Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Chant du Prologue de l’Evangile selon saint Jean à Noël


En complément aux cantilènes des évangiles de Noël publiées par dom Reiser dans son Laudes festivæ, voici un chant magnifique du Prologue de Jean autrefois en usage dans certains diocèses français. Le chant y était prévu pour les prières du soir au salut, mais il pourrait faire les délices d’un diacre doué d’une belle voix à la messe du jour de Noël.

Fichier PDF : Laudes festivæ lectionarium et cantarium – 1940

Cet ouvrage fut édité en 1940 par le dom Reiser, osb, qui y a réunit des pièces assez difficiles à trouver par ailleurs. Après un traité de rythmique, l’ouvrage comporte deux parties.

Une première partie consiste en un très intéressant lectionnaire, qui – à l’approche de Noël, pourrait se révéler utile à plusieurs de nos lecteurs. En effet, il comporte diverses cantilènes du temps de la Nativité : chant du Martyrologe de Noël, chant des leçons des matines de Noël (avec le chant abrégé des répons), cantilènes ornées pour les épîtres et évangiles des messes de Noël & de l’Epiphanie. Le cycle pascal est lui aussi représenté : leçons des IInds & IIIèmes nocturnes des offices de Ténèbres (avec le chant abrégé des répons), 12ème prophétie du samedi saint (Nabuchodonosor), leçons du nocturne de Pâques & de Pentecôte, épitres & évangiles du Samedi Saint, de Pâques & de la Pentecôte.

La seconde partie contient nombre de pièces à dévotion qui peuvent être utilisées par exemple aux Saluts du Très-Saint Sacrement. A noter que nombre d’entre elles proviennent du rit ambrosien (ces pièces sont signalées par un astérisque).

Vous pouvez télécharger ce fichier PDF en cliquant sur l’image ci-dessus.

Programme de la messe du jour de Noël

Saint-Eugène, le dimanche 25 décembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Séquence de Noël : Votis Pater annuis – prose du propre de Paris – selon la tradition, l’orgue chante les versets impairs – traduction du XVIIIème siècle
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Salve puerule, chœur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme de la messe de minuit

    Saint-Eugène, le vendredi 24 décembre 2011, veillée de 23h, grand’messe de minuit.

    Veillée
    EXTRAITS DES MATINES DE NOEL

  • Versets d’ouverture : Domine, labia mea aperies & Deus in adjutorium meum intende.
  • Invitatoire des matines de Noel : Christus natus est nobis, venite adoremus & Psaume 94. Musique d’Henry du Mont, abbé de Silly (1610 † 1684), maître et compositeur de la chapelle du roi Louis XIV, organiste et maître de musique de la reine Marie-Thérèse, organiste de Saint Paul
  • Hymne des matines de Noël : Jesu, Redemptor omnium. Texte du VIème siècle – Musique de Grzegorz Gerwazy Gorczycki (c. 1665 † 1734), maître de chapelle de la cathédrale de Cracovie
  • Psalmodie : Cantate Domino canticum novum : Psaume 95 – Hans Leo Hassler (1564 † 1612), archimusicien de la cité de Nuremberg, organiste & maître de chapelle de l’électeur de Saxe
  • Leçon tirée du prophète Isaïe (9, 1-6), cantilène spéciale des matines de Noël
  • Répons : O magnum mysterium – motet de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie, sur le texte du IVème répons des matines de Noël
  • A MINUIT – PROCESSION A LA CRECHE

  • Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Chant de l’évangile de la généalogie du Christ selon Matthieu
  • Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Messe de minuit

  • Kyrie de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Et incarnatus : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Noël de Sébastien de Brossard
  • Pendant la communion : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Horaires de Noël à Saint-Eugène

    Samedi 24 décembre :

    De 23h30 à 24h : veillée de Noël :
    Extraits des matines de Noël :
    1. Invitatoire des matines par Henry du Mont.
    2. Hymne des matines Jesu Redemptor Hominum de Grzegorz Gerwazy Gorczycki.
    3. Cantate Domino – Psaume 95 – de Hans Leo Hassler.
    4. Prophétie d’Isaïe, sur le ton propre de Noël.
    5. Répons O magnum mysterium de Victoria.

