Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de la Théophanie

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de la Théophanie a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de la Théophanie. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Baptême nettoie les fautes des humains ». Vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de la Théophanie employé par notre chœur, aux pages 24 à 42) :

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - icône de la fin du XVIIIème ou du début du XIXème sièclePremière ode – cantique de Moïse – Hirmos : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

V/. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Dans les flots du Jourdain, * Il recrée Adam qui s’était corrompu * & il brise la tête des dragons qui s’y étaient tapis * le Seigneur Roi des siècles ; ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Ayant revêtu la chair matérielle * de la flamme immatérielle de la divinité, * le Seigneur incarné de la Vierge * s’entoure des eaux du Jourdain, ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Celui qui des hommes efface la souillure * en se purifiant pour eux dans le Jourdain, * a pris leur apparence en demeurant ce qu’Il était, * & il illumine ceux qui sont dans les ténèbres, le Seigneur, ** car Il s’est couvert de gloire.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - tryptique de Sainte-Catherine du Sinaï - XIIème siècleTroisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Toi qui jadis était stérile * & malheureusement privée d’enfants, * sois aujourd’hui dans l’allégresse, Eglise du Christ, * car par l’eau & l’Esprit des fils te sont nés * qui s’écrient avec toi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : A haute voix le Précurseur crie dans le désert : * Préparez les voies du Christ, * redressez les chemins de notre Dieu * en proclamant dans votre foi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

V/. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Qui a vu, s’écria le héraut, * se baigner le Soleil éclatant par nature, * pour que je Te purifie par l’eau, Eclat de gloire, * Figure du Père éternel, * & que moi, qui suis boue, * j’effleure le feu de Ta divinité ; ** tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu.

V/. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Moïse, te rencontrant, manifesta la piété que Dieu lui inspirait, * car dès qu’il perçut ta voix dans le buisson, * il détourna son regard aussitôt ; * et moi, comment pourrais-je te regarder et poser sur toi la main ? ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

V/. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Bien que doué d’une âme, de parole et de raison, * j’ai pour toi le respect des êtres inanimés ; * si je te baptise, j’aurai pour accusateurs * la montagne fumant au contact de ton feu, * la mer qui se retire et le Jourdain qui remonte son cours ; ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainCinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

V/. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Une multitude infinie de peuples étant venue * pour se faire baptiser par Jean, il se leva au milieu d’eux & leur adressa ces mots : * qui vous a appris, désobéissants, * à éviter la colère à venir ? * Accomplissez des fruits dignes du Christ, ** Il est ici & Il accorde la paix.

V/. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Celui qui a planté la création, * au milieu de nous se tenant comme l’un de nous, * prend possession des cœurs et, tenant en main * le van purificateur, il vanne sagement, * brûlant ce qui est stérile sur l’aire du monde entier * pour accorder la vie éternelle à qui porte du fruit.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainSixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

V/. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Né du Dieu et Père immatériellement, * de la Vierge, sans souillure, * le Christ prend chair * dont le Précurseur nous enseigne qu’il ne peut délier la courroie, * c’est-à-dire l’union du Verbe et de notre nature, ** puisqu’il est venu racheter les mortels de l’erreur.

V/. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : C’est le Christ qui baptisera dans le feu ultime * ceux qui désobéissent & ne le conçoivent pas en tant que Dieu ; * mais c’est dans l’Esprit que par la grâce & dans l’eau * Il renouvelle ceux qui reconnaissent sa divinité, * en les sauvant de leurs péchés.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

Théophanie de Notre SeigneurSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

V/. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les Puissances angéliques au Jourdain * se tenaient comme au ciel avec crainte et admiration, * contemplant l’extrême condescendance de Dieu, * puisque celui qui tient en mains * les eaux du firmament se tenait dans les ondes avec son corps, ** lui, le Dieu de nos Pères.

