Photos : messe solennelle en rit dominicain du second dimanche de Carême

Ce dimanche 12 mars 2017, Saint-Eugène – Sainte-Cécile avait l’honneur de recevoir le R.P. Louis-Marie de Blignères venu célébrer la sainte messe dans le rit dominicain, assisté par les RR.PP. Réginald-Marie Rivoire & Ambroise-Marie Pellaumail (ancien granc-clerc de Saint-Eugène), de la Fraternité Saint Vincent Ferrier, faisant fonctions de diacre & de sous-diacre.

Nous avons pu goûter les admirables cérémonies de la messe solennelle dominicaine, quelques peu plus complexes que celles du rit romain, mais qui, accomplies avec un infini respect, calme et douceur, ne lassent pas d’imprimer une paix surnaturelle dans les âmes. Vous trouverez ici le livret de cette messe distribué aux fidèles.

Chant de l’épître par le diacre. Notez que le chant se fait en dehors du chœur, face à l’autel. C’est un souvenir de l’ancien béma des toutes premières églises de Palestine & de Syrie, sorte d’estrade au milieu de la nef sur laquelle se faisaient les lectures dans la primitive Eglise.

Chant des deux traits de ce second dimanche de Carême par les chantres de la Schola Sainte Cécile. Le rit dominicain – exactement comme l’ancien rit de Paris – chante en ce jour les traits De necessitatibus & Confitemini, et, exceptionnellement, il n’y a pas de graduel en ce dimanche. Vous pouvez visualiser ici le livret des chantres, avec le plain-chant dominicain de ce dimanche.

Le sous-diacre dépose le calice sur l’autel.
Entre le chant de l’épître et le chant de l’évangile, a lieu une série d’actions liturgiques tout à fait originales à la liturgie solennelle dominicaine : le diacre commence par déplier le corporal à l’autel, puis le sous-diacre présente le calice au prêtre à la banquette pour le garnir puis remonte à l’autel déposer le calice avant de revenir à la banquette. Les acolytes vont chercher la croix à la sacristie pour la procession de l’évangile. Une fois revenus au chœur avec le crucifère et le thuriféraire, ce dernier demande la bénédiction de l’encens au prêtre à la banquette. Le diacre devant proclamer l’évangile demande la bénédiction au prêtre à la banquette. Tous les ministres processionnent ensuite jusqu’au lieu de l’évangile.

Pendant le chant des deux traits par le chœur, les acolytes et le thuriféraire vont chercher la croix à la sacristie. La croix va être placée devant le diacre qui proclame l’évangile.

Chant de l’évangile de la Transfiguration par le diacre, face à la croix encadrée par les cierges des acolytes. Le diacre pose l’évangéliaire sur un pupitre (le sous-diacre soutient l’évangéliaire au rit romain). Le diacre chante face au Nord, comme dans le rit romain, pour proclamer symboliquement la lumière de l’Evangile devant illuminer les ténèbres barbares.

Prédication du R.P. de Blignères.

Prédication du R.P. de Blignères, qui portait sur les apparitions de la Vierge Marie à Fatima (dont nous fêtons le centenaire cette année), et en particulier sur la prière que la Mère de Dieu a appris aux trois petits voyants : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez nous du feu de l’Enfer, prenez en Paradis toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde ».

Inclinaison profonde des ministres devant l’autel. Le rit dominicain a conservé des dispositions plus antiques : on ne génuflecte qu’en arrivant au début de la messe et à la fin de celle-ci. L’inclinaison profonde marque le reste du temps l’adoration. Le rit romain l’a remplacé à l’époque moderne par la génuflexion.

Pendant les encensements de l’offertoire. Notons que l’autel n’est pas encensé au début de la messe dominicaine. En Occident, l’encensement de l’autel à l’offertoire est une pratique plus ancienne que celui de l’introït (les premiers Ordines Romani – les plus anciens documents qui décrivent la liturgie du Pape à Rome – ne mentionnent l’encensement de l’autel qu’à l’offertoire ; du reste, la messe des morts romaine, qui a eu tendance à conserver les structures liturgiques plus anciennes, ne connait pas non plus l’encensement de l’autel au début de la messe).