    A minuit
    Chant du Minuit Chrétien
    Procession à la crèche.
    Chant de la généalogie du Christ.

    Messe de Minuit
    Messe de Noël de Sébastien de Brossard.

    Dimanche 25 décembre :

    11h. Messe du jour de Noël.

    Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 3

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 décembre 2011 du calendrier grégorien – 12 décembre 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Avec le prochain dimanche, ce jour est aussi un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ où l’on fête tous les ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
    2. Tropaire des saints Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion des saints Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.
    Prokimen
    Des saints Ancêtres, ton 4 :
    ℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
    Alleluia
    Des saints Pères, ton 4 :
    ℣. Moïse et Aaron sont parmi ses prêtres et Samuel parmi ceux qui invoquent son Nom
    ℣. Ils ont invoqué le Seigneur et, et Celui-ci les a exaucés.
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Programme du quatrième dimanche de l’Avent

    Catéchisme de l’Avent

    Saint-Eugène, le dimanche 18 décembre 2011, grand’messe de 11h.

  • Kyriale : selon les anciens usages parisiens
  • Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
  • Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Veni, veni Emmanuel, Hymne de l’Avent – texte du XVIIIème siècle sur un plain-chant du XVème siècle, polyphonie adaptée d’après Zoltan Kodaly (1882 + 1967) – cet hymne énumère les 7 noms divins chantés par les grandes antiennes d’O, antiennes qui se chantent aux Magnificat des vêpres des 7 derniers jours avant Noël
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent, sur le ton de Conditor alme siderum – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Antienne de communion & Magnificat du 1er ton (faux-bourdon parisien)
  • Prière pour la France, faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Ite missa est XV
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Venez, divin Messie – texte (1701) de l’abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745), sur le vieux noël « Laissez paistre vos bestes » ; harmonisation de M. l’abbé Lambert (Versailles, 1845)
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Sabbas le Sanctifié – ton 2

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père saint Sabbas le Sanctifié. Né près de Césarée de Cappadoce en 439, il entra très jeune au monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem. Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple. Mais Euthyme, qui n’avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste. Lorsque Théoctiste mourut, Sabas alla mener une vie de solitaire dans les environs du monastère. À l’approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la prière jusqu’au dimanche des Rameaux. À la mort d’Euthyme, Sabbas se retira plus loin dans le désert. Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s’installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron. Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabbas estima le moment venu pour accepter de s’entourer de novices. Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabbas. Il organisa sa communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le monastère de Castellion qu’il avait fondé dans les parages pour les moines expérimentés et un troisième monastère pour les novices. Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au monastère de saint Théodose le Cénobiarque. Le patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabbas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs monastères. Les deux saints avaient pour mission de mettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites. L’un avait reçu la charge de superviser les moines cénobites, l’autre, saint Sabas, en tant qu' »exarque des solitaires » devait veiller sur les moines qui vivaient isolés ou en laure. Saint Sabbas fut ordonné prêtre à l’âge de 53 ans. En 512, Sabas fait partie d’une délégation monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l’empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d’embrasser la foi de Chalcédoine et d’alléger les impôts de l’Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532. La laure de saint Sabas est appelée « Grande Laure » ; devenue un monastère cénobitique, elle a eu une importance capitale dans l’histoire du monachisme et de la liturgie de l’Église byzantine. La tradition liturgique de la laure de saint Sabbas – appelée aussi tradition palestinienne ou tradition sabbaïte – devint au cours des siècle prépondérante dans l’organisation de l’office byzantin et finit par effacer les traditions anciennes quue sont la tradition de la Grande Eglise (tradition de Sainte-Sophie de Constantinople dite aussi office asmatique) et la tradition stoudite (du monastère du Stoudion à Constantinople). C’est à Saint-Sabbas que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des célébrations liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C’est là que vécurent les grands saints hymnographes Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.

    A la divine liturgie

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
    2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant par tes miracles ; ** Sabbas notre Père, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme dès l’enfance, tu t’es offert, en ta vertu, comme une offrande immaculée * bienheureux Sabbas, à ce Dieu qui bien avant ta naissance te connaissait, * des saints Moines tu devins le pur joyau, * digne de louange comme citoyen du désert. ** C’est pourquoi nous te crions : Réjouis-toi, très-riche Sabbas.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Du saint, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    Du saint
    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du saint : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

    Mon père, je désire devenir catholique

    Voici le chapitre 3 du Mariage de Judith, roman écrit par l’abbé Brian Houghton.

