédiction des cierges
  • Distribution des cierges bénis :
    Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    Ave gratia plena, antienne de l’ancien rit parisien, tropaire de cette même fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin
    Antienne Exsurge, Domine
  • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo. L’antienne Adorna thalamum est un des apostiches idiomèles des grandes vêpres de cette fête au rit byzantin, composition de saint Côme de Maïouma († vers 787), introduite par la suite comme antienne processionnelle dans le rit romain.
  • Kyriale IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Credo III
  • A l’élévation : O salutaris géorgien – Sur l’air de « Shen Khar Venakhi » – « Tu es la vigne » – chant géorgien de l’école de Kakhétie – adaptation : Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tu modo vinea – hymne géorgienne à la Mère de Dieu – « Shen Khar Venakhi » – chant géorgien de l’école de Kakhétie (XIIIème siècle) – poésie de saint Damien (1093 † 1157), dans le monde le roi Démètre Ier de Géorgie – traductions latine & française : Nicolas Vodé Nakhashidzé – adaptation musicale : Henri de Villiers
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater

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Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de la Théophanie

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de la Théophanie a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de la Théophanie. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Baptême nettoie les fautes des humains ». Vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de la Théophanie employé par notre chœur, aux pages 24 à 42) :

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - icône de la fin du XVIIIème ou du début du XIXème sièclePremière ode – cantique de Moïse – Hirmos : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

V/. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Dans les flots du Jourdain, * Il recrée Adam qui s’était corrompu * & il brise la tête des dragons qui s’y étaient tapis * le Seigneur Roi des siècles ; ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Ayant revêtu la chair matérielle * de la flamme immatérielle de la divinité, * le Seigneur incarné de la Vierge * s’entoure des eaux du Jourdain, ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Celui qui des hommes efface la souillure * en se purifiant pour eux dans le Jourdain, * a pris leur apparence en demeurant ce qu’Il était, * & il illumine ceux qui sont dans les ténèbres, le Seigneur, ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - tryptique de Sainte-Catherine du Sinaï - XIIème siècleTroisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Toi qui jadis était stérile * & malheureusement privée d’enfants, * sois aujourd’hui dans l’allégresse, Eglise du Christ, * car par l’eau & l’Esprit des fils te sont nés * qui s’écrient avec toi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : A haute voix le Précurseur crie dans le désert : * Préparez les voies du Christ, * redressez les chemins de notre Dieu * en proclamant dans votre foi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

V/. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Qui a vu, s’écria le héraut, * se baigner le Soleil éclatant par nature, * pour que je Te purifie par l’eau, Eclat de gloire, * Figure du Père éternel, * & que moi, qui suis boue, * j’effleure le feu de Ta divinité ; ** tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu.

V/. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Moïse, te rencontrant, manifesta la piété que Dieu lui inspirait, * car dès qu’il perçut ta voix dans le buisson, * il détourna son regard aussitôt ; * et moi, comment pourrais-je te regarder et poser sur toi la main ? ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

V/. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Bien que doué d’une âme, de parole et de raison, * j’ai pour toi le respect des êtres inanimés ; * si je te baptise, j’aurai pour accusateurs * la montagne fumant au contact de ton feu, * la mer qui se retire et le Jourdain qui remonte son cours ; ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainCinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

V/. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Une multitude infinie de peuples étant venue * pour se faire baptiser par Jean, il se leva au milieu d’eux & leur adressa ces mots : * qui vous a appris, désobéissants, * à éviter la colère à venir ? * Accomplissez des fruits dignes du Christ, ** Il est ici & Il accorde la paix.

V/. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Celui qui a planté la création, * au milieu de nous se tenant comme l’un de nous, * prend possession des cœurs et, tenant en main * le van purificateur, il vanne sagement, * brûlant ce qui est stérile sur l’aire du monde entier * pour accorder la vie éternelle à qui porte du fruit.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainSixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

V/. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Né du Dieu et Père immatériellement, * de la Vierge, sans souillure, * le Christ prend chair * dont le Précurseur nous enseigne qu’il ne peut délier la courroie, * c’est-à-dire l’union du Verbe et de notre nature, ** puisqu’il est venu racheter les mortels de l’erreur.

