Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Fête de la Présentation – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 décembre 2011 du calendrier grégorien – 21 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Entrée au Temple de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu. L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Elle comporte un jour d’avant-fête et quatre jours d’après-fête. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; * notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Aujourd’hui est le prélude de la bienveillance de Dieu * et déjà s’annonce le salut du genre humain. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, * ô Vierge en qui se réalise le plan du Créateur.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, * tu as éveillé les morts & ressuscité Adam, * Eve danse de joie en ta Résurrection, * les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, * ô Dieu de miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Le très-saint temple du Sauveur, * sa chambre nuptiale de grand prix, * la Vierge, trésor sacré de la gloire de Dieu, * en ce jour est présentée au Temple du Seigneur ; * elle y apporte la grâce du Saint-Esprit * & devant elle les Anges de Dieu chantent * Voici le tabernacle des cieux.
Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℟. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De la Mère de Dieu :
℣. Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 1).
Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge * s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée * plus haut que toute créature.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du premier dimanche de l’Avent

Catéchisme de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 27 novembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Samedi 26 novembre – 20h : chant des vêpres & complies
  • Dimanche 27 novembre – 6h : chant des matines & laudes
  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Trope de l’introït : Sanctissimus namque Gregorius – VIIIème ton – XIème-XIIème siècles
  • Kyrie XIV Iesu Redemptor – Selon l’antique tradition parisienne, on chante aujourd’hui ce Kyrie
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Mœsta Sion, prose de l’Avent de l’ancien rit de Lisieux, du 1er ton
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XI
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVII
  • Pendant la communion :
    – Alma Redemptoris Mater en plain-chant grégorien
    – Salus æterna, séquence du premier dimanche de l’Avent (XIème siècle) des anciens missels parisiens
    – Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen

  • Prière pour la France, faux-bourdon du 1er ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XIV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret de l’office au format PDF.

    Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – Saint Philippe – ton 7

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 novembre 2011 du calendrier grégorien – 14 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. La divine liturgie sera suivie d’une pannychide pour Mgr Dupire & tous les anciens curés & prêtres de notre paroisse.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’apôtre saint Philippe. Originaire de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, en Galilée, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: « Voici l’agneau de Dieu. » Les deux disciples suivirent Jésus, l’un d’eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit « Viens, suis-moi. » Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : « Nous avons trouvé le Messie… viens et vois » (Jean 1, 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains : « Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger ? » (Jean 6, 5) Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s’adressent à lui: « Nous voulons voir Jésus » (Jean 12, 20). Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: « Montre-nous le Père et cela nous suffit. – Philippe qui me voit, voit le Père » (Jean 14, 8). Philippe est donc en quelque sorte le disciple qui veut voir et fait voir ! Après la Pentecôte, il partit évangéliser des régions d’Asie Mineure et a été martyrisé par les Romains à Hiérapolis, en Phrygie, où une équipe archéologique a cette année retrouvé sa tombe en fouillant les ruines d’une église. Ses reliques avaient été transférées en la basilique des Douze Apôtres à Rome, avec celle de saint Jacques, un 1er mai, qui est la date traditionnelle de sa fête en Occident.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, * tu as ouvert au Larron le Paradis ; * tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes * et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire de saint Philippe, ton 3 : Apôtre saint Philippe, * intercède auprès du Dieu de miséricorde * pour qu’à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Ton disciple et ami, qui imita ta passion, * a proclamé au monde entier que Tu es Dieu, lui le prédicateur de Dieu Philippe ; * par ses prières préserve des ennemis ** ton Église et toute ta ville, par l’intercession de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; * venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 7 :
    ℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
    ℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
    De saint Philippe, ton 8 :
    ℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde. (Psaume 18, 5)
    Alleluia
    Du dimanche, ton 7 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    De saint Philippe :
    ℣. Les cieux racontent tes merveilles, Seigneur, et ta vérité dans l’assemblée des saints.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De saint Philippe : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Vêpres & salut solennels de saint Eugène

    Un saint évêque, par Véronèse

    Saint-Eugène, le dimanche 20 novembre 2011, vêpres de 17h.

  • Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
  • Virgines, & vos pueri vicissim – hymne des Ires et IIes vêpres de l’ancien office parisien de saint Eugène – plain-chant du sixième ton tiré des livres de Coutances
  • Magnificat du Ier ton de Claudin de Sermisy (1490 – 1562), maître de la chapelle royale
  • Salut du Très-Saint Sacrement

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia – Michel Imbert, maître de musique de l’Eglise de Sens (Méthode de serpent de 1780)
  • Motet à la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina
  • Motet à Saint-Eugène : Sancti Eugenii digna memoria – hymne de l’ancien office parisien de saint Eugène – plain-chant du premier ton (H. 55) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle des Jésuites
  • Prière pour le Pape : Tu es Petrus
  • Prière pour Mgr l’Archevêque
  • Prière pour la paix : Da pacem, Domine
  • Tantum ergo – Orfeo Vecchi (c. 1550 † 1604), maître de chapelle de Santa Maria della Scala à Milan
  • Bénédiction du Très-Saint Sacrement
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet d’action de grâces : Adoremus in æternum – plain-chant musical
  • Télécharger le livret des vêpres au format PDF.

    Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

    Saint-Eugène, le dimanche 20 novembre 2011, grand’messe de 11h.

    Pour fêter notre saint patron, la Schola interprétera cette année la Messe GAVDETE IN DOMINO SEMPER, dite du Sacre de Louis XVI écrite par son maître de chapelle François Giroust (1737 † 1799), messe qui fut interprétée en la cathédrale de Reims le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775, pour le dernier sacre d’Ancien Régime.

  • Mémoire du XXIIIème & dernier dimanche après la Pentecôte – Propre du jour en vieux plain-chant parisien
  • Procession des reliques de saint Eugène : Christus vincit – Laudes regiæ (acclamations carolingiennes – IXème siècle)
  • Retour au chœur : Quam dilecta – Psaume 84 – grand motet de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV et Louis XV (premier verset)
  • Introït
  • Kyrie & Gloria de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Graduel
  • Alleluia
  • Séquence : Verbi semen qui plantavitprose de saint Eugène – selon la tradition, l’orgue chante les strophes impaires.
  • Credo de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Offertoire
  • Pendant les encensements de l’offertoire : suite du Quam dilecta de Michel-Richard de Lalande
  • Préface des Saints au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (composé pour la cathédrale d’Orléans)
  • Agnus Dei de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Pendant la communion : suite & fin du Quam dilecta de Michel-Richard de Lalande
  • Communion
  • Prière pour la France, de la Messe Gaudete in Domino semper, du sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Ite missa est de la Messe VIII – De Angelis
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Virgines, & vos pueri vicissim – hymne des Ires et IIes vêpres de l’ancien office parisien de saint Eugène – plain-chant du sixième ton tiré des livres de Coutances
  • Schola & ensemble instrumental Sainte Cécile
    Anne Foulard, Clotilde de Nedde & Fanny Bornot, dessus
    Suzy Glespen & Marie-Aude Labatide-Alanore, bas dessus
    Hilaire Vallier, taille
    Constant Balaÿ & Nicolas Vardon, basses
    Hilaire Vallier & Eric Bourgeot, flûtes
    Muriel Raynaud et Marie-Pascale Vironneau
    Ariane Hautdidier, alto
    Isabelle Raffray & Marie-Ange Wachter, violoncelles
    John Chappuis, luth
    Direction : Henri de Villiers
    à l’orgue, Touve R. Ratovondrahety

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Histoire de saint Eugène et de ses reliques

    Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Les 33 martyrs de Mélitène – ton 6

