Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le lundi 15 août 2011, procession du vœu de Louis XIII & grand’messe de 11h.
Répétition pour les choristes samedi 13 août à 18h.
Entrée du clergé : orgue
Procession du vœu de Louis XIII selon le propre de Paris : Litanies de la Sainte Vierge – A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium (mise en musique de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle – retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal – faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
Propre grégorien du jour – Ordinaire de la messe : Messe pour le Port-Royal (H.5) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle du Dauphin
Pendant les encensements de l’offertoire : Ave sanctissima Maria – motet à la Très Sainte Vierge de Michel Angelo Grancini (1605 † 1669), maître de chapelle à Milan
Après la Consécration : Benedictus de la Messe pour le Port-Royal de Marc-Antoine Charpentier
Pendant la communion : Pulchra es – concerto tiré des Vêpres de la Vierge (1610) – Claudio Monteverdi (1567 † 1643), texte tiré du cantique des cantiques, 6, 3-4 (Première leçon du cinquième jour dans l’octave de l’Assomption)
Oráte, fratres : ut meum ac vestrum sacrifícium acceptábile fiat apud Deum Patrem omnipoténtem.
Priez, frères, afin que ce sacrifice – qui est mien et vôtre – soit rendu acceptable auprès de Dieu le Père tout-puissant.
Ce samedi 30 juillet, en la basilique de Saint-Seurin, à Bordeaux, M. l’Abbé de Labarre, fssp, ordonné le 2 juillet dernier par S.E. le cardinal Ricard, archevêque de Bordeaux, célébrait sa première messe solennelle, sur les reliques de saint Seurin, entouré d’un grand concours de clergé et de fidèles.
Saint Seurin ou Séverin fut évêque de Bordeaux au Vème siècle, il était originaire de l’Orient. La basilique, fondée au VIème siècle, reconstruite au XIIème siècle, est l’un des sanctuaires les plus anciens de France.
Un récent séjour aux Iles Orcades me donne le propos d’un petit article sur une hymne magnifique en l’honneur de saint Magnus qui y fut jadis composée, laquelle constitue un témoin important dans l’histoire de la musique sacrée occidentale.
En voici le début dans le manuscrit du XIIIème siècle conservé à l’université d’Uppsala :
Et en voici une splendide interprétation par La Maurache et l’Ensemble Fulbert de Chartres (Musica Cathedralis – Disque Arion ARN 268428 – 1998) que je vous invite à découvrir :
I. Nobilis, humilis, Magne martyr stabilis,
Habilis, utilis, comes venerabilis
Et tutor laudibilis tuos subditos
Serva carnis fragilis, mole positos.
I. Magnus, noble et humble martyr puissant,
Valeureux, seriable, vénérable compagnon
Et guide digne de louanges, protège tes sujets
Devant le danger où ils sont, par la faiblesse de la chair.
II. Præditus, cœlitus, dono Sancti Spiritus
Vivere, temere, summa caves opere
Carnis motus premere, studes penitus
Ut carnis in carcere, regnet spiritus.
II. Pourvu du don du Saint-Esprit, tu as pris soin
Dans toutes tes actions de vivre sans souci du lendemain
Et de réprimer les pulsions de la chair. Tu t’es profondément appliqué
Pour que, une fois obtenue la maîtrise de la chair, l’esprit règne.
III. Gravia, tedia, ferens pro justicia,
Raperis, terreris, donec ictu funeris
Abymis extolleris ad cœlestia
Sic Christo conjungeris per supplicia.
III. De graves dommages tu as subi par amour de la justice,
On t’a persécuté jusqu’à ce qu’un funeste coup
T’emporte des abîmes pour te porter en haut des cieux
Où par ton supplice, tu as pu t’unir au Christ.
IV. Pura gloria, signorum frequencia
Canitur, agitur, Christus benedicitur,
Et tibi laus redditur in Ecclesia
O quam felix cernitur hinc Orchadia.
IV. Ta pure gloire ainsi que tes nombreux miracles
Est chantée. Tu es béni par le Christ
Et nous proclamons ta louange dans toute l’Eglise
Depuis ces Orcades, îles bienheureuses.
V. Gentibus laudibus, tuis insistentibus
Gratiam, veniam & æternam gemmam,
Precuum preinstantiam propter optine
Hanc salvans familiam a discrimine.
V. Que le peuple qui chante sans cesse tes louanges
Obtienne grâce, pardon et biens éternels.
De grâce, écoute nos incessantes prières
Et préserve notre famille de la chute par le péché.
