Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron – Messe de Sainte Cécile d’Augustin D’Oliveira

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 20 novembre 2022, procession des reliques de saint Eugène & de sainte Cécile, puis messe solennelle de 11h (avec la création d’one composition contemporaine – la Messe de Sainte Cécile d’Augustin D’Oliveira. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

Cette année, la solennité de sainte Cécile, notre seconde patronne, étant empêchée par le premier dimanche de l’Avent, sa mémoire est commémorée aussi en ce dimanche.

Pour honorer nos deux saints patrons, la Schola Sainte Cécile a la fierté et la joie de créer cette année la MESSE DE SAINTE CECILE du jeune compositeur de 26 ans Augustin D’Oliveira, œuvre qui lui est dédicacée.

Missa brevis sans Credo mais avec élévation – O salutaris hostia – et prière pour la France – Domine salvam fac Galiiam, cette composition puise à des inspirations éclectiques diverses, parmi lesquelles la souplesse du plain-chant et l’organum basilical médiéval adaptés à la composition contemporaine. Elle fait dialoguer les voix du chœur, de l’orchestre à cordes et de l’orgue pour la plus grande gloire de Dieu.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène – mémoire des IIndes vêpres du dernier dimanche après la Pentecôte et de celles de sainte Cécile. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 21 novembre 2021, procession des reliques de saint Eugène & messe solennelle de 11h & Te Deum d’actions de grâces. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

Pour fêter le saint patron de notre paroisse, la Schola Sainte Cécile interprêtera la Missa ad imitationem moduli « Gaudeamus omnes » de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims puis de celle de Paris. Cette messe est réputée avoir été la messe préférée du roi Louis XIV. Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard (1655 † 1730, maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux sous Bossuet) donne la précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène – mémoire des IIndes vêpres du dernier dimanche après la Pentecôte et des vêpres de sainte Cécile. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme de la fête de sainte Cécile – Intégrale de la Messe des Paroisses de François Couperin

Sainte Cécile par Jacques BlanchardSaint-Eugène, le vendredi 22 novembre 2019, grand’messe de 19h. Intégrale de la Messe des Paroisses pour les festes solennelles de François Couperin (1690) – orgue et plain-chant.

Sainte Cécile est l’une des plus illustres parmi les vierges-martyres de Rome. C’est à la fin du IIIème siècle qu’elle joignit à la couronne des vierges celle des martyrs. Mariée de force au païen Valérien, elle le convertit à la foi véritable ainsi que son beau-frère Tiburce. Les Actes de sainte Cécile nous rapportent que le jour de son mariage forcé, tandis que résonnait la musique païenne des noces, Cécile chantait en son cœur une hymne au Christ, le priant de la garder immaculée. Pour cette raison Cécile est devenue patronne des musiciens. Valérien, Tiburce et Cécile recevront tous les trois la palme du martyre, proclamant jusque dans leur mort leur fidélité au Christ Rédempteur. Cécile fut ébouillantée, puis reçut les trois coups de glaives légaux, auxquels elle survivra néanmoins trois jours encore, agonisant péniblement dans sa maison qu’elle laissa en héritage au Pape Urbain ; plus tard cette maison fut dédicacée comme église un 22 novembre, et placée sous son patronage. En octobre 1599, lorsque, sous les ordres du cardinal Sfondate, on y ouvrit le sarcophage de la sainte, son corps était encore intact. Le nom de sainte Cécile figure au Canon de la Messe romaine.

Comme nous y invite la première antienne de l’office de sainte Cécile – Cantantibus organis – notre organiste Touve R. Ratovondrahety a choisi d’honorer la sainte patronne des musiciens en jouant la plus célèbre des messes d’orgue du répertoire : la « Messe des Paroisses pour les festes solennelles » de François Couperin. Imprimée à Paris en 1690 alors que Couperin n’a que 22 ans, elle témoigne à la fois de son talent précoce et de la synthèse qu’il a su faire de l’art liturgique des maîtres parisiens de l’orgue qui l’ont précédé.

