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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 22 septembre 2013, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

  • Entrée du clergé : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • A l’élévation : O salutaris – d’après Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie
  • Pendant la communion : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Je vous salue avec amour – Angelus breton
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Joachim & Anne – ton 4

    Saints Joachim & Anne, parents de la Mère de DieuParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 septembre 2013 du calendrier grégorien – 9 septembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Le rit byzantin célèbre usuellement au lendemain des grandes fêtes les protagonistes secondaires de l’évènement qui vient d’être fêté. Aussi est-ce tout naturellement que les parents de la Mère de Dieu, saints Joachim & Anne, soient fêtés le 9 septembre, au lendemain de la grande fête de la Nativité de la Sainte Vierge.

    Nous sommes dans les 4 jours d’après-fête de la Nativité de la Mère de Dieu. Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres. Aussi ce dimanche combine le XIIIème dimanche après la Pentecôte, ton IV, l’après-fête de la Nativité, les saints Joachim & Anne et le dimanche avant la Croix.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’après-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 4, 4 tropaires de la 1ère ode du 1er canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Saints.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
    2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
    3. Tropaire des Saints, ton 1 : Etant justes dans la grâce de la Loi, * Joachim & Anne pour nous ont fait naître l’enfant donné par Dieu ; * c’est pourquoi la sainte Eglise en ce jour, * exulte, radieuse, & fête dans la joie * votre mémoire vénérable, en louant Dieu ** qui nous suscite une force de salut dans la maison de David.
    4. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion des Saints, ton 2 : Anne se réjouit maintenant * que les chaînes de sa stérilité sont brisées ; * elle nourrit la Vierge tout-immaculée, * invitant l’univers à célébrer * Celui qui donne aux hommes comme fruit de son sein ** la seule Vierge Mère et Epouse inépousée.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    Des Saints, ton 4 :
    ℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

    Epître
    Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    [Du dimanche.]
    [Des Ancêtres de Dieu : Philippiens (§ 210) IV, 22–31.
    Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, qui n’enfantais point ; pousse des cris de joie, toi qui ne devenais point mère : parce que celle qui était délaissée, a plus d’enfants que celle qui a un mari.]

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De la Nativité de la Mère de Dieu
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

    Evangile
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
    [Du dimanche.]
    [Des Ancêtres de Dieu : Luc (§ 36) VIII, 16–21.
    Mais il leur répondit : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent.]

    A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, de la fête
    Verset : Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
    Hirmos de la 9ème ode du second canon de matines, œuvre de saint André de Crète, évêque de Gortyne (c. 660 † 740) : Étrangères aux mères, la virginité,* et étranger aux vierges, l’enfantement ; * mais en toi, Mère de Dieu, * les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Nativité de la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la fête de saint Matthieu – messe en la Basilique Saint-Remi de Reims

    Hendrick Ter Brugghen - l'appel de saint Matthieu - 1621 -Central Museum UtrechtBasilique Saint-Remi de Reims, le samedi 21 septembre 2013, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    L’apôtre et Évangéliste Matthieu, appelé aussi Lévi, était assis à son comptoir, lorsque le Christ lui fit entendre son appel. Il le suivit sans tarder et le reçut à sa table, lui et les autres disciples. Après la résurrection du Christ, avant de quitter la Judée pour la contrée qui lui était échue à évangéliser, il écrivit le premier, en hébreu, l’Évangile de Jésus-Christ, pour les Juifs convertis. Puis il partit pour l’Éthiopie, où il prêcha la bonne nouvelle, confirmant sa doctrine par de nombreux miracles.
    IVème leçon des vigiles nocturnes de la fête, au second nocturne.

  • Procession d’entrée : Dixit Dominus – VIIIème ton – faux-bourdon parisien
  • Propre grégorien du jour – Ordinaire : Missa Exsultate Deo (1659) de François Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims
  • Epître : Ezéchiel 1, 10-14 : Pour ce qui est de la forme qui y paraissait, ils avaient tous quatre une face d’homme, tous quatre à droite une face de lion, tous quatre à gauche une face de bœuf, et tous quatre au-dessus une face d’aigle.
  • Evangile : Matthieu IX, 9-13 : Jésus sortant de là, vit en passant un homme assis au bureau des impôts, nommé Matthieu, auquel il dit : Suis-moi. Et lui aussitôt se leva, et le suivit.
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle aux Descalzas Reales de Madrid
    Ave Maria – Tomás Luis de Victoria
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Laudes carolingiennes & station au tombeau de saint Remi
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

    Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2013 du calendrier grégorien, 8 septembre 2013 du calendrier julien, tierce & divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 10h.

    Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

    Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

    Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

    Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

    Aux heures
    Tropaire dde la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

    Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires de la 3ème ode du premier canon de la fête (œuvre de saint Jean Damascène) & 4 tropaires de la 6ème ode du second canon de la fête (œuvre de saint André de Crète) :
    1. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
    2. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
    3. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin : * chantons-la comme la Mère de Dieu, * le secours, la protection de l’univers.
    4. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.
    5. Nous chantons ta sainte nativité, * nous vénérons aussi ta virginale conception, * divine Epouse et Vierge inépousée ; ** avec nous exultent les Anges et les âmes des Saints.
    6. Vierge pure, plus sainte que les Saints, * tes chastes parents t’amenèrent au temple du Seigneur * pour y être élevée saintement ** et préparée à ta divine maternité.
    7. Stériles et mères, dansez de joie, * courage, exultez, les sans-enfants, * car la Stérile enfante la Mère de Dieu ** qui va délivrer Adam et Eve de la malédiction et des douleurs.
    8. J’entends David chanter à ton sujet : * A ta suite des vierges sont amenées * vers le palais du Roi ; et moi aussi, ** avec lui je te chante comme fille du Roi.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    3. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

    Prokimen
    De la fête, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    ℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

    Epîtres
    De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
    Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

    Alleluia
    De la fête, ton 8 :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).
    ℣. Les peuples les plus riches chercheront ta faveur (Psaume 44, 13.)

    Evangile
    De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
    Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

    Verset de communion
    De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Fichier PDF du livret des choristes.

    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 23 septembre 2012, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Dimanche du plus grand commandement.

    Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
    Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Ephésiens 4, 1-6.
    Un Seigneur, une foi, et un baptême ; un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui étend sa providence sur tous, et qui réside en nous tous.
  • Evangile : Matthieu XXII, 34-46.
    Maître ! quel est le grand commandement de la loi ?
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pendant les encensements de l’offertoire, Exultáte justi in Domino, motet sur le psaume 32 de Ludovico Grossi da Viadana (1564 † 1627), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
  • O salutaris Hostia sur le ton de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – texte de Saint Thomas d’Aquin – musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IInd ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XIIème dimanche après la Pentecôte – saint Mammès – saint Jean IV le Jeûneur – ton 3

    Saint Mammès le mégalomartyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 septembre 2013 du calendrier grégorien, 2 septembre 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Mammès le mégalomartyr.

    Saint Mammès (ou Mammas, Mamas, Mamant, Mamet) fut martyrisée à Césarée de Cappadoce lors de la brève persécution de l’empereur Aurélien vers l’an 274. On ne sait que peu de choses de sa vie et des circonstances de son martyre sinon par les panégyriques qu’on laissés sur lui saint Basile le Grand, évêque de Césarée (Homélie XVI) et saint Grégoire de Naziance (Oraison 43). Saint Basile nous apprend que saint Mammès était un pauvre berger qui n’avait de grand que sa pauvreté et sa piété, n’ayant d’autre biens que sa besace & son bâton et d’autre toit que le ciel. Le berger saint Mammès était proche des animaux et ceux-ci le vénéraient de façon surnaturelle. Saint Grégoire – natif de Césarée – nous rapporte que les biches de la forêt se pressaient autour de lui comme des animaux domestiques afin de se faire traire pour le nourrir de leur lait (il est amusant de savoir que la spécialité locale de la ville de Saint-Mammès en Seine-et-Marne fut longtemps le fromage frais de biche à l’anguille !).

    Martyre de saint MammèsEncore tout jeune, saint Mammès souffrit le martyre dans les arènes de Césarée, éventré par les païens au moyen d’un trident, après que les lions eurent refusés de le dévorer.

    La ville de Césarée de Cappadoce conserva les saintes reliques du martyr après sa mort et saint Grégoire le Théologien nous rapporte que saint Mammès était tenu pour le pasteur de sa ville, accordant après sa mort de très nombreuses grâces par son intercession. Saint Basile nous rapporte que non seulement de nombreuses guérisons – y compris des résurrections d’enfants morts – furent accordées par Dieu par l’intercession du mégalomartyr, mais que saint Mammès était apparu à plusieurs occasions après sa mort. Aussi la fête de ce saint était célébrée par une grande solennité dans la métropole de Césarée. Cette fête était célébrée avec une vigile solennelle le premier jour de l’année du temps de saint Basile – soit donc le 1er septembre. La fête a été depuis déplacée au lendemain, 2 septembre. Outre ce jour de fête principale, il s’en faisait une seconde au printemps à Césarée, à Naziance et dans le reste de la Cappadoce.