Cette hymne provient des Iles Orcades, archipel britannique situé au Nord de l’Ecosse. Les Orcades furent colonisées à partir du VIIIème siècle par les Vikings et dépendirent de la Norvège jusqu’au XVème siècle où elles furent annexées par l’Ecosse en dédommagement de la dot jamais payée de Marguerite de Danemark, épouse de Jacques III d’Ecosse.
Saint Magnus fut au XIIème siècle un des comtes norvégien des Orcades, mais le titre était revendiqué par un de ses cousins, qui n’hésita pas à le faire exécuter après l’avoir capturé de façon inique. Le comte Magnus subit le martyre le 16 avril 1117, priant pour ses bourreaux. Saint Magnus était de son vivant apprécié par les Orcadiens pour sa grande piété, son honnêteté et sa non-violence. Ces vertus ayant été glorifiées par le martyre, il devint le saint patron des îles Orcades et l’un des saints les plus vénérés de la Norvège catholique, avant la réforme protestante.
A Kirkwall, capitale des Orcades, on peut toujours voir la magnifique cathédrale édifiée très vite pour abriter les reliques de saint Magnus et qui fut consacrée dès l’an 1137. Le diocèse des Orcades était placé sous l’autorité de l’archevêque de Nidaros, en Norvège. Depuis la réforme protestante, la cathédrale Saint-Magnus de Kirkwall est occupée par les presbytériens écossais.
Néanmoins, on y a retrouvé tout à fait par hasard en 1917 les reliques de saint Magnus qui avaient été cachées dans un pilier depuis la réforme protestante.
Un rare exemple de polyphonie primitive notée : le gymel
Cette hymne à saint Magnus est un rare exemple de polyphonie primitive scandinave. Elle se retrouve dans un codex du XIIIème siècle conservé à l’Université d’Uppsala, mais pourrait être plus ancien et remonter à la fin du XIIème siècle. Sa polyphonie à deux voix s’inscrit dans le Vème ton ecclésiastique (mode de fa lydien). Elle est un parfait exemple du genre musical appelé gymel, dit encore gimel ou gemell. Ce terme dérive du latin gemellus, qui signifie jumeau, terme qui rend bien compte de cette technique d’harmonisation où les deux voix procèdent par tierces parallèles.
La notation du manuscrit d’Uppsala ne comporte pas d’indication rythmique ; le rythme de l’hymne a été déduit par les musicologues qui ont montré qu’elle est constituée de formules mélodiques et rythmiques que l’on retrouve dans des compositions vikings un peu postérieures. On serait donc en présence d’une adaptation à la liturgie latine des formules traditionnelles employées pour le chant des sagas scandinaves.
La caractéristique du gymel est d’employer l’intervalle de tierce, lequel était considéré comme un intervalle dissonant à cette époque sur le continent européen, probablement parce que la musique européenne de l’époque était fondée sur les considérations pythagoricienne des intervalles. La gamme de Pythagore donne des quintes justes pures, mais les tierces ne sonnent pas très bien dans ce système. Ce chant de Vikings devait paraître très étranges aux oreilles étrangères, qui réprouvaient l’usage de la tierce. Du reste, les commentateurs arabes avaient comparé le chant des Vikings, peu familiers à leurs oreilles, au hurlement des loups ou des chiens !
Un texte de l’archidiacre Giraud de Barri, ecclésiastique gallois du XIIème siècle, semble indiquer la large diffusion dans le Nord de la Grande-Bretagne du chant en tierces parallèles de style gymel, et Giraud indique que cette technique provient manifestement des Vikings :
In borealibus quoque majoris Britanniae partibus, trans Humbriam scilicet Eboracique finibus, Anglorum populi qui partes illas inhabitant simili canendo symphonica utuntur harmonia: binis tamen solummodo tonorum differentiis et vocum modulando varietatibus, una inferius submurmurante, altera vero superne demulcente pariter et delectante. Nec arte tamen sed usu longaevo et quasi in naturam mora diutina jam converso, haec vel illa sibi gens hanc specialitatem comparavit. Qui adeo apud utramque invaluit et altas jam radices posuit, ut nihil hic simpliciter, nihil nisi multipliciter ut apud priores, vel saltem dupliciter ut apud sequentes melice proferri consueverit; pueris etiam, quod magis admirandum, et fere infantibus, cum primum a fletibus in cantus erumpunt, eandem modulationem observantibus.
