Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Vêpres pontificales à Merton College ce soir

En cette belle fête de la décollation de saint Jean Baptiste, nous nous préparons à chanter les secondes vêpres célébrées pontificalement par Mgr Rifan, évêque & supérieur de la Fraternité Saint-Jean-Marie-Vianney (Campos, Brésil). Avant les vêpres, le recteur de Merton allume tous les cierges du chœur :

Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

L’ennui lorsque l’on chante au lutrin, c’est qu’on ne peut décemment pas mitrailler de photos durant les cérémonies. Donc, hélas, vous n’aurez pas cette fois un aussi bel échantillon qu’à Wigratzbad au début de cet été, mais bon, j’ai essayé de me rattraper à l’issue de ces sublimes vêpres pontificales de ce soir. Voici LL.EE. Mgr Rifan & Mgr Slattery :

Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

Monsieur Julian Chadwick, chairman de la Latin Mass Society of England & Wales :

Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

Monsieur Julian Chadwick en compagnie du R.P. Hugh Allan, supérieur des Chanoines réguliers de Prémontré Anglais :

Vêpres pontificales à Merton College, Oxford

Messe solennelle de la Décollation de saint Jean Baptiste, Merton College, Oxford

Aujourd’hui, nous avions la très belle fête liturgique de la Décollation de saint Jean Baptiste. Les textes sont très beaux (même si les 2ndes & 3èmes antiennes des laudes & des vêpres nous ont fait hurler de rire à chaque répétition par les mauvais jeux de mots que l’on pouvait y faire en français ! Dieu merci, un tel scandale a été évité lors des offices ! 😉 ).

Après les laudes le matin, voici la messe solennelle. Nous chantons au merveilleux lutrin de Merton, sur notre graduel & notre kyriale de chœur, l’acoustique est réellement fabuleuse & autorise mille nuances subtiles impossibles à rendre à Saint-Eugène :

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

Le diacre chante l’évangile (notez la camerawoman de la BBC ! Nous allons passer à la Télé anglaise !) :

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

Durant les encensements de l’offertoire :

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

Admirons les ornements gothiques anciens. Magnifiques, non ? Normal, ce sont ceux de Philippe ! 😉

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

Après la messe, petite photo souvenir autour du lutrin de « that travelling French Schola » ! 🙂 . Philippe, Gilles, votre serviteur & Marc.

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

Les mêmes, mais avec le R.P. Gabriel :

Messe de la saint Jean Baptiste à Merton College, Oxford

IIndes vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

Ce matin, nous avons chanté la messe du supérieur des Chanoines réguliers de la Nouvelle Jérusalem, dont c’était la fête patronale, puisque saint Augustin a donné leur règle aux chanoines. Ce soir, très bel office de vêpres, même si nos faux-bourdons à 3 voix d’hommes sont encore un peu crispés (ils seront mieux demain). Difficile de prendre des photos en pleine cérémonie. En voici quelques unes, pour vous donner une idée de la beauté des offices que nous vivons ici :

Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

Sortie de vêpres :

Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

Le recteur de la chapelle de Merton éteint les cierges des lustres :

Vêpres de saint Augustin à Merton College, Oxford

Retour à Merton, Oxford

Quelle joie ce lundi de retrouver cette année encore les charmes d’Oxford & le climat si extraordinaire de Merton College !

Voici la vue de ma chambre :

Chapelle de Merton College, Oxford

Il s’agit de la chapelle du collège. Merton a été fondé en 1264, c’est l’un des trois plus anciens collèges de l’Université d’Oxford.

Voici l’intérieur de la chapelle la nuit. Comme la plupart des chapelles de collèges, elle ne possède pas de nef (puisque pas de peuple, historiquement), mais juste un transept devant un chœur liturgique, fermé par un magnifique jubé en bois :

Chapelle de Merton College, Oxford

Les armes du collège, figurant sur le jubé, sont celles de son fondateur, Walter de Merton, chancelier d’Angleterre & évêque de Rochester, les voici ci-après. Il voulu créer une communauté autonome d’étudiants, résidants dans des bâtiments de structure monastique. Les cloîtres aussi bien que les statuts de Merton ont constitué un modèle pour la fondation des autres collèges d’Oxford & de Cambridge des siècles postérieurs.