V/. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Jadis la nuée & la mer préfigurèrent la merveille du divin baptême, * car c’est en elles que le peuple fut baptisé dans sa traversée par le législateur ; * la mer était la figure de l’eau & la nuée, celle de l’Esprit ; * initiés par eux, nous crions : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

V/. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Nous tous, les croyants, pour en avoir reçu l’initiation * sans cesse louant Dieu, * avec les Anges glorifions le Père & le Fils & le Saint-Esprit, * la consubstantielle Trinité, * en trois personnes unique Dieu * pour lequel nous chantons : * Dieu de nos pères, tu es béni.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

V/. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Bannis toute crainte, dit le Rédempteur au Précurseur; * sois docile et viens à moi comme au Christ, * puisque je le suis par nature ; * cède à mon commandement; * baptise-moi dans mon abaissement, * moi que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

V/. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Dès qu’il entendit les paroles du Maître, * le Baptiste étendit la main en tremblant ; * mais lorsqu’il toucha la tête de son Créateur * il cria au baptisé : * sanctifie-moi, tu es mon Dieu * que les peuples louent ** & exaltent dans tous les siècles.

V/. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Au Jourdain se manifesta la Trinité, * la nature du suprême Dieu ; * le Père proclama : Celui qui est baptisé, * c’est mon Fils bien-aimé ; * et l’Esprit reposa sur son égal * que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

V/. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : V/. Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos :
Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

V/. Magnifie, ô mon âme, * celui qui vient dans le Jourdain * pour s’y faire baptiser.
V/. Magnifie, ô mon âme, * celui qui reçoit * du Précurseur le Baptême.

Tropaire : David, viens en esprit auprès des baptisés, * et dis-leur ce chant : * De Dieu en votre foi * approchez-vous, et vous serez illuminés; * un pauvre a crié – en sa chute c’est Adam -, * le Seigneur l’écoute, * il est venu dans les flots du Jourdain vers l’homme corrompu ** lui apporter le renouveau.

V/. Magnifie, ô mon âme, * l’objet du témoignage * que le Père rendit de sa voix.
V/. Magnifie, ô mon âme, * l’Un de la sainte Trinité * inclinant la tête pour être baptisé.

Tropaire : Isaïe proclame : Lavez-vous, purifiez-vous, * ôtez votre perversité de devant la face du Seigneur ; * venez à l’eau vive, vous qui avez soif ; * car pour les fidèles s’approchant de lui * le Christ fait sourdre l’eau du renouveau * et pour la vie éternelle ** les baptise dans l’Esprit.

V/. Prophète, viens donc, * étends sur moi la main, * hâte-toi de me baptiser.
V/. Prophète, à présent * baptise-moi sans hésiter : * je suis venu pour accomplir toute justice.

Tropaire : Le sceau de la grâce nous préserve, nous croyants : * comme les Hébreux jadis ont évité la destruction grâce aux portes marquées de sang, * ainsi nous soit, comme en l’exode, ce bain que Dieu nous offre pour nous régénérer * et grâce auquel nous pourrons voir aussi ** l’inaccessible lumière de la Trinité.

V/. Aujourd’hui le Seigneur * sous la main du Baptiste et Précurseur * incline la tête.
V/. Aujourd’hui saint Jean * baptise le Seigneur * dans les flots du Jourdain.

Catavasie : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de Noël

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de Noël a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de Noël. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Christ fait homme demeure le Dieu qu’il était ». (traduction nouvelle employée à la Paroisse russe catholique de Paris – vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de Noël employé par le chœur, aux pages 58 à 77) :

Première ode – cantique de Moïse – Hirmos : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

V/. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Celui qui était flétri à cause de sa transgression, * celui qui, créé à l’image de Dieu, était tout entier asservi à la corruption * et déchu des hauteurs de la vie divine, * le sage Artisan le renouvelle, ** car il s’est couvert de gloire.

V/. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Voyant l’homme, œuvre de Ses propres mains en voie de perdition, * le Créateur incline les cieux et descend : * de la pure et divine Vierge, * il assume toute la substance humaine * et s’incarne véritablement, ** car il s’est couvert de gloire.