    La ville de Césarée possédait une église dédiée à saint Mammès et construite sur son tombeau. A ce propos, saint Grégoire de Naziance et Sozomène rapportent une histoire curieuse : vers le milieu du IVème siècle, les cousins de l’empereur Constance, Gallus et Julien (surnommé par la suite l’Apostat), alors en résidence à Césarée, décidèrent de construire cette basilique en l’honneur de saint Mammès sur son tombeau même, se partageant le chantier. Mais tandis que le chantier de Gallus avançait sereinement, la partie que s’était attribuée Julien ne cessa d’être frappée d’accidents qui ruinaient systématiquement tout progrès, ce qui fut après coup interprété comme un signe prémonitoire du terrible règne de ce prince apostat.

    La dévotion envers saint Mammès se répandit rapidement en dehors de la Cappadoce. Sa fête de septembre était célébré à Constantinople dès le temps de l’empereur Léon Ier le Thrace (457 – 474), et plusieurs églises furent édifiées dans la ville impériale et dans ses faubourgs en l’honneur du mégalomartyr. Les latins ne furent pas en reste, car la fête du martyr est déjà inscrite au Martyrologe hiéronymien à la date du 17 août, qui est restée traditionnelle en Occident.

    Cathédrale Saint-Mammès de LangresVers 755, un noble franc reçut un os du cou de saint Mammès et l’offrit à la cathédrale de Langres en France. La relique fut reçue avec un si grand honneur par les Langrois que la cathédrale de cette ville, dédiée auparavant à saint Jean l’Evangéliste, le fut dès lors à saint Mammès, qui fut aussi établi patron du diocèse de Langres, comme l’attestent des documents remontant à l’époque de Louis le Débonnaire (778 † 840).

    L’essentiel des reliques de saint Mammès resta dans sa ville de Césarée jusqu’aux invasions arabes et il est probable qu’elles furent mis en lieu sûr à Constantinople vers le IXème siècle. La ville de Langres, particulièrement dévote envers notre saint, obtint un os de jambe, puis, en 1075, Renaud, évêque de Langres, en pèlerinage aux lieux saints, rapporta de Constantinople un bras de saint Mammès qu’il avait reçu en cadeau de l’empereur byzantin. En 1190, le chef de saint Mammès fut placé par l’empereur Isaac II Ange (1156 † 1204) dans une église qu’il avait fait bâtir et qui fut placée sous le vocable du mégalomartyr. Lors du sac de Constantinople en 1204, Gualon de Dampierre, chanoine de Langres (par la suite archevêque de Damas), alors présent dans la ville impériale, sauva de la destruction la relique du chef de saint Mammès et l’apporta à Langres en 1209 où elle se trouve toujours.

    Tapisserie de saint MammèsLes Langrois eurent une dévotion constante envers saint Mammès, et ce prénom fut longtemps en usage dans le diocèse de Langres (le fameux compositeur langrois, le chanoine Couturier, qui régna sur la musique de la cathédrale de Langres au tournant du XXème siècle, s’appelait Nicolas-Mammès). Le cardinal de Givry, évêque de Langres de 1529 à 1561, désireux d’embellir sa cathédrale, commanda en 1543 des patrons pour une tenture en huit pièces à Jean Cousin le père. Puis il passa un marché en 1544 avec deux lissiers parisiens réputés, Jacques Langlois et Pierre Blasse II. En accord avec le contrat, les tapisseries – un chef d’œuvre de l’art parisien de la Renaissance – furent terminées vers le mois de mai 1545 et livrées au cardinal qui en fit don aussitôt au chapitre de sa cathédrale. Les tapisseries ornaient le chœur de la cathédrale lors des fêtes religieuses jusqu’à la révolution. La série fut alors dispersée, et seules deux pièces furent restituées après le Concordat de 1801 : Saint Mammès prêchant l’Évangile aux bêtes sauvages et Le Martyre de saint Mammès. Une troisième – Saint Mammès se livrant au gouverneur de Cappadoce -, réapparut dans une collection privée et fut donnée en 1940 au musée du Louvre. Cette tenture présente plusieurs épisodes de la vie du saint au travers d’une scène principale et de plusieurs petites scènes. Mammès, jeune berger, partage, en haut à gauche, son repas avec deux hommes au milieu des bêtes sauvages qui étaient devenues ses compagnes. Dans la scène en dessous, ces deux hommes, venus l’arrêter, sont effrayés par les bêtes sauvages qui protègent le saint. Dans la scène centrale, Mammès vient se livrer au gouverneur de Cappadoce et apaise de sa main le lion qui l’a accompagné. Puis, n’ayant pas voulu renoncer à sa foi chrétienne, il est mis à mort et éventré par le trident. La large bordure de la tapisserie présente dans sa partie supérieure les armes du cardinal de Givry.

