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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – ton 6

Dimanche ton 6 - icône de la résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 novembre 2025 du calendrier grégorien – 3 novembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque.

A matines

Versets du matin, ton 6
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Théotokion, ton 6 : Toi qui as appelé ta mère « la Toute-bénie », * Tu es venu, par ta propre volonté, souffrir la Passion, * Tu as resplendi sur la Croix voulant rechercher Adam / et Tu as dit aux anges : * réjouissez-vous avec moi, car la drachme perdue a été retrouvée. ** Toi qui as tout ordonné avec sagesse, gloire à toi.

Polyeleos.
Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 6
Par ta mort volontaire et vivifiante, ô Christ, * Tu as brisé les portes des enfers, car Tu es Dieu ; * Tu nous as ouvert l’antique paradis ** et, ressuscité des morts, Tu as délivré notre vie de la corruption.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Seigneur, réveille ta puissance, * et viens nous sauver (Psaume LXXIX, 3).
℣. Pasteur d’Israël, sois attentif, toi qui mènes Joseph comme une brebis (Psaume LXXIX, 2).

Ier évangile de la Résurrection : Matthieu (§ 116) XXVIII, 16-20.
Allez donc, et instruisez tous les peuples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), des Martyrs (4 tropaires) et du Mégalomartyr Georges (4 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 6ème ode : em>Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Les Laudes, ton 6

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 6

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 6ème ton au format PDF

Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – ton 5

Dimanche ton 5 - la résurrection de Notre Seigneur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 novembre 2025 du calendrier grégorien – 27 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton V de l’Octoèque.

A matines

Versets du matin, ton 5
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection. (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Théotokion, ton 5 : Réjouis-toi, porte infranchissable du Seigneur ; * réjouis-toi, rempart et protection de ceux qui accourent vers toi ; * réjouis-toi, havre qui nous abrite des tempêtes, * toi, l’Inépousée qui as enfanté dans la chair ton Créateur et ton Dieu ; ** ne cesse pas d’intercéder pour ceux qui chantent et vénèrent ton enfant.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 5
L’esprit troublé par la vue de l’ange * et l’âme illuminée par la divine résurrection, * les femmes myrrhophores portèrent la bonne nouvelle aux apôtres : * Annoncez parmi les nations la résurrection du Seigneur ** qui nous assiste par des miracles et nous accorde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Lève-toi, Seigneur mon Dieu, que ta main soit exaltée, * car Tu régneras pour les siècles (Psaume IX, 33 & 37).
℣. Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles (Psaume IX, 1).

XIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 67) XXI, 15-25.
Jésus lui dit : Paissez mes agneaux.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (3 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (3 tropaires) et du Martyr (4 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 5

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair)

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 5ème ton au format PDF

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Artème – ton 4

Saint Artème d'Antioche, le mégalomartyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 novembre 2025 du calendrier grégorien – 20 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint mégalomartyr Artème.

Artème était gouverneur militaire d’Alexandrie et de l’Egypte sous l’empereur Constantin. Lors des persécutions de l’empereur Julien l’Apostat qui était retourné au paganisme et qui restituait aux idoles les temples qui avaient été transformés en églises, il fut arrêté et condamné par l’impie empereur pour avoir détruit des idoles en Egypte.

Théodoret nous rapporte les circonstances de son arrestation : Julien l’Apostat avait fait installer un autel à côté de son trône et commandé à tous ses soldats qu’en recevant d’une main l’argent de leur solde, ils missent de l’autre de l’encens sur les charbons ardents qui étaient disposés sur cet autel. Plusieurs ne s’aperçurent pas de cette malice, mais beaucoup protestèrent contre cette tromperie. « Alors Artème, homme considérable dans l’armée en parla librement à Julien, qui sachant d’ailleurs qu’il avait brisé plusieurs idoles, lui fit couper la tête ».

Artème fut décapité à Antioche. L’empereur joignit à la peine de mort qu’il avait prononcé contre son général celle de la confiscation de tous ses biens.

A matines
Versets du matin, ton 4
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du Mégalomartyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Artème, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos. Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 4
Accourues les premières, * les femmes myrrhophores portèrent aux apôtres * l’annonce de ta merveilleuse résurrection, ô Christ, * car Tu es ressuscité en tant que Dieu, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Lève-toi, Seigneur, viens à notre aide, * et délivre-nous à cause de ton Nom (Psaume XLII, 27).
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont raconté (Psaume XLIII, 2).

Xer évangile de la Résurrection : Jean (§ 66) XX1, 1-14.
Alors le disciple que Jésus aimait, dit à Pierre : C’est le Seigneur. Et Simon-Pierre ayant appris que c’était le Seigneur, mit son habit (car il était nu), et il se jeta dans la mer.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Mégalomartyr (6 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Donne-moi, Bienheureux, ton abondante grâce. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : Le pieux et couronné martyr, * qui triompha en remportant la victoire sur les ennemis * Artème, célébrons-le dignement par nos chants * lui qui est très grand parmi les martyrs * et très riche dispensateur de miracles, ** car il prie le Seigneur pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Les Laudes, ton 4

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 4

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 4ème ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête du mégalomartyr Artème.

