Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Cyriaque – ton 1

saint Cyriaque l'anachorèrte - fresque du monastère saint Paul du Mont-Athos datée de 1552Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 octobre 2025 du calendrier grégorien – 29 septembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Cyriaque l’Anachorète.

Saint Cyriaque naquit à Corinthe le 9 janvier 448 sous le règne de Théodose II le Jeune, d’un prêtre de cette Eglise nommé Jean et de son épouse Eudoxie. Il fut ordonné lecteur encore enfant par son oncle Pierre, évêque de cette ville. La lecture des Saintes Ecritures éveilla dans son cœur le désir de Dieu. Alors qu’il n’avait pas 18 ans, Cyriaque entendit au cours d’un office ce passage de saint Matthieu :

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu XVI, 24).

Violemment bouleversé, sans même rentrer chez lui, Cyriaque quitte immédiatement Corinthe et s’embarque par le premier navire partant pour la Palestine. Ayant visité les Lieux Saints, il passe quelques mois dans un monastère près de Jérusalem gouverné par un certain Abba Eustorge. Avec la bénédiction de celui-ci, il rejoint le désert de la Grande Laure fondé par saint Euthyme le Grand.

Euthyme lui confère la tonsure monastique et l’envoie dans la laure tenue par son disciple saint Gérasime près du Jourdain.

Notre jeune moine suivait diligemment l’obéissance monastique, priait avec ferveur, dormait peu, jeûnait beaucoup. Cyriaque s’acquittait de sa tâche de cuisinier et progressait si rapidement dans les saintes vertus ascétiques et dans la prière que saint Gérasime le prit en affection et choisit de l’emmener avec lui prier chaque année dans le désert de Rouba, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de Saint Euthyme, et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps.

Après la mort de saint Gérasime et désormais âgé de 27 ans, Cyriaque rejoignit la laure fondée par saint Euthyme. Il y demeura quelque temps dans la solitude, tout en favorisant la transformation de cette laure en cœnobium. A l’âge de 37 ans, il fut ordonné diacre.

Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, il advint que le monastère fondé par saint Euthyme entra dans des querelles continuelles avec celui qu’avait fondé saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Soukas, où il fut reçu comme simple postulant et traité comme un débutant, ce que notre saint accepta avec grande humilité.

Parvenu à l’âge de 40 ans, il fut ordonné prêtre et prit la charge de skevophylax (sacristain, responsable du trésor & de l’organisation matérielle des offices et des liturgies). Il fut aussi nommé canonarque (c’est-à-dire premier chantre) de sa communauté. Il devait avoir un talent musical certain car il conserva longtemps cette charge. Dans le canon de sa fête, rédigé deux siècles après par saint Etienne le Sabbaïte, il y est décrit comme « chantant harmonieusement dans les vigiles. » Saint Cyriaque dut composer un certain nombre de compositions pour l’office divin, il n’en reste qu’un kondakion de 14 oiki incomplet qui chante la résurrection de Lazare, identifié par le Père S. Pétridès.

Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture. Parvenu à l’âge de 70 ans, il se retira pour vivre en anachorète avec un disciple nommé Jean dans le désert de Natouphas, souffrant là toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages et d’herbes que Dieu, à la prière du saint, avait miraculeusement privés de leur amertume. Comme un grand nombre de fidèles & aussi de moines accouraient de toutes parts vers cette retraite, les uns pour être délivrés d’esprits mauvais, les autres pour entendre une parole de salut, Cyriaque dut, quoique âgé de 90 ans, partir pour des lieux de plus en plus reculés, le dernier d’entre eux s’appelait Sousakim.

Saint Cyriaque dut cependant quitter son désert de Sousakim pour intervenir dans les monastères palestiniens afin d’y affermir la foi des moines qui était alors égarée par les Origénistes. Il reçut aussi une vision de la Vierge Marie qui lui apparut avec saint Jean Baptiste et saint Jean l’Evangéliste : la Vierge refusait d’entrer dans sa cellule car il s’y trouvait un livre contenant les discours hérétiques de Nestorius.

A l’âge de 99 ans, Cyriaque put revenir dans sa solitude de Sousakim, où il vécut seul avec un énorme lion apprivoisé qui veillait sur son petit jardin et le protégeait des brigands. Le lion recevait sa nourriture de la main de saint Cyriaque. Notre saint mourut le 29 septembre 556 à l’âge avancé de 109 ans, après avoir convoqué & béni ses disciples.

La Vie de saint Cyriaque fut rédigée de façon très détaillée par Cyrille de Scythopolis qui fut témoin de plusieurs de ses prophéties et de leur accomplissement. Une traduction française en fut réalisée par le R.P. Festugière, op, et publiée aux Editions du Cerf en 1963.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Cyriaque théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : O Vierge, alors que Gabriel t’annonçait : « Réjouis-toi », * à sa voix le Maître de toutes choses s’incarnait en toi, l’Arche sainte, * comme l’avait annoncé le juste David ; * tu es apparue plus vaste que les cieux, * toi qui as porté ton Créateur. * Gloire à celui qui a fait sa demeure en toi, ** gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui nous a libéré par ton enfantement.

Polyeleos.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

VIIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 63) XX, 1-10.
Alors donc cet autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, y entra aussi ; et il vit, et il crut.

Chant de la Résurrection (une fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Vénérable Père(6 tropaires), œuvre d’Etienne le Sabbaïte, (725 † 794 ou 807) avec l’acrostiche (à l’exception des théotokia) : Cyriaque, auprès de Dieu sois mon intercesseur.. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme un défenseur puissant et un protecteur, * la sainte laure, qui t’honore sans cesse, célèbre ta mémoire en ce jour. * Mais toi, ayant grande assurance auprès du Seigneur, * préserve-nous des ennemis qui nous assaillent, * afin que nous te chantions : ** réjouis-toi, père trois fois bienheureux.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 1

Conclusion des matines

Télécharger le livret des choristes en format PDF

Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Phocas & Codrat – ton 8

Saint hiéromartyr PhocasParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 octobre 2025 du calendrier grégorien – 22 septembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Phocas, de la ville de Sinope dans le Pont.