    A la révolution dite française, le fabuleux trésor de la cathédrale de Langres fut en grande partie dispersé dans la tourmente anti-chrétienne. L’actuel trésor n’est plus qu’un pâle reflet de l’ancien, mais il conserve une petite statuette en ivoire de saint Mammès qui a pu être montée sur un bâton cantoral. Le saint est représenté avec ses entrailles éviscérées. Si son ancien reliquaire fut perdu, le chef de saint Mammès fut cependant conservé et reçut un nouveau reliquaire, magnifique travail de 1854 offert en 1855 par S.E. le cardinal Mathieu, ancien évêque de Langres & archevêque de Besançon. Le reliquaire est toujours porté en procession par le clergé du diocèse lors de la fête de saint Mammès le 17 août. Il est probable que le double cerclage d’argent qui enserre le crâne est d’origine byzantine : il est décrit par les textes du XIIIème siècle et permit l’identification de la relique après le sac de Constantinople.

    *

    Saint Jean IV le Jeûneur, patriarche de ConstantinopleNous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père jean IV le Jeûneur, patriarche de Constantinople du 12 avril 582 au 2 septembre 595.

    Jean naquit et fut élevé à Byzance sous le règne de l’empereur Justin Il (565-578). Il était graveur de profession et montra dès sa jeunesse une grande vertu et un fervent amour de Dieu. Sous Jean III Scholastique, il devint sacellaire (responsable des finances de la cathédrale Sainte-Sophie), et l’un des principaux diacres du patriarcat. Quoiqu’il n’ait pas reçu une formation théologique étendue, il était célèbre pour ses pratiques ascétiques, notamment pour les jeûnes qu’il s’imposait, et pour sa charité envers les pauvres de la ville. A la mort du patriarche Eutychès en avril 582, Jean fut choisit comme successeur par l’empereur Tibère II (578-582) et fut contraint d’accepter la succession patriarcale.

    Comme patriarche, selon le monophysite Jean d’Éphèse, il se montra partisan de la tolérance envers les chrétiens hétérodoxes : « Comment pourrais-je persécuter des chrétiens, disait-il, qui se montrent irréprochables dans leur christianisme ? » Son amour des pauvres était tel qu’il épuisa toutes ses ressources en aumônes et dut demander à l’empereur un prêt pour poursuivre ses générosités. A sa mort, en 595, lorsque ce dernier voulut se faire rembourser de son prêt, on ne trouva chez le patriarche de Constantinople qu’un vieux manteau de laine et un méchant lit de bois que l’empereur Maurice prit et sur lequel il couchait les jours de pénitence.

    Si sa vie ne contient que peu de faits saillant, on retient surtout de ce patriarche la querelle qui l’opposa à la papauté : dans un jugement synodal concernant le procès intenté en 587 au patriarche Grégoire Ier d’Antioche (procès étonnant en soi puisqu’il laissait entendre une juridiction de Constantinople sur Antioche, non fondée canoniquement), Jean prend pour la première fois le titre de « patriarche œcuménique » ; le pape Pélage II lui adressa une lettre de vives protestations, et son successeur saint Grégoire Ier le Grand – qui l’avait connu lorsqu’il était aprocrisiaire à Constantinople (578-584) – accorda à cette affaire la plus grande importance. Le pape saint Grégoire le Grand adressa une correspondante abondante à tous les patriarches orientaux sur cette question, précisant « que nul ne doute que l’Eglise de Constantinople est soumise au Siège Apostolique » (Epître IX, 12) ou encore: « Je ne connais aucun évêque qui ne soit pas soumis au Siège Apostolique » (ibid.). Saint Grégoire « a réfuté le nom d’« universel » et fut le premier à commencer à se désigner comme « Serviteur des serviteurs de Dieu » au début de ses lettres, avec suffisamment d’humilité, en laissant à tous ses successeurs cette héréditaire preuve de sa douceur » (Saint Jean Diacre, Vita S. Gregorii, II, 1).