    A la fin des années 50, Judith, jeune étudiante à Oxford, d’une famille protestante mais gagnée par l’indifférence religieuse, fait la rencontre de Edward Rougham, d’une vieille famille catholique. Ayant acheté par hasard un crucifix ancien ayant appartenu à la famille d’Edward, elle se décide à assister à une messe catholique.

    Nous retranscrivons ci-dessous le chapitre 3 du Mariage de Judith, qui constitue une présentation admirable – et originale ! – de ce qu’est la messe.

    ————————-

    3. La messe

    Samedi, Judith passa une grande partie de sa journée à regarder son crucifix. Elle était sous hypnose. Il ne fallait pas se laisser influencer par les coïncidences. Elles arrivaient. Elles ne signifiaient rien. Oui, mais il était au moins étrange d’étudier l’histoire du moyen âge et de n’avoir jamais assisté à la messe. Après tout, sauf quelques monuments plus ou moins en ruines, il ne restait aucun témoin vivant qui soit parvenu de la Rome impériale jusqu’à nous, à travers tous les temps. C’était un phénomène historique unique. Elle pouvait écrire un bon mémoire sur l’histoire religieuse du XIIe siècle en Grande-Bretagne, mais elle n’avait jamais été regarder une des pièces authentiques qu’elle avait sous le nez. Cela n’avait rien à voir avec Edward. Elle était objective. Cela l’aiderait à comprendre l’histoire. Elle chercha les horaires de messes à Saint-Aloysius pour le lendemain.

    Etudiante en histoire, cultivée, Judith avait des idées sur le catholicisme : l’infaillibilité pontificale, les chapeaux des cardinaux, la Présence réelle, le confessionnal, les indulgences, etc., toutes choses qui semblaient n’avoir aucun rapport avec la réalité. Mais dans la vie quotidienne, un tel savoir ne servait à rien. Pour commencer, n’ayant pas l’habitude d’aller à l’église, elle arriva beaucoup trop tôt. Il n’y avait personne dont elle puisse imiter la conduite. Que faire avec l’eau bénite ? Elle mouilla son gant puis estima que le gant devait être de trop. Elle mit sa main nue dans le bénitier en se disant qu’elle n’avait pas de serviette. Elle secoua ses doigts qui finirent par sécher. Devant le tabernacle, il fallait faire une génuflexion. Rien de difficile à cela. Si. Fallait-il plier le genou droit ou le genou gauche ? Après réflexion elle fit l’un puis l’autre. Elle se heurta alors à une difficulté insurmontable : où aller ? Au fond d’une église pleine, elle serait passée inaperçue, mais l’église était vide. Rester debout attirerait l’attention. Il n’y avait pas une colonne derrière laquelle se cacher dans ce fichu bâtiment. S’asseoir ? Mais où ? Il y avait peut-être des places réservées aux non-catholiques. Elle allait partir quand une famille fit bruyamment irruption; les parents donnèrent une pièce aux plus âgés et des bonbons aux plus jeunes. Derrière eux, un groupe hétéroclite stationnait dans la petite cour qui menait à l’église. Judith reconnut une fille de Sommerville qu’elle détestait cordialement, ce qui l’empêcha d’essayer de filer, car elle ne voulait pas lui parler. Elle suivit la famille bourdonnante et s’installa juste derrière elle.

    Ce qui se révéla n’être qu’une moitié de l’assistance était entré lorsqu’une cloche tinta. Un enfant chétif fit son apparition sur la droite, suivi d’un prêtre. Judith avait vu déjà des ornements, sur des tableaux de Rubens, et des barrettes, sur des gravures du XVIIe siècle. Mais elle n’était pas préparée à l’effet irrésistible qu’ils provoquaient lorsqu’ils étaient portés par le très décharné R.P. MacEnery, de la Société de Jésus. Le prêtre donna sa coiffure à l’enfant chétif, posa ses affaires sur l’autel, tourna le dos à l’assemblée et se mit à débiter à grande vitesse d’incompréhensibles formules latines.