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Saint Thomas – ton 2

Saint Thomas apôtre - école russe du XIVème siècle - Musée russe de Saint-PétersbourgParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 octobre 2025 du calendrier grégorien, 6 octobre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’illustre & saint apôtre Thomas.

Les quatre évangiles citent Thomas parmi la liste des Douze Apôtres, mais seul celui de Jean nous fournis quelques renseignements qui peuvent aider à dessiner sa personnalité. Saint Thomas (ce nom araméen signifie « Jumeau ») était sans doute courageux (ne déclare-t-il pas : « Allons nous aussi & mourrons avec lui », lorsque le Christ annonce son passage en Judée alors que les Juifs de cette province ont résolu de le mettre à mort – Jean 11, 16) & surtout il fait preuve d’un pragmatisme certain (à la dernière Cène, lorsque Jésus annonce : « Quant au lieu où je vais, vous en connaissez le chemin », Thomas l’interrompt : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en connaitrions-nous le chemin ? » – Jean 14, 5).

La foi de Thomas - reconnaissance du Christ ressuscité par saint ThomasC’est sans doute en raison de ce pragmatisme que Thomas refuse de croire en la réalité physique de la résurrection s’il ne peut toucher les plaies de Jésus. Le Christ ressuscité lui apparait en lui montrant ses plaies glorifiées et lui disant : « Cesse d’être incrédule mais croyant ». Même si la foi de Thomas fut tardive, sa réponse est une profession de foi d’une vigueur théologique impressionnante : « Mon Seigneur & mon Dieu ». Thomas confesse ainsi solidement la réalité du mystère de l’Incarnation du Verbe, la réalité de l’union hypostatique des deux natures, humaine & divine, dans le Christ.

Après la Pentecôte, rempli de l’Esprit Saint et avec le courage qui le caractérisait déjà, Thomas partit prêcher l’Evangile aux extrémités de la terre.

En compagnie des saints Apôtres Jude Thaddée et Barthélémy, il établit l’Eglise dans la Mésopotamie (où l’on parlait alors l’araméen comme en Palestine). Thaddée & Thomas concentrent leur prédication sur l’Assyrie, assistés par Addaï, l’un des 72 disciples, lequel continue leur travail une fois qu’ils partiront pour l’Arménie & l’Inde, tandis que Thaddée évangélise la Chaldée plus au Sud, assisté par un autre des 72 disciples, Aggaï puis par leur disciple Mari. L’Eglise ainsi fondée dans la Mésopotamie sous domination perse s’intitula l’Eglise de l’Orient (toutes les chrétientés de l’Empire romain étaient en effet pour eux l’Eglise d’Occident, y compris les Byzantins, les Syriaques, les Coptes). Les héritiers de cette Eglise de l’Orient sont les chrétiens appelés de nos jours Assyriens & Chaldéens (sans que ces appellations actuelles ne recoupent des identités ethniques réelles mais une simple distinction entre chrétiens séparés (nestoriens) & catholiques).

Une fois l’Evangile prêché en Mésopotamie & les premières Eglises affermies, Thomas, suivant la route de la soie s’arrête au royaume indo-grec du Ghandara (Pakistan actuel) à la cour du roi Gondopharès Ier, qu’il quitte en 51 pour revenir à Jérusalem. En 52 Thomas s’embarque pour l’Inde du Sud en suivant cette fois la route maritime de la soie. Il séjourne dans l’île de Socotora (Golfe d’Aden), où il établit l’Eglise. Cette antique chrétienté, dépendant du catholicos de l’Eglise de l’Orient dura jusqu’au XIVème siècle avant d’être éradiquée par l’Islam.

Thomas débarque aux Indes à Muziris (l’actuelle Cangranore) sur la côte de Malabar, où vivait une importante communauté juive araménophone, mais sa prédication obtient plus de succès auprès des indiens, et Thomas baptise de nombreux membres de la haute caste et de la famille royale, qui forment alors le noyau de la première communauté chrétienne en Inde. De 52 à 63, Thomas fonde des Églises sur les côtes du Malabar & de Coromandel, ainsi qu’à Ceylan. Ces communautés ont été dénommées depuis « Chrétiens de saint Thomas », leurs Eglises – de tradition araméenne – sont toujours florissantes aujourd’hui dans l’actuel état du Kérala, où la population est devenue de nos jours majoritairement chrétienne. La chrétienté indienne fondée par Thomas (comme les premières chrétienté de Socotora et de Chine) resta longtemps la fille de celle de Mésopotamie, partageant avec elle la même liturgie (l’anaphore d’Addaï et Mari).