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 novembre 2011 du calendrier grégorien – 7 novembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le glorieux trépas des 33 martyrs de Mélitène sous la persécution de Dioclétien & Maximien (l’an 290 selon certains, 298 selon d’autres). L’empereur avait à cette époque dépêché en Cappadoce d’importants renforts de troupes commandées par Lysias afin d’y éradiquer le christianisme et aussi d’y faire recrues d’hommes forts & vigoureux. Hiéron (qui était de Tyane en Cappadoce), Hésychius, Nicandre et 16 autres s’étaient fait remarquer des recruteurs impériaux pour leur force physique et leur dextérité. Toutefois, comme chrétiens, ils refusèrent de joindre l’armée impériale afin de ne pas y être obligé à sacrifier aux idoles. Rattrapés et arrêtés alors qu’ils se cachaient dans une grotte, ils furent conduits à Mélitène, métropole de l’Arménie Seconde et forteresse militaire siège de la XIIème légion Fulminata, où, avec d’autres chrétiens déjà emprisonnés, ils subirent diverses tortures avant d’être décapités en dehors de la ville, non sans avoir confessé leur foi au Christ devant Lysias. Les 33 martyrs marchèrent vers le lieu de leur exécution en chantant le psaume 118 : Bienheureux ceux qui sont immaculés en leur voie, qui marchent dans la loi du Seigneur. Voici les noms de ces 33 martyrs : Hieron, Hésychius, Nicandre, Athanase, Manias, Barachius, Callinicus, Theogènes, Nicon, Longin, Théodore, Valérius, Xanthius, Théodule, Callimachus, Eugène, Théodochus, Ostrychius, Epiphanius, Maximian, Ducitius, Claudian, Théophile, Gigantius, Dorothée, Théodote, Castrychius, Aniclet, Théomelius, Eutychius, Hilarion, Diodote & Amonitus. Un riche chrétien, Chrysanthe, parvint à récupérer le chef de saint Hiéron en payant Lysias, tandis que les chrétiens de Mélitène parvenaient à enterrer en secret les corps des martyrs. Une église qui leur était dédiée fut construite à Mélitène sous le règne de Justinien (elle est évoquée dans la vie de saint Euthyme) ; on rapporte que leurs corps furent découverts intacts lorsqu’on les exhuma pour construire cette église. Ces martyrs sont aussi célébrés à la même date dans le rit romain, ainsi que l’atteste le Martyrologe romain au 7 novembre : « A Mélitène en Arménie, le supplice des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque, et de trente autres, qui, sous le président Lysias, furent couronnés du martyre durant la persécution de Dioclétien ».

    Nous fêtons également en ce jour saint Lazare le Thaumaturge, ermite au mont Galèse, près d’Ephèse († 1054). Né dans un petit village de Magnésie au sein d’une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, Lazare se donna à la contemplation et à l’ascèse dès qu’il le put. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint-Sabbas où il reçut la tonsure monastique. De retour à Ephèse au bout de dix ans, il s’installa sur le mont Galèse et y vécut une vie d’ascèse très rigoureuse sur une colonne, comme stylite. Le métropolite d’Ephèse dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d’imiter pleinement la Passion du Seigneur. Il tempéra quelque peu cette mortification excessive, peu favorable à l’édification de l’homme intérieur, ce qui toutefois ne l’empêcha pas de passer encore de longues heures sur sa colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la clairvoyance et de prophétie et accomplit de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort. L’empereur Constantin IX Monomaque avait pour lui le plus grand respect.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
    2. Tropaire des saints martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
    3. Tropaire de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Par tes prières de toute la nuit, * tu as fais pleuvoir sur ta colonne les flots de tes pleurs * et par tes profonds gémissements, * tu as fait produire à tes peines cent fois plus ; * en pasteur, tu accordes à qui t’approche le pardon ; * vénérable père Lazare, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
    4. Kondakion des saints martyrs, ton 8 : Le chœur radieux des martyrs en vêtements de fête * orne aujourd’hui l’Eglise par leur présence parmi nous. * Nous célébrons leur précieuse mémoire et te demandons, ô notre Sauveur, * que par leur prières nous soyons préservés de tout dangers, * afin que nous puissions te chanter : Alléluia.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Pour avoir été l’une de ses lumières, * l’Eglise du Christ te loue par un sacrifice de psaumes. Ne cesse pas tes prières au Christ, afin que nous obtenions la rémission de nos péchés.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    De saint Lazare de Galèse, ton 4 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Alleluia
    Du dimanche, ton 6 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
    De saint Lazare de Galèse