Encensement de l’autel à l’offertoire.

Lavabo à l’offertoire. Notons que ce sont le diacre & le sous-diacre qui sont alors ministres du célébrant (ce sont les acolytes au rit romain).

Avant la consécration.

Elévation du Corps Très-Saint de Notre Seigneur.

A l’élévation du Corps du Seigneur. Notez la position du diacre et du sous-diacre de part & d’autre du célébrant (dans le rit romain, le sous-diacre se tient derrière le célébrant).

Le diacre porte la paix au chœur, en présentant à chacun un instrument de paix à baiser. Le diacre souhaite la paix avec l’antique formule, autrefois en usage aussi dans le rit parisien et qui provient peut-être de l’ancien rit des Gaules :

Pax tibi et Ecclesiae Dei sanctae. – Paix à toi & à la sainte Eglise de Dieu.
R/. Et cum spiritu tuo. – R/. Et avec ton esprit.

Diacre, prêtre & sous-diacre. Notez le missel posé sur un coussin, un usage semblable est également possible dans le rit romain (quoique peu fréquemment pratiqué).

Inclinaison profonde du célébrant et de son diacre devant les saints oblats.

Dominus vobiscum. Dans le rit dominicain, lorsque le tabernacle est sur l’autel où est célébrée la messe et si il contient le Corps du Seigneur, le célébrant, en se retournant, se décale sur le côté pour ne pas tourner le dos au Très-Saint Sacrement.

Bénédiction finale du célébrant.

Les Pères de la Fraternité Saint Vincent Ferrier sont en train de construire la nouvelle grande & magnifique église de leur couvent de Chéméré-Le-Roi en Mayenne. N’hésitez pas à suivre ce chantier & à y contribuer.

Programme du second dimanche de Carême

Pietro Perugino : La Transfiguration de Notre Seigneur (1496)Saint-Eugène, le dimanche 12 mars 2017, messe solennelle de 11h célébrée dans le rit dominicain par le R.P. de Blignères, fondateur de la Fraternité Saint Vincent Ferrier. Conférence de Carême du R. P. Rivoire, fsvf, à 17h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
(Répétition samedi 11 mars à 18h, précédée du chant des Ières vêpres du dimanche dans la tradition parisienne à 17h30).

> Catéchisme sur le Carême

Le second Dimanche de Carême est appelé Reminiscere, du premier mot de l’Introït de la Messe, et quelquefois aussi le Dimanche de la Transfiguration, à cause de l’Évangile qui y est lu.

La messe de ce dimanche est d’introduction relativement récente : il n’y avait pas primitivement de messe dominicale ce dimanche, car c’était la longue messe du samedi des Quatre-Temps de Carême, laquelle commençait le samedi après none et durait une bonne partie de la nuit (on y faisait les ordinations aux ordres ecclésiastiques) – qui en tenait lieu. De ce fait, les pièces de la messe de ce dimanche sont empruntées à d’autres jours : l’introït Reminiscere provient de la messe du Mercredi des Quatre-Temps de Carême, de même que le graduel Tribulationes cordis mei, l’offertoire Meditabor in mandatis tuis et l’antienne de communion Intellige clamorem. L’évangile de la Transfiguration est repris de la messe du Samedi des Quatre-Temps de la veille. La secrète est la même qu’au IVème dimanche de l’Avent et la Postcommunion est reprise du dimanche de la Sexagésime.

Le rit dominicain en ce jour utilise presque les mêmes textes que le rit romain : il y a toutefois deux traits (le premier, De necessitatibus) prend la place du graduel romain (et les rubriques précisent que celui-ci doit être chanté en chœurs alternés). Soit dit en passant, l’ancien rit parisien connaissait aussi l’usage de ces mêmes deux traits en ce second dimanche de Carême.