Croix du tombeau de saint Thomas à Méliapour (Madras), datée du VIème ou VIIème siècleEn 64, Thomas s’embarque pour la Chine qu’il évangélise jusqu’en 68 avant de revenir aux Indes. Il reçoit la palme du martyre l’an 72 (probablement un 21 décembre selon la tradition malabare locale) dans le petit royaume tamoul de Méliapour (Mylapore, cité actuellement intégrée dans la ville de Madras) sur la côte de Coromandel. Pour avoir converti la femme et le fils du roi, Thomas fut percé de plusieurs lances. Les restes de l’une d’elles furent retrouvés par les Portugais lors de l’ouverture de son tombeau et de la reconnaissance de ses reliques (des os et une fiole de sang) qu’ils firent en 1523. Une croix datée du VIème ou VIIème siècle retrouvée sur son tombeau et comportant une inscription en langue parthe est devenue le symbole des Chrétiens de saint Thomas (des croix de forme similaire et de même époque ont été aussi retrouvées au Kérala).

Frise de Kong Wang Shan - l'Apôtre Thomas portant la croix et un acolyteLa prédication de Thomas au Ghandara et en Chine avait été abondamment contestée par les critiques rationalistes occidentaux à partir de l’époque moderne, celle des Indes paraissait plus certaine en raison de la manifeste ancienneté des chrétientés qui y sont toujours établies. Pourtant, les études archéologiques récentes tendant à confirmer les éléments reçus de la tradition. Le roi Gondopharès Ier du Ghandara avait été prétendu légendaire jusqu’à ce qu’on retrouve des pièces à son effigie en 1834 à Calcutta, puis de nombreuses inscriptions qui ont pu confirmer les dates de règne de ce souverain, compatibles avec le séjour de Thomas. De même, les études récentes d’un groupe sculpté en Chine (la frise de Kong Wang Shan, dans le port de Lianyungang où Thomas aurait pu débarquer) tendent à montrer qu’elles pourraient décrire l’arrivée de Thomas en Chine. D’autres sculptures funéraires de style mésopotamien et manifestement d’inspiration bibliques datées de l’an 86 ont été retrouvées en Chine.

Le corps de saint Thomas repose toujours aux Indes dans son tombeau à Méliapour (Madras, Etat du Tamil Nadu, Inde). En 232 cependant, une translation d’une partie importante de ses reliques avait été faite depuis Méliapour jusqu’à Edesse en Osroène (Mésapotamie), ville qu’il avait évangélisée. Ces reliques furent apportées des Indes par les soins d’un marchant syriaque du nom de Khabin. La pèlerine Egérie qui visita Edesse du 19 au 21 avril 384 note dans son journal de voyage :

Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus aussitôt à l’église et au martyrium de saint Thomas. Selon notre habitude, nous avons fait des prières et tout ce que nous avions coutume de faire dans les lieux saints ; nous avons lu aussi quelques textes de saint Thomas. L’église qui est là est immense et très belle, agencée de neuf, de sorte qu’elle est vraiment digne d’être la maison de Dieu.
Itinéraire 19, 2-3.

En 394 (vraisemblablement un 3 juillet), les reliques d’Edesse furent tirée du martyrium primitif décrit par Egérie (manifestement un petit édicule distinct de la cathédrale de la ville dont parle surtout notre pèlerine) pour être solennellement déposées dans une nouvelle et grande église spécialement édifiée pour les recevoir (Chronique d’Edesse 38).

Pierre tombale de saint Thomas, de facture mésopotamienne, conservée à Ortona avec les reliques du crâne de saint ThomasCes reliques d’Edesse quittèrent la ville au cours du Moyen-Age en raison des vicissitudes dues aux invasions perses puis arabes, et furent elles-mêmes divisées : une partie serait conservée dans une église de Mossoul, une autre part (des os du crâne) avait été mise à l’abri des invasions musulmanes dans l’île grecque de Chios, d’où le 6 septembre 1258 des Italiens la transférèrent à Ortona dans les Abruzzes ; la cathédrale Saint-Thomas de cette ville les conserve ainsi qu’une pierre tombale de facture mésopotamienne. Une reconnaissance scientifique de ces reliques a déterminé qu’elles appartenaient à un homme d’environ 1m60, âgé entre 50 et 70 ans, qui avait reçut des coups correspondant à ceux d’une lance.

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Tu as été un disciple du Christ * et membre du divin collège des Apôtres. * Faible dans la foi, t’as douté de la Résurrection du Christ, * mais après avoir touché Ses blessures tu as cru à sa très-pure Passion : ** prie-Le à présent, glorieux Thomas, pour qu’Il nous donne sa paix et sa grande miséricorde.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion du même ton : Ton mystère très glorieux dépasse tout entendement, ô Mère de Dieu : * ta pureté demeurant scellée et ta virginité intacte, * tu t’es fait connaître véritablement Mère, en enfantant le vrai Dieu ; ** prie-le de sauver nos âmes.

