Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Lettre du cardinal Hoyos au président des Scouts d’Europe

Monsieur le Président,

Dernièrement sont arrivés à la Commission Pontificale Ecclesia Dei de nombreuses lettres au sujet de la Déclaration que vous avez fait au nom des Guides et Scouts d’Europe, qui porte le titre « Place au Scoutisme » et la date du 17 novembre 2007.

Dans cette Déclaration vous vous exprimez sur la possibilité de faire usage de la forme extraordinaire du Rite Romain pendant des activités de votre mouvement, comme par exemple des camps.

Comme vous le savez, cette matière a été réglée par le Motu proprio « Summorum Pontificum » du Souverain Pontife Benoit XVI entré en vigueur le 14.9.2007, lequel a donné à la Commission la charge de veiller sur l’application de ce Motu proprio.

Les lettres, qui nous sont arrivées, proviennent de la part de nombreux prêtres, – dont 61 ont signé une pétition explicite adressée à cette Commission Pontificale, – et aussi de la part des laïcs membres de votre mouvement : toutes expriment la même préoccupation que cette interdiction de l’usage de l’usage extraordinaire ne soit pas conforme au Motu proprio et devrait causer de grands problèmes dans plusieurs sections des Scouts d’Europe.

Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit :

Les prêtres membres d’un Mouvement de l’Eglise ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les Dirigeants de telles Associations et Mouvements ne peuvent, ni imposer ni empêcher cette forme de la célébration dans leur Mouvement.

Je vous saurais donc gré, Monsieur le président, si vous pouviez en informer le comité des Scouts d’Europe lors de la réunion annuelle des Conseillers religieux prévue pour le 14 janvier.

Signé : Dario Card. Castrillon Hoyos

—–

La direction du mouvement des Scouts d’Europe avait interdit la célébration de la messe selon les anciens livres liturgiques dans le cadre de ses activités. Ce rappel à l’ordre ferme de Rome était connu par ouï-dire, mais le texte vient d’en être publié sur le web. L’assemblée générale du mouvement le 15 mars prochain risque fort d’être agitée…

Sources : Le Forum catholique & Le Salon Beige.

Retour à Dieu de l’Archevêque d’Athènes

Mgr Christodoulos, archevêque d

Sa Béatitude Christodoulos Ier, Archevêque d’Athènes & de toute la Grèce est mort ce jour à l’âge de 69 ans. Sa mort, certes attendue (on le savait atteint d’un cancer grave), laisse néanmoins un trou dans le monde orthodoxe.

Il était depuis 1998 le chef de l’Eglise autocéphale canonique de Grèce. Le territoire de cette Eglise est celui de l’ancienne Grèce indépendante dans ses limites de 1830. La Crète, le Dodécanèse et le mont Athos ne lui appartiennent pas mais relèvent du patriarcat de Constantinople. Les Nouvelles Terres libérées en 1912 (l’Epire, la Macédoine, la Thrace et les îles de Lemnos, Lesbos, Chio, Samos et Icarie) appartiennent également au patriarcat de Constantinople, mais leurs évêques participent temporairement aux synodes de l’Eglise de Grèce.

Sous son administration, on a noté un dégel certain des relations avec le Vatican, alors que l’Eglise autocéphale de Grèce a longtemps été une tendance dure de l’Orthodoxie, qui s’opposait farouchement à tout rapprochement avec Rome. Il y a un peu plus d’an, il avait rencontré Benoît XVI lors de sa visite historique au Vatican, le 14 décembre 2006. En 2001, il avait reçu Jean-Paul II à Athènes lors de cette non moins historique visite du pape, lors de son pèlerinage jubilaire sur les pas de saint Paul : première visite d’un pape en Grèce depuis le schisme de 1054.

Sous son gouvernement, il a également dû faire face à plusieurs graves scandales ecclésiastiques internes.

Sa Béatitude Christodoulos Ier était généralement perçu comme un conservateur sur les questions morales et sociales. Notons qu’il a fermement résisté aux divers efforts de changements liturgiques, en particulier il a refusé le passage au grec moderne vernaculaire dans la liturgie.