Longtemps, le rit romain et ses variantes n’ont pas connu d’autre fête de la Transfiguration que ce dimanche (ou plus précisement ce Samedi des Quatre-Temps). Les homélies de saint Léon Ier le Grand sur la Transfiguration, prononcées en cette nuit à Saint-Pierre à la messe du Samedi des Quatre-Temps, sont un vrai chef-d’œuvre et indiquent également les raisons pour lesquelles l’Eglise de Rome a placé la Transfiguration pendant le Carême.

Au cours du Moyen-Age, à l’instar des Orientaux, plusieurs Eglises d’Occident se mirent à célébrer distinctement une fête de la Transfiguration le 6 août. Rome ne s’y décida qu’en 1456, en mémoire de l’éclatante victoire de la levée du siège de Belgrade, remportée sur Ottomans. La composition de l’office de la Transfiguration (au 6 août) est attribuée au pape Callixte III qui avait convoqué à cette occasion une croisade de prières contre les ennemis de la Foi.

La station de ce jour, à Rome, est dans l’Église de Sainte-Marie in Domenica, sur le mont Cœlius. Cette station est assez récente, il s’agissait à l’origine de l’antique Diaconie où présidait saint Laurent, et dans laquelle il distribuait les aumônes de l’Église.

IIndes vêpres du IInd dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris Hostia – sur le ton de l’hymne du Carême, Audi benigne Conditor – IInd ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Hymne Christe qui lux es & dies – Antique hymne du Carême, à complies – IInd ton

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
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Télécharger le livret des chants des dimanches de la Septuagésime aux Rameaux au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du second dimanche de Carême.

Programme du IInd dimanche de Carême – mémoire de saint Grégoire Palamas – ton 6

Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique - fresque du Monastère de Dyonisiou par le maître Tsortsi Fuca - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 mars 2017 du calendrier grégorien – 27 février 2017 du calendrier julien, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. En ce second dimanche de Carême, le rit byzantin commémore depuis l’an 1368 (année de sa canonisation) saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (1296 † 1359).

Saint Grégoire Palamas a développé une théologie mystique qui insiste sur les voies de l’union de l’homme avec Dieu, conduisant à la divinisation de l’homme par le don de la grâce de Dieu, approfondissant par le moyen des techniques de l’hésychasme, de la prière permanente du cœur, ce que disait déjà au IInd siècle saint Irénée du mystère de l’Incarnation et du Salut (« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »).

« Puisque le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir son Hypostase divine à notre nature, en endossant un corps animé et une âme douée d’intelligence, pour apparaître sur terre et vivre avec les hommes, mais puisqu’il s’unit, ô miracle d’une incomparable surabondance, aux hypostases humaines elles-mêmes, en se confondant lui-même avec chacun des fidèles par la communion à son saint Corps, puisqu’il devient un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière, car dans le Corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, comment n’illuminerait-il pas ceux qui communient dignement au rayon divin de son Corps qui est en nous, en éclairant leur âme comme il illumina les corps mêmes des disciples sur le Thabor ? Car alors ce corps, source de la lumière de la grâce, n’était pas encore uni à nos corps : il illuminait du dehors ceux qui en approchaient dignement et envoyaient l’illumination à l’âme par l’intermédiaire des yeux sensibles ; mais aujourd’hui, puisqu’il est confondu avec nous et existe en nous, il illumine l’âme justement de l’intérieur. »
saint Grégoire Palamas, Triades 1, 3, 38.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode (de saint Grégoire).
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de saint Grégoire :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Gardant tes divins commandements * nous évitons toutes les ruses des hérétiques ** nous écartons leurs phalanges, Grégoire, par tes saints écrits.
8. Tu as détruit la sagesse folle des hérétiques * Bienheureux qui avais dans ton cœur la sagesse de la Personne de Dieu ** par laquelle de toute ta voix tu as renversé les ruines de leur orgueil.
9. Sage qui vivais dans l’ascèse * tu as détruit les passions de la chair qui se corrompent ** et fait de ton âme l’organe divin de la théologie.
10. Dans la connaissance et la résolution du cœur * j’aimais la confusion et la perdition de ma vie ** Mais par ton intercession, Vierge Epouse de Dieu, attache moi à mon amour.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * fidèles, chantons-le et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Lumière de l’Orthodoxie & docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, * ornement des saints moines & rempart invincible des théologiens, * saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique & de la grâce le héraut, ** intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Organe sacré & divin de la sagesse, * porte-voix éclatant & harmonieux de la théologie, * nous te chantons, Grégoire aux divines parles. * Soumettant l’intelligence à l’Intelligence première, * conduis vers Elle notre intelligence, Père, pour que nous te clamions : ** Réjouis-toi, prédicateur de la grâce.
6. Kondakion du Triode, ton 4 : Maintenant est venu le temps de nous mettre à l’œuvre, * le jugement est proche ; * hâtons-nous donc de jeûner, * offrons avec nos aumônes nos larmes. * Nos péchés sont plus nombreux que les grains de sable de la mer, * mais efface-les, Créateur de toutes choses, ** afin que nous recevions les couronnes incorruptibles.