    Judith imaginait que les catholiques avaient une grâce spéciale, un charisme – peu importe le mot – qui les rendait capables de comprendre le latin. S’ils l’avaient, ils le cachaient bien. Personne ne faisait attention au prêtre, qui de son côté de s’occupait nullement des personnes présentes.

    Devant elle, les aînés de la famille bourdonnante faisaient rouler leur pièce par terre pendant que les cadets remplissaient méthodiquement de papiers de bonbons le sac de leur mère, ceux du moins qui ne faisaient pas de trapèze sur le dossier du banc. Les parents ne s’intéressaient pas à eux. Le plus jeune, toutefois réussit à attirer l’attention : ayant piqué une tête par-dessus l’épaule de son père, il reçut une bonne claque. Père et mère étaient fort occupés : il rangeait d’innombrables images dans son énorme paroissien ; elle dévidait son chapelet dans un incessant cliquetis entrecoupé de signes de croix frénétiques. Et tout autour de Judith, à ce qu’elle pouvait voir, il en allait de même.

    Pourtant ces braves gens devaient avoir une vague conscience de ce qui se passait, car tous se frappaient la poitrine, se signaient, se levaient, s’agenouillaient avec un ensemble surprenant. Après cinq minutes de cette gymnastique sacrée, épuisés, ils s’effondrèrent dans leurs bancs, tandis que le prêtre remettait sa coiffure et montait en chaire. Judith se prépara à essuyer un sermon, chose dont elle avait toujours eu horreur au collège. Il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Bien qu’en anglais, à l’évidence, cela faisait partie de la liturgie : un calendrier des festivités auxquelles personne ne pouvait avoir envie d’aller, une pressante demande d’argent et un catalogue interminable de défunts obscurs pour lesquels il fallait prier. Le prêtre, ayant terminé, retourna à l’autel, non sans rendre sa coiffure à l’enfant chétif.

    Là-dessus les choses semblèrent se corser. Le prêtre fourrageait dans ses affaires en silence. Chacun des enfants indociles reçut à tour de rôle une bonne gifle. Puis un mouvement se produisit. Ses études médiévales permirent à Judith de reconnaître le sanctus. Tout le monde se mit à genoux ; elle entendit craquer les vieilles jointures. Un nouveau coup de sonnette précipita le plus jeune sous son banc. Six sonneries se succédèrent pendant l’élévation : Judith savait que cela indiquait la consécration, la Présence réelle. Le silence tomba. Un silence comparable au silence originel avant même que le monde fût. C’était colossal.

    Cependant tout continuait, absolument hors du monde, sans rien d’humain. Bien avant la fin, les gens commencèrent à s’en aller. Peut-être la règle voulait-elle que le prêtre soit le premier et le dernier à bord comme le commandant sur son navire. Mais Judith ne partit pas. Pour terminer, le prêtre rangea ses instruments, remit son chapeau et, précédé de l’enfant chétif, disparut comme il était venu. Les divers membres de la famille installée devant elle rassemblèrent leurs affaires en bavardant gaîment. Ils s’en allèrent. Judith resta.

    C’était donc cela, la messe. Cela n’avait aucun rapport avec ce qu’elle croyait que devait être une cérémonie religieuse. Ce n’était en rien un office communautaire ; chacun semblait faire ce qui lui plaisait. Il n’était pas question de « rendre meilleur » qui que ce soit. Il n’était pas non plus question de ces prières sinistrement niaises qui la rendait enragée au collège. Elle les entendait encore : « Prions pour les Nations Unies et tous ceux qui travaillent pour la paix », « Prions pour la justice raciale en Afrique du Sud », « Prions pour que les conflits dans l’industrie trouvent une solution chrétienne », etc. Elles avaient contribué à l’indifférence religieuse de Judith au moins autant que l’influence de son père. Mais à la messe, il n’avait été question de prier pour rien ni personne sauf les quelques inconnus dont c’étaient les jours anniversaires de la mort. Non, ce n’était pas tout à fait vrai : à la fin, pendant que l’assemblée s’éclipsait, le prêtre avait récité quelques Ave Maria suivis de prières incompréhensibles.