Chapelle de Merton College, Oxford

Voici le chœur de Merton, où nous chanterons les offices & la messe traditionnels (pour l’heure, c’est la répétition nocturne) – notez le retable de l’autel, qui est de l’école de Tintoret :

Chapelle de Merton College, Oxford

Marc se fait présenter l’orgue par Andrew, notre ami organiste qui assure les différents offices de cette session de la Latin Mass Society.

Chapelle de Merton College, Oxford

Enfin, voici le merveilleux lutrin de Merton, offert à la chapelle en 1504 par Jean Martock. Il est plus ancien & porte les armes de la famille de Fiztgerald :

Lutrin de Merton College, Oxford

Quelles délices de chanter dans un pareil cadre !

Sortie imminente ???

La messe traditionnelle pour les nuls

😉

En attendant la sortie de ce best-seller mondial, je vous rappelle les possibilités suivantes :

  • venir à la session de formation à la messe traditionnelle organisée par la Latin Mass Society à Merton College, Oxford (où nous chanterons les offices au lutrin) – 50 prêtres sont inscrits, & on annonce la venue de trois évêques,
  • l’admirable site des chanoines réguliers de saint Jean Cantius : Sancta Missa.
  • Session de plain-chant à Arequipa

    Je ne pourrai hélas pas assister à la session autour du chant vieux-romain organisée par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile autour de Marcel Pérès, mais je vous incite vivement à vous y inscrire.

    Quant à moi, en effet, je serai à Arequipa, seconde ville du Pérou, à l’invitation de son archevêque, afin de donner une session de cours aux cinquante séminaristes diocésains dans le cadre du lancement de l’Institut de Musique Sacrée de cette ville. Voici la cathédrale d’Arequipa :

    Cathédrale d

    Et voici le programme que je développerai à Arequipa :

    Stage de plain-chant Arequipa – septembre 2007

    Jeudi 6 septembre

    Cours pratique : Les signes du plain-chant

  • Brève histoire de la notation carrée
  • La portée & les clefs
  • La notation des neumes
  • Les barres
  • Les autres signes (les signes d’allongement, les altérations, les guidons)
  • Répétition : Pratique de la psalmodie.

  • La psalmodie ou le meilleur exercice de chant en commun
  • savoir adapter les formules des 8 tons à l’accentuation du texte des psaumes
  • savoir entonner un psaume
  • les astuces de la psalmodie antiphonée : le ton du chœur, le tuilage, garder le ton
  • mise en place du chant des complies
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (1)

  • Dans l’Ecriture
  • Aux premiers siècles de l’Eglise
  • Les trois formes essentielles du chant liturgique chrétien : directané, responsorial & antiphoné
  • Caractères permanents des différents chants liturgiques dans les différents rits chrétiens orientaux & occidentaux
  • Ce qu’est un chant vraiment sacré (a contrario : qu’est ce que de la musique religieuse mais non sacrée)
  • Liturgie

  • Chant de l’office de complies grégoriennes après le souper
  • Vendredi 7 septembre

    Cours pratique : L’organisation du chant en huit tons ecclésiastiques

  • Brève histoire comparée du chant liturgique dans les différents rits de l’Orient & de l’Occident
  • Les huit tons de l’Eglise
  • Notes toniques & dominantes pour les huit tons
  • Tons authentes & tons plagaux (les notes médiantes)
  • En quoi les huit tons d’Eglise sont plus riches que la tonalité moderne
  • Répétition : Pratique des huit tons.

  • Chant des antiennes de tous les offices de la session, groupées par tons
  • mise en place du chant des vêpres & laudes de la Fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie
  • Conférence théorique : Histoire du chant liturgique (2)

  • Le chant liturgique romain : Saint Grégoire le Grand & son œuvre
  • Diffusion du chant romain dans l’Empire carolingien : la liturgie romano-franque
  • Le plain-chant après le Moyen-Age : permanence des traditions
  • La codification issue du Concile de Trente
  • Les réformes du XXème siècle
  • Liturgie

  • Chant des premières vêpres de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge (en fin d’après-midi)
  • Chant de l’office de complies après le souper
  • Lire plus

    Stage de chant avec Marcel Pérès

    Marcel Pérès - Organum

    La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre et l’Association des Amis de Sainte-Cécile organisent conjointement avec Marcel Pérès une session de formation au chant grégorien.