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche, ton 3. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi * quand tu entreras dans ton royaume.
    8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; * réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Mammès, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité ; * animé de ta force, il ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par sa prières sauve nos âmes.
    3. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : La justice de tes œuvres a fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance ; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * et par ta pauvreté la richesse ; * Père et pontife Jean, * prie le Christ notre Dieu ** de sauver nos âmes.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion du Martyr, ton 3 : Saint Mammès, avec la houlette que Dieu t’a donnée, * mène ton peuple vers les pâturages vivifiants ; * quant aux fauves invisibles & cruels, * écrase-les sous les pieds des fidèles te chantant, * car au milieu des périls nous menaçants, * c’est toi, saint Martyr, que nous avons comme fervent défenseur.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    Du Martyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

    Epîtres
    Du dimanche : 1 Corinthiens (§ 158) XV, 1-11.
    Mais c’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce n’a point été stérile en moi : mais j’ai travaillé plus que tous les autres ; non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.
    [Du Martyr : Romains (§ 99) VIII, 28-39.]

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
    [Du Martyr :
    ℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 79) XIX, 16-26.
    Il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est qu’un riche entre dans le royaume des cieux.
    [Du Martyr : Jean (§ 50) XV, 1-7.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Martyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge

    Huile sur toile c. 1638-1639 pour servir de carton de tapisserie pour la Tenture de la vie de la Vierge - May de Notre-Dame de Paris conservé au musée d'Arras. Crédit photographique : Henri de Villiers ©Saint-Eugène, le dimanche 8 septembre 2013, grand’messe de 11h.

    La fête de la Nativité de la Sainte Vierge fut instituée par le pape saint Serge Ier (687 † 701), syrien de naissance. Ce pape la dota alors d’une procession avant la messe, à l’instar de celles qu’il avait instituées aux trois autres grandes fêtes de la Vierge : la Purification le 2 février, l’Annonciation le 25 mars, l’Assomption le 15 août.

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    Programme du XIème dimanche après la Pentecôte – Rencontre de l’icône de Notre Dame de Vladimir qui repoussa Tamerlan – ton 2

    Icône de la Mère de Dieu de VladimirParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 septembre 2013 du calendrier grégorien, 26 août 2013 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le miracle de l’icône de Notre-Dame de Vladimir, qui sauva Moscou de l’invasion de Tamerlan l’an 1395.

    L’icône de la Mère de Dieu de Vladimir est l’une des plus vénérées de Russie. Le grand-duc Iouri Dolgorouki de Kiev l’a reçue en présent de Luc Chrysoberges, patriarche de Constantinople, vers 1131. Ce prince la fit placer dans le monastère de femmes Mejihirski près de Kiev jusqu’à ce que son fils Andreï Bogolioubski la porte dans sa ville préférée, Vladimir, en 1155. Lorsque les chevaux qui transportaient l’icône s’arrêtèrent près de Vladimir et refusèrent d’aller plus loin, ceci fut interprété comme un signe que la Theotokos voulait que l’icône reste à cet endroit aux abords de la ville. Andreï Bogolioubski fit construire à cet emplacement la grande cathédrale de l’Assomption de Vladimir de 1158 à 1160 pour abriter l’icône, et cet évènement entraîna par la suite la consécration de nombreuses autres églises à la Mère de Dieu dans tout le nord-ouest de la Russie. En 1164, l’icône de la Vierge de Vladimir accompagnait ce même prince André Bogolioubski dans sa marche victorieuse contre les Bulgares de la Volga. Elle sera miraculeusement épargnée pendant l’incendie qui ravagea la cathédrale de Vladimir le 13 avril 1185 et ne subit aucun dommage lors du sac de la ville le 7 février 1238 par les troupes mongoles, qui incendièrent pourtant la cathédrale, dans laquelle périrent la princesse Agatha Vsevolodovna et le reste de la famille princière.

