Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Cantilène parisienne de l’épître de la fête de saint Denys, premier évêque de Paris

Si le rit romain – à Rome même – n’utilise que le recto tono sans aucune modulation (sauf pour le point d’interrogation) pour le chant de l’épître par le sous-diacre, les usages en France furent plus variés.

Nous présentons ici la cantilène parisienne traditionnellement en usage dans l’ancien rit parisien. Sa forme très simple, proche du recto tono romain, signale sa grande antiquité. Le chant ne connait que trois modulations :

  • A la médiante, la voix s’abaisse d’une tierce mineure sur la syllabe qui précède le second accent tonique avant la ponctuation.
  • A la cadence finale, la voix s’élève d’une tierce mineure sur le second accent tonique avant le point qui conclut la phrase.
  • La formule finale de la cantilène parisienne comprend un mouvement un peu moins simple : la voix s’abaisse d’une tierce inférieure sur la syllabe qui précède le troisième accent tonique avant le point final, puis, sur la troisième syllabe avant la fin, fait le mouvement sol-la-do pour revenir à la dominante qui conclut le chant.

Comme ces modulations sont très simples, avec un peu de pratique, le sous-diacre n’a réelleemnt pas besoin d’une notation musicale avec des notes sur une portée. Les anciens épistoliers parisiens ont un système pratique beaucoup plus simple : le texte des épîtres est surmonté des signes V – lorsque la voix s’abaisse – et Λ – lorsque la voix s’élève. La formule finale est marquée par un V suivie d’un *.

Nous suivons, pour l’établissement de l’épître de saint Denys selon la cantilène parisienne, les indications données par le Directorium Parisiense de 1656, publié par Martin Sonnet, chanoine de Notre-Dame, sous le pontificat de Jean-François Paul de Gondi, cardinal de Retz (Caput IV De modo cantandi Epistolas, Prophetias et Evangelia).

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Cantilène parisienne de l'épître de la fête de saint Denys

Vous pouvez télécharger le livret PDF noté à l’attention des sous-diacres qui voudraient employer ce ton parisien de l’épître de la saint Denys.

In diébus illis : Stans Paulus in médio Areopági, ait : Viri Atheniénses, per ómnia quasi superstitiosióres vos vídeo. Prætériens enim et videns simulácra vestra, invéni et aram, in qua scriptum erat : Ignóto Deo.

Quod ergo ignorántes cólitis, hoc ego annúntio vobis. Deus, qui fecit mundum et ómnia, quæ in eo sunt, hic cæli et terræ cum sit Dóminus, non in manufáctis templis hábitat, nec mánibus humánis cólitur índigens áliquo, cum ipse det ómnibus vitam et inspiratiónem et ómnia : fecítque ex uno omne genus hóminum inhabitáre super univérsam fáciem terræ, defíniens statúta témpora et términos habitatiónis eórum, qu.rere Deum, si forte attréctent eum aut invéniant, quamvis non longe sit ab unoquóque nostrum.

In ipso enim vívimus et movémur et su-mus : sicut et quidam vestrórum poëtárum dixérunt : Ipsíus enim et genus sumus.

Genus ergo cum simus Dei, non debémus æstimáre auro aut argénto aut lápidi, sculptúræ artis et cogitatiónis hóminis Divínum esse símile.

Et témpora quidem huius ignorántia despíciens Deus, nunc annúntiat homínibus, ut omnes úbique poeniténtiam agant, eo quod státuit diem, in quo judicatúrus est orbem in æquitáte, in viro, in quo státuit, fidem præbens ómnibus, súscitans eum a mórtuis.

Cum audíssent autem resurrectiónem mortuórum, quidam quidem irridébant, quidam vero dixérunt : Audiámus te de hoc íterum.

Sic Paulus exívit de médio eórum. Quidam vero viri adhæréntes ei, credidérunt : in quibus et Dionýsius Areopagíta, et múlier nómine Dámaris, et álii cum eis.

En ces jours-là : Paul, étant donc au milieu de l’Aréopage, leur dit : « Seigneur Athéniens, il me semble qu’en toutes choses, vous êtes religieux jusqu’à l’excès. Car ayant regardé en passant les statues de vos dieux, j’ai trouvé même un autel sur lequel il est écrit : Au dieu inconnu.

C’est donc ce Dieu que vous adorez sans le connaître, que je vous annonce. Dieu qui a fait le monde et tout ce qui est dans le monde, étant le Seigneur du ciel & de la terre, n’habite point dans les temples bâtis par les hommes. Il n’est point honoré par les ouvrages de la main des hommes, comme s’il avait besoin de ses créatures, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait naître d’un seul toute la race des hommes, et il leur a donné pour demeure toute l’étendue de la terre, ayant marqué l’ordre des saisons et les bornes de l’habitation de chaque peuple, afin qu’ils cherchassent Dieu, et qu’ils tâchassent de le trouver comme avec la main et à tâtons, quoiqu’il ne soit pas loin de chacun de nous. Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être ; et comme quelques-uns de vos poètes ont dit : Nous sommes même les enfants et la race de Dieu. Puisque donc nous sommes les enfants et la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent, ou à de la pierre, dont l’art et l’industrie des hommes ont fait des figures. Mais Dieu, étant en colère contre ces temps d’ignorance, fait maintenant annoncer à tous les hommes et en tous lieux qu’ils fassent pénitence, parce qu’il a arrêté un jour où il doit juger le monde selon la justice, par celui qu’il a destiné à en être le juge, ce dont il a donné à tous les hommes une preuve certaine, en le ressuscitant d’entre les morts. »