    Objectifs : Bénéficier de l’enseignement d’un spécialiste de renommée internationale dans un cadre liturgique traditionnel.

    Participants : Clergé et laà¯cs pas forcément spécialistes de grégorien : le stage fait appel à la mémoire plus qu’au déchiffrage.

    Liturgie : les offices quotidiens suivront le rite romain traditionnel, dit extraordinaire. Présence de nombreux prêtres.

    Dates et lieu : Maison Padre Pio de la FSSP, à Francheville, à proximité immédiate de Lyon. Arrivée des participants le lundi 3 septembre au matin. Fin de la session samedi 8 septembre, Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.

    Coûts : Frais pédagogiques 100 €, repas sur place 30 € par jour, hébergement en chambres individuelles (pour hommes seulement) à la maison Padre Pio, laisser une offrande.

    Inscriptions : Veuillez envoyer un courrier aux Amis de Sainte-Cécile, 4 rue Jules Bourdais, 75017 Paris avec vos coordonnées et un acompte de 30€ au nom de l’Association des Amis de Sainte-Cécile, ou vous faire connaître par e-mail sur le site de l’association ou encore en appelant le 06 84 75 34 50.

    Description détaillée de la session :

    L’objectif de cette session sera d’éclairer les fondements du chant ecclésiastique latin pour une meilleure compréhension de son histoire, au-delà de l’historiographie en usage depuis un siècle et demi dans l’église catholique romaine. A partir du vieux chant romain seront étudiés concrètement les principes de bases du chant latin : la psalmodie ainsi que l’art de la lecture et de la proclamation des textes liturgiques.

    Jusqu’au XIIIe siècle le répertoire, aujourd’hui appelé « vieux romain », accompagnait à Rome les liturgies pontificales. Puis il fut oublié. Redécouvert au début du XXe siècle, il n’a toujours pas trouvé la place qui devrait être la sienne dans l’imaginaire de l’homme occidental et au-delà dans celui de toutes les civilisations qui découlent des mêmes origines sémitiques et grecques. En amont, il nous livre la clé de la filiation entre le chant du Temple de Jérusalem et l’héritage de la musique grecque. En aval, il nous permet de suivre et de comprendre les trésors de la cantillation coranique. En dehors de certains cercles musicologiques très restreints, ce répertoire est aujourd’hui inconnu des musiciens, des ecclésiastiques et du public. Pourtant il nous livre la plus ancienne version de la musique gréco-latine de l’antiquité tardive et représente le chaînon manquant entre le chant byzantin, le chant copte, le chant syriaque, la musique arabe et la musique occidentale.

    Messe en l’honneur des Martyrs de Septembre

    2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, messe à 16h30

    Bienheureux Martyrs de Septembre

    Ce 2 septembre prochain, notre Schola a été sollicitée afin de chanter la sainte messe à la Chapelle de La Salpétrière, messe en l’honneur des bienheureux Martyrs de Septembre.

    J’espère que vous serez nombreux à nous rejoindre pour cette magnifique occasion.

    *

    Dans les premiers jours de Septembre 1792 (du 2 au 7), alors que la famille royale était emprisonnée au Temple, les révolutionnaires se livrèrent à une vaste opération d’épuration dans les prisons et les hôpitaux de Paris : ce sont les fameux massacres de Septembre qui firent des milliers de victimes. Ces massacres se prolongèrent aussi dans quelques villes de province.

    Nombre de ces victimes étaient des ecclésiastiques & il est clair qu’ils furent massacrés en haine de la foi catholique, ce pourquoi l’Eglise les a béatifiés en tant que martyrs : la fête liturgique des Bienheureux Martyrs de Septembre 1792 se célèbre le 2 septembre, non seulement à Paris, mais en nombre de diocèses de province qui eurent des membres de leur clergé emprisonnés et massacrés à Paris.

