Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Divine liturgie pontificale par un évêque orthodoxe dans Sainte-Marie-Majeure

Hier 24 mai 2011 ( qui était le 11 mai du calendrier julien), en la synaxe des saints Cyrille et Méthode, égaux aux Apôtres, apôtres des Slaves, une divine liturgie pontificale en slavon a été célébrée à la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome, là même où les saints frères avaient utilisé, pour la première fois, cette langue dans la liturgie, avec l’accord du pape Hadrien II (792 † 872).

Cette messe pontificale a été célébrée par l’archevêque Marc d’Egorievsk, directeur de l’administration des établissements du patriarcat de Moscou à l’étranger, entouré de l’évêque Nestor de Chersonèse, en charge des communautés orthodoxes russes en Italie, de l’archevêque Alexandre de Péréïaslav (Eglise orthodoxe d’Ukraine). La divine liturgie a été célébrée dans la splendide chapelle Pauline de la basilique – dite aussi chapelle Borguèse -, donc devant la plus célèbre icône de Rome, l’icône de la Vierge Salus Populi Romani (Salut du Peuple Romain).

Selon la notice du Liber Pontificalis, cette icône avait été apportée au IVème siècle à Rome par l’impératrice sainte Hélène, puis placée à Sainte-Marie-Majeure par le fondateur de la basilique, le Pape Libère (352 † 366). Selon la tradition, il s’agirait d’une icône peinte par saint Luc. Une analyse stylistique de l’œuvre montre que la position inhabituelle des mains de la Mère de Dieu fait qu’elle remonte forcément aux systématisations des modèles iconographiques de la Vierge après le VIIIème siècle. L’œuvre aurait aussi connu deux restaurations ultérieures aux XIIème & XIVème siècles.

Un moleben (молебен – office votif d’intercession & d’action de grâces) fut ensuite célébré par les prélats orthodoxes dans la basilique Saint-Clément devant les reliques de saint Cyrille. Saint Cyrille & saint Méthode avaient rapportées en 867 de Crimée à Rome les reliques du pape saint Clément qui y avait reçu le martyre. Saint Cyrille est mort à Rome en 869 et fut enterré en l’église de Saint-Clément. L’essentiel de son corps fut rapatrié à Thessalonique – sa ville natale – en 1976, en signe de la volonté de communion entre l’Eglise latine et les Eglises orientales.

Source : site de diocèse de Chersonèse

Le pape reçoit une tiare de la part de catholiques & d’orthodoxes

A l’audience générale de ce mercredi à Rome, le Saint-Père a reçu une magnifique tiare offerte conjointement par des chrétiens catholiques et orthodoxes.

La tiare a été commandée par M. Dieter Philippes ( http://www.dieter-philippi.de/ ), un homme d’affaires catholique allemand qui a une grande dévotion à la papauté, ainsi que l’unité des chrétiens.

Cette tiare a été créée à Sofia, en Bulgarie, par les chrétiens orthodoxes de l’atelier Liturgix.

Aujourd’hui, une petite délégation de catholiques romains et d’orthodoxes bulgares en pèlerinage à Rome a eu l’honneur de présenter la tiare au Saint-Père au nom de l’unité des chrétiens.

Toutes nos félicitations aux acteurs de ce merveilleux projet, propre à rapprocher Orient & Occident.

VT VNVM SINT

Source & crédit photographique : John Paul Sonnen – Orbis catholicus & l’Osservatore Romano

Le Nonce en Belgique célèbre pontificalement à Bruxelles

Mgr Berloco, Nonce apostolique en Belgique, a célébré la messe pontificale dimanche dernier 22 mai dans la forme extraordinaire en l’église du Couvent de Sainte-Anne-Boitsfort, église confiée à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre. Il a également confirmé plus de 30 enfants et a donné la première communion à 25 autres. La cérémonie a déplacé un grand concours de fidèles, ce qui a nécessité une diffusion vidéo dans une pièce adjacente à l’église.

M. l’Abbé Hudson a du reste ouvert un blog pour l’apostolat bruxellois de l’institut du Christ-Roi en l’église du Couvent Sainte-Anne Boisford, que je vous invite à consulter pour retrouver toutes les photos de cette cérémonie.