Dans les sondages d’opinion publique durant de ces dernières années, il a été presque invariablement classée comme l’homme le plus populaire en Grèce.

Les funérailles de l’archevêque orthodoxe grec auront lieu jeudi prochain, 31 janvier, en la cathédrale d’Athènes, sous la présidence du patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomaios Ier. Trois jours de deuil national ont été décrétés ; les écoles & les administrations seront fermées le jour des funérailles.

Le Saint-Siège sera représenté par le cardinal Paul Poupard, président émérite des Conseils pontificaux de la culture et pour le dialogue interreligieux et par Mgr Brian Farrell, secrétaire du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétien.

IN MEMORIA ÆTERNA !

Dom Guéranger, Caractéristiques de l’hérésie antiliturgique – 1841 –

dom Guéranger

« 1° Le premier caractère de l’hérésie antiliturgique est la haine de la Tradition dans les formules du culte divin. On ne saurait contester ce caractère spécial dans tous les hérétiques que nous avons nommé, depuis Vigilance jusqu’à Calvin, et la raison en est facile à expliquer. Tout sectaire voulant introduire une doctrine nouvelle, se trouve infailliblement en présence de la Liturgie, qui est la Tradition à sa plus haute puissance, et il ne saurait avoir de repos qu’il n’ait fait taire cette voix, qu’il n’ait déchiré ces pages qui recèlent la foi des siècles passés. En effet, comment le luthéranisme, le calvinisme, l’anglicanisme se sont-ils établis et maintenus dans la messe ? Il n’a fallu pour cela que la substitution de livres nouveaux et de formules nouvelles, aux formules et aux livres anciens, et tout a été consommé. Rien ne gênait plus les nouveaux docteurs; ils pouvaient prêcher tout à leur aise: la foi des peuples était désormais sans défense. Luther comprit cette doctrine avec une sagacité digne de nos jansénistes, lorsque, dans la première période de ses innovations, à l’époque où il se voyait encore obligé de garder une partie des formes extérieures du culte latin, il établit le règlement suivant pour la messe réformée : « Nous approuvons et conservons les introït des dimanches et des fêtes de Jésus-Christ, savoir de Pâques, de la Pentecôte et de Noël. Nous préférerions volontiers les psaumes entiers d’où ces introït sont tirés, comme on faisait autrefois ; mais nous voulons bien nous conformer à l’usage présent. Nous ne blâmons pas même ceux qui voudront retenir les introït des Apôtres, de la Vierge et des autres Saints, lorsque ces trois introït sont tirés des psaumes et d’autres endroit de l’Ecriture » Il avait trop en horreur les cantiques sacrés composés par l’Eglise elle-même pour l’expression publique de sa foi. Il sentait trop en eux la vigueur de la Tradition qu’il voulait bannir. En reconnaissant à l’Eglise le droit de mêler sa vois dans les assemblées saintes aux oracles des Ecritures, il s’exposait par là même à entendre des millions de bouches anathématiser ses nouveaux dogmes. Donc, haine à tout ce qui, dans la Liturgie, n’est pas exclusivement extrait des Ecritures.