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De saint Lazare de Galèse : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : De profundis normand – psaume 129 – plain-chant en usage dans le diocèse de Coutances
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris – d’après Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie
  • Pendant la communion : Panis angelicus du 5ème ton, en plain-chant musical – tradition de Langres (Pratique du Plain-chant ou manuel du jeune chantre, par Louis Feltz, organiste de la cathédrale de Langres, 1856)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte de le Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
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    Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Apôtres Stachys & ses compagnons – ton 5

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 novembre 2011 du calendrier grégorien – 31 octobre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints apôtres Stachys, Amplias, Urbain Aristobule, Narcisse & Apellès. Ces apôtres sont comptés au nombre des septante disciples du Christ (cf. Luc X, 1), ils sont salués par saint Paul à la fin de l’Epître aux Romains :
    « Saluez Amplias, que j’aime particulièrement en notre Seigneur.
    Saluez Urbain, qui a travaillé avec moi pour le service du Christ et mon cher Stachys.
    Saluez Apellès, qui est un fidèle serviteur du Christ.
    Saluez ceux qui sont de la famille d’Aristobule. (…)
    Saluez ceux de la maison de Narcisse qui sont au Seigneur. » (Romains, XVI, 8-11).
    La tradition nous fournit quelques éléments sur ces six saints disciples de la première heure, qui paraissent avoir été en relation avec saint Paul, mais surtout avec saint André qu’ils semblent avoir assisté dans sa prédication.

  • Saint Stachys (Στάχυς) devint le premier évêque de Byzance. Il fut installé dans l’épiscopat par l’Apôtre saint André. Il fit construire une Eglise à Argyropolis, située à peu de distance de Byzance, et y réunissait là plus de deux mille Chrétiens pour les enseigner et célébrer les Saints Mystères. Il fit paître le troupeau spirituel du Christ pendant seize ans (38-54), à l’issue desquels il s’endormit dans la paix.
  • Saint Apellès (Ἀπελλῆς) devint évêque d’Héraclée en Trachis (Grèce centrale, près de Thermopyles) et s’endormit dans la béatitude après avoir amené de grandes foules à la foi.
  • Saint Amplias (Ἀμπλίας) fut également consacré évêque d’Odyssopolis (en Macédoine, sur la Mer Noire, l’actuelle Varna) par saint André. Comme il prêchait avec zèle la foi au Dieu unique en trois Personnes révélé par Jésus-Christ, il fut mis à mort par les païens après de nombreuses souffrances.
  • Saint Urbain (Οὐρβανὸς) furent lui aussi consacré évêque en Macédoine par saint André. Il fut martyrisé par les païens et les juifs associés.
  • Saint Narcisse (Ναρκίσσος) fut consacré évêque d’Athènes par saint Philippe. La prédication de la Vérité lui valut à lui aussi les tortures et la glorieuse mort des martyrs.
  • Saint Aristobule (Ἀριστοβούλος) était le frère de saint Barnabé et comme lui juif chypriote. Après avoir prêché l’Evangile de Vie aux Celtibériens (celtes du Nord de l’Espagne), il devint le premier évêque de Bretagne (Angleterre actuelle), où il lutta sans relâche pour enseigner la parole vivifiante du Salut parmi les barbares et s’endormit dans la paix. Il laissa son nom à une contrée de ce pays qui devint par la suite un petit royaume au Moyen-Age, l’Arwystli.
  • De même ce jour voit la fête du saint martyr Epimaque d’Alexandrie. D’après Denys d’Alexandrie (rapporté par Eusèbe de Césarée, VI, 41), saint Epimaque est mort pour la foi à Alexandrie en 250 sous l’Empereur Dèce. Après un long séjour en prison avec son compagnon de martyre, saint Alexandre, il eut à subir d’innombrables tortures – peignes de fer et fouets -, et fut jeté finalement dans la chaux vive.