Ordination dans le rit traditionnel dans le diocèse de Toulon

Le 11 mai dernier, Mgr Rey a conféré le diaconat en sa cathédrale de Toulon selon la forme extraordinaire du rite romain. Comme le note Perepiscopus, cette ordination fut réalisée par Mgr l’évêque de Toulon deux jours avant la publication de l’instruction Universae Ecclesiae, qu’il avait déjà reçue. Merci, Mgr Rey !

Source : Perepiscopus

Le IIIème congrès sur le Motu Proprio Summorum Pontificum – « Une espérance pour l’Eglise »

Le troisième congrès sur le Motu Proprio Summorum Pontificum, avec, comme sous-titre, « Une espérance pour toute l’Eglise » a eu lieu à Rome du 13 au 15 mai.

Comme les deux années précédentes, les organisateurs en étaient le mouvement Giovanni e Tradizione et sa branche sacerdotale internationale, Amicizia Sacerdotale Summorum Pontificum.

Le congrès s’est ouvert le vendredi après-midi, par une rencontre des prêtres, religieux et séminaristes à l’église de la Trinité des Pèlerins, paroisse romaine de la Fraternité Saint-Pierre.

L’abbé Joseph Kramer, FSSP, curé du lieu, et le Père Vincenzo Nuara, official de la Commission « Ecclesia Dei » et principal cheville ouvrière du colloque ont d’abord prononcé quelques mots d’accueil. Puis, après la récitation du chapelet et le chant des Litanies de la Sainte Vierge, l’assemblée a peu entendre une méditation de Dom Cassian Falsom, OSB, prieur du Monastère de Norcia (le « Nursie » de saint Benoit) sur le thème Liturgie et Sacerdoce. L’orateur a particulièrement insisté sur le caractère de serviteur du prêtre lorsqu’il célèbre la liturgie. En tant que « pontife » entre Dieu et les hommes, il se doit de disparaître dans la liturgie de l’Eglise. Ce devoir est particulièrement sensible durant la célébration de la messe, où il se doit de respecter un ordo particulier, les rubriques prescrites et les textes liturgiques. « La liturgie ne lui appartient pas, elle n’est pas un lieu où il peut s’affirmer lui-même. »

L’après-midi s’est conclu par la célébration des vêpres pontificales, présidées par Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan. Le service liturgique était assuré par la Fraternité Saint-Pierre et un chœur formé de Franciscains de l’Immaculé a interprété plusieurs pièces, tandis que la soixantaine de clercs présents alternaient la psalmodie. Les vêpres ont été suivies du salut du Saint-Sacrement.

Le congrès proprement dit a eu lieu le samedi 14, à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin (Angelicum). Huit interventions se sont échelonnées sur la journée. Nous reviendrons sur chacune d’elle dans de prochains articles.

Mais le sommet des trois jours fut sans conteste la messe pontificale au faldistoire, célébrée le dimanche matin, à l’autel de la Chaire de la Basilique Saint-Pierre. L’événement vaut la peine d’être souligné, car il s’agit de la première messe pontificale célébrée à cet autel depuis le pontificat de Jean XXIII. Voici la relation qu’en a donné l’édition du 15 mais de l’Osservatore Romano :

Dimanche matin, 15 mai, en conclusion du congrès sur le Motu proprio Summorum Pontificum, la messe selon la forme extraordinaire du rite romain a été célébrée dans la basilique vaticane. Elle a été célébrée à l’autel de la Chaire par le Cardinal Walter Brandmüller, en présence des trois cardinaux – William Joseph Levada, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, Franc Rodé et Domenico Bartolucci, qui a dirigé le chant final, ainsi que de plusieurs évêques et prélats de la Curie romaine.

Il faut noter qu’y participaient une bonne centaine de prêtres, religieux et séminaristes, ainsi qu’une assistance de plus de 500 personnes, dont de nombreux jeunes, qui avaient pris place dans les bancs de l’abside. Le service liturgique a été assuré par les membres de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre.

Le chœur a alterné les pièces grégoriennes du propre avec de majestueuses compositions polyphoniques de Palestrina et de Vittoria, mais aussi du Cardinal Bartolucci. L’ordinaire était la Missa Papae Marcelli de Palestrina.