    En 1395, le terrible et sanguinaire Tamerlan menace Moscou avec ses hordes turco-mongoles musulmanes. On fait alors venir l’icône sacrée de Vladimir, protectrice de la Sainte Russie. Une grande procession du clergé et de la population de Moscou vint l’accueillir à une porte de la ville le 26 août 1395. Le lieu de cette sainte rencontre (sretenie en slavon) en prit le nom : c’est l’actuelle rue Sretenka de Moscou, où s’élève le très beau monastère Sretensky, haut lieu de l’actuelle renaissance spirituelle russe, également réputé pour l’excellence de son chœur liturgique. Ce monastère fut élevé pour commémorer cette rencontre de la Mère de Dieu et du peuple de Moscou suppliant de lui venir en aide.

    Après ce miracle, les Moscovites refusèrent de restituer l’icône à la ville de Vladimir et elle demeura dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, devenant l’icône despotique de son iconostase. C’est devant elle que se déroulaient les grands actes de la vie du pays, tels que le couronnement du tsar ou l’élection du patriarche. Elle devint l’objet de pèlerinages populaires. Pour ne pas priver totalement les habitants de Vladimir, leur icône y retourna maintes fois, surtout lors des pénibles années de l’invasion tatare. Le prince Basile en fit peindre par ailleurs une copie par saint André Roublev, copie destinée à la cathédrale de la Dormition à Vladimir.

    Par la suite, outre ce miracle de 1385, l’icône fut à l’origine de nombreuses délivrances miraculeuses de Moscou face aux envahisseurs musulmans :

    • En 1408 : siège de Moscou par le khan Edigueï
    • En 1451 : siège de Moscou par Mazovcha, le fils du khan de Nagaï. Le métropolite Jonas ordonne une procession sur les remparts avec l’icône de la Mère de Dieu et les forces islamiques lèvent le siège.
    • En 1459 : siège de Moscou par le khan de Nagaï voulant laver l’humiliation de son fils en 1451. Ivan III le met en déroute.
    • En 1480 : siège de Moscou par le khan Ahmat de la Grande Horde.
    • En 1521 : siège de Moscou par Mahmet Guireï. Les troupes russes, inférieures en nombre, parvinrent à encercler les troupes tatares et celles-ci fuirent de façon désorganisée.

    En hommage à ces miracles, l’église russe fête trois fois par an les principaux miracles de l’icône de la Vierge de Vladimir : le 21 mai (miracle de 1521), le 23 juin (miracle de 1480) et le 26 août (miracle de 1395). Le miracle de 1451 a eu lieu le jour de la fête de la Déposition du vêtement de la Mère de Dieu dans l’église des Blachernes à Constantinople, il ne possède pas de fête propre.

    Après la révolution bolchevique, l’icône fut spoliée par les communistes dès 1918 ; elle fut déposée en 1926 au Musée historique d’Etat puis depuis 1930 à la Galerie Tretyakov de Moscou, qui en est toujours le dépositaire officiel.

    On raconte en Russie qu’en décembre 1941, alors que les Allemands approchaient de Moscou, Staline aurait ordonné que l’icône fût placée dans un avion qui ferait le tour de la capitale assiégée. L’armée allemande commença à se retirer quelques jours après.

    Comme pour d’autres icônes célèbres (celle de la Trinité écrite par saint André Roublev par exemple), se posa dans les années 1990 le délicat problème de la restitution par la Galerie Tretyakov de ces biens spoliés qui constituent à la fois des trésors artistiques – fleurons de la célèbre galerie – mais sont aussi des joyaux pour la piété des fidèles croyants. Une solution juridique originale a été mise en place en 1999 : l’église Saint-Nicolas de Tolmachi, appartenant à la Galerie Tretyakov, expose désormais l’icône de la Vierge de Vladimir et d’autres trésors religieux célèbres de la galerie. L’église a été reconsacrée et les offices y sont célébrés quotidiennement ; elle est ouverte à la visite touristique en dehors des offices. En outre, l’icône miraculeuse de Notre Dame de Vladimir est aussi régulièrement transférée à la cathédrale de la Dormition du Kremlin pour les grandes fêtes solennelles.

    Icône de la Mère de Dieu de Vladimir (détail)Le modèle de l’icône est du type Eleusa – Vierge de tendresse -, la joue du l’Enfant est serrée contre celle de sa Mère dans un geste d’amour et d’affection.