Polyeleos.
Mégalinaire : Nous te magnifions, * apôtre du Christ Thomas, * et nous honorons tes souffrances et tes labeurs, * par lesquels tu as peiné **pour l’annonce de l’Évangile du Christ.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

VIIIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 64) XX, 11-18.
Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et de l’Apôtre (6 tropaires), œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), avec l’acrostiche : J’admire, saint Thomas, tes miracles nombreux. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de l’Apôtre, ton 4 : Celui que la grâce divine a comblé, * l’Apôtre du Christ et son fidèle serviteur, * plein de repentir, s’est écrié: * Tu es en vérité ** mon Seigneur et mon Dieu.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 2

Conclusion des matines

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Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête de saint Tikhon d’Amathonte au format PDF

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Cyriaque – ton 1

saint Cyriaque l'anachorèrte - fresque du monastère saint Paul du Mont-Athos datée de 1552Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 octobre 2025 du calendrier grégorien – 29 septembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Cyriaque l’Anachorète.

Saint Cyriaque naquit à Corinthe le 9 janvier 448 sous le règne de Théodose II le Jeune, d’un prêtre de cette Eglise nommé Jean et de son épouse Eudoxie. Il fut ordonné lecteur encore enfant par son oncle Pierre, évêque de cette ville. La lecture des Saintes Ecritures éveilla dans son cœur le désir de Dieu. Alors qu’il n’avait pas 18 ans, Cyriaque entendit au cours d’un office ce passage de saint Matthieu :

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu XVI, 24).

Violemment bouleversé, sans même rentrer chez lui, Cyriaque quitte immédiatement Corinthe et s’embarque par le premier navire partant pour la Palestine. Ayant visité les Lieux Saints, il passe quelques mois dans un monastère près de Jérusalem gouverné par un certain Abba Eustorge. Avec la bénédiction de celui-ci, il rejoint le désert de la Grande Laure fondé par saint Euthyme le Grand.

Euthyme lui confère la tonsure monastique et l’envoie dans la laure tenue par son disciple saint Gérasime près du Jourdain.

Notre jeune moine suivait diligemment l’obéissance monastique, priait avec ferveur, dormait peu, jeûnait beaucoup. Cyriaque s’acquittait de sa tâche de cuisinier et progressait si rapidement dans les saintes vertus ascétiques et dans la prière que saint Gérasime le prit en affection et choisit de l’emmener avec lui prier chaque année dans le désert de Rouba, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de Saint Euthyme, et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps.

Après la mort de saint Gérasime et désormais âgé de 27 ans, Cyriaque rejoignit la laure fondée par saint Euthyme. Il y demeura quelque temps dans la solitude, tout en favorisant la transformation de cette laure en cœnobium. A l’âge de 37 ans, il fut ordonné diacre.

Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, il advint que le monastère fondé par saint Euthyme entra dans des querelles continuelles avec celui qu’avait fondé saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Soukas, où il fut reçu comme simple postulant et traité comme un débutant, ce que notre saint accepta avec grande humilité.

Parvenu à l’âge de 40 ans, il fut ordonné prêtre et prit la charge de skevophylax (sacristain, responsable du trésor & de l’organisation matérielle des offices et des liturgies). Il fut aussi nommé canonarque (c’est-à-dire premier chantre) de sa communauté. Il devait avoir un talent musical certain car il conserva longtemps cette charge. Dans le canon de sa fête, rédigé deux siècles après par saint Etienne le Sabbaïte, il y est décrit comme « chantant harmonieusement dans les vigiles. » Saint Cyriaque dut composer un certain nombre de compositions pour l’office divin, il n’en reste qu’un kondakion de 14 oiki incomplet qui chante la résurrection de Lazare, identifié par le Père S. Pétridès.

Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture. Parvenu à l’âge de 70 ans, il se retira pour vivre en anachorète avec un disciple nommé Jean dans le désert de Natouphas, souffrant là toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages et d’herbes que Dieu, à la prière du saint, avait miraculeusement privés de leur amertume. Comme un grand nombre de fidèles & aussi de moines accouraient de toutes parts vers cette retraite, les uns pour être délivrés d’esprits mauvais, les autres pour entendre une parole de salut, Cyriaque dut, quoique âgé de 90 ans, partir pour des lieux de plus en plus reculés, le dernier d’entre eux s’appelait Sousakim.

Saint Cyriaque dut cependant quitter son désert de Sousakim pour intervenir dans les monastères palestiniens afin d’y affermir la foi des moines qui était alors égarée par les Origénistes. Il reçut aussi une vision de la Vierge Marie qui lui apparut avec saint Jean Baptiste et saint Jean l’Evangéliste : la Vierge refusait d’entrer dans sa cellule car il s’y trouvait un livre contenant les discours hérétiques de Nestorius.

A l’âge de 99 ans, Cyriaque put revenir dans sa solitude de Sousakim, où il vécut seul avec un énorme lion apprivoisé qui veillait sur son petit jardin et le protégeait des brigands. Le lion recevait sa nourriture de la main de saint Cyriaque. Notre saint mourut le 29 septembre 556 à l’âge avancé de 109 ans, après avoir convoqué & béni ses disciples.