2° C’est le second principe de la secte antiliturgique, de remplacer les formules de style ecclésiastique par des lectures de l’Ecriture Sainte. Elle y trouve deux avantages: d’abord celui de faire taire la voix de la Tradition qu’elle craint toujours; ensuite un moyen de propager et d’appuyer ses dogmes, par voie de négation ou d’affirmation. Par voie de négation en passant sous silence, au moyen d’un choix adroit, les textes qui expriment la doctrine opposée aux erreurs qu’on veut faire prévaloir; par voie d’affirmation, en mettant en lumière des passages tronqués qui, ne montrant qu’un des côtés de la vérité, cachent l’autre aux yeux du vulgaire. On sait, depuis bien des siècles, que la préférence donnée, par tous les hérétiques, aux Ecritures Saintes sur les définitions ecclésiastiques, n’a pas d’autre raison que la facilité qu’ils ont de faire dire à la parole de Dieu tout ce qu’ils veulent, en la laissant paraître ou en l’arrêtant à propos. Nous verrons ailleurs ce qu’ont fait en ce genre les jansénistes, obligés, d’après leur système, à garder le lien extérieur avec l’Eglise; quant aux protestants, ils ont presque réduit la Liturgie tout entière à la lecture de l’Ecriture, accompagnée de discours dans lesquels on l’interprète par la raison. Quant au choix et à la détermination des livres canoniques, ils ont fini par tomber au caprice du réformateur, qui, en dernier ressort, décide non plus seulement du sens de la parole de Dieu, mais du fait de cette parole. Ainsi Martin Luther trouve que, dans son système de panthéisme, l’inutilité des oeuvres et la suffisance de la foi sont dogmes à établir, et dès lors il déclarera que l’Epître de saint Jacques est une épître de paille, et non une épître canonique, par cela seul qu’on y enseigne la nécessité des oeuvres pour le salut. Dans tous les temps, et sous toutes les formes, il en sera de même; point de formules ecclésiastiques ; l’Ecriture seule, mais interprétée, mais choisie, mais présentée par celui ou ceux qui trouvent leur profit à l’innovation. Le piège est dangereux pour les simples, et ce n’est que longtemps après que l’on s’aperçoit qu’on a été trompé, et que la parole de Dieu, ce glaive à deux tranchants, comme parle l’Apôtre, a fait de grandes blessures, parce qu’elle était maniée par les fils de perdition.

3° Le troisième principe des hérétiques sur la réforme de la Liturgie est, après avoir expulsé les formules ecclésiastiques et proclamé la nécessité absolue de n’employer que les paroles de l’Ecriture dans le service divin, voyant ensuite que l’Ecriture ne se plie pas toujours, comme ils le voudraient, à toutes leurs volontés, leur troisième principe, disons-nous, est de fabriquer et d’introduire des formules diverses, pleines de perfidie, par lesquelles les peuples sont plus solidement encore enchaînés à l’erreur, et tout l’édifice de la réforme impie sera consolidé pour des siècles.

4° On ne doit pas s’étonner de la contradiction que l’hérésie présente ainsi dans ses oeuvres, quand on saura que le quatrième principe, ou si l’on veut la quatrième nécessité imposée aux sectaires par la nature même de leur état de révolte, est une habituelle contradiction avec leurs propres principes. Il en doit être ainsi pour leur confusion dans ce grand jour, qui vient tôt ou tard, où Dieu révèle leur nudité à la vue des peuples qu’ils ont séduits, et aussi parce qu’il ne tient pas à l’homme d’être conséquent; la vérité seule peut l’être. Ainsi, tous les sectaires, sans exception, commencent par revendiquer les droits de l’antiquité. Ils veulent dégager le christianisme de tout ce que l’erreur et les passions des hommes y ont mêlé de faux et d’indigne de Dieu; ils ne veulent rien que de primitif, et prétendent reprendre au berceau l’institution chrétienne. A cet effet, ils élaguent, ils effacent, ils retranchent; tout tombe sous leurs coups. Et lorsqu’on s’attend à voir reparaître dans sa première pureté le culte divin, il se trouve qu’on est encombré de formules nouvelles qui ne datent que de la veille et qui sont incontestablement humaines, puisque celui qui les a rédigées vit encore.
Toute secte subit cette nécessité; nous l’avons vu chez les monophysites, chez les nestoriens; nous retrouvons la même chose dans toutes les branches de protestants. Leur affectation à prêcher l’antiquité n’a abouti qu’à les mettre en mesure de battre en brèche tout le passé, et puis ils se sont posés en face des peuples séduits, et leur ont juré que tout était bien, que les superfétations papistes avaient disparu, que le culte divin était remonté à sa sainteté primitive. Remarquons encore une chose caractéristique dans le changement de la Liturgie par les hérétiques. C’est que, dans leur rage d’innovation, ils ne se contentent pas d’élaguer les formules de style ecclésiastique qu’ils flétrissent du nom de parole humaine, mais ils étendent leur réprobation aux lectures et aux prières mêmes que l’Eglise a empruntées à l’Ecriture; ils changent, ils substituent, ne voulant pas prier avec l’Eglise, s’excommuniant ainsi eux-mêmes, et aussi craignant jusqu’à la moindre parcelle de l’orthodoxie qui a présidé au choix de ces passage.