    A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Verbe coéternel au Père & à l’Esprit, * toi qui es né de la Vierge pour notre salut, * nous te chantons, nous tes fidèles, et t’adorons, Seigneur, * car tu as bien voulu souffrir en montant sur la croix * pour y subir la mort en ta chair * et ressusciter les morts * en ta sainte & glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Apôtres saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
    3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Epimaque, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
    4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    5. Kondakion des Apôtres, ton 8 : Louons avec action de grâces ces trésors du Tout-Saint-Esprit* et ces rais du Soleil de gloire, les sages Apôtres * Apellès, Urbain et Aristobule, * Amplias, Narcisse et Stachys, ** qui ont été réunis ensemble par la grâce de notre Dieu.
    6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    7. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : * sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 6 novembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : orgue
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris hostia sur le ton de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : In exitu Israel – Psaume 113 – Eustache du Caurroy (1549 † 1609)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Sub tuum
  • Procession de sortie : Psaume CL – tradition du monastère de Valaam – adaptation Henri de Villiers
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    Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – Icône de Notre Dame, joie des affligés – ton 4

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 novembre 2011 du calendrier grégorien – 24 octobre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de l’icône de Notre-Dame, Joie des affligés. Cette sainte icône, qui se trouvait à Moscou dans l’église paroissiale de la Transfiguration, fut glorifiée en 1688 à la suite de la guérison miraculeuse de la sœur du patriarche Joachim, Euphémie, qu’elle obtint le 24 octobre de cette année-là. Vers 1720, l’empereur Pierre Ier fit porter l’icône de Moscou à sa nouvelle capitale Saint-Pétersbourg, où elle fut vénérée dans la chapelle privée de la famille impériale. Une copie de l’icône accompagna Pierre Ier dans la guerre contre les Turcs. Il existe plusieurs modèles de cette icône dont le canon iconographique est assez tardif, puisque la première mention de cette icône remonte à 1688. La Mère de Dieu se tient debout, surmontée du Christ dans la gloire. A ses pieds de part et d’autre, accourent ceux qui prient et ceux qui viennent à elle pour être aidés et guéris. La Mère de Dieu peut être revêtue d’habits royaux et être couronnée. Si elle porte l’Enfant dans les bras, celui-ci est également couronné. Elle peut tenir dans les mains un phylactère déployé qui porte le message suivant : « O Fils très miséricordieux, tourne ton regard vers ta Mère et écoute la prière de tes serviteurs. » Les groupes de nécessiteux qui accourent vers la Mère de Dieu portent souvent des phylactères où figurent les suppliques suivantes : « Visite-nous et secoure-nous dans la vieillesse et l’infirmité, ô Souveraine ! » ; « Aide ceux qui sont dans les tourments du froid et de la nudité » ; « Habille ceux qui sont nus » ; « Vierge, Mère de Dieu, espérance et consolation des malades » ; « Souveraine, guérison des malades et salut de tous » ; « Donne la nourriture aux affamés » ; « Voyage avec nous qui sommes en voyage » ; « Refuge sûr des navigateurs » ; « Souveraine consolation des pèlerins » ; « Regarde-nous avec Tes yeux miséricordieux, ô Souveraine, joie des affligés, avocate des délaissés » ; « Change notre affliction en joie, parce que nous sommes malheureux ».

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Auprès de la Mère de Dieu, * nous les pécheurs, accourrons humblement * et, pleins de repentir, devant elle nous prosternant, * crions-lui du fond de notre cœur : * Vierge de tendresse, viens à notre secours, * hâte-toi, car nous sommes perdus, * vois la multitude de nos péchés, * ne laisse pas sans aide tes serviteurs ; ** notre unique espérance repose en toi.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
    Prokimen
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 6 : Nous n’avons d’auxiliatrice que toi * ni d’autre espérance, ô Mère de Dieu : * tu viens à notre secours, * en toi repose notre espoir ; * et c’est en toi que nous pouvons nous glorifier : * nous qui sommes tes serviteurs, ** ne nous déçois pas.
    Du dimanche, ton 4 :
    ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
    ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
    Autre prokimen de la Mère de Dieu, ton 3 :
    ℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
    Alleluia
    Du dimanche, ton 4 :
    ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
    ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De la Mère de Dieu : Je prendrai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.