Les vêpres pontificales à la Très-Sainte-Trinité-des-Pèlerins :

Quelques vidéos de la messe à Saint-Pierre :


Les encensements de l’autel pendant le Kyrie.


Le Credo de la Messe du Pape Marcel de Palestrina, dirigé par S.E. le cardinal Bartolucci, maître de chapelle perpétuel de la Chapelle Sixtine.


Le Sanctus.

Crédit photographique : Gregory DiPippo & John Paul Sonnen

Instruction Universae Ecclesiae sur l’application du motu proprio Summorum Pontificum

COMMISSION PONTIFICALE ECCLESIA DEI

INSTRUCTION sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum donnée motu proprio par Sa Sainteté le Pape BENOÎT XVI

I. Introduction

1. La Lettre apostolique Summorum Pontificum, donnée motu proprio par le Souverain Pontife Benoît XVI le 7 juillet 2007 et entrée en vigueur le 14 septembre 2007, a rendu plus accessible la richesse de la liturgie romaine à l’Église universelle.

2. Par ce Motu Proprio, le Souverain Pontife Benoît XVI a promulgué une loi universelle pour l’Église, avec l’intention de donner un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962.

3. Après avoir rappelé la sollicitude des Souverains Pontifes pour la sainte liturgie et la révision des livres liturgiques, le Saint-Père reprend le principe traditionnel, reconnu depuis des temps immémoriaux et à maintenir nécessairement à l’avenir, selon lequel « chaque Égliseparticulière doit être en accord avec l’Église universelle, non seulement sur la doctrine de la foi et sur les signes sacramentels, mais aussi sur les usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue. On doit les observer non seulement pour éviter les erreurs, mais pour transmettre l’intégrité de la foi, car la règle de la prière de l’Église correspond à sa règle de foi[1]« .

4. Le Souverain Pontife évoque en outre les Pontifes romains qui se sont particulièrement donnés à cette tâche, notamment saint Grégoire le Grand et saint Pie V. Le Pape souligne également que, parmi les livres liturgiques sacrés, le Missale Romanum a joué un rôle particulier dans l’histoire et qu’il a connu des mises à jour au cours des temps jusqu’au bienheureux Pape Jean XXIII. Puis, après la réforme liturgique qui suivit le Concile Vatican II, le Pape Paul VI approuva en 1970 pour l’Église de rite latin un nouveau Missel, qui fut ensuite traduit en différentes langues. Le Pape Jean Paul II en promulgua une troisième édition en l’an 2000.

5. Plusieurs fidèles, formés à l’esprit des formes liturgiques antérieures au Concile Vatican II, ont exprimé le vif désir de conserver la tradition ancienne. C’est pourquoi, avec l’indult spécial Quattuor abhinc annos publié en 1984 par la Sacrée Congrégation pour le Culte divin, le Pape Jean Paul II concéda sous certaines conditions la faculté de reprendre l’usage du Missel romain promulgué par le bienheureux Pape Jean XXIII. En outre, avec le Motu Proprio Ecclesia Dei de 1988, le Pape Jean Paul II exhorta les Évêques à concéder généreusement cette faculté à tous les fidèles qui le demandaient. C’est dans la même ligne que se situe le Pape Benoît XVI avec le Motu Proprio Summorum Pontificum, où sont indiqués, pour l’usus antiquior du rite romain, quelques critères essentiels qu’il est opportun de rappeler ici.

6. Les textes du Missel romain du Pape Paul VI et de la dernière édition de celui du Pape Jean XXIII sont deux formes de la liturgie romaine, respectivement appelées ordinaire et extraordinaire : il s’agit de deux mises en oeuvre juxtaposées de l’unique rite romain. L’une et l’autre forme expriment la même lex orandi de l’Église. En raison de son usage antique et vénérable, la forme extraordinaire doit être conservée avec l’honneur qui lui est dû.