La Vie de saint Cyriaque fut rédigée de façon très détaillée par Cyrille de Scythopolis qui fut témoin de plusieurs de ses prophéties et de leur accomplissement. Une traduction française en fut réalisée par le R.P. Festugière, op, et publiée aux Editions du Cerf en 1963.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Cyriaque théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : O Vierge, alors que Gabriel t’annonçait : « Réjouis-toi », * à sa voix le Maître de toutes choses s’incarnait en toi, l’Arche sainte, * comme l’avait annoncé le juste David ; * tu es apparue plus vaste que les cieux, * toi qui as porté ton Créateur. * Gloire à celui qui a fait sa demeure en toi, ** gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui nous a libéré par ton enfantement.

Polyeleos.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

VIIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 63) XX, 1-10.
Alors donc cet autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, y entra aussi ; et il vit, et il crut.

Chant de la Résurrection (une fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Vénérable Père(6 tropaires), œuvre d’Etienne le Sabbaïte, (725 † 794 ou 807) avec l’acrostiche (à l’exception des théotokia) : Cyriaque, auprès de Dieu sois mon intercesseur.. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme un défenseur puissant et un protecteur, * la sainte laure, qui t’honore sans cesse, célèbre ta mémoire en ce jour. * Mais toi, ayant grande assurance auprès du Seigneur, * préserve-nous des ennemis qui nous assaillent, * afin que nous te chantions : ** réjouis-toi, père trois fois bienheureux.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 1

Conclusion des matines

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Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Phocas & Codrat – ton 8

Saint hiéromartyr PhocasParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 octobre 2025 du calendrier grégorien – 22 septembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Phocas, de la ville de Sinope dans le Pont.

Certains auteurs distinguent trois saints Phocas : saint Phocas d’Antioche (fêté le 5 mars au rit romain), et les deux autres à Sinope : l’un évêque de cette ville au début du IInd siècle (mais les éléments sur ce saint font défaut avant le Xème siècle) et l’autre un simple jardinier de cette même ville sous la persécution de Dioclétien. D’autres auteurs ne font qu’un seul saint des deux de Sinope (la liste des saints du patriarcat de Moscou les distingue, tout en les fêtant à la même date).

Les éléments les plus certains sur la vie de saint Phocas proviennent d’une des homélies pour la fête de ce saint prononcée à la fin du IVème siècle par Astérius évêque d’Amasée (une autre cité de la même province ecclésiastique du Pont-Euxin), dans une église qui possédait une partie des reliques de ce saint.

Saint Phocas était de la ville de Sinope, capitale du Pont (nord de la Turquie actuelle, sur la Mer Noire). Il possédait un jardin situé à l’entrée de l’isthme conduisant à cette ville, dont la production lui permettait de subvenir à ses besoins & de nourrir les pauvres, du reste accueillait-il dans sa maison tous ceux que la Providence lui envoyait. Dénoncé comme disciple de Jésus-Christ, on envoya un détachement militaire se saisir de lui. Arrivant à Sinope, la petite troupe de soldats demanda l’hospitalité à Phocas, ignorant l’identité de leur hôte. Celui-ci les reçut avec sa bonté ordinaire et leur servit un excellent repas. Mis en confiance par le festin, les soldats déclarèrent à leur hôte qu’ils avaient été dépêchés pour arrêter Phocas et le décapiter par surprise, sans autre forme de procès, car il était aimé du peuple. Notre saint leur déclara qu’il connaissait Phocas et qui le leur amènerait le lendemain matin. Tandis que les soldats dormaient dans sa maison, saint Phocas creusa lui-même sa tombe. Au matin, il se présenta aux soldats comme le Phocas qu’ils avaient reçu mission de tuer. Confus et surpris, les militaires furent gênés de devoir exécuter un ordre aussi abject, mais saint Phocas leur assura que la faute d’un tel crime ne retomberait pas sur eux mais sur ceux qui l’avaient commandité. Les soldats, revenus de leur surprise, lui tranchèrent la tête et le déposèrent dans la tombe qu’il s’était creusée.

Cette action héroïque répandit la renommée de saint Phocas au loin. Une église magnifique fut édifiée sur son tombeau, et de nombreux miracles s’y produisirent, des portions de ses reliques furent envoyées dans diverses villes : Amasée mais également à Rome, ainsi que témoigne Astérius d’Amasée :

« Phocas, depuis sa mort, est devenu l’appui & la colonne de l’Eglise ; qu’on vient de tous côtés au lieu de prière dans lequel il a le bonheur de parler ; que le magnifique temple procure de la consolation aux affligés et la santé aux malades ; qu’il est comme un magasin public toujours ouvert aux indigents ; que tous les lieux où il u a une relique du saint sont célèbres par des miracles, & l’objet de la vénération des chrétiens ; que les Romains, dont la capitale possède le cœur du martyr, l’honorent comme saint Pierre & saint Paul ; (…) que les mariniers de la plupart des mers chantent des hymnes à sa gloire ; que souvent le saint les délivre du danger ; qu’ils réservent pour les pauvres une partie de leur pain, & qu’ils l’appellent « la part de Phocas »« 

Phocas est le patron des jardiniers & aussi des marins, ainsi que, nous venons de le voir, l’atteste Astérius d’Amasée (peut-être parce que son nom signifie phoque en grec).