Certains auteurs distinguent trois saints Phocas : saint Phocas d’Antioche (fêté le 5 mars au rit romain), et les deux autres à Sinope : l’un évêque de cette ville au début du IInd siècle (mais les éléments sur ce saint font défaut avant le Xème siècle) et l’autre un simple jardinier de cette même ville sous la persécution de Dioclétien. D’autres auteurs ne font qu’un seul saint des deux de Sinope (la liste des saints du patriarcat de Moscou les distingue, tout en les fêtant à la même date).

Les éléments les plus certains sur la vie de saint Phocas proviennent d’une des homélies pour la fête de ce saint prononcée à la fin du IVème siècle par Astérius évêque d’Amasée (une autre cité de la même province ecclésiastique du Pont-Euxin), dans une église qui possédait une partie des reliques de ce saint.

Saint Phocas était de la ville de Sinope, capitale du Pont (nord de la Turquie actuelle, sur la Mer Noire). Il possédait un jardin situé à l’entrée de l’isthme conduisant à cette ville, dont la production lui permettait de subvenir à ses besoins & de nourrir les pauvres, du reste accueillait-il dans sa maison tous ceux que la Providence lui envoyait. Dénoncé comme disciple de Jésus-Christ, on envoya un détachement militaire se saisir de lui. Arrivant à Sinope, la petite troupe de soldats demanda l’hospitalité à Phocas, ignorant l’identité de leur hôte. Celui-ci les reçut avec sa bonté ordinaire et leur servit un excellent repas. Mis en confiance par le festin, les soldats déclarèrent à leur hôte qu’ils avaient été dépêchés pour arrêter Phocas et le décapiter par surprise, sans autre forme de procès, car il était aimé du peuple. Notre saint leur déclara qu’il connaissait Phocas et qui le leur amènerait le lendemain matin. Tandis que les soldats dormaient dans sa maison, saint Phocas creusa lui-même sa tombe. Au matin, il se présenta aux soldats comme le Phocas qu’ils avaient reçu mission de tuer. Confus et surpris, les militaires furent gênés de devoir exécuter un ordre aussi abject, mais saint Phocas leur assura que la faute d’un tel crime ne retomberait pas sur eux mais sur ceux qui l’avaient commandité. Les soldats, revenus de leur surprise, lui tranchèrent la tête et le déposèrent dans la tombe qu’il s’était creusée.

Cette action héroïque répandit la renommée de saint Phocas au loin. Une église magnifique fut édifiée sur son tombeau, et de nombreux miracles s’y produisirent, des portions de ses reliques furent envoyées dans diverses villes : Amasée mais également à Rome, ainsi que témoigne Astérius d’Amasée :

« Phocas, depuis sa mort, est devenu l’appui & la colonne de l’Eglise ; qu’on vient de tous côtés au lieu de prière dans lequel il a le bonheur de parler ; que le magnifique temple procure de la consolation aux affligés et la santé aux malades ; qu’il est comme un magasin public toujours ouvert aux indigents ; que tous les lieux où il u a une relique du saint sont célèbres par des miracles, & l’objet de la vénération des chrétiens ; que les Romains, dont la capitale possède le cœur du martyr, l’honorent comme saint Pierre & saint Paul ; (…) que les mariniers de la plupart des mers chantent des hymnes à sa gloire ; que souvent le saint les délivre du danger ; qu’ils réservent pour les pauvres une partie de leur pain, & qu’ils l’appellent « la part de Phocas »« 

Phocas est le patron des jardiniers & aussi des marins, ainsi que, nous venons de le voir, l’atteste Astérius d’Amasée (peut-être parce que son nom signifie phoque en grec).

Il n’est pas absolument certain que ce soit le même saint Phocas dont les reliques furent transférées au Vème siècle à Constantinople, ce qui occasionna deux jours de fêtes au cours desquelles saint Jean Chrysostome prononça deux homélies. Dans l’une d’entre elles il qualifie saint Phocas de hiéromartyr (martyr prêtre ou évêque), ce qui ne figure pas dans les renseignements transmis par Astérius d’Amasée, mais fut gardé dans la tradition liturgique byzantine pour le saint fêté le 22 septembre (toutefois, on pourra noter que chez les Pères de l’Eglise, on trouve des personnages qualifiés également de hiéromartyrs qui n’étaient ni prêtre ni évêque). Le calendrier liturgique byzantin fait mémoire de la translation des reliques de saint Phocas le 23 juillet. Les reliques de saint Phocas furent emmenées par les latins de Constantinople à Vienne en Dauphiné.

*

Saint Codrat, des 70 apôtres du ChristCe 22 septembre voit aussi la célébration de la mémoire de l’apôtre saint Codrat (ou Quadratus, Quadrat), l’un des 70 disciples du Christ. Son office était en effet originellement célébré le 21 septembre, mais il est perpétuellement reporté au lendemain en raison de la clôture de la fête de l’Exaltation de la sainte Croix.