7. Le Motu Proprio Summorum Pontificum s’accompagne d’une lettre du Saint-Père aux Évêques, publiée le même jour que lui (7 juillet 2007) et offrant de plus amples éclaircissements sur l’opportunité et la nécessité du Motu Proprio lui-même : il s’agissait effectivement de combler une lacune, en donnant un nouveau cadre normatif à l’usage de la liturgie romaine en vigueur en 1962. Ce cadre s’imposait particulièrement du fait qu’au moment de l’introduction du nouveau missel, il n’avait pas semblé nécessaire de publier des dispositions destinées à régler l’usage de la liturgie en vigueur en 1962. En raison de l’augmentation du nombre de ceux qui demandent à pouvoir user de la forme extraordinaire, il est devenu nécessaire de donner quelques normes à ce sujet. Le Pape Benoît XVI affirme notamment : « Il n’y a aucune contradiction entre l’une et l’autre édition du Missale Romanum. L’histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste[2] ».

8. Le Motu Proprio Summorum Pontificum constitue une expression remarquable du magistère du Pontife romain et de son munus propre – régler et ordonner la sainte liturgie de l’Église[3] – et il manifeste sa sollicitude de Vicaire du Christ et de Pasteur de l’Église universelle[4]. Il se propose :
a) d’offrir à tous les fidèles la liturgie romaine dans l’usus antiquior, comme un trésor à conserver précieusement ;
b) de garantir et d’assurer réellement l’usage de la forme extraordinaire à tous ceux qui le demandent, étant bien entendu que l’usage de la liturgie latine en vigueur en 1962 est une faculté
donnée pour le bien des fidèles et donc à interpréter en un sens favorable aux fidèles qui en sont les principaux destinataires ;
c) de favoriser la réconciliation au sein de l’Église.

II. Les missions de la Commission pontificale Ecclesia Dei

9. Le Souverain Pontife a doté la Commission pontificale Ecclesia Dei d’un pouvoir ordinaire vicaire dans son domaine de compétence, en particulier pour veiller sur l’observance et l’application des dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 12).

10. § 1. La Commission pontificale exerce ce pouvoir, non seulement grâce aux facultés précédemment concédées par le Pape Jean Paul II et confirmées par le Pape Benoît XVI (cf. Motu-Proprio Summorum Pontificum, art. 11-12), mais aussi grâce au pouvoir d’exprimer une décision, en tant que Supérieur hiérarchique, au sujet des recours qui lui sont légitimement présentés contre un acte administratif de l’Ordinaire qui semblerait contraire au Motu Proprio.
§ 2. Les décrets par lesquels la Commission pontificale exprime sa décision au sujet des recours pourront être attaqués ad normam iuris devant le Tribunal Suprême de la Signature Apostolique.

11. Après approbation de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, il revient à la Commission pontificale Ecclesia Dei de veiller à l’édition éventuelle des textes liturgiques relatifs à la forme extraordinaire du rite romain.

III.Normes spécifiques

12. À la suite de l’enquête réalisée auprès des Évêques du monde entier et en vue de garantir une interprétation correcte et une juste application du Motu Proprio Summorum Pontificum, cette Commission pontificale, en vertu de l’autorité qui lui a été attribuée et des facultés dont elle jouit, publie cette Instruction, conformément au canon 34 du Code de droit canonique.

La compétence des Évêques diocésains

13. D’après le Code de droit canonique[5], les Évêques diocésains doivent veiller à garantir le bien commun en matière liturgique et à faire en sorte que tout se déroule dignement, pacifiquement et sereinement dans leur diocèse, toujours en accord avec la mens du Pontife romain clairement exprimée par le Motu Proprio Summorum Pontificum[6]. En cas de litige ou de doute fondé au sujet de la célébration dans la forme extraordinaire, la Commission pontificale Ecclesia Dei jugera.

14. Il revient à l’Évêque diocésain de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de la forme extraordinaire du rite romain, conformément au Motu Proprio Summorum Pontificum.

Le coetus fidelium (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 1)

15. Un coetus fidelium pourra se dire stable (stabiliter exsistens), au sens où l’entend l’art. 5 § 1 de Summorum Pontificum, s’il est constitué de personnes issues d’une paroisse donnée qui, même après la publication du Motu Proprio, se sont réunies à cause de leur vénération pour la liturgie célébrée dans l’usus antiquior et qui demandent sa célébration dans l’église paroissiale, un oratoire ou une chapelle ; ce coetus peut aussi se composer de personnes issues de paroisses ou de diocèses différents qui se retrouvent à cette fin dans une église paroissiale donnée, un oratoire ou une chapelle.