Il n’est pas absolument certain que ce soit le même saint Phocas dont les reliques furent transférées au Vème siècle à Constantinople, ce qui occasionna deux jours de fêtes au cours desquelles saint Jean Chrysostome prononça deux homélies. Dans l’une d’entre elles il qualifie saint Phocas de hiéromartyr (martyr prêtre ou évêque), ce qui ne figure pas dans les renseignements transmis par Astérius d’Amasée, mais fut gardé dans la tradition liturgique byzantine pour le saint fêté le 22 septembre (toutefois, on pourra noter que chez les Pères de l’Eglise, on trouve des personnages qualifiés également de hiéromartyrs qui n’étaient ni prêtre ni évêque). Le calendrier liturgique byzantin fait mémoire de la translation des reliques de saint Phocas le 23 juillet. Les reliques de saint Phocas furent emmenées par les latins de Constantinople à Vienne en Dauphiné.

*

Saint Codrat, des 70 apôtres du ChristCe 22 septembre voit aussi la célébration de la mémoire de l’apôtre saint Codrat (ou Quadratus, Quadrat), l’un des 70 disciples du Christ. Son office était en effet originellement célébré le 21 septembre, mais il est perpétuellement reporté au lendemain en raison de la clôture de la fête de l’Exaltation de la sainte Croix.

On ne sait rien de certain sur saint Codrat sinon qu’il fut l’un des 70 disciples du Christ, qu’il avait – aux dires d’Eusèbe de Césarée – le don de prophétie & qu’il reçut la couronne du martyre à Magnésie (en Asie mineure), sous Hadrien (vers l’an 117). Il a parfois été confondu avec un autre saint de ce nom qui fut évêque d’Athènes en 125 et fut martyrisé en 129, lequel adressa une apologie de la religion chrétienne à l’empereur, œuvre hélas perdue.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saint Codrat, * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Phocas, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Comme pontife vénérable et martyr très ferme, * l’univers T’offre, Seigneur, Ton apôtre Codrat, * et honore par des chants la mémoire de son combat, * Te demandant sans cesse, *** d’accorder le pardon des péchés à ceux qui le célèbrent, ô Toi plein de bonté.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du hiéromartyr, ton 6 : Comme prêtre, tu offrais, ô père, les sacrifices,* et à la fin tu t’es offert toi-même en sacrifice vivant, * rendant un témoignage légitime au Christ Dieu, * fortifié par un Ange et acceptant la mort. * C’est pourquoi tu entends ceux qui te crient : ** viens, Phocas, sois avec nous, et nul ne prévaudra contre nous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
[Du hiéromartyr : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Du hiéromartyr :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9) (Psaume 133, 1)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du hiéromartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2025 du calendrier grégorien – 15 septembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

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Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

*

Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

Saint Nicétas est fêté à la même date du 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

A matines

Versets du matin, ton 7
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 7
Toi qui a pris notre aspect * et enduré la croix dans ton corps, * sauve-moi par ta résurrection, ô Christ-Dieu ** car Tu es l’ami des hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Lève-toi, Seigneur mon Dieu, que ta main soit exaltée, * n’oublie pas tes pauvres à jamais (Psaume IX, 33).
℣. Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles (Psaume IX, 2).

Vème évangile de la Résurrection : Luc (§ 113) XXIV, 12-35.
Étant avec eux à table, il prit le pain, et le bénit ; et l’ayant rompu, il le leur donna.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), de la fête (4 tropaires), œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † c. 787), avec l’acrostiche: En la Croix me fiant, je lui adresse une hymne, et du Mégalomartyr (4 tropaires), œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), avec l’acrostiçhe : Je te chante, champion dont le nom crie victoire. Catavasies de l’Exaltation de la sainte Croix.

Après la 3ème ode : Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.
Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 7

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 7

Conclusion des matines

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Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 septembre 2025 du calendrier grégorien, 8 septembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749), qui est l’auteur de l’un des deux canons de matines, avec son frère de lait saint Côme de Maïouma, en fait également mention dans ses homélies, de que même saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du 1er canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[Du jour (selon la péricope) : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.]
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
[Du jour (selon la péricope) : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.]
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, de la fête
Verset : Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
Hirmos de la 9ème ode du second canon de matines, œuvre de saint André de Crète, évêque de Gortyne (c. 660 † 740) : Étrangères aux mères, la virginité,* et étranger aux vierges, l’enfantement ; * mais en toi, Mère de Dieu, * les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Barthélémy & Tite – ton 4

Saint Apôtre BarthélémyParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 septembre 2025 du calendrier grégorien – 25 août 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous faisons aussi mémoire de la translation des reliques du saint et illustre apôtre Barthélémy.