On ne sait rien de certain sur saint Codrat sinon qu’il fut l’un des 70 disciples du Christ, qu’il avait – aux dires d’Eusèbe de Césarée – le don de prophétie & qu’il reçut la couronne du martyre à Magnésie (en Asie mineure), sous Hadrien (vers l’an 117). Il a parfois été confondu avec un autre saint de ce nom qui fut évêque d’Athènes en 125 et fut martyrisé en 129, lequel adressa une apologie de la religion chrétienne à l’empereur, œuvre hélas perdue.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Apôtre saint Codrat, * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
3. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, et leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Phocas, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Comme pontife vénérable et martyr très ferme, * l’univers T’offre, Seigneur, Ton apôtre Codrat, * et honore par des chants la mémoire de son combat, * Te demandant sans cesse, *** d’accorder le pardon des péchés à ceux qui le célèbrent, ô Toi plein de bonté.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du hiéromartyr, ton 6 : Comme prêtre, tu offrais, ô père, les sacrifices,* et à la fin tu t’es offert toi-même en sacrifice vivant, * rendant un témoignage légitime au Christ Dieu, * fortifié par un Ange et acceptant la mort. * C’est pourquoi tu entends ceux qui te crient : ** viens, Phocas, sois avec nous, et nul ne prévaudra contre nous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
[Du hiéromartyr : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Du hiéromartyr :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9) (Psaume 133, 1)]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du hiéromartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2025 du calendrier grégorien – 15 septembre 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

*

Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

*

Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

Saint Nicétas est fêté à la même date du 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

A matines

Versets du matin, ton 7
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 7
Toi qui a pris notre aspect * et enduré la croix dans ton corps, * sauve-moi par ta résurrection, ô Christ-Dieu ** car Tu es l’ami des hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Lève-toi, Seigneur mon Dieu, que ta main soit exaltée, * n’oublie pas tes pauvres à jamais (Psaume IX, 33).
℣. Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles (Psaume IX, 2).

Vème évangile de la Résurrection : Luc (§ 113) XXIV, 12-35.
Étant avec eux à table, il prit le pain, et le bénit ; et l’ayant rompu, il le leur donna.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), de la fête (4 tropaires), œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † c. 787), avec l’acrostiche: En la Croix me fiant, je lui adresse une hymne, et du Mégalomartyr (4 tropaires), œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), avec l’acrostiçhe : Je te chante, champion dont le nom crie victoire. Catavasies de l’Exaltation de la sainte Croix.

Après la 3ème ode : Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.
Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 7

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 7

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 7ème ton au format PDF
Télécharger le livret des matines de la fête du Mégalomartyr Nicetas le Goth au format PDF

Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 septembre 2025 du calendrier grégorien, 8 septembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749), qui est l’auteur de l’un des deux canons de matines, avec son frère de lait saint Côme de Maïouma, en fait également mention dans ses homélies, de que même saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du 1er canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix : Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[Du jour (selon la péricope) : 2 Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.]
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
[Du jour (selon la péricope) : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Jésus lui répondit : Vous aimerez le Seigneur, votre Dieu, de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit.]
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, de la fête
Verset : Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu.
Hirmos de la 9ème ode du second canon de matines, œuvre de saint André de Crète, évêque de Gortyne (c. 660 † 740) : Étrangères aux mères, la virginité,* et étranger aux vierges, l’enfantement ; * mais en toi, Mère de Dieu, * les deux merveilles sont unies * et toutes les familles des nations, ** d’âge en âge nous te magnifions.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Barthélémy & Tite – ton 4

Saint Apôtre BarthélémyParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 septembre 2025 du calendrier grégorien – 25 août 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous faisons aussi mémoire de la translation des reliques du saint et illustre apôtre Barthélémy.

Le préfixe Bar en araméen signifie « fils de ». Les sources syriaques l’appellent « Nathanaël bar Tolmay » et la tradition identifie notre Apôtre avec Nathanaël (« Don de Dieu », en araméen), l’ami de Philippe originaire de Cana en Galilée, que le Christ appelle à sa suite en déclarant qu’il est un vrai Israëlite (Jean I, 45-51) & auquel il promet : « vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme », comme autrefois Jacob Israël avait vu l’échelle sainte des anges monter & descendre. Que s’était-il passé sous le figuier ? cela restera à jamais un secret entre le Christ et Nathanaël.

Par la suite, il n’est plus fait mention spéciale de Nathanaël Bartholomée dans les Ecritures, sinon dans la liste des 12 apôtres, où son nom suit immédiatement celui de son ami Philippe.

Après la Pentecôte, Barthélémy semble s’être associé au groupe apostolique formé par saint Thomas (comprenant aussi saint Jude Thaddée) qui partit évangéliser la Mésopotamie (et ses confins arméniens & arabes) puis l’Inde (manifestement la Bactriane et la Sogdiane). Revenu des Indes, saint Barthélémy subit le martyre en Arménie mineure, dans la ville d’Albanopolis, où il fut écorché vif, crucifié et finalement décapité.

Le rit byzantin fête une première fois saint Barthélémy le 11 juin (en même temps que saint Barnabé), comme le font les Syriens. La fête du 25 août est celle de la translation de ses reliques.

Les reliques de saint Barthélémy furent transférées à Martyropolis par saint Maruthas vers 410, puis à Dara, en Mésopotamie, sur ordre de l’empereur Anastase en 507, où Justinien fit construire une église en l’honneur du saint Apôtre. C’est cette seconde translation qui serait l’objet de la fête de ce jour. Les marges de l’Empire byzantin se révélant peu sûres face à la menace perse, on mentionne leur présence en Phrygie dès 546. De là, les reliques du saint Apôtre furent transférées en 580 sur l’île de Lipari (Nord de la Sicile). Lors de la conquête arabe des îles Eoliennnes (vers 838), les reliques de saint Barthélémy furent mises à l’abri à Bénévent, grâce à l’intervention de marins d’Amalfi. Quelques portions furent alors données à diverses églises d’Italie (Mont-Cassin, Pise & Naples). De Bénévent, la partie principale de ces reliques fut enfin transférée à Rome en la petite église de Saint-Barthélémy sise sur l’île du Tibre, en l’an 983, où elles y sont toujours.

Le calendrier romain fête saint Barthélémy le 24 août, mais au Moyen-Age, en certaines régions d’Occident, on le fêtait également aussi le 25 août, comme dans le rit byzantin, ce qui parait être la date primitive. Du reste, les basiliques romaines du Latran et du Vatican célébrèrent l’apôtre au 25 août jusqu’au XIXème siècle.