Angli vero, quoniam non generaliter omnes sed boreales solum hujusmodi vocum utuntur modulationibus, credo quod a Dacis et Norwagiensibus qui partes illas insulae frequentius occupare ac diutius obtinere solebant, sicut loquendi affinitatem, sic et canendi proprietatem contraxerunt.
*
Dans le nord de la Grande-Bretagne, au-delà de l’Humber, et dans la région d’York, les peuples Angles qui habitent ces régions utilisent le même genre de chant par harmonie symphonique : mais avec une variété de seulement deux mélodies vocales de tons distincts, l’une, inférieure, murmure, l’autre au-dessus, est tout aussi apaisante et charme l’oreille. Pourtant, dans ces deux régions, ce style particulier est acquis non par étude, mais par un long usage, de sorte qu’il est devenu en quelque sorte une habitude de seconde nature. Et cela est devenu si fort dans les deux pays, et pris de telles racines, que l’on n’entend jamais le chant simple, mais soit avec beaucoup de voix comme dans l’ancien [Pays de Galles], ou toutefois au moins deux comme dans ce dernier [nord de l’Angleterre]. Et ce qui est encore plus merveilleux, c’est que même les enfants, et presque même les nourrissons, dès qu’ils passent des larmes au chant, suivent cette même façon de chanter.
Les Anglais cependant ne font généralement pas usage de cette manière de chanter, mais seuls les habitants du Nord ; aussi je crois que c’est par les Danois et les Norvégiens, qui ont souvent occupé ces parties de l’île et avaient l’habitude de les tenir pour de longues périodes, que les habitants ont acquis leurs affinités dans leur façon de parler et leur manière particulière de chanter.
Cette hymne de saint Magnus est un témoin important dans l’histoire de la musique occidentale et nous donne un écho des traditions orales qui devaient être largement pratiquées dans les chrétientés nordiques.
Hymne de saint Magnus, f° 19v° & 20 r° du manuscrit C233 de la Bibiliothèque de l’Université d’Uppsala.
Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire du IVème ton de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
Après la Consécration : Élévation d’orgue de la messe des paroisses de François Couperin le Grand (1668 † 1733), organiste du Roi et de Saint-Gervais, chevalier pontifical de l’ordre du Latran
Pendant la communion : 1er mouvement de la 1ère Symphonie en Mi majeur, op. 26 (1900) d’Alexandre Scriabine (1872 † 1915) – transcription : Anne Foulard
Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
Ite missa est XI
Après le dernier Evangile : Inviolata
Procession de sortie : Vème fugue de Jean-Henri d’Anglebert (1629 † 1691), de la musique de la chambre du roi Louis XIV
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 juillet 2011 du calendrier grégorien – 4 juillet 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint empereur Nicolas II de Russie, la sainte impératrice Alexandra, le saint tsarevitch Alexis, les saintes grandes duchesses Olga, Tatiana, Marie & Anastasie, martyrisés le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg, canonisés le 14 août 2000.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de saint Nicolas II, ton 5 : Tu enduras avec douceur la privation de la royauté terrestre, les liens et les souffrances de toutes sortes, ayant confessé le Christ jusqu’à la mort même de la main des ennemis de Dieu, ô Tsar grand martyr couronné de Dieu Nicolas ; ayant pour cela reçu du Christ Dieu la couronne des martyrs dans les cieux, avec la tsarine, tes enfants et tes serviteurs, prie Le de faire miséricorde à la terre russe et de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Nicolas II, ton 4 : Affermis l’espérance du tsar martyr avec la tsarine, ses enfants et ses serviteurs, et donne-leur de voler vers ton amour, toi qui leur annonças le repos à venir ; par leurs prières, Seigneur, fais nous miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour. Prokimen Du dimanche, ton 4 : ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24). ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1). Alleluia Du dimanche, ton 4 : ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5). ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8). Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 10 juillet 2011, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.