V/. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Sagesse, Verbe et puissance, * étant Fils et Éclat du Père, * le Christ Dieu, * à l’insu des puissances qui sont au-dessus du monde et de celles de la terre, * s’étant incarné, nous a recréés, ** car il s’est couvert de gloire.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

Troisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

V/. Mais celui qui se glorifie, qu’il le fasse en connaissant le Seigneur, en pratiquant droite justice au milieu de la terre.

Tropaire : L’Adam fait de poussière * avait eut en partage un meilleur souffle de vie, * mais il s’était laissé glisser dans la corruption par l’artifice de la femme ; * en voyant de loin le Christ fils de la Femme, * il s’écria : « Toi qui, pour moi, es devenu semblable à moi, ** Saint es-tu, Seigneur. »

V/. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Tu t’es conformé, * ô Christ, à ce qui était moindre, fait d’argile ; * et qui, participant à notre pauvre chair, lui communica ta divinité * en devenant homme tout en restant Dieu ; * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur.

V/. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : Bethléem, sois dans l’allégresse, * reine des princes de Juda, * car Celui qui fait paître Israël, qui est porté sur les épaules des chérubins, * le Christ, est sorti de toi aux yeux de tous * et, ayant relevé notre corne, ** Il a régné sur tous.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

V/. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

V/. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Tu t’es élevé, ô Maître, * comme l’étoile de Jacob, * Tu as rempli de joie les sages observateurs des astres, * adeptes des enseignements de l’antique devin Barlaam ; * eux qui T’étaient amenés comme les prémices des nations, * Tu les reçus ouvertement. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

V/. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Tu es descendu dans le sein virginal * comme la pluie sur la toison, ô Christ, * et comme les gouttes de rosée qui arrosent la terre. * L’Éthiopie, Tharsis, * les îles de l’Arabie et Saba, * ainsi que les chefs de toute la terre des Mèdes, ô Sauveur, * se sont prosternés devant Toi. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 04Cinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

V/. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.

V/. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 03Sixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

V/. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Il est venu en s’incarnant, le Christ, notre Dieu, * que le Père engendre dans Son sein avant l’étoile du matin ; * Lui qui tient les rênes des puissances immaculées, * Il est couché dans une crèche d’animaux et Il est emmailloté dans un haillon ; ** mais Il délie les liens enchevêtrés de nos péchés.

V/. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : Le Fils est né comme un petit enfant * de la chair d’Adam * et Il est donné aux croyants ; * c’est Lui, le Père et le Chef du siècle à venir * et Il est appelé l’Ange du Grand Conseil ; * c’est Lui, le Dieu fort et, dans Sa puissance, ** Il domine la création.

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** « Dieu de nos pères, tu es béni. »

V/. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les bergers veillant dans les champs * furent favorisés d’une vision lumineuse qui les terrifia : * la gloire du Seigneur brilla tout autour d’eux * et un ange leur cria : « Chantez, car le Christ est né : ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

V/. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Soudain, à la parole de l’ange, * les armées célestes s’écrièrent : * « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, * paix sur terre, aux hommes, bienveillance ; * le Christ a resplendi. ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

V/. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : « Quelle est cette parole ? dirent les bergers ; * allons et voyons cet avènement : * c’est le Christ Divin ». * Et une fois arrivés à Bethléem, ils L’adorèrent * avec Celle qui L’avait engendré et chantaient : ** « Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

V/. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : La fille de Babylone * attira de Sion vers elle les enfants de David * conquis à la pointe de l’épée, * mais elle renvoie à la Fille de David, qui tient Dieu dans ses bras, * ses enfants les mages porteurs de présents, pour l’implorer. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

V/. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Les chants de deuil avaient écarté * les instruments de musique, * car les enfants de Sion ne chantaient pas sur une terre étrangère ; * mais le Christ, se levant à Bethléem, * dissipe les errements de Babylone et toutes ses harmonies musicales. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

V/. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Babylone reçut * les dépouilles de la Reine de Sion * et ses richesses conquises à la pointe de l’épée, * mais le Christ, attire à Sion les trésors de Babylone * avec ses rois observateurs des astres, au moyen d’une étoile qui les guide. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

V/. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : V/. Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable & plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Hirmos :
Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

V/. Magnifie, mon âme, le Dieu qui, dans la chair, est né de la Vierge.
V/. Magnifie, mon âme, le Roi né dans la grotte.