*

Saint Apôtre Tite, évêque de CrèteNous faisons aussi mémoire en ce jour du saint Apôtre Tite, évêque de Crète.

« Quant à la figure de Tite, dont le nom est d’origine latine, nous savons qu’il était grec de naissance, c’est-à-dire païen (Galates II, 3). Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l’Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l’Apôtre fait son éloge, le définissant comme son « véritable enfant selon la foi qui nous est commune » (Tite I, 4). Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l’obéissance. Tite ramena la paix entre l’Église de Corinthe et l’Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes : « Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi… En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite : son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous » (II Corinthiens VII, 6-7 & 13). Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul – qui le qualifie comme « mon compagnon et mon collaborateur » (II Corinthiens VIII, 23) – pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem (II Corinthiens VIII, 6). Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d’Évêque de Crète (Tite I, 5), d’où sur l’invitation de Paul, il rejoint l’Apôtre à Nicopolis en Épire (Tite III, 12). Il se rendit ensuite également en Dalmatie (2 Timothée IV, 10). Nous ne possédons pas d’autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort. »
Pape Benoît XVI, catéchèse du 13 décembre 2006.

Basilique Saint-Tite à Gortyne en CrèteSaint Paul a élevé à son disciple un digne monument, dans la magnifique épître pastorale qu’il lui a envoyée, l’Épître à Tite. Selon la tradition, saint Tite est décédé de vieillesse à 94 ans en tant qu’évêque de Crête à Gortyne, au sud de Cnossos. La ville possède encore aujourd’hui une belle basilique qui renferme son tombeau et remonte au moins au VIème siècle. Son chef est conservé dans une église d’Héraklion, actuelle capitale de la Crète. L’iconographie orientale le représente toujours en évêque, puisqu’en vérité il fut l’un des premiers d’entre eux à avoir été institué.

A Rome, il n’était fait mention de saint Tite qu’au martyrologe du 4 janvier, avant que le Pape Pie IX n’institue en 1854 sa fête au 6 février pour toutes les Eglises suivant le rit romain.

A matines

Versets du matin, ton 4
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! » (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu’il accorde le pardon des péchés à nos âmes.
3. Kondakion de saint Barthélémy, ton 4 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, ton 3 : Toi qui fus médiatrice pour le salut du genre humain, * nous te chantons, Vierge Mère de Dieu ; * car dans la chair qu’Il a reçu de toi, * ton fils & notre Dieu a accepté la Passion sur la Croix ; * Il nous a libérés de la corruption, ** car Il est l’ami des hommes.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 4
Accourues les premières, * les femmes myrrhophores portèrent aux apôtres * l’annonce de ta merveilleuse résurrection, ô Christ, * car Tu es ressuscité en tant que Dieu, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Lève-toi, Seigneur, viens à notre aide, * et délivre-nous à cause de ton Nom (Psaume XLII, 27).
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous ont raconté (Psaume XLIII, 2).

IInd évangile de la Résurrection : Marc (§ 70) XVI, 1-8.
Mais il leur dit : Ne craignez point : vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici : voici le lieu où on l’avait mis.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), de l’Apôtre Barthélémy (4 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Par des hymnes je loue mon ardent protecteur, et de l’Apôtre Tite (4 tropaires), avec l’acrostiche : Je chante de tout cœur le disciple de Paul, tous les deux, œuvres de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845). Catavasies de l’Exaltation de la sainte Croix.

Après la 3ème ode : Kondakion de l’Apôtre Barthélémy, ton 2 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants ** ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
Kondakion de l’Apôtre Tite, ton 2 : Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi ; * c’est pourquoi nous te disons : * Ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Les Laudes, ton 4

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 4

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 4ème ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête des Apôtres Barthélémy et Tite.

Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – synaxe des douze Apôtres – ton 4

Synaxe des saints & illustres Douze ApôtresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 juillet 2025 du calendrier grégorien – 30 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Synaxe des saints & illustres Douze Apôtres.

Au lendemain des grandes fêtes de l’année liturgique, le rit byzantin aime associer les différents protagonistes secondaires de l’évènement célébré. Le 29 juin est célébré – à la même date qu’à Rome – la belle fête qui commémore le martyre des saints Apôtres Pierre & Paul, les protocoryphées des Apôtres comme les appellent les livres byzantins. Aussi était-il naturel de faire mémoire le lendemain – 30 juin – de l’assemblée (synaxe) des Douze.

Les douze Apôtres choisis par Jésus sont Pierre et André son frère, Jacques le Majeur et son frère Jean l’Évangéliste, Philippe, Barthélemy, Matthieu l’Evangéliste, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude, encore appelé Thaddée, et Judas Iscariote, qui a été remplacé par Matthias après sa trahison & son suicide.

Aux grandes vêpres

Premier cathisme.
Lucernaire, ton 4 et 10 stichères : 4 du dimanche, ton 4, 3 de Pierre & Paul, ton 2 et 3 stichères des Apôtres, ton 4. Dogmatique du dimanche, ton 4.
Prokimen du jour.
Apostiches du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Doxasikon de Pierre & Paul, ton 6. Et maintenant. Theotokion du dimanche, même ton.
Tropaires apolytikia : Tropaire des Apôtres, ton 4 (2 fois) & Théotokion du dimanche, même ton.