16. Si un prêtre se présente occasionnellement avec quelques personnes dans une église paroissiale ou un oratoire en souhaitant célébrer dans la forme extraordinaire, comme le prévoient les articles 2 et 4 du Motu Proprio Summorum Pontificum, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église acceptera cette célébration, tout en tenant compte des exigences liées aux horaires des célébrations liturgiques de l’église elle-même.

17. § 1. Dans chaque cas, le curé, le recteur ou le prêtre responsable de l’église prendra sa décision avec prudence, en se laissant guider par son zèle pastoral et par un esprit d’accueil généreux.
§ 2. Dans le cas de groupes numériquement moins importants, on s’adressera à l’Ordinaire du lieu pour trouver une église où ces fidèles puissent venir assister à ces célébrations, de manière à faciliter leur participation et une célébration plus digne de la Sainte Messe.

18. Dans les sanctuaires et les lieux de pèlerinage, on offrira également la possibilité de célébrer selon la forme extraordinaire aux groupes de pèlerins qui le demanderaient (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 3), s’il y a un prêtre idoine.

19. Les fidèles qui demandent la célébration de la forme extraordinaire ne doivent jamais venir en aide ou appartenir à des groupes qui nient la validité ou la légitimité de la Sainte Messe ou des sacrements célébrés selon la forme ordinaire, ou qui s’opposent au Pontife romain comme Pasteur suprême de l’Église universelle.

Le sacerdos idoneus (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 5 § 4)

20. Les conditions requises pour considérer un prêtre comme « idoine » à la célébration dans la forme extraordinaire s’énoncent comme suit :
a) tout prêtre qui n’est pas empêché par le droit canonique[7], doit être considéré comme idoine à la célébration de la Sainte Messe dans la forme extraordinaire ;
b) il doit avoir du latin une connaissance de base qui lui permette de prononcer correctement les mots et d’en comprendre le sens ;
c) la connaissance du déroulement du rite est présumée chez les prêtres qui se présentent spontanément pour célébrer dans la forme extraordinaire et qui l’ont déjà célébrée.

21. On demande aux Ordinaires d’offrir au clergé la possibilité d’acquérir une préparation adéquate aux célébrations dans la forme extraordinaire. Cela vaut également pour les séminaires, où l’on devra pourvoir à la formation convenable des futurs prêtres par l’étude du latin[8], et, si les exigences pastorales le suggèrent, offrir la possibilité d’apprendre la forme extraordinaire du rite.

22. Dans les diocèses sans prêtre idoine, les Évêques diocésains peuvent demander la collaboration des prêtres des Instituts érigés par la Commission pontificale Ecclesia Dei, soit pour célébrer, soit même pour enseigner à le faire.

23. La faculté de célébrer la Messe sine populo (ou avec la participation du seul ministre) dans la forme extraordinaire du rite romain est donnée par le Motu Proprio à tout prêtre séculier ou religieux (cf. Motu Proprio Summorum Pontificum, art. 2). Pour ces
célébrations, les prêtres n’ont donc besoin, selon le Motu Proprio Summorum Pontificum, d’aucun permis spécial de leur Ordinaire ou de leur supérieur.

La discipline liturgique et ecclésiastique

24. Les livres liturgiques de la forme extraordinaire seront utilisés tels qu’ils sont. Tous ceux qui désirent célébrer selon la forme extraordinaire du rite romain doivent connaître les rubriques prévues et les suivre fidèlement dans les célébrations.

25. De nouveaux saints et certaines des nouvelles préfaces pourront et devront être insérés dans le Missel de 1962[9], selon les normes qui seront indiquées plus tard.

26. Comme le prévoit le Motu Proprio Summorum Pontificum à l’article 6, les lectures de la Sainte Messe du Missel de 1962 peuvent être proclamées soit seulement en latin, soit en latin puis dans la langue du pays, soit même, dans le cas des Messes lues, seulement dans la langue du pays.

27. En ce qui concerne les normes disciplinaires liées à la célébration, on appliquera la discipline ecclésiastique définie dans le Code de droit canonique de 1983.