    Donc, c’était CELA la messe : la chrétienté aborigène. Judith se rassit, bouleversée. Des milliers et des milliers de gens étaient morts pour ou contre CELA.

    Les guerres de religion lui avaient toujours parue incompréhensibles. Comment pouvait-on s’entretuer à cause de questions abstraites sur le rôle de la grâce et des œuvres ? Mais maintenant elle comprenait. Il ne s’agissait pas d’abstraction, de la grâce et des œuvres, mais de CELA. Les gens s’étaient battus, avaient donné leur vie pour CELA. Le reste n’était que rationalisation.

    A la vive lumière de la première intuition, Judith voyait l’ensemble du problème. Ce n’était pas une question de controverse théologique. Il fallait savoir si la vie et la mort avaient un sens, si la vie était centrée sur l’homme ou sur Dieu. Elle retourna cette pensée dans sa tête, cherchant à la formuler exactement. La vie était-elle anthropocentrique ou théocentrique ? L’acte fondamental de la religion était-il d’adoration ou de demande ? La messe donnait une réponse péremptoire : c’était un acte d’adoration.

    Tous ces braves gens, dont la famille à l’encombrante marmaille, ne demandaient ni la paix ni la justice, mais s’efforçaient d’adorer – peut-être inconsciemment. L’objet de leur adoration était parfaitement clair : c’était la Présence réelle.

    L’évidence de la réalité de la Présence avait été un choc pour Judith. Elle avait naturellement rencontré des catholiques apparemment sensés. Mais elle n’imaginait pas un instant qu’ils croyaient réellement à la Présence réelle. Ce devait être à leurs yeux une sorte de symbole suprême, ou mieux de réalité symbolique. Sans doute en allait-il de même de la fameuse transsubstantiation. Pour un catholique raisonnable, cela devait vouloir dire qu’il y avait un changement de la signification ultime du pain et du vin ; une sorte de transsignification. Mais à l’expérience il était clair que non : l’attitude de ces pieux papistes, du cliquetis des chapelets aux images des missels, en passant par les bonbons des enfants, montrait bien qu’ils croyaient absolument à la très intimidante Présence.

    Le peu d’importance du prêtre l’avait aussi beaucoup frappée. Elle croyait que le catholicisme était très clérical. Elle s’apercevait que le prêtre n’était guère qu’un artisan dont la personnalité avait beaucoup moins d’importance que celle du chapelain de son collège. Au fond, il était arrivé comme un plombier avec son apprenti. L’eau branchée, le robinet de la Vie éternelle ouvert, il était reparti emportant ses outils.

    Judith s’aperçut alors que l’église était vide. Il ne restait que le prêtre. Quelques instants plus tôt il était couvert de soies et d’ors. Maintenant il était agenouillé, ombre insignifiante, à la table de communion. Oui, Judith le comprenait : il avait joué son rôle, le beau papillon qui voltigeait gaîment autour de la Lumière du monde ; bien sûr, il s’était brûlé les ailes et n’était plus que cette chenille désolée.

    Il lui fallut beaucoup de courage. Elle s’approcha de lui et dit : « Mon père, je désire devenir catholique. »

    S. E. le cardinal Verdier, archevêque de Paris, en cappa

    Jean, cardinal Verdier, archevêque de Paris, en cappa magna.

    Créé cardinal-prêtre du titre de Sainte-Balbine le 16 décembre 1929.
    Sacré évêque à Rome le 29 décembre 1929 par Sa Sainteté le Pape Pie XI, assisté du cardinal Baudrillart & de Mgr Chaptal de Chanteloup.
    Intronisé à Notre-Dame de Paris à l’Epiphanie 1930.
    Mort le 9 avril 1940 après avoir déploré publiquement dans une lettre de 1938 « l’aboutissement fatal de la théorie raciale » en Allemagne.

    Le Pape avait choisi de faire lui-même l’ordination épiscopale du cardinal Verdier afin de témoigner de l’importance de ce choix personnel. Le cardinal Verdier du reste représenta le Pape Pie XI comme légat à de nombreuses occasions, tant en France qu’à l’étranger.