Depuis le Moyen-Age (certains prétendent depuis la Grande Peste qui avait dépeuplé les chœurs des églises), l’usage s’est introduit que l’orgue – les dimanches et jours de fêtes – alterne avec les chantres du chœur les différents versets de certaines parties de l’office et de la messe. Le jeu de l’orgue figure alors le chant liturgique.

Cet usage a été parfaitement codifié au Concile de Trente (1542-1563) et par les livres liturgiques qui en sont issus, en particulier par le Cérémonial des Evêques publié en 1600 par Clément VIII. Pour Paris, le Cérémonial parisien de 1662 sera encore plus précis sur les moments et temps où l’alternance d’orgue doit se pratiquer.

Voici quelques unes des dispositions prévues par les cérémoniaux :

  • l’orgue figure toujours les versets impairs, les chantres chantent les versets pairs,
  • à la messe, l’alternance se fait pour le Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei. L’orgue figure en outre l’Offertoire et la réponse Deo gratias à l’Ite missa est, le Credo en revanche ne doit pas être alterné,
  • le premier verset est régulièrement construit par l’organiste sur le plain-chant, cité en valeurs longue à la basse (cette technique reprend l’usage des polyphonies vocales traditionnellement improvisées appelées « Chant sur le livre ») – l’organiste est plus libre de composer/improviser les autres versets à sa guise (en s’inspirant plus ou moins librement du plain-chant) – le dernier verset est le plus souvent un plein jeu de l’orgue,
  • un chantre dans le chœur doit proclamer à haute voix le texte du verset que l’orgue figure,
  • toute alternance d’orgue est supprimée les jours de pénitence (Avent, Carême, Quatre-Temps, vigiles des fêtes) et aux offices et messes des morts : l’orgue est considéré comme l’instrument par excellence de la joie.

La Messe des Paroisses de François Couperin est conçue pour alterner avec le plain-chant de la Messe IV Cunctipotens, gardée par toutes les traditions diocésaines comme la messe par excellence des fêtes les plus solennelles. Il s’agit d’une magnifique et lente contemplation de la messe et d’une offrande musicale à Dieu qui s’unit au Saint Sacrifice.

  • Introït – Loquebar (ton v.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus en alternance avec la Messe des Paroisses pour les festes solennelles de François Couperin
  • Gloria IV en alternance avec la Messe des Paroisses pour les festes solennelles de François Couperin
  • Epître : Ecclésiastique LI, 13-17 : C’est pourquoi je veux te rendre grâces et te chanter tes louanges, Seigneur, notre Dieu.
  • Graduel – Audi filia (ton vii.)
  • Alleluia – Quinque prudentes virgines (ton v.)
  • Evangile : Matthieu XXV, 1-13 : L’époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces, et la porte fut fermée.
  • Credo de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont, en faux-bourdon à trois parties selon la tradition de Narbonne
  • Offertoire – Afferentur (ton iv.) – l’offertoire est figuré par l’orgue
  • Préface des Saints au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus IV en alternance avec la Messe des Paroisses pour les festes solennelles de François Couperin
  • Agnus Dei IV en alternance avec la Messe des Paroisses pour les festes solennelles de François Couperin
  • Pendant la communion : Festa nunc solemnia – Motet en l’honneur de sainte Cécile – plain-chant musical (Appendix ad Graduale Romanum sive cantiones aliquot sacræ, quæ ante, sub & post Missam sæpe cantari solent – Amsterdam, 1769)
  • Communion – Confundantur (ton i.) avec versets du psaume CXVIII en faux-bourdon parisien du Ier ton
  • Ite missa est IV – l’orgue figure la réponse du chœur Deo gratias
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : l’orgue reprend l’Ite missa est de la Messe des Paroisses de Couperin pendant la procession de sortie

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François Couperin le Grand (1668 † 1733), organiste du Roi et de Saint-Gervais, chevalier pontifical de l'ordre du Latran

François Couperin le Grand (1668 † 1733), organiste du Roi et de Saint-Gervais,
chevalier pontifical de l’ordre du Latran