Prokimen
Du Triode, ton 5 :
R/. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
V/. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
De saint Grégoire Palamas, ton 1 :
R/. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du second dimanche de Carême : Hébreux (§ 304), I, 10 – II, 3.
C’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères, pour être envers Dieu un pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d’expier les péchés du peuple.
De saint Grégoire Palamas : Hébreux (§ 318), VII, 26 – VIII, 2.
Car il était bien raisonnable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
De saint Grégoire Palamas, ton 2 :
V/. La bouche du juste produit la sagesse, la langue perverse sera arrachée (Proverbes, 10, 31)

Evangiles
Du second dimanche de Carême : Marc (§ 7), II, 1-12.
Le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés.
De saint Grégoire Palamas : Jean (§ 36), X, 9-16.
Pour moi, je suis le bon Pasteur : je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, ô Pleine de grâce, toute la création, la hiérarchie des anges et la race des hommes. Ô Temple sanctifié, ô Jardin spirituel, ô Gloire virginale, c’est en toi que Dieu s’est incarné, en toi qu’est devenu petit enfant celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. De ton sein il a fait un trône, il l’a rendu plus vaste que les cieux. Ô Pleine de grâce, toute la création se réjouit en toi, gloire à toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Grégoire Palamas : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Rit parisien – Répons Minor sum – IInd dimanche de Carême

Dominica II in Quadragesima
Ad processionem, Resp.

Minor sum cunctis miseratiónibus tuis, Dómine Abraham. In báculo meo transívi Jordánem istum : et nunc cum duábus turmis regrédior. * Líbera me, Dómine, de mánibus Esau quia valde contrémit cor meum illum timens. Je suis indigne de toutes vos miséricordes, Seigneur d’Abraham. J’ai passé ce fleuve du Jourdain n’ayant qu’un bâton, et je retourne maintenant avec ces deux troupes. Délivrez-moi, Seigneur, de la main d’Esaü, parce que mon cœur le crains extrêmement.
(Genèse XXXII, 10-11)
V/. Tu locútus es quod mihi bene fáceres, et dilatáres semen meum sicut arénam maris. V/. Vous m’avez promis de me combler de biens, et de multiplier ma race comme le sable de la mer.
(Genèse XXXII, 12)
* Líbera me, Dómine, de mánibus Esau quia valde contrémit cor meum illum timens. * Délivrez-moi, Seigneur, de la main d’Esaü, parce que mon cœur le crains extrêmement.
(Genèse XXXII, 11)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 f°234 v°. – Cantus ID: 007156 & 007156b.

Ce répons fait partie de la couche ancienne du répertoire de l’office romain, puisqu’on le trouve dans l’antiphonaire de Compiègne du IXème siècle, le plus ancien témoin complet du texte de l’office divin. Son texte est établi sur celui de l’histoire de Jacob Israël, dans le livre de la Genèse, qui est lue à l’office nocturne de ces jours du Carême. Ce répons a cependant progressivement disparu des différents usages diocésains médiévaux, il n’a pas été conservé par les Ordres religieux ni par le Bréviaire romain de saint Pie V.

L’usage de Paris l’a conservé en l’assignant à la procession dominicale qui précède la grand-messe du IInd dimanche de Carême.