Aux heures

A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Apôtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Douze Apôtres :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, * mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron, * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la Croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort par ta Résurrection, * dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié et ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * et dans l’ardeur de ma foi, je te crie ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Sur terre vous avez transmis * les enseignements célestes et divins, * hérauts du Christ, en les énonçant ** de vos langues embrasées.
8. De tes Disciples tu as fait * de cieux mystiques * qui puissent raconter ** aux confins du monde ta gloire, Seigneur.
9. Vous qui êtes inscrits dans les cieux * et demeurez avec le Christ, * saints Apôtres, protégez ** ceux qui vous chantent maintenant.
10. Il a fixé sa tente parmi nous, * celui qui demeure au plus haut des cieux, * car il s’est revêtu surnaturellement ** de la chair qu’il a reçue de toi, Vierge pure.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 4 : Princes des Apôtres divins * et docteurs de l’univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu’au monde il fasse don de la paix ** et qu’à nos âmes il accorde la grâce du salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Cette pierre qu’est le Christ a glorifié * brillamment la pierre de la foi ; * parmi les Apôtres il l’a choisi comme premier * & Paul avec lui couronne la Douzaine sacrée ; * en ce jour célébrant leur mémoire avec foi, ** nous glorifions celui qui les a glorifiés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
[Des Apôtres : 1 Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
Des Apôtres : Marc (§ 12) III, 13-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour les grandes vêpres de ce dimanche au format PDF.
Télécharger le livret des choristes pour la divine liturgie de ce dimanche.

Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Miracle de Notre-Dame de Vladimir de 1480 – ton 3

Icône de la Mère de Dieu de VladimirParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 juillet 2025 du calendrier grégorien, 23 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi le miracle de l’icône de Notre-Dame de Vladimir, qui sauva Moscou de l’invasion du khan Ahmat de la Grande Horde l’an 1480.

L’icône de la Mère de Dieu de Vladimir est l’une des plus vénérées de Russie. Le grand-duc Iouri Dolgorouki de Kiev l’a reçue en présent de Luc Chrysoberges, patriarche de Constantinople, vers 1131. Ce prince la fit placer dans le monastère de femmes Mejihirski près de Kiev jusqu’à ce que son fils Andreï Bogolioubski veuille la transporter dans la ville de Rostov, en 1155. Mais lorsque les chevaux qui transportaient l’icône s’arrêtèrent près de Vladimir et refusèrent d’aller plus loin, ceci fut interprété comme un signe que la Theotokos voulait que l’icône reste à cet endroit. Andreï Bogolioubski fit construire à cet emplacement la grande cathédrale de l’Assomption de Vladimir de 1158 à 1160 pour abriter l’icône, et cet évènement entraîna par la suite la consécration de nombreuses autres églises à la Mère de Dieu dans tout le nord-ouest de la Russie. En 1164, l’icône de la Vierge de Vladimir accompagnait ce même prince André Bogolioubski dans sa marche victorieuse contre les Bulgares de la Volga. Elle sera miraculeusement épargnée pendant l’incendie qui ravagea la cathédrale de Vladimir le 13 avril 1185 et ne subit aucun dommage lors du sac de la ville le 7 février 1238 par les troupes mongoles, qui incendièrent pourtant la cathédrale, dans laquelle périrent la princesse Agatha Vsevolodovna et le reste de la famille princière.

En 1395, le terrible et sanguinaire Tamerlan menace Moscou avec ses hordes turco-mongoles musulmanes. On fait alors venir l’icône sacrée de Vladimir, protectrice de la Sainte Russie. Une grande procession du clergé et de la population de Moscou vint l’accueillir à une porte de la ville le 26 août 1395. Le lieu de cette sainte rencontre (sretenie en slavon) en prit le nom : c’est l’actuelle rue Sretenka de Moscou, où s’élève le très beau monastère Sretensky, haut lieu de l’actuelle renaissance spirituelle russe, également réputé pour l’excellence de son chœur liturgique. Ce monastère fut élevé pour commémorer cette rencontre de la Mère de Dieu et du peuple de Moscou suppliant de lui venir en aide.

Après cette rencontre, l’icône est accompagnée en grande pompe au Kremlin en la cathédrale de la Dormition, et le grand-prince Basile Ier passa la nuit en prières et en pleurs devant celle-ci. Le lendemain, Tamerlan faisait demi-tour sans avoir livré bataille.

Après ce miracle, les Moscovites refusèrent de restituer l’icône à la ville de Vladimir et elle demeura dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, devenant l’icône despotique de son iconostase. C’est devant elle que se déroulaient les grands actes de la vie du pays, tels que le couronnement du tsar ou l’élection du patriarche. Elle devint l’objet de pèlerinages populaires. Pour ne pas priver totalement les habitants de Vladimir, leur icône y retourna maintes fois, surtout lors des pénibles années de l’invasion tatare. Le prince Basile en fit peindre par ailleurs une copie par Saint André Roublev, copie destinée à la cathédrale de la Dormition à Vladimir.

Par la suite, outre ce miracle de 1385, l’icône fut à l’origine de nombreuses délivrances miraculeuses de Moscou face aux envahisseurs musulmans :

  • En 1408 : siège de Moscou par le khan Edigueï
  • En 1451 : siège de Moscou par Mazovcha, le fils du khan de Nagaï. Le métropolite Jonas ordonne une procession sur les remparts avec l’icône de la Mère de Dieu et les forces islamiques lèvent le siège.
  • En 1459 : siège de Moscou par le khan de Nagaï voulant laver l’humiliation de son fils en 1451. Ivan III le met en déroute.
  • En 1480 : siège de Moscou par le khan Ahmat de la Grande Horde. C’est l’objet de la fête de ce jour, nous y reviendront.
  • En 1521 : siège de Moscou par Mahmet Guireï. Les troupes russes, inférieures en nombre, parviennent à encercler les troupes tatares et celles-ci fuient de façon désorganisée.

En hommage à ces miracles, l’église russe fête trois fois par an les principaux miracles de l’icône de la Vierge de Vladimir : le 21 mai (miracle de 1521), le 23 juin (miracle de 1480) et le 26 août (miracle de 1395). Le miracle de 1451 a eu lieu le jour de la fête de la Déposition du vêtement de la Mère de Dieu dans l’église des Blachernes à Constantinople, il ne possède pas de fête propre.

Revenons sur le miracle de 1480, qui est l’objet propre de la fête de ce 23 juin.