La Pêche miraculeuse
Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore ; près du lac, la foule accourt, le presse ; si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre. Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons ; ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite. Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Procession d’entrée : orgue
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre vénérable Père Samson l’Hospitalier. Né à Rome d’une famille noble de haut rang, il y étudie la médecine, mais au lieu de faire carrière, il soigne gratuitement les pauvres. A la mort de ses parents, il affranchit ses esclaves, vend tous ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part, sans un sou, pour Constantinople. Là, il s’installe dans une modeste maison d’où il distribuait des aumônes, réconfortait, conseillait, donnait espoir et médicaments, et toute l’aide possible à ceux qui souffraient spirituellement et corporellement. Sa vertu parvient aux oreilles du patriarche de Constantinople qui le persuade de devenir prêtre. Il a alors 30 ans. Prêtre-médecin, il poursuit son sacerdoce auprès des malades sans ressources, il devient par ailleurs skévophylax (i.e. garde du trésor) de la Grande Église. A cette époque, l’empereur Justinien le Grand tomba malade, et ces médecins pensèrent qu’il avait un mal incurable. L’empereur pria avec grande ferveur, et Dieu lui révéla en songe que Samson le guérirait. Quand l’empereur fit amener Samson à sa cour, le saint homme eut à peine posé sa main sur l’endroit malade que l’empereur en était guérit. A l’offre de Justinien d’une énorme fortune, Samson déclina, disant qu’il n’accepterait rien, et ajoutant à l’adresse de l’empereur : « O Empereur, j’avais de l’argent et de l’or et d’autres richesses, mais j’ai tout abandonné pour l’amour du Christ, afin de pouvoir gagner l’éternelle richesse céleste ». L’empereur insistant pour faire quelque chose pour lui, Samson lui demanda de bâtir une maison pour les pauvres. Dans cet hôpital qui fonctionnera longtemps à Constantinople sous le vocable de Saint-Samson, notre saint continua d’exercer sa charité au service des pauvres & des malades. Il entra au ciel le 27 juin 530 et fut enterré dans l’église du saint martyr Mocius, son parent. Saint Samson est le saint patron des médecins byzantins. Une des cathédrales de Saint-Pétersbourg lui est dédiée, elle fut construite entre 1728 et 1740 pour commémorer la victoire de Poltava remportée le 27 juin 1709, jour de la fête de ce saint.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de saint Samson, ton 8 : Dans ta patience, tu as acquis ta récompense, Père vénérable, * car tu fus infatigable dans l’oraison, aimant les pauvres sans jamais te lasser ;. * mais prie le Christ Dieu, Samson miséricordieux et bienheureux ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Samson, ton 8 : Tel un médecin excellent, et tel un orant offrant le sacrifice agréable, Samson sage en Dieu, vénérable père, * en se hâtant vers le sanctuaire divin, en se réjouissant avec des psaumes et des hymnes, ** nous glorifions le Christ qui t’as donné un tel charisme de guérison.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.
Prokimen Du dimanche, ton 3 : ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7). ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2). Du saint, ton 7 : ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Alleluia Du dimanche, ton 3 : ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2). ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Du saint :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le dimanche 3 juillet 2011, grand’messe de 11h.
Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe IV – Cunctipotens
Procession d’entrée: Tu es Petrus – ancien répons en l’honneur de saint Pierre chanté à Rome lors du pèlerinage aux tombeaux des Saints Apôtres – mélodie et arrangements : Henri de Villiers
Pendant les encensements de l’offertoire : Aurea luce – Hymne de la fête, à vêpres – alternances d’orgue de Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
Procession de sortie : Chantez, voix bénies – Hymne officiel de l’Etat du Vatican, composé initialement en l’honneur de Sa Sainteté le Bienheureux Pape Pie IX – paroles de Louis Gallet – musique de Charles Gounod (1818 † 1893)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 juillet 2011 du calendrier grégorien – 20 juin 2011 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Méthode, évêque d’Olympe & de Patare en Lycie († 312).
L’évêque saint Méthode souffrit le martyre à la fin de la persécution de Dioclétien, ayant la tête tranchée. Les sources les plus anciennes le font évêque d’Olympe, les plus récentes évêque de Parare. Il est possible qu’il ait été évêque des deux villes, situées non loin l’une de l’autre en Lycie. Au témoignage de saint Jérôme, il fut également évêque de Tyr en Syrie. Il fut surtout célèbre pour ses écrits ; outre des réfutations d’hérétiques – il s’attacha en particulier à montrer l’hétérodoxie des positions théologiques d’Origène, son écrit le plus connu est le Banquet des Dix Vierges.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
2. Tropaire du saint Hiéromartyr Méthode, ton 1 : Ton sang mystiquement crie de terre vers Dieu, * comme celui d’Abel, Pontife aux divines pensées ; * clairement tu prêchas la divine Incarnation ; * c’est pourquoi, tel un pasteur excellent, * tu repoussas le mensonge d’Origène, ** Méthode, gardien de la foi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du saint Hiéromartyr Méthode, ton 4 : Initiateur sacré de la sainte Trinité, * prédicateur des ineffables desseins de notre Dieu, * tu as affermi la vraie foi * et confondu les doctrines erronées ; * tu as versé ton sang pour le Christ et devant lui, * comme pontife & martyr, * tu te tiens avec les Anges : ** prie-le de nous délivrer.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours. Prokimen Du dimanche, ton 2 : ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14). ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18). Alleluia Du dimanche, ton 2 : ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1). ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10). Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
La composition de cette prose est de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor. En voici le texte et une traduction ancienne.
