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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Communem resurrectionem – tropaire du Samedi de Lazare – 1er ton

Communem resurrectionem – tropaire du Samedi de Lazare.
Tradition russe.
4 voix (SATB).
2 pages – Sol majeur (Ier ton).

Dans la plupart des traditions liturgiques, le samedi avant les Rameaux constitue un genre de prologue à la Semaine Sainte, en rappelant les aspects chronologiques suivants :

  • six jours avant Pâques, le Christ prend un dernier repas à Béthanie chez Marthe et Marie, en présence de Lazare qu’il avait ressuscité (ce miracle est une préfiguration de sa propre résurrection),
  • il y reçoit l’onction de Béthanie de la part de Marie,
  • c’est ce miracle qui déclenche la prise de décisions des chefs des prêtres de faire mourir le Christ,
  • l’entrée triomphale de Notre Seigneur en Jérusalem se fait dans la continuité de l’onction de Béthanie.

Nous présentons ici une mise en musique selon la tradition russe, en latin et en français, du tropaire qu’utilise le rit byzantin pour l’office de ce Samedi de Lazare, veille des Rameaux et qu’il ré-emploie le lendemain pour le dimanche des Palmes, comme antienne alternant avec les 4 premiers versets du psaume CXVII. Ceux-ci pourront simplement être psalmodiés sur le premier ton en fa transposé en sol.

 

Commúnem resurrectiónem ante tuam Passiónem confírmans, * ex mórtuis suscitásti Lázarum, Christe Deus. * Unde et nos, sicut púeri, victóriæ signa præferéntes, * tibi, mortis Victóri, clámamus : * Hosanna in excélsis, *** benedíctus qui venit in nómine Dómini. Avant ta Passion tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le Vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Confitémini Dómino, quóniam bonus : * quóniam in ætérnum misericórdia ejus. Confessez le Seigneur car il est bon, * car éternelle est sa miséricorde.
Dicat nunc Israel quóniam bonus : * quóniam in ætérnum misericórdia ejus. Que la maison d’Israël le dise maintenant, car il est bon : * car éternelle est sa miséricorde.
Dicat nunc domus Aaron : * quóniam in ætérnum misericórdia ejus. Que la maison d’Aaron le dise maintenant : * car éternelle est sa miséricorde.
Dicant nunc qui timent Dóminum : * quóniam in ætérnum misericórdia ejus. Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent maintenant : * car éternelle est sa miséricorde.

 

Communem resurrectionem – Les premières mesures de cette partition :


 
Communem resurrectionem - Tropaire du Samedi de Lazare, ton 1
 

Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition de Communem resurrectionem, tropaire du Samedi de Lazare en latin et en français en fichier PDF

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Programme du Samedi de la Passion

La résurrection de LazareSaint-Eugène, le samedi 28 mars 2026, grand’messe de 9h30.

Le Samedi de la Passion, veille des Rameaux, n’a pas autant d’importance dans le rit romain (sa messe fut tardivement insérée dans les livres liturgiques, les chants reprenant intégralement ceux de la messe du Vendredi de la Passion) qu’il en a dans le rit byzantin, où ce samedi s’appelle le Samedi de Lazare, ou qu’il en avait dans l’Afrique chrétienne du temps de saint Augustin. Quoiqu’il en soit, dans ces trois traditions, ce jour constitue un genre de prologue à la Semaine Sainte, en rappelant les trois aspects suivants :

  • la résurrection de Lazare, préfiguration de celle du Christ,
  • le fait que ce miracle déclencha la prise de décisions des chefs des prêtres de faire mourir le Christ,
  • l’entrée triomphale de Notre Seigneur en Jérusalem.

La foule le saluait donc par ces acclamations : « Hosanna ! béni celui qui vient au nom du Seigneur comme roi d’Israël. » Quelle torture l’esprit envieux des princes des Juifs ne devait-il pas souffrir lorsqu’une si grande multitude acclamait le Christ comme son roi ? Mais qu’était-ce pour le Seigneur que d’être roi d’Israël ? Était-ce quelque chose de grand pour le roi des siècles, de devenir roi des hommes ? Le Christ ne fut pas roi d’Israël pour exiger des tributs, armer de fer des bataillons et dompter visiblement ses ennemis, mais il est roi d’Israël parce qu’il gouverne les âmes, parce qu’il veille sur elles pour l’éternité, parce qu’il conduit au royaume des Cieux ceux qui croient en lui, qui espèrent en lui et qui l’aiment.
Sermon de saint Augustin, évêque, IIIème leçon des vigiles nocturnes de ce jour.

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