Mais lorsqu’ils entendirent parler de la résurrection des morts, quelques-uns s’en moquèrent, et les autres dirent : « Nous t’entendrons une autre fois sur ce point. » Ainsi Paul sortit de leur assemblée. Quelques-uns néanmoins se joignirent à lui, et embrassèrent la foi, entre lesquels fut Denys l’Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et d’autres avec eux.

 

Liber Epistolarum ad usum Ecclesiae Metropolitanae Parisiensis Anno MDCCLIII
Epistolier à l’usage de Notre-Dame de Paris, 1753 – les épîtres y sont notées avec les trois symboles traditionnels de la cantilène parisienne de l’épître.

Plain-chant dominicain – Messe votive de la Sainte Vierge de Noël à la Purification – Cantilène de l’épître

De Sancta Maria in Sabbato
A Nativitate Domini usque ad Purificationem

Proposition de cantilène de l’épître, selon les règles du plain-chant dominicain (cf. Processionarium juxta ritum S. Ordinis Prædicatorum Apostolica auctoritate approbatum Reverendissimi in Christo Patris Fratris Hyacinthi Mariæ Cormier, Rome, 1913, pp. 414-424 & How to sing plain chant by Fr. James Harrison, o.p., chiefly for the use of Dominican Choirs, Ditchling, 1920, 73-77) :

Epître de la messe votive de la sainte Vierge de Noël à la Purification - cantilène dominicaine

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Titum.

Tite. II, 11-15

Caríssime : Appáruit grátia Dei Salvatóris nostri ómnibus homínibus, erúdiens nos, ut, abnegántes impietátem et sæculária desidéria, sóbrie et juste et pie vivámus in hoc saeculo, exspectántes beátam spem et advéntum glóriæ magni Dei et Salvatóris nostri Jesu Christi : qui dedit semetípsum pro no-bis : ut nos redímeret ab omni iniquitáte, et mundáret sibi pópulum acceptábilem, sectatórem bonórum óperum.
Hæc lóquere et exhortáre : in Christo Jesu, Dómino nostro.
Fils bien-aimé, voici manifestée à tous les hommes la grâce de Dieu, notre Sauveur. Elle nous enseigne à rejeter l’impiété et les convoitises du monde, pour vivre avec me-sure, justice et piété, dans le siècle d’ici-bas, attendant l’espérance bienheureuse et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus, le Christ ; lui qui s’est donné pour nous, afin de nous racheter de tout péché et de purifier un peuple qui lui appartienne, un peuple ardent à faire le bien.
C’est ainsi que tu dois prêcher et exhorter, dans le Christ Jésus, notre Seigneur.

Livret téléchargeable.

Plain-chant dominicain – Fête du saint Nom de Marie – Cantilène de l’épître

Die 12 Septembris
In festo Sanctissimi Nominis Mariæ
Epistola

Proposition de cantilène de l’épître, selon les règles du plain-chant dominicain (cf. Processionarium juxta ritum S. Ordinis Prædicatorum Apostolica auctoritate approbatum Reverendissimi in Christo Patris Fratris Hyacinthi Mariæ Cormier, Rome, 1913, pp. 414-424 & How to sing plain chant by Fr. James Harrison, o.p., chiefly for the use of Dominican Choirs, Ditchling, 1920, 73-77) :

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine
Epître du Très-Saint Nom de Marie – cantilène dominicaine

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine

Epître du Très-Saint Nom de Marie - cantilène dominicaine

Léctio Libri Sapiéntiæ.

Ecclésiastique. XXIV, 23-31

Ego quasi vitis fructificávi suavitátem odóris : et flores mei fructus honóris et honestátis. Ego mater pulchræ dilectiónis et timóris et agnitiónis et sanctæ spei. In me grátia omnis viæ et veritátis : in me omnis spes vitæ et virtútis. Transíte ad me, omnes qui concupíscitis me, et a generatiónibus meis implémini. Spíritus enim meus super mel dulcis, et heréditas mea super mel et favum. Memória mea in generatiónes sæculórum. Qui edunt me, adhuc esúrient : et qui bibunt me, adhuc sítient. Qui audit me, non confundétur : et qui operántur in me, non peccábunt. Qui elúcidant me, vitam ætérnam habébunt. Comme la vigne, j’ai produits des fleurs d’une agréable odeur, et mes fleurs ont don-né des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l’espérance de la vie et de la vertu. Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits. Car mon esprit est plus doux que le miel et mon héritage plus suave que le rayon de miel. Ma mémoire passera de génération en génération. Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif. Ceux qui m’écoutent ne seront pas confondus, et ceux qui agissent avec moi ne pécheront point. Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.