28. De plus, en vertu de son caractère de loi spéciale, le Motu Proprio Summorum Pontificum déroge, dans son domaine propre, aux mesures législatives sur les rites sacrés prises depuis 1962 et incompatibles avec les rubriques des livres liturgiques en vigueur en 1962.

La Confirmation et l’Ordre sacré

29. La permission d’utiliser la formule ancienne pour le rite de la confirmation a été reprise par le Motu Proprio Summorum Pontificum (cf. art. 9 § 2). Dans la forme extraordinaire, il n’est donc pas nécessaire d’utiliser la formule rénovée du Rituel de la confirmation promulgué par le Pape Paul VI.

30. Pour la tonsure, les ordres mineurs et le sous-diaconat, le Motu Proprio Summorum Pontificum n’introduit aucun changement dans la discipline du Code de droit canonique de 1983 ; par conséquent, dans les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le profès de voeux perpétuels ou celui qui a été définitivement incorporé dans une société cléricale de vie apostolique est, par l’ordination diaconale, incardiné comme clerc dans l’Institut ou dans la Société, conformément au canon 266 § 2 du Code de droit canonique.

31. Seuls les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique qui dépendent de la Commission pontificale Ecclesia Dei ainsi que ceux dans lesquels se maintient l’usage des livres liturgiques de la forme extraordinaire peuvent utiliser le Pontifical romain en vigueur en 1962 pour conférer les ordres mineurs et majeurs.

Le Bréviaire romain

32. Les clercs ont la faculté d’utiliser le Bréviaire romain en vigueur en 1962 dont il est question à l’article 9 § 3 du Motu Proprio Summorum Pontificum. Celui-ci doit être récité intégralement et en latin.

Le Triduum sacré

33. S’il y a un prêtre idoine, le coetus fidelium qui adhère à la tradition liturgique précédente peut aussi célébrer le Triduum sacré dans la forme extraordinaire. Au cas où il n’y aurait pas d’église ou d’oratoire exclusivement prévu pour ces célébrations, le curé ou l’Ordinaire prendront les mesures les plus favorables au bien des âmes, en accord avec le prêtre, sans exclure la possibilité d’une répétition des célébrations du Triduum sacré dans la même église.

Les rites des Ordres religieux

34. Il est permis d’utiliser les livres liturgiques propres aux Ordres religieux et en vigueur en 1962.

Pontifical romain et Rituel romain

35. Conformément au n. 28 de cette Instruction et restant sauf ce qui est prescrit par le n. 31, l’usage du Pontifical romain et du Rituel romain, ainsi que celui du Cérémonial des Évêques en vigueur en 1962 sont permis.

Au cours de l’audience du 8 avril 2011 accordée au Cardinal Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le Souverain Pontife Benoît XVI a approuvé la présente Instruction et en a ordonné la publication.

Donné à Rome, au siège de la Commission pontificale Ecclesia Dei, le 30 avril 2011, en la mémoire de saint Pie V.

William Cardinal Levada Président

Monseigneur Guido Pozzo secrétaire

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Notes :    (↵ reviens au texte)

  1. BENOÎT XVI, Motu proprio Summorum Pontificum, art. 1 : AAS 99 (2007), p. 777 ; La Documentation catholique 104 (2007), pp. 702-704 ; cf. Présentation générale du Missel romain, 3e éd., 2002, n. 397.
  2. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 798 ; La Documentation catholique 104 (2007), p. 707.
  3. Cf. Code de droit canonique, c. 838, § 1 et § 2.
  4. Cf. Code de droit canonique, c. 331.
  5. Cf. Code de droit canonique, c. 223 § 2 ; 838 § 1 et § 4.
  6. Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 799 ; La Documentation catholique 104 (2007), p. 707.
  7. Cf. Code de droit canonique, c. 900 § 2.
  8. Cf. Code de droit canonique, c. 249 ; CONC. OECUM. VAT. II, Const. Sacrosanctum Concilium, n. 36 ; Décr. Optatam totius, n. 13.
  9. Cf. BENOÎT XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique « motu proprio data » Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 : AAS 99 (2007), p. 797 ; La Documentation catholique 104, p. 706