En cette année 1480, le tsar Ivan III le Grand déchira sur les marches de la cathédrale de l’Assomption le traité qui soumettait Moscou au pouvoir de la Horde d’or et déclara ainsi l’indépendance de la Russie, refusant par là même de payer le tribut au chef de la Horde d’or, Ahmet, qui se dirigea aussitôt vers Moscou avec une énorme armée. L’icône de la Mère de Dieu se trouvait à ce moment-là à Vladimir. On l’envoya chercher en toute hâte et elle parvint à Moscou le 23 juin. Les armées russes & tatares prennent position sur l’Ougra et s’observent pendant plusieurs jours, aucune des deux ne se décidant à traverser la première. À Moscou, on priait jour et nuit devant l’icône en implorant la Toute-Pure d’apporter son aide. Une rumeur venue d’on ne sait où circula parmi le peuple, disant que la Mère de Dieu avait posé sa ceinture sur la rivière entre les deux armées, ce qui avait eu pour effet de les tenir immobiles. Le prince Ivan Vassilievitch décida à la fin de mettre un terme à cette attente en s’éloignant de la rivière pour obliger les Tatars à la traverser en toute quiétude : il espérait ainsi engager la bataille avec une moitié de l’armée, et mettre les Tatars en déroute en les prenant en étau sur la rivière. Ahmet réfléchit longtemps et flaira le piège. Il s’écarta à son tour, et c’est ainsi que la ceinture de la Mère de Dieu les éloigna les uns des autres. Le contact ayant été évité, le prince Ivan envoya des détachements de cavaliers autour de l’armée ennemie pour localiser les Tatars et sonder leurs intentions. En voyant constamment ces cavaliers russes autour d’eux, les Tatars craignirent d’être entourés et reculèrent de plus en plus. Le 7 novembre, ils partirent définitivement, renonçant à l’idée de conquérir Moscou. On institua la journée du 23 juin, date de l’arrivée de l’icône à Moscou, comme fête solennelle de la Mère de Dieu.

Après la révolution bolchevique, l’icône fut spoliée par les communistes dès 1918 ; elle fut déposée en 1926 au Musée historique d’Etat puis depuis 1930 à la Galerie Tretyakov de Moscou, qui en est toujours le dépositaire officiel.

On raconte en Russie qu’en décembre 1941, alors que les Allemands approchaient de Moscou, Staline aurait ordonné que l’icône fût placée dans un avion qui ferait le tour de la capitale assiégée. L’armée allemande commença à se retirer quelques jours après.

Comme pour d’autres icônes célèbres (celle de la Trinité écrite par saint André Roublev par exemple), se posa dans les années 1990 le délicat problème de la restitution par la Galerie Tretyakov de ces biens spoliés qui constituent à la fois des trésors artistiques – fleurons de la célèbre galerie – mais sont aussi des joyaux pour la piété des fidèles croyants. Une solution juridique originale a été mise en place en 1999 : l’église Saint-Nicolas de Tolmachi, appartenant à la Galerie Tretyakov, expose désormais l’icône de la Vierge de Vladimir et d’autres trésors religieux célèbres de la galerie. L’église a été reconsacrée et les offices y sont célébrés quotidiennement ; elle est ouverte à la visite touristique en dehors des offices. En outre, l’icône miraculeuse de Notre Dame de Vladimir est aussi régulièrement transférée à la cathédrale de la Dormition du Kremlin pour les grandes fêtes solennelles.

Icône de la Mère de Dieu de Vladimir (détail)Le modèle de l’icône est du type Eleusa – Vierge de tendresse -, la joue du l’Enfant est serrée contre celle de sa Mère dans un geste d’amour et d’affection.

Le prototype de la Vierge de Vladimir est identifiable par une particularité dans la représentation du pied gauche de l’Enfant-Jésus (son pied gauche est replié ce qui laisse voir la plante de face).

Les analyses tant historiques que scientifiques établissent que l’icône de la Vierge de Vladimir a été composé à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle par un ou plusieurs maîtres de l’école byzantine de Constantinople. Les spécialistes la considèrent comme l’icône la plus importante de la période comnénienne du point de vue artistique. La taille initiale de l’icône est de 78 cm x 55 cm. La planche de tilleul à une épaisseur de 2,7 cm. Elle a été augmentée pour mesurer 104 cm x 69 cm (probablement pour faciliter son insertion dans une iconostase). Elle possède de ce fait une arche profonde et des champs larges.

L’icône présente la particularité d’être écrite sur les deux faces. Le verso, qui représente un autel byzantin avec l’évangéliaire, la croix & les instruments de la Passion, date de la restauration faite en 1514 sur ordre du métropolite Varlaam. Cette image a été peinte par l’école d’iconographie de Moscou.

L’icône de Notre-Dame de Vladimir exprime profondément le sentiment d’amour maternel de la Mère de Dieu mais aussi son anxiété vis-à-vis de son enfant. Elle transcrit de manière claire mais pourtant retenue l’intensité des émotions. Prions la Mère de Dieu qu’elle daigne continuer à nous protéger de nos dangers présents par sa maternelle protection.

A matines

Versets du matin, ton 3
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde. (deux fois)
2.Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de la Mère de Dieu (de l’icône de Vladimir), ton 4 : En ce jour rayonne l’illustre cité de Moscou, * car elle a reçu comme un rayon de soleil, * notre Dame, ton icône miraculeuse, vers laquelle nous accourons * pour te chanter, suppliants : * Admirable Souveraine & Mère de Dieu, * prie le Christ qui s’est fait chair en ton sein * de protéger ta cité & de garder toute ville & contrée * de tout malheur causé par l’ennemi ** & de sauver nos âmes, en la tendresse de ton cœur.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos
Mégalynaire de l’icône de Vladimir : Il est digne de te magnifier * Mère de Dieu * plus vénérable que les Chérubins ** et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 3
L’ange resplendissant remplit d’effroi les femmes myrrhophores par son apparition * et répandit la rosée de ses paroles en disant : * Pourquoi cherchez-vous dans le tombeau le Vivant ? * Il est ressuscité après avoir vidé les tombeaux ; * sachez que l’Immuable a aboli la corruption ; * et dites à Dieu : Que tes œuvres sont redoutables, ** car Tu as sauvé le genre humain.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Dites parmi les nations que le Seigneur est entré dans son règne ; * car Il a affermi l’univers qui ne sera pas ébranlé (Psaume XCV, 10).
℣. Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, toute la terre (Psaume XCV, 1).