    Le prototype de la Vierge de Vladimir est identifiable par une particularité dans la représentation du pied gauche de l’Enfant-Jésus (son pied gauche est replié ce qui laisse voir la plante de face).

    Les analyses tant historiques que scientifiques établissent que l’icône de la Vierge de Vladimir a été composé à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle par un ou des maîtres de l’école byzantine de Constantinople. Les spécialistes la considèrent comme l’icône la plus importante de la période comnénienne du point de vue artistique. La taille initiale de l’icône est de 78 cm x 55 cm. La planche de tilleul à une épaisseur de 2,7 cm. Elle a été augmentée pour mesurer 104 cm x 69 cm (probablement pour faciliter son insertion dans une iconostase). Elle possède de ce fait une arche profonde et des champs larges.

    L’icône présente la particularité d’être écrite sur les deux faces. Le verso, qui représente un autel byzantin avec l’évangéliaire, la croix & les instruments de la Passion, date du début du XVème siècle. Cette image a été peinte par l’école d’iconographie de Moscou.

    L’icône de Notre-Dame de Vladimir exprime profondément le sentiment d’amour maternel de la Mère de Dieu mais aussi son anxiété vis-à-vis de son enfant. Elle transcrit de manière claire mais pourtant retenue l’intensité des émotions. Prions la Mère de Dieu qu’elle daigne continuer à nous protéger de nos dangers présents par sa maternelle protection.

    *

    Saint Adrien et sainte Nathalie de NicomédieEn ce jour nous fêtons également saint Adrien et sainte Nathalie, & leurs 23 compagnons, martyrs à Nicomédie au IVème siècle.

    Adrien était un païen, officier de l’armée romaine âgé de 28 ans, et vivait à Nicomédie avec son épouse chrétienne Nathalie au début du IVème siècle. Lors des grandes persécutions déclenchées par Dioclétien et poursuivies par Galère, il fut impressionné par le courage de vingt-trois chrétiens de Nicomédie que l’empereur avait ordonné de supplicier en les faisant fouetter à coups de nerfs, en leur broyant la bouche avec des pierres, puis en les emprisonnant après leur avoir mis le garrot. Ayant assisté à leur supplice, Adrien leur demanda : « Pour quelle raison endurez-vous ces supplices intolérables et ces terribles tortures ? » Ils répondirent : « Nous endurons tout cela pour gagner les délices réservées par Dieu à ceux qui souffrent pour Lui, délices que ni l’ouïe ne peut entendre, ni la parole exprimer (cf. 1 Corinthiens 2, 9). »

    L’âme illuminée par la grâce divine, Adrien demanda alors aux scribes de joindre son nom à celui des chrétiens : « Ce sera pour moi un plaisir de mourir avec eux pour l’amour du Christ ! » s’écria-t-il. Il fut aussitôt chargé d’entraves et jeté en prison, dans l’attente du jugement. Quelque temps après, l’empereur fit comparaître devant lui Adrien en présence de ses compagnons pour le faire fouetter ; les coups furent si violents qu’à la fin les entrailles d’Adrien sortaient de son corps. Puis Adrien et ses compagnons furent de nouveau jetés en prison.

    Des matrones, dont Nathalie, soignaient en cachette les martyrs dans leur prison, mais lorsque l’empereur l’apprit il leur en interdit l’accès. Nathalie se coupa alors les cheveux, et revêtant des habits masculins, elle réussit à pénétrer dans la prison et prit soin des martyrs. Elle fut bientôt imitée par les autres pieuses femmes. Informé qu’on avait réussi à détourner ses prescriptions et que les détenus jouissaient de quelque consolation dans leurs souffrances, Maximien ordonna de leur broyer les jambes dans des étaux, de leur trancher les pieds puis les jambes – et une fois morts – qu’on fasse brûler leur corps. Adrien fut le premier supplicié et on lui coupa également une main.

    Nathalie réussit à dérober la main coupée de son époux qu’elle cacha dans son sein. Les corps furent jetés au feu, mais une pluie violente vint éteindre la fournaise. Un chrétien, nommé Eusèbe, réussit à s’emparer des précieuses reliques des glorieux martyrs et les transporta à Argyropolis, près de Byzance, où elles reçurent une digne sépulture. Quelque temps après, un puissant tribun demanda Nathalie en mariage, mais fidèle à son époux, celle-ci pria devant la main d’Adrien, lui demandant d’intercéder pour lui épargner une telle épreuve. Elle rendit peu après l’esprit après avoir vu, en songe, Adrien lui demander de le rejoindre dans la paix éternelle.