Le préfixe Bar en araméen signifie « fils de ». Les sources syriaques l’appellent « Nathanaël bar Tolmay » et la tradition identifie notre Apôtre avec Nathanaël (« Don de Dieu », en araméen), l’ami de Philippe originaire de Cana en Galilée, que le Christ appelle à sa suite en déclarant qu’il est un vrai Israëlite (Jean I, 45-51) & auquel il promet : « vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme », comme autrefois Jacob Israël avait vu l’échelle sainte des anges monter & descendre. Que s’était-il passé sous le figuier ? cela restera à jamais un secret entre le Christ et Nathanaël.

Par la suite, il n’est plus fait mention spéciale de Nathanaël Bartholomée dans les Ecritures, sinon dans la liste des 12 apôtres, où son nom suit immédiatement celui de son ami Philippe.

Après la Pentecôte, Barthélémy semble s’être associé au groupe apostolique formé par saint Thomas (comprenant aussi saint Jude Thaddée) qui partit évangéliser la Mésopotamie (et ses confins arméniens & arabes) puis l’Inde (manifestement la Bactriane et la Sogdiane). Revenu des Indes, saint Barthélémy subit le martyre en Arménie mineure, dans la ville d’Albanopolis, où il fut écorché vif, crucifié et finalement décapité.

Le rit byzantin fête une première fois saint Barthélémy le 11 juin (en même temps que saint Barnabé), comme le font les Syriens. La fête du 25 août est celle de la translation de ses reliques.

Les reliques de saint Barthélémy furent transférées à Martyropolis par saint Maruthas vers 410, puis à Dara, en Mésopotamie, sur ordre de l’empereur Anastase en 507, où Justinien fit construire une église en l’honneur du saint Apôtre. C’est cette seconde translation qui serait l’objet de la fête de ce jour. Les marges de l’Empire byzantin se révélant peu sûres face à la menace perse, on mentionne leur présence en Phrygie dès 546. De là, les reliques du saint Apôtre furent transférées en 580 sur l’île de Lipari (Nord de la Sicile). Lors de la conquête arabe des îles Eoliennnes (vers 838), les reliques de saint Barthélémy furent mises à l’abri à Bénévent, grâce à l’intervention de marins d’Amalfi. Quelques portions furent alors données à diverses églises d’Italie (Mont-Cassin, Pise & Naples). De Bénévent, la partie principale de ces reliques fut enfin transférée à Rome en la petite église de Saint-Barthélémy sise sur l’île du Tibre, en l’an 983, où elles y sont toujours.

Le calendrier romain fête saint Barthélémy le 24 août, mais au Moyen-Age, en certaines régions d’Occident, on le fêtait également aussi le 25 août, comme dans le rit byzantin, ce qui parait être la date primitive. Du reste, les basiliques romaines du Latran et du Vatican célébrèrent l’apôtre au 25 août jusqu’au XIXème siècle.

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Saint Apôtre Tite, évêque de CrèteNous faisons aussi mémoire en ce jour du saint Apôtre Tite, évêque de Crète.

« Quant à la figure de Tite, dont le nom est d’origine latine, nous savons qu’il était grec de naissance, c’est-à-dire païen (Galates II, 3). Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l’Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l’Apôtre fait son éloge, le définissant comme son « véritable enfant selon la foi qui nous est commune » (Tite I, 4). Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l’obéissance. Tite ramena la paix entre l’Église de Corinthe et l’Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes : « Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi… En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite : son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous » (II Corinthiens VII, 6-7 & 13). Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul – qui le qualifie comme « mon compagnon et mon collaborateur » (II Corinthiens VIII, 23) – pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem (II Corinthiens VIII, 6). Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d’Évêque de Crète (Tite I, 5), d’où sur l’invitation de Paul, il rejoint l’Apôtre à Nicopolis en Épire (Tite III, 12). Il se rendit ensuite également en Dalmatie (2 Timothée IV, 10). Nous ne possédons pas d’autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort. »
Pape Benoît XVI, catéchèse du 13 décembre 2006.

Basilique Saint-Tite à Gortyne en CrèteSaint Paul a élevé à son disciple un digne monument, dans la magnifique épître pastorale qu’il lui a envoyée, l’Épître à Tite. Selon la tradition, saint Tite est décédé de vieillesse à 94 ans en tant qu’évêque de Crête à Gortyne, au sud de Cnossos. La ville possède encore aujourd’hui une belle basilique qui renferme son tombeau et remonte au moins au VIème siècle. Son chef est conservé dans une église d’Héraklion, actuelle capitale de la Crète. L’iconographie orientale le représente toujours en évêque, puisqu’en vérité il fut l’un des premiers d’entre eux à avoir été institué.

