Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Histoire de l’Eglise catholique d’Albanie et de sa langue liturgique

 

OBSERVATIONS AUTOUR

DE L’HISTOIRE ECCLESIASTIQUE ET LITURGIQUE

DU CATHOLICISME ALBANAIS

1.- « Res gestas illustraturi sumus regionis mirabilissimae, nonnulla adhuc in re tenebris circumdatae« .

C’est par cette phrase que les trois grands médiévistes, M. Sufflay, L. Thalloczy et C. Jirecek inaugurent leur monumental recueil d’actes sur l’histoire du Moyen-Age albanais[1]. C’est dire l’épaisseur de l’oubli dans lequel a été enfouie l’histoire d’un des plus anciens berceaux de la civilisation européenne. Le Haemus occidentalis, les Balkans occidentaux, notamment l’Illyricum qui s’étendait autrefois de la Carniole au Nord (Slovénie) au golfe d’Arta en Grèce au Sud et de la Mésie