5° La réforme de la Liturgie étant entreprise par les sectaires dans le même but que la réforme du dogme dont elle est la conséquence, il s’ensuit que, de même que les protestants se sont séparés de l’unité afin de croire moins, ils se sont trouvés amenés à retrancher, dans le culte, toutes les cérémonies, toutes les formules qui expriment des mystères. Ils ont taxé de superstition, d’idolâtrie, tout ce qui ne leur semblait pas purement rationnel, restreignant ainsi les expressions de la foi, obstruant par le doute et même la négation toutes les voies qui ouvrent sur le monde surnaturel. Ainsi plus de sacrements,, hors le baptême, en attendant le socinianisme qui en affranchira ses adeptes; plus de sacramentaux, de bénédictions, d’images, de reliques de saints, de processions, de pèlerinage, etc. Il n’y a plus d’autel, mais simplement une table; plus de sacrifice, comme dans toute religion, mais seulement une cène; plus d’église, mais seulement un temple, comme chez les Grecs et les Romains; plus d’architectures religieuse, puisqu’il n’y a plus de mystères; plus de peinture et de sculpture chrétiennes, puisqu’il n’y a plus de religion sensible ; enfin, plus de poésie dans le culte, qui n’est fécondé ni par l’amour, ni par la foi.

6° La suppression des choses mystérieuses dans la Liturgie protestante devait produire infailliblement l’extinction totale de cet esprit de prière qu’on appelle onction dans le catholicisme. Un coeur révolté n’a point d’amour, et un cœur sans amour pourra tout au plus produire des expressions passables de respect ou de crainte, avec la froideur superbe du pharisien; telle est la Liturgie protestante. On sent que celui qui la récite s’applaudit de n’être pas du nombre de ces chrétiens papistes qui rabaissent Dieu jusqu’à eux par la familiarité de leur langage vulgaire.

7° Traitant noblement avec Dieu, la Liturgie protestante n’a point besoin d’intermédiaires créés. Elle croirait manquer au respect dû à l’Etre souverain, en invoquant l’intercession de la sainte Vierge, la protection des saints. Elle exclut toute cette idolâtrie papiste qui demande à la créature ce qu’on ne doit demander qu’à Dieu seul ; elle débarasse le calendrier de tous ces noms d’hommes que l’Eglise romaine inscrit si témérairement à côté du nom de Dieu ; elle a surtout en horreur ceux des moines et autres personnages des derniers temps qu’on y voit figurer à côté des noms révérés des apôtres que Jésus-Christ a choisis, et par lesquels fut fondée cette Eglise primitive, qui seule fut pure dans la foi et franche de tout superstition dans le culte et de tout relâchement dans la morale.