    Mais à côté des martyrs de la foi, il y a une foule innombrable (plusieurs milliers) de pauvres gens qui furent également massacrés de manière épouvantable simplement parce qu’ils se trouvaient à ce moment-là détenus dans les prisons, ou dans les hôpitaux : on massacra à Bicètre, à la Conciergerie, au Grand-Châtelet, à l’Abbaye, à la Force… et à la Pitié-Salpétrière.

    On massacra les prisonniers de droit commun, on massacra les « filles de joie », on massacra des malades et des handicapés, on massacra des orphelins mineurs… C’est une folie sanguinaire à peine imaginable qui inaugure la grande terreur !

    Pour célébrer la mémoire des martyrs glorieux mais aussi pour rappeler ces innombrables victimes anonymes, le dimanche 2 septembre 2007 dans la chapelle St-Louis de la Pitié-Salpétrière, à 16h30, une sainte messe sera célébrée selon le rite latin antiquior.

    Faites-le savoir autour de vous dès à présent, retenez cette date, et surtout venez!

    Aumônerie traditionnelle au Pèlerinage national de Lourdes

    Sanctuaire de Lourdes

    En plein accord avec Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes et avec Mgr Zambelli, recteur des sanctuaires, des messes, selon la « forme extraordinaire » du Missel Romain, missel du Bx Jean XXIII, seront célébrées chaque jour dans les Sanctuaires de Lourdes par des Chapelains et des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre :

  • du 12 au 15 août : messe chantée à 9H30 à la Basilique Supérieure (Immaculée Conception) les 12 et 15 par un chapelain, les 13 et 14 par Monsieur l’abbé Pozzetto,
  • du 12 au 16 août : messe basse à 6h15 dans la même Basilique par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre,
  • du 12 au 15 août : messes chantées par un prêtre de la Fraternité Saint-Pierre à la crypte (juste en-dessous de la Basilique Supérieure) les 12, 14 et 15 août; le 13 à la Basilique Supérieure.
  • Par ailleurs :

  • du 11 au 15 août un chapelet sera récité en face de la Grotte (de l’autre côté du Gave) à 22h ; possibilité de se confesser,
  • le 14 un Chemin de la Croix aura lieu à 14H30 au grand Chemin de Lourdes ; départ en face de la Basilique Supérieure.
  • Confessions possibles pendant les messes et à la demande.

    Pour d’autres renseignements, sans abuser, un téléphone : 06 08 26 23 64.

    Prêtres de la Fraternité Saint-Pierre présents :

  • M. l’abbé Hubert Bizard, Vice-Recteur du Séminaire de Wigratzbad,
  • M. l’abbé Augustin Cayla, prêtre dans le diocése de Versailles,
  • sous la responsabilité de Mr l’abbé François Pozzetto, Aumônier de ND de Chrétienté et Directeur de l’Oeuvre des retraites de la Fraternité Saint-Pierre.
  • Servants et de chanteurs sont priés de se faire connaître ; merci d’apporter vos 800, ainsi que vos soutanes & surplis.

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos

    LITURGIE. Le motu proprio Summorum pontificum
    Nova et vetera

    Benoît XVI a signé et publié le document qui libéralise l’usage du Missel Romain édité par le pape Jean XXIII en 1962. Interview du cardinal Darí­o Castrillón Hoyos, président de la commission Pontificale « Ecclesia Dei » : « La première erreur d’interprétation est de dire qu’il s’agit d’un retour au passé. Il n’en est pas ainsi. »

    S. E. le cardinal Hoyos célèbre la sainte messe
    dans le rit romain traditionnel
    à l’autel papal de Sainte-Marie-Majeure le 24 mai 2003.
    La Schola Sainte Cécile chanta cette messe historique.
    Photo prise depuis la tribune du chœur par un choriste.

    Interview du cardinal Darío Castrillón Hoyos par Gianni Cardinale (30 jours)

    Eminence, quel est le sens de ce motu proprio qui libéralise l’usage du Missel dit de saint Pie V ?