V/. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : C’est le Christ qui baptisera dans le feu ultime * ceux qui désobéissent & ne le conçoivent pas en tant que Dieu ; * mais c’est dans l’Esprit que par la grâce & dans l’eau * Il renouvelle ceux qui reconnaissent sa divinité, * en les sauvant de leurs péchés.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

Théophanie de Notre SeigneurSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

V/. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les Puissances angéliques au Jourdain * se tenaient comme au ciel avec crainte et admiration, * contemplant l’extrême condescendance de Dieu, * puisque celui qui tient en mains * les eaux du firmament se tenait dans les ondes avec son corps, ** lui, le Dieu de nos Pères.

V/. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Jadis la nuée & la mer préfigurèrent la merveille du divin baptême, * car c’est en elles que le peuple fut baptisé dans sa traversée par le législateur ; * la mer était la figure de l’eau & la nuée, celle de l’Esprit ; * initiés par eux, nous crions : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

V/. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Nous tous, les croyants, pour en avoir reçu l’initiation * sans cesse louant Dieu, * avec les Anges glorifions le Père & le Fils & le Saint-Esprit, * la consubstantielle Trinité, * en trois personnes unique Dieu * pour lequel nous chantons : * Dieu de nos pères, tu es béni.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

V/. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Bannis toute crainte, dit le Rédempteur au Précurseur; * sois docile et viens à moi comme au Christ, * puisque je le suis par nature ; * cède à mon commandement; * baptise-moi dans mon abaissement, * moi que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

V/. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Dès qu’il entendit les paroles du Maître, * le Baptiste étendit la main en tremblant ; * mais lorsqu’il toucha la tête de son Créateur * il cria au baptisé : * sanctifie-moi, tu es mon Dieu * que les peuples louent ** & exaltent dans tous les siècles.

V/. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Au Jourdain se manifesta la Trinité, * la nature du suprême Dieu ; * le Père proclama : Celui qui est baptisé, * c’est mon Fils bien-aimé ; * et l’Esprit reposa sur son égal * que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

V/. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : V/. Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos :
Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

V/. Magnifie, ô mon âme, * celui qui vient dans le Jourdain * pour s’y faire baptiser.
V/. Magnifie, ô mon âme, * celui qui reçoit * du Précurseur le Baptême.

Tropaire : David, viens en esprit auprès des baptisés, * et dis-leur ce chant : * De Dieu en votre foi * approchez-vous, et vous serez illuminés; * un pauvre a crié – en sa chute c’est Adam -, * le Seigneur l’écoute, * il est venu dans les flots du Jourdain vers l’homme corrompu ** lui apporter le renouveau.

V/. Magnifie, ô mon âme, * l’objet du témoignage * que le Père rendit de sa voix.
V/. Magnifie, ô mon âme, * l’Un de la sainte Trinité * inclinant la tête pour être baptisé.

Tropaire : Isaïe proclame : Lavez-vous, purifiez-vous, * ôtez votre perversité de devant la face du Seigneur ; * venez à l’eau vive, vous qui avez soif ; * car pour les fidèles s’approchant de lui * le Christ fait sourdre l’eau du renouveau * et pour la vie éternelle ** les baptise dans l’Esprit.

V/. Prophète, viens donc, * étends sur moi la main, * hâte-toi de me baptiser.
V/. Prophète, à présent * baptise-moi sans hésiter : * je suis venu pour accomplir toute justice.

Tropaire : Le sceau de la grâce nous préserve, nous croyants : * comme les Hébreux jadis ont évité la destruction grâce aux portes marquées de sang, * ainsi nous soit, comme en l’exode, ce bain que Dieu nous offre pour nous régénérer * et grâce auquel nous pourrons voir aussi ** l’inaccessible lumière de la Trinité.

V/. Aujourd’hui le Seigneur * sous la main du Baptiste et Précurseur * incline la tête.
V/. Aujourd’hui saint Jean * baptise le Seigneur * dans les flots du Jourdain.

Catavasie : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.