8° La réforme liturgique ayant pour une de ses fins principales l’abolition des actes et des formules mystiques, il s’ensuit nécessairement que ses auteurs devaient revendiquer l’usage de la langue vulgaire dans le service divin. Aussi est-ce là un des points les plus importants aux yeux des sectaires. Le culte n’est pas une chose secrète, disent-ils. Il faut que le peuple entende ce qu’il chante. La haine de la langue latine est innée au coeur de tous les ennemis de Rome. Ils voient en elle le bien des catholiques dans tout l’univers, l’arsenal de l’orthodoxie contre toutes les subtilités de l’esprit de secte, l’arme la plus puissante de la papauté. L’esprit de révolte qui les pousse à confier à l’idiome de chaque peuple, de chaque province, de chaque siècle, la prière universelle, a, du reste, produit ses fruits, et les réformés sont à même tous les jours de s’apercevoir que les peuples catholiques, en dépit de leurs prières latines, goûtent mieux et accomplissent avec plus de zèle les devoirs du culte que les peuples protestants. A chaque heure du jour, le service divin a lieu dans les églises catholiques; le fidèle qui y assiste laisse sa langue maternelle sur le seuil; hors les heures de la prédication, il n’entend que des accents mystérieux qui même cessent de retentir dans le moment le plus solennel, au canon de la messe ; et cependant ce mystère le charme tellement, qu’il n’envie pas le sort du protestant, quoique l’oreille de celui-ci n’entende jamais que des sons dont elle perçoit la signification. Tandis que le temple réformé réunit, à grand’peine, une fois la semaine, les chrétiens puristes, l’Eglise papiste voit sans cesse ses nombreux autels assiégés par ses religieux enfants; chaque jour, ils s’arrachent à leurs travaux pour venir entendre ces paroles mystérieuses qui doivent être de Dieu, car elles nourrissent la foi et charment les douleurs. Avouons-le, c’est un coup de maître du protestantisme d’avoir déclaré la guerre à la langue sainte; s’il pouvait réussir à la détruire, son triomphe serait bien avancé. Offerte aux regards profanes, comme une vierge déshonorée, la Liturgie, dès ce moment, a perdu son caractère sacré, et le peuple trouvera bientôt que ce n’est pas trop la peine qu’il se dérange de ses travaux ou de ses plaisirs pour aller entendre parler comme on parle sur la place publique. Otez à l’Eglise française ses déclamations radicales et ses diatribes contre la prétendue vénalité du clergé, et allez voir si le peuple ira longtemps écouter le soi-disant primat des Gaules crier: Le Seigneur soit avec vous; et d’autres lui répondre : Et avec votre esprit. Nous traiterons ailleurs, d’une manière spéciale, de la langue liturgique.

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Programme du dimanche de la Sexagésime

La parabole du semeur, sermons de Maurice de Sully, manuscrit du XIVème siècle

Saint-Eugène, le dimanche 27 janvier 2008, grand’messe de 11h.

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Petite réaction à la suite d’un article de La Croix du 14 janvier

A la suite de la messe du Pape tourné vers le Seigneur, versus ad Orientem et non plus vers le peuple dans la Chapelle Sixtine le jour de la Fête du Baptême du Seigneur, la presse française a souvent atteint des sommets de désinformation laissant entendre que le Pape est affreusement rétrograde (Le Parisien a certainement remporté la médaille dans cet affligeant concours de méconnaissance journalistique).

La Croix, dans son article du 14 janvier dernier, rend compte aussi de cette messe, s’étonnant de l’apparente nouveauté de la célébration dos au peuple, y décelant une volonté de revenir aux traditions d’avant Vatican II. Pourtant, ce n’était pas une si grande nouveauté, puisque Jean-Paul II célébrait aussi dos au peuple & face à Dieu sur cet autel, au moins au début de son pontificat, comme en témoigne la photo ci-dessous :

Jean-Paul II célèbre Ad Orientem à la chapelle Sixtine

Il est piquant de lire de ce fait le texte de Madame de Gaulmyn dans La Croix :

« – Benoît XVI a-t-il célébré hier en rite tridentin ?

– Non, mais pour la première fois, hier, dans la chapelle Sixtine, le pape a publiquement célébré la messe dos au peuple, face à l »autel, suivant donc la tradition préconciliaire. Pour cette célébration, où, comme chaque année, le pape baptise des enfants, on a donc utilisé l »ancien autel de la chapelle, qui se trouve contre le mur, sous la fresque du jugement dernier de Michel-Ange. Durant tout le pontificat de Jean-Paul II, et les premières années de celui de Benoît XVI, les responsables de la célébration avaient recours à un autel mobile en bois, placé au milieu du choeur. »

😀

cf. notre article initial sur ce sujet.

Programme du Requiem pour S.M. le roi Louis XVI

Louis XVI

Saint-Eugène, le lundi 21 janvier 2008, grand’messe de 19h.
(raccord pour les choristes à compter de 18h30).