    DARIO CASTRILLON HOYOS : Quand ont eu lieu, après le Concile Vatican II, les changements dans la liturgie, des groupes importants de fidèles et aussi d’ecclésiastiques se sont sentis mal à l’aise parce qu’ils étaient fortement liés à la liturgie en vigueur depuis des siècles. Je pense aux prêtres qui avaient célébré pendant cinquante ans cette messe suivant le rite de saint Pie V et qui, à l’improviste, se sont trouvés dans l’obligation d’en célébrer une autre, je pense aux fidèles habitués depuis des générations à l’ancien rite, je pense aussi aux petits, comme les enfants de chœur, qui se sont trouvés tout d’un coup dépaysés car ils devaient servir la messe selon le Novus ordo. Il y a donc eu un malaise à différents niveaux. Pour certains, celui-ci était même de nature théologique, car ils estimaient que l’ancien rite exprimait mieux que celui qui avait été introduit le sens du sacrifice. D’autres, pour des raisons culturelles aussi, avaient la nostalgie du chant grégorien et des grandes polyphonies qui étaient une richesse de l’à‰glise latine. Et ce qui aggravait le tout, c’est que ceux qui éprouvaient ce malaise attribuaient ces changements au Concile, alors qu’en réalité le Concile en soi n’avait ni demandé ni prévu les détails de ces changements. La messe que célébraient les pères conciliaires était la messe de saint Pie V. Le Concile n’avait pas demandé la création d’un nouveau rite, mais un usage plus large de la langue vernaculaire et une plus grande participation des fidèles.

    D’accord, c’était le climat qu’on respirait il y a quarante ans. Mais aujourd’hui, la génération qui avait manifesté ce malaise n’existe plus. Et il y a plus: le clergé et le peuple se sont habitués au Novus ordo, et dans leur immense majorité, ils s’en trouvent très bien.

    CASTRILLON HOYOS : C’est exactement cela : dans leur immense majorité, même si un grand nombre ignore ce qui a été laissé de côté avec l’abandon de l’ancien rite. Mais tout le monde ne s’est pas habitué au nouveau rite. Curieusement, il semble même que fleurisse, dans les nouvelles générations, parmi les laà¯cs comme parmi les clercs, un intérêt et une estime envers l’ancien rite. Et il s’agit de prêtres et de simples fidèles qui n’ont parfois rien à voir avec les disciples de Mgr Lefebvre. Il y a là des faits, des faits de l’à‰glise, auxquels les pasteurs ne peuvent faire la sourde oreille. C’est pour cela que Benoît XVI, qui est un grand théologien à la profonde sensibilité liturgique, a décidé de promulguer le motu proprio.

    Mais n’y avait-il pas déjà un indult ?

    CASTRILLON HOYOS : Si, il y avait déjà un indult, mais Jean Paul II avait déjà compris que l’indult n’avait pas été suffisant, ne serait-ce que parce que certains prêtres et certains évêques rechignaient à l’appliquer, mais surtout parce que les fidèles qui désirent célébrer avec l’ancien rite ne doivent pas être considérés comme des fidèles de deuxième catégorie. Il s’agit de fidèles auxquels doit être reconnu le droit d’assister à une messe qui a nourri le peuple chrétien pendant des siècles, qui a nourri la sensibilité de saints tels que saint Philippe Neri, don Bosco, sainte Thérèse de Lisieux, le bienheureux Jean XXIII et le serviteur de Dieu, Jean Paul II lui-même. Ce dernier, comme je viens de le dire, avait compris le problème de l’indult et il avait donc déjà l’intention d’étendre l’usage du Missel de 1962. Je dois dire que dans les rencontres avec les cardinaux et avec les chefs de dicastères au cours desquelles on avait parlé de ces mesures, les résistances étaient vraiment très limitées. Benoît XVI, qui a suivi ce processus depuis le début, a franchi ce pas important déjà imaginé par son grand prédécesseur. Il s’agit d’une mesure pétrinienne émise par amour du grand trésor liturgique qu’est la messe de saint Pie V, et aussi par amour de pasteur envers un groupe considérable de fidèles.

    Et pourtant, les résistances n’ont manqué de la part d’une partie des représentants de l’épiscopat eux-mêmes…

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