Tropaire : Voyant le cours inusité * d’un astre extraordinaire et nouveau * qui venait de briller et répandait dans le ciel une lumière éclatante, * les mages conclurent que le Christ Roi était né sur terre à Bethléem ** pour notre salut.

V/. Magnifie, mon âme, le Dieu adoré par les mages.
V/. Magnifie, mon âme, la pure Vierge qui mit au monde le Christ Roi.

Tropaire : Lorsque les mages dirent : * « Où se trouve le jeune Roi nouveau-né * dont nous avons vu l’étoile, * car nous sommes venus L’adorer ? », * Hérode, l’ennemi de Dieu, * devint fou et se troubla, ** s’agitant pour faire périr le Christ !

V/. Magnifie mon âme, la pure Vierge et seule Mère de Dieu qui mit au monde le Christ Roi.
V/. Les mages et les pasteurs vinrent adorer le Christ né dans la ville de Bethléem.

Tropaire : Hérode se fit préciser le temps de l’apparition de l’étoile * sous la conduite de laquelle les mages vinrent à Bethléem * adorer le Christ avec leurs présents. * Mais reconduits par elle dans leur patrie, * ils laissèrent ce cruel infanticide, ** s’étant joués de lui.

V/. En ce jour, la Vierge enfante le Maître à l’intérieur d’une grotte.

Catavasie : Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le dimanche 2 février 2014, grand-messe de 11h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
  • Bénédiction des cierges
  • Distribution des cierges bénis :
    Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    Ave gratia plena, antienne de l’ancien rit parisien, tropaire de cette même fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin
    Antienne Exsurge, Domine
  • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo. L’antienne Adorna thalamum est un des apostiches idiomèles des grandes vêpres de cette fête au rit byzantin, composition de saint Côme de Maïouma († vers 787), introduite par la suite comme antienne processionnelle dans le rit romain.
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Ave Virgo gloriosa – motet à double chœur à la T.S. Vierge – Henri de Villiers, sur un thème de Loyset Compère
  • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
  • A l’élévation : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Tantum ergo « Vigilantium » – hymne du Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – adaptation & harmonisation : Henri de Villiers
  • Ite missa est IV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Sion orne ta chambre nuptiale – Antienne Adorna thalamum de saint Côme de Maïouma – adaptation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple

    Saint-Eugène, le samedi 2 février 2013, messe de 9h30 (répétition pour les choristes à 9h).

    > Catéchisme sur la fête de la Purification

    Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.

    Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    • Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
    • Bénédiction des cierges
    • Distribution des cierges bénis :
      Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
      Ave gratia plena, antienne de l’ancien rit parisien, tropaire de cette même fête au rit byzantin, anciennement traduit en latin
      Antienne Exsurge, Domine
    • Procession de la Chandeleur : antiennes Adorna thalamum & Responsum accepit – répons Obtulerunt pro eo. L’antienne Adorna thalamum est un des apostiches idiomèles des grandes vêpres de cette fête au rit byzantin, composition de saint Cosmas de Maïouma († vers 787), introduite par la suite comme antienne processionnelle dans le rit romain.
    • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
    • Gloria IV
    • Trait : Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
    • Credo III
    • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
    • Pendant les encensements de l’offertoire : Stupete gentes – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul – plain-chant de Nicolas-Antoine Lebègue (1631 † 1701), organiste de Saint-Merry et du roi à Versailles – traduction extraite du Missel de Paris latin-français de 1764.
    • Sanctus de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je ne vie »
    • Après la Consécration : O salutaris Hostia d’après Alexis V. Kastorsky (1869 † 1944), chantre de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg – adaptation Henri de Villiers
    • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
    • Pendant la communion : In festo Purificationis – motet pour la Chandeleur (H. 318) – Marc-Antoine Charpentier
    • Ite missa est IV
    • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
    • Procession de sortie : Sion orne ta chambre nuptiale – Antienne Adorna thalamum de saint Cosmas de Maïouma – adaptation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.