TE laudámus, o Regnátor,
O pastórum, Christe, Pastor,
Summis in Princípibus.
Nous te louons, ô Souverain, ô Christ, Pasteur des pasteur, en la personne de ces premiers pasteurs.
Tibi memor gratulétur,
Et concéssis gloriétur
Pia plebs paréntibus.
Que le peuple fidèle te rende grâces et te glorifie pour les avoir reçus comme pères.
HI sunt Sion fundaménta,
Hi colúmnæ, fulciménta,
Turres, propugnácula.
Ce sont eux les fondements de Sion, ce sont eux ses colonnes, ses tours, et ses soutiens.
Hi bissénæ turbæ duces,
Hi stellántis aulæ faces,
Orbis et orácula.
Ce sont eux les chefs du troupeau, ce sont eux les flambeaux du ciel et les oracles de l’univers.
HIS ambóbus orbis cessit,
His ambóbus nox recéssit
Pulsa lumináribus.
Tous deux ont subjugué le monde, tous deux ont dissipé les ténèbres par les lumières de la foi.
Petro vertex principátus,
Paulo verbi magistrátus
Obtigit in géntibus.
Pierre reçoit la grâce de la primauté et Paul la prérogative d’apôtre des nations.
ILLI claves committúntur :
Huic arcánæ res pandúntur
Rapto super æthera.
Les clefs sont confiées à Pierre, à Paul la révélation des mystères cachés en étant enlevé au-dessus des cieux.
Hæc fœcúnda nos lactárunt
Ore, scriptis, et potárunt
Sponsæ matris úbera.
Ils sont comme les mamelles de l’Eglise notre mère, puisqu’ils nous ont abreuvés du lait de la foi par leur prédication et par leurs écrits.
ARCEM impérii
Christo subjíciunt,
Et sacerdótii
Caput stabíliunt.
Ils soumettent au Christ la capitale de l’Empire, et y établissent le siège du sacerdoce.
Athlétæ férvidi
Debéllant númina :
Torréntes límpidi
Manant in flúmina.
Athlètes intrépides, ils abattent les idoles ; torrent limpides, ils arrosent le champ de l’Eglise.
NAVIS Petri non quassátur,
Contra fluctus obfirmátur ;
Hac in arca grex salvátur
Integer credéntium.
La barque de Pierre est inébranlable, elle résiste à la fureur des flots ; c’est dans cette arche que le troupeau des croyants est à couvert du naufrage.
Quin olympus reserátur,
Vel indígnis obserátur,
Sors ætérna temperátur
Ad Petri judícium.
Sur l’ordre de Pierre, le ciel s’ouvre ou bien se ferme, les destinées éternelles sont décidées.
QUANTA cœlo merces datur !
Cruce Petrus consummátur,
Ferro Paulus obtruncátur :
Sic se litant hóstiæ.
Que leur récompense est grande dans le ciel ! Pierre consume ses jours sur la croix, et Paul par le fer ; ainsi s’immolent-ils en hosties.
Hic triúmphus bellatórum :
Hæc coróna magistrórum :
Binum lumen oculórum
Sic micat Ecclésiæ.
Tel est le triomphe de ces soldats, telle est la couronne de ces maîtres, ainsi brillent ceux qui sont comme les deux yeux de l’Eglise.
PETRE, radix unitátis,
Paule, jubar veritátis,
Super astra qui regnátis,
Datæ jure potestátis
Nos e cœlo régite.
Pierre, racine de l’unité, Paul, rayon perçant de la vérité, vous régnez au-dessus des cieux ; comme vous en avez reçu le pouvoir, conduisez-nous nous aussi au ciel.
Quos in fide genuístis,
Quos præcéptis imbuístis,
Quos exémplo docuístis,
Quos cruóre perfudístis,
Deo nos conjúngite. Amen. Allelúia.
Ceux que vous avez engendrés dans la foi, que vous avez nourris de vos leçons, que vous avez enseignés par vos exemples et pour qui vous versâtes votre sang, unissez-les à Dieu. Amen. Alleluia.