Publication annoncée ce vendredi 13 de l’instruction d’application du Motu Proprio Summorum Pontificum

Vendredi 13 mai 2011, sera publiée par la Salle de presse l’Instruction Universae Ecclesiae de la Commission pontificale Ecclesia Dei portant sur l’application de la Lettre Apostolique donnée Motu Proprio Summorum Pontificum de S.S. Benoît XVI. L’instruction sera publiée dans l’édition de l’après-midi de l’Osservatore Romano, avec la date du 14 mai.
Le texte de l’Instruction – en latin, italien, français, anglais, allemand, espagnol et portugais – sera à la disposition des journalistes accrédités à partir de 10 heures le vendredi 13 mai, avec un embargo jusqu’à 12 heures. Avec le texte de l’instruction sera aussi fournie une note écrite.

Hasard ? la publication de l’instruction d’application coïncidera avec l’ouverture à Rome du 3ème congrès sur le Motu Proprio, lequel devra se conclure par une messe pontificale en rit traditionnel dans Saint-Pierre. Les diverses polémiques et bruits de couloirs qui avaient pu être lus sur la toile avaient suscité des inquiétudes et un appel international à préserver l’intégrité de Summorum Pontificum. Il semblerait que le texte du décret d’application ait subi plusieurs rédactions successives ; par ailleurs, sa publication parait avoir connu quelques retard, puisqu’elle avait été pressentie pour le Carême.

Source : Avis aux journalistes de la salle de presse du Vatican.

Le VI anniversaire du pontificat de Benoît XVI célébré par un concert de musique sacrée

Le pape Benoît XVI a célébré le sixième anniversaire de son élection au souverain pontificat le 5 mai dernier, lors d’un concert d’œuvres de musique classique sacrée des XVIIIème et XIXème siècles.

Ce concert fut offert dans la salle de conférence Paul VI du Vatican par le Président italien Giorgio Napolitano, et fut interprété par l’orchestre et le choeur de l’Opéra de Rome qui donnèrent le Credo d’Antonio Vivaldi et le Stabat Mater de Gioachino Rossini.

Le pape Benoît XVI confia que « l’exécution de ces deux splendides œuvres d’art», dirigées par Jesus Lopez Cobos et Roberto Gabbiani, lui a donné un « moment d’élévation musicale » propre à marquer une nouvelle année en tant que Pape.

Cette année, l’anniversaire de l’élection du Pape – le 19 avril 2005 – a coïncidé avec la Semaine Sainte, obligeant la translation de sa célébration après la quinzaine pascale.

A l’issue du concert, le Pape a livré ses réflexions autour du Credo de Vivaldi, splendide mise en musique du Symbole de Nicée-Constantinople par le prêtre roux et fameux compositeur vénitien du XVIIIème siècle.

« Credo » et « Amen » sont les mots qui commencent et concluent le Symbole de la foi, a-t-il noté. « La foi chrétienne ne dit pas « je crois en quelque chose », mais « je crois en quelqu’un », – en Dieu, qui s’est révélé en Jésus. »

Le Pape a souligné que la forme personnelle du verbe « Credo », signifiant « je crois » en latin, souligne que Jésus révèle non seulement « le vrai sens du monde », mais aussi la vérité profonde sur « la personne tout entière qui est en route vers lui. »

Benoît XVI, qui est lui-même pianiste, a déclaré que Vivaldi et Rossini étaient « de grands musiciens, dont l’Italie – qui fête ses 150 ans de l’unification politique – devaient être fière ».

Il a demandé aux personnes présentes au concert de se souvenir de son « ministère de la vigne du Seigneur » dans leur prière personnelle.

Source : Indiatimes

iPad & liturgie

Très sympathique photo où l’on voit la pointe de la technologie s’allier à la tradition cantorale pluri-séculaire de la Chapelle Sixtine. 🙂

C’est aussi la réplique occidentale de ce que nous avions déjà posté il y a quelques temps sur ce blog !

L’organiste de Saint-Eugène suit ses partitions sur son iPad, j’ai commencé pour ma part à diriger la répétition de ce jeudi soir à la paroisse catholique russe sur le mien. A quand l’équipement complet de tous les choristes de la Schola Sainte Cécile ? 😉