  • Procession d’entrée : De profundis parisien – psaume 129 – faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
  • Séquence Dies iræ – de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • Lecture du Testament de Louis XVI
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : Pie Iesu du Requiem de Gabriel Fauré (1845 † 1924), organiste de La Madeleine
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) – musique d’Henri Büsser (1872 † 1973), organiste de Saint-Cloud
  • Requiescant in pace. ℟. Amen
  • Absoute
  • Procession de sortie : Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle
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    Programme du dimanche de la Septuagésime

    Dimanche de la Septuagésime

    Chapelle Expiatoire, le dimanche 20 janvier 2008, grand’messe de 10h30 à la mémoire de S.M. le roi Louis XVI.

    Saint-Eugène, le dimanche 20 janvier 2008, grand’messe de 11h.

  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie salve
  • Trait : faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, composé par Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris – adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du « Vieux Siméon » (1903)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Ave verum corpus – plain-chant
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
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    Epiphanie russe : horaires des offices

    Le Baptême du Christ, tiré de l

    Voici les horaires des offices de la fête de la Théophanie (ou plus exactement des Théophanies) chez nos amis de la paroisse russe catholique de Paris (décalage dû au calendrier julien suivi) :

  • vendredi 18 janvier – 18h – office des vigiles (avec bénédiction solennelle de l’eau),
  • samedi 19 janvier – 10h30 – tierce – 10h45 divine liturgie.
  • N’hésitez pas à venir découvrir les richesses de la liturgie slavonne à cette occasion.

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
    39 rue François Gérard
    75016 PARIS
    Metro : Eglise d’Auteuil

    Fête du Cœur immaculé de Marie, refuge des pécheurs (16 janvier)

    Notre paroisse avait la joie de célébrer ce soir cette belle fête du propre de Paris, qui est fête patronale de la Basilique Notre-Dame des Victoires.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Vue de l’assistance, dont le recueillement a été très sensible durant toute la messe.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    REFVGIVM PECCATORUM – REFUGE DES PECHEURS
    La sainte messe a été célébrée à l’autel de la Vierge,
    par Monsieur l’abbé Batut, curé de notre paroisse.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Imposition de l’encens à l’offertoire.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Lors de la secrète avant le canon de la messe.

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    A l’élévation du Corps du Seigneur :
    O SALVTARIS HOSTIA !

    *

    Merci à notre curé pour nous avoir conduit ainsi en pèlerinage aux pieds de Notre-Dame, & pour son homélie sur l’évangile des noces de Cana (évangile de cette fête).
    Merci à Monsieur le Curé-Recteur de la Basilique, l’abbé Bancon, ainsi qu’aux sœurs, qui nous ont reçu en ce jour de fête & ont partagé notre joie de prier Notre-Dame des Victoires, refuge des pécheurs.
    Merci à Maître Luc Stellakis, organiste titulaire, pour ses magnifiques improvisations sur le plain-chant, dans le goût du grand orgue classique français (Lully, Couperin & Mondonville – qui habitaient à deux pas de la Basilique – ont dû être ravis !!! 😉 ).

    NIPSONANOMEMATAMEMONANOPSIN !

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    Pèlerinage à Notre-Dame-des-Victoires ce mercredi 16 janvier

    Fête de Notre-Dame des Victoires

    Chers amis, paroissiens réguliers ou non,

    Venez tous ce mercredi 16 janvier 2008

    en la fête liturgique parisienne du Coeur immaculé de Marie sous le titre de « Refuge des pécheurs »

    – fête propre à l’archidiocèse de Paris & fête patronale de Notre-Dame-des-Victoires –

    Pèlerinage à la Basilique de Notre-Dame des Victoires

    de notre paroisse Saint-Eugène – Sainte Cécile

    *

  • 19h: pour ceux qui le peuvent, départ à pied de l’église Saint-Eugène (Paris IX).
  • 19h45: Basilique de Notre-Dame des Victoires (Paris II), chapelet pour la vie, puis :
  • 20h15: Sainte Messe latine traditionnelle, chantée par Monsieur le Curé Batut.