    Reliquaire de saint Adrien et sainte Nathalie - c. 1150 - Conservée au Art Institute of ChicagoUne partie des reliques de saint Adrien furent apportées en 630 à Rome où fut édifiée à cette occasion par le pape Honorius Ier l’église de Saint-Adrien au Forum (Sant’Adriano al Foro) dans les ruines de l’ancienne Curie construite par Jules César. Le souvenir de cette translation est conservé au 8 septembre par le rit romain. Le reste des reliques de sainte Nathalie et de saint Adrien ont été transférées en 1110 de Constantinople dans l’abbaye qu’avait fondée en 1068 le comte Baudouin VI de Flandre à Grammont (actuelle Belgique), lieu qui prit dès lors le nom d’Abbaye Saint-Adrien de Grammont.

    En raison de son supplice devant l’empereur, saint Adrien est traditionnellement invoqué en France pour la guérison des maux de ventre. En Occident, il est aussi saint patron des soldats & des bouchers.

    Aux heures
    A tierce : tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la Mère de Dieu.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu.
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
    2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 :En ce jour rayonne l’illustre cité de Moscou, * car elle a reçu comme un rayon de soleil, notre Dame, ton icône miraculeuse, * vers laquelle nous accourons * en te priant et en nous écriant : * ô très merveilleuse Souveraine Mère de Dieu, * prie Celui qui s’est incarné de toi, le Christ notre Dieu, * de protéger cette cité, & toutes les cités et pays chrétiens, * de toutes les embûches des ennemis, ** et qu’Il sauve nos âmes, car Il est miséricordieux.
    3. Tropaire des martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
    4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion des martyrs, ton 4 : Témoin du Christ, accueillant dans ton cœur les saints propos * de ta pieuse femme, Adrien, * tu courus au-devant des tourments ; ** avec elle tu reçus la couronne des Martyrs.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : À toi, vaillante Stratège, * nous offrons l’hymne de victoire. * Délivrés des malheurs par la venue de ta précieuse icône, ô Souveraine Mère de Dieu, * nous commémorons joyeusement la fête de ta rencontre, * et comme à l’habitude, nous te clamons : réjouis-toi, Épouse inépousée !

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    De la Mère de Dieu, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

    Epîtres
    Du dimanche : 1 Corinthiens (§ 141) IX, 2-12.
    Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce une grande chose que nous recueillions un peu de vos biens temporels ?
    De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    De la Mère de Dieu, ton 8 :
    ℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

    Evangiles
    Du dimanche : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-35.
    C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.
    De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

    Programme du XVème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 1er septembre 2013, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La résurrection du fils de la veuve de Naïm.

    « Une mère, veuve, fut dans la joie lors de la résurrection de ce jeune homme. Une mère, l’Église, est dans la joie chaque jour lors de la résurrection spirituelle des hommes. Celui-là était mort dans son corps mais ceux-ci, dans leur âme. La mort visible était pleurée par des larmes visibles. Quant à la mort invisible, nul n’en prenait souci, nul ne l’apercevait, Celui-là qui connaissait les morts prit souci d’eux. Celui-là seul connaissait les morts qui pouvait les rendre à la vie. S’il n’était pas venu pour ressusciter les morts, l’Apôtre ne dirait pas : « Éveille-toi, toi qui dors, lève-toi d’entre les morts, et sur toi luira le Christ » ». Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : Tout l’univers est plein de sa magnificence – Chœur du premier acte d’Athalie (1691), tragédie de Jean Racine (1639 † 1699), musique de Jean-Baptiste Moreau (1656 † 1733)
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Pendant les encensements de l’offertoire, chant du Dirigatur du Vème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • A l’élévation : Après la Consécration : O vere digna Hostia de Mathieu Gascongne, chantre de la chapelle de François Ier
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum « mozarabe » – Sur le plain-chant des livres de Tolède – Tomás Luis de Victoria (1548 † 1611), maître de chapelle aux Descalzas Reales de Madrid
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel
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    Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 25 août 2013, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Le dimanche de la Providence (appelé aussi le dimanche des 2 maîtres).

    « ‘C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez.’ Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu. » Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire, orgue
  • Après la Consécration : orgue
  • Pendant la communion : orgue
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : orgue
  • Organiste : Simon-Pierre Bestion de Camboulas

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