IVème évangile de la Résurrection : Luc (§ 112) XXIV, 1–12.
Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 3 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (3 tropaires) et de la Mère de Dieu (des Ménées) (8 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de la Mère de Dieu (de l’icône de Vladimir, ton 8 : Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, * toi qui nous sauves des périls du combats, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! * Vers toi montent nos louanges, nos chants d’action de grâce. * De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, * sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir * les fidèles qui te chantent : ** Réjouis-toi, Epouse inépousée.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 3

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 3

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 3ème ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Vladimir.

Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Tikhon d’Amathonte – ton 2

16 juin - fête de saint Tikhon d'Amathonte (icône)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 juin 2025 du calendrier grégorien, 16 juin 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Tikhon, évêque d’Amathonte.

Saint Tikhon est né au IVème sur l’île de Chypre dans la ville d’Amathonte (ou Amathus). Cette ville très importante dans l’histoire de Chypre (elle fut le siège d’un des royaumes chypriotes avant la conquête romaine) est ruinée depuis l’invasion arabe de 653-654, elle se situe à l’Est de l’actuelle Limassol.

Les parents de Tikhon ont élevé leur fils dans la piété chrétienne, et lui ont enseigné la lecture des livres saints.

Dès l’enfance, il fut appelé à une grande sainteté. Son père, qui était boulanger, laissait parfois son fils seul dans la boutique, le saint jeune homme donnait alors gratuitement du pain aux nécessiteux. L’ayant découvert, son père se mit en colère, pensant que son fils allait le ruiner. Or celui-ci lui répondit que dans les Écritures, il est dit qu’en donnant à Dieu on reçoit au centuple. « J’ai rendu à Dieu le pain qu’Il avait Lui-même donné. Donner aux pauvres c’est donner à Dieu » dit l’enfant, qui enjoignit son père d’aller à l’endroit où le grain était stocké. Avec étonnement, le père vit que le grenier, qui était auparavant vide, était rempli à craquer de blé. Dès lors le père n’empêcha plus son fils de distribuer du pain aux pauvres.

Le pieux jeune homme fut ordonné lecteur. Plus tard, Mnemonios, l’évêque d’Amathonte l’ordonna diacre. Après la mort de l’évêque Mnemonios, saint Tikhon fut unanimement jugé digne d’être choisi comme évêque d’Amathonte. C’est le fameux saint Épiphane (c. 315 † 403), évêque de Salamine et Métropolite de Chypre, qui procéda à son sacre épiscopal.

Saint Tikhon travailla avec zèle pour éradiquer les derniers restes de paganisme dans son diocèse ; il fit abattre un temple païen dédié à Aphrodite et dispersa ses servantes ; il s’employa avec zèle à faire connaître aux païens la foi chrétienne. Évêque d’une grande bonté, il gardait sa porte ouverte à tous et accueillait chacun avec attention et bienveillance, répondant aux besoins et aux questions de ceux qui venaient à lui. Il chassait les démons, il libéra en particulier un enfant d’un démon sourd et muet. Indifférent aux menaces et aux supplices, il proclama sa foi avec force et courage face aux païens.

Il prédisit le moment de sa mort, survenue en l’an 425.

Saint Tikhon d’Amathonte a été grandement honoré en Russie. De nombreuses églises dédiées à ce saint chypriote ont été construites à Moscou, à Nijni-Novgorod, à Kazan et dans bien d’autres villes. Ce prénom étant populaire, il est partagé par un bon nombre de saints russes, les deux plus connus étant saint Tikhon de Zadonsk (1724 † 1783), éminent évêque théologie et thaumaturge, et le saint patriarche Tikhon de Moscou (1865 † 1925), qui eut à lutter contre les communistes et subit d’eux le martyre.

Dans le calendrier russe, la fête de saint Tikhon d’Amathonte le 16 juin est aussi celle de saint Tikhon de Kalouga, thaumaturge († 1492), et de saint Tikhon de Loukhovsky à Kostroma († 1503).

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de Sa Sainteté, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Tikhon théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : O Vierge, alors que Gabriel t’annonçait : « Réjouis-toi », * à sa voix le Maître de toutes choses s’incarnait en toi, l’Arche sainte, * comme l’avait annoncé le juste David ; * tu es apparue plus vaste que les cieux, * toi qui as porté ton Créateur. * Gloire à celui qui a fait sa demeure en toi, ** gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui nous a libéré par ton enfantement.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au mon-de la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

IIIème évangile de la Résurrection : Marc (§ 71) XVI, 9-20.
Et il leur dit : Allez par tout le monde, prêchez l’Évangile à toutes les créatures.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 2 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection, ton 2 (3 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique, ton 2 (3 tropaires) et Sa Sainteté (4 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Je m’adresse au pasteur thaumaturge. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : Ayant vécu, saint, dans une ascèse agréable à Dieu, * tu as reçu d’en-haut la force du Consolateur, * pour renverser les illusions des idoles, sauver le peuple, * chasser les démons et guérir les maladies. * C’est pourquoi nous t’honorons comme ami de Dieu, ** ô bienheureux Tikhon.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 2

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 2nd ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête de saint Tikhon d’Amathonte au format PDF

Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre russe – ton 1

Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 juin 2025 du calendrier grégorien – 9 juin 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE RUSSE

Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelques variantes avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie ou le mégalinaire de matines – l’office de 1956 continue de figurer néanmoins sur bons nombres de sites liturgiques russes).

Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes, classés par catégories et par ville ou région géographique. Les Théotokia du canon chantent elles les principales icônes de la Mère de Dieu vénérées en Russie. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

Notons que le dimanche suivant, IIIème après la Pentecôte, a vu se multiplier d’autres Toussaints : on y fête, selon les lieux, tous les saints de Pskov, de Novgorod, de Biélorussie, de Saint-Pétersbourg. Un phénomène similaire s’est observé en Occident où plusieurs ordres religieux ou diocèses ont des célébrations particulières de tous les saints de leur ordre ou diocèse après la Toussaint du 1er novembre.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! » (une fois)
2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe, ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, ** Dieu de miséricorde. (une fois)
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe, ton 4 : Citoyens de la Jérusalem d’en haut, * vous qui avez resplendi depuis notre terre * et qui avez plu à Dieu par toutes formes de vocations et de combats spirituels, * venez, fidèles, chantons-les : * ô bienheureux intercesseurs de la terre russe, * priez le Seigneur, * afin qu’Il épargne cette terre de Son courroux, * qu’Il guérisse ses blessures, ** et qu’Il console Son peuple fidèle.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos.
Mégalynaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe : Nous vous magnifions * ô vous tous les saints qui avez resplendi sur la terre de Russie * et nous vénérons votre sainte mémoire * car vous priez pour nous ** le Christ notre Dieu.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

IInd évangile de la Résurrection : Marc (§ 70) XVI, 1-8.
Mais il leur dit : Ne craignez point : vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici : voici le lieu où on l’avait mis.

Chant de la Résurrection (une fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 1 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu (2 tropaires) alphabétique & de tous les Saints Russes, ton 8 (8 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3 : En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous  * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, ** intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 6

Conclusion des matines

Télécharger le livret des choristes en format PDF

Programme du dimanche de tous les saints – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 juin 2025 du calendrier grégorien – 2 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h45, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

LE DIMANCHE DE TOUS LES SAINTS
ВСЕХ СВЯТЫХ

Le Ier dimanche après la Pentecôte, le rit byzantin célèbre la fête de tous les saints.

De même que c’est la dédicace du Panthéon en basilique Sainte-Marie-des-Martyrs au VIème siècle qui est à l’origine de la fête de tous les saints dans le rit romain, de même c’est la dédicace de l’église de Tous les Saints par l’empereur Léon VI le Sage (886 † 912) à Constantinople, près de l’église des Douze Apôtres, qui est à l’origine de la fête de ce dimanche dans le rit byzantin. Pour la petite histoire, cette église fut construite par Léon VI le Sage afin d’abriter les reliques de son épouse Théophanô, morte ascète au couvent des Blachernes en odeur de sainteté. Par ses reliques s’accomplissaient des miracles, mais l’empereur répugna à dédier la nouvelle église à sa première épouse.

Le Synaxaire de Nicéphore Calliste Xanthopoulos (XIVème siècle) explique que la fixation de la fête de tous les saints au dimanche qui suit la Pentecôte exprime que l’Esprit-Saint est la source de toute sainteté. Il fait aussi remarquer que le cycle pascal se conclut par cette fête, ayant démarré par le récit de la création et de l’expulsion d’Adam au dimanche de la Tyrophagie ; puis, au travers de la croix, de la passion, de la résurrection, de la descente du Saint-Esprit et de la révélation de la Trinité, le cycle mobile du Triode a exposé le plan d’amour de Dieu pour sauver l’homme : l’économie du salut, laquelle voit sa conclusion naturelle par la sanctification des disciples du Christ.

L’office de tous les saints se combine avec celui du dimanche, ton 8.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de tous les saints. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de tous les saints.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 8 & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de tous les saints :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Comme pierre précieuse & choisie, * comme pierre d’angle en Sion, * les Saints, ô Christ, t’ont découvert * & sur ce roc inébranlable ils ont assis ** l’édifice de leurs pierres choisies.
6. Les gouttes de ton sang, ô mon Dieu, * avec l’eau jaillissant de ton côté * ont fait surgir un monde nouveau * & convoqué auprès de toi ** la divine assemblée de touslalande les Saints.
7. Pieusement nous chantons * la divine assemblée des Martyrs * rayonnante de grâce & de splendeur * dans leurs habits de sang vermeil ** & la pourpre de leurs rudes combats.
8. Tous ensemble, nous te chantons * comme la Mère de Dieu en vérité : * grâce à toi la nature féminine fut affermie ; * pour le Christ elle a combattu ** & s’est illustrée par toutes sortes de vertus.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu du lieu très-haut, toi qui es compatissant. * Tu as souffert l’ensevelissement durant trois jours, * pour nous libérer des passions. ** Notre vie et notre résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de tous les saints, ton 4 : Parée du sang de tes martyrs du monde entier * comme de pourpre et de lin, * ton Église te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : * « Étends ta compassion sur tes fidèles ; ** accorde la paix à ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de tous les saints, ton 8 : Comme prémices de la nature, à Toi qui fais pousser la création, * le monde entier t’offre, Seigneur, les martyrs théophores ; * garde ton Église dans une paix profonde, par leurs supplications ** et par les prières de la Mère de Dieu, ô Très- miséricordieux.

Prokimena
Du dimanche, ton 8 :
℟. Rendez hommage et faites offrande au Seigneur notre Dieu. (Psaume 75, 12)
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël grand est son nom. (Psaume 75, 1)
De tous les saints, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, le Dieu d’Israël. (Psaume 76, 36)

Epître
Du dimanche de tous les saints : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

Alleluia
De tous les saints, ton 4 :
℣. Par la Parole du Seigneur, les cieux ont été affermis, et par l’Esprit de sa bouche, toute leur puissance.
℣. Depuis les cieux, le Seigneur a regardé, il a vu tous les fils des hommes.

Evangile
Du dimanche de tous les saints : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
De tous les saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alléluia, alléluia, alléluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
Télécharger le livret du dimanche, ton 8