A Rome, il n’était fait mention de saint Tite qu’au martyrologe du 4 janvier, avant que le Pape Pie IX n’institue en 1854 sa fête au 6 février pour toutes les Eglises suivant le rit romain.

A matines

Versets du matin, ton 4
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu’il accorde le pardon des péchés à nos âmes.
3. Kondakion de saint Barthélémy, ton 4 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, ton 3 : Toi qui fus médiatrice pour le salut du genre humain, * nous te chantons, Vierge Mère de Dieu ; * car dans la chair qu’Il a reçu de toi, * ton fils & notre Dieu a accepté la Passion sur la Croix ; * Il nous a libérés de la corruption, ** car Il est l’ami des hommes.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 4
Accourues les premières, * les femmes myrrhophores portèrent aux apôtres * l’annonce de ta merveilleuse résurrection, ô Christ, * car Tu es ressuscité en tant que Dieu, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Lève-toi, Seigneur, viens à notre aide, * et délivre-nous à cause de ton Nom (Psaume XLII, 27).
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont raconté (Psaume XLIII, 2).

IInd évangile de la Résurrection : Marc (§ 70) XVI, 1-8.
Mais il leur dit : Ne craignez point : vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici : voici le lieu où on l’avait mis.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), de l’Apôtre Barthélémy (4 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Par des hymnes je loue mon ardent protecteur, et de l’Apôtre Tite (4 tropaires), avec l’acrostiche : Je chante de tout cœur le disciple de Paul, tous les deux, œuvres de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845). Catavasies de l’Exaltation de la sainte Croix.

Après la 3ème ode : Kondakion de l’Apôtre Barthélémy, ton 2 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants ** ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
Kondakion de l’Apôtre Tite, ton 2 : Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi ; * c’est pourquoi nous te disons : * Ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Les Laudes, ton 4

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 4

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 4ème ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête des Apôtres Barthélémy et Tite.

Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – synaxe des douze Apôtres – ton 4

Synaxe des saints & illustres Douze ApôtresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 juillet 2025 du calendrier grégorien – 30 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Synaxe des saints & illustres Douze Apôtres.

Au lendemain des grandes fêtes de l’année liturgique, le rit byzantin aime associer les différents protagonistes secondaires de l’évènement célébré. Le 29 juin est célébré – à la même date qu’à Rome – la belle fête qui commémore le martyre des saints Apôtres Pierre & Paul, les protocoryphées des Apôtres comme les appellent les livres byzantins. Aussi était-il naturel de faire mémoire le lendemain – 30 juin – de l’assemblée (synaxe) des Douze.

Les douze Apôtres choisis par Jésus sont Pierre et André son frère, Jacques le Majeur et son frère Jean l’Évangéliste, Philippe, Barthélemy, Matthieu l’Evangéliste, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude, encore appelé Thaddée, et Judas Iscariote, qui a été remplacé par Matthias après sa trahison & son suicide.

Aux grandes vêpres

Premier cathisme.
Lucernaire, ton 4 et 10 stichères : 4 du dimanche, ton 4, 3 de Pierre & Paul, ton 2 et 3 stichères des Apôtres, ton 4. Dogmatique du dimanche, ton 4.
Prokimen du jour.
Apostiches du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Doxasikon de Pierre & Paul, ton 6. Et maintenant. Theotokion du dimanche, même ton.
Tropaires apolytikia : Tropaire des Apôtres, ton 4 (2 fois) & Théotokion du dimanche, même ton.

Aux heures

A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Apôtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Douze Apôtres :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, * mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron, * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la Croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort par ta Résurrection, * dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié et ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * et dans l’ardeur de ma foi, je te crie ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Sur terre vous avez transmis * les enseignements célestes et divins, * hérauts du Christ, en les énonçant ** de vos langues embrasées.
8. De tes Disciples tu as fait * de cieux mystiques * qui puissent raconter ** aux confins du monde ta gloire, Seigneur.
9. Vous qui êtes inscrits dans les cieux * et demeurez avec le Christ, * saints Apôtres, protégez ** ceux qui vous chantent maintenant.
10. Il a fixé sa tente parmi nous, * celui qui demeure au plus haut des cieux, * car il s’est revêtu surnaturellement ** de la chair qu’il a reçue de toi, Vierge pure.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 4 : Princes des Apôtres divins * et docteurs de l’univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu’au monde il fasse don de la paix ** et qu’à nos âmes il accorde la grâce du salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Cette pierre qu’est le Christ a glorifié * brillamment la pierre de la foi ; * parmi les Apôtres il l’a choisi comme premier * & Paul avec lui couronne la Douzaine sacrée ; * en ce jour célébrant leur mémoire avec foi, ** nous glorifions celui qui les a glorifiés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
[Des Apôtres : 1 Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
Des Apôtres : Marc (§ 12) III, 13-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour les grandes vêpres de ce dimanche au format PDF.
Télécharger le livret des choristes pour la divine liturgie de ce dimanche.