Livret téléchargeable.

Plain-chant dominicain – Nativité de saint Jean-Baptiste – Cantilène de l’épître

Die 24 Junii
In Nativitate S. Ioannis Baptistæ
Epistola

Proposition de cantilène de l’épître, selon les règles du plain-chant dominicain (cf. Processionarium juxta ritum S. Ordinis Prædicatorum Apostolica auctoritate approbatum Reverendissimi in Christo Patris Fratris Hyacinthi Mariæ Cormier, Rome, 1913, pp. 414-424) :

Epître - saint Jean-Baptiste - rit dominicain

Epître - saint Jean-Baptiste - rit dominicain

Léctio Libri Isaíæ Prophétæ.

Isaie. XLIX, 1-3, 5, 6-7

Audíte, ínsulæ, et atténdite, pópuli, de longe : Dóminus ab útero vocávit me, de ventre matris meæ recordátus est nóminis mei. Et pósuit os méum quasi gládium acútum : in umbra manus suæ protéxit me, et pósuit me sicut sagíttam eléctam : in pháretra sua abscóndit me. Et dixit mihi : Servus meus es tu, Israel, quia in te gloriábor. Et nunc dicit Dóminus, formans me ex útero servum sibi : Ecce, dedi te in lucem géntium, ut sis salus mea usque ad extrémum terræ. Reges vidébunt, et consúrgent príncipes, et adorábunt propter Dóminum et sanctum Israel, qui elégit te. Iles, écoutez-moi ! peuples lointains, soyez attentifs ! Le Seigneur m’a appelé dès le sein maternel, dès les entrailles de ma mère il a prononcé mon nom. Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a caché dans l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche de choix, il m’a serré dans son carquois. Et il m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai. » Et maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a formé dès le sein de ma mère pour être son serviteur. Et il dit : « Voici que j’ai fait de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. Des rois verront, et ils se prosterneront, à cause du Seigneur, à cause du Saint d’Israël, qui t’a choisi. »

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Plain-chant dominicain – Samedi de la IVème semaine de Carême – Cantilène de l’épître

Sabbato post Dominicam IV.
in Quadragesimæ
Epistola

Proposition de cantilène de l’épître, selon les règles du plain-chant dominicain (cf. Processionarium juxta ritum S. Ordinis Prædicatorum Apostolica auctoritate approbatum Reverendissimi in Christo Patris Fratris Hyacinthi Mariæ Cormier, Rome, 1913, pp. 414-424) :

Léctio Libri Isaíæ Prophétæ

Isaie. XLIX, 8-15

Hæc dicit Dóminus : In témpore plácito exaudívi te, et in die salútis auxiliátus sum tui : et servávi te, et dedi te in fœdus pópuli, ut suscitáres terram, et possidéres hereditátes dissipátas : ut díceres his, qui vincti sunt : Exíte : et his, qui in ténebris : Revelámini. Super vias pascéntur, et in ómnibus planis páscua eórum. Non esúrient neque sítient, et non percútiet eos æstus et sol : quia miserátor eórum reget eos, et ad fontes aquárum potábit eos. Et ponam omnes montes meos in viam, et sémitæ meæ exaltabúntur. Parole du Seigneur : Au temps favorable, je te répondrai, au jour du salut, je viendrai à ton secours. Je t’ai formé, je t’ai établi pour mon alliance avec le peuple, pour relever le pays, pour répartir les terres dévastées, pour dire aux prisonniers : « Sortez », à ceux qui sont dans l’obscurité : « Montrez-vous. » Même sur les chemins, ils pourront paître et dans toutes les terres désolées ils trouveront des pâturages. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, soleil et vent brûlant ne les frapperont plus : car celui qui a pitié d’eux sera leur guide et vers les sources il les conduira. De toutes les montagnes je ferai des routes et mes chemins seront relevés.
Ecce, isti de longe vénient, et ecce illi ab aquilóne et mari, et isti de terra austráli. Laudáte, cæli, et exsúlta, terra, jubiláte, montes, laudem : quia consolátus est Dóminus pópulum suum, et páuperum suórum miserébitur. En voici qui viennent de loin ; en voici du nord et de l’occident, et ceux-là des terres du sud. Cieux, criez de joie, et que la terre exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple, et de ses pauvres il prend pitié.
Et dixit Sion : Derelíquit me Dóminus, et Dóminus oblítus est mei. Numquid oblivísci potest múlier infántem suum, ut non misereátur fílio uteri sui ? et si illa oblíta fúerit, ego tamen non oblivíscar tui, dicit Dóminus omnípotens. Sion disait : « Le Seigneur m’a abandonnée, mon Dieu m’a oubliée. » Une femme peut-elle oublier son petit enfant, ne pas chérir le fils de ses entrailles ? Même s’il s’en trouvait une pour l’oublier, moi, je ne t’oublierai pas. Parole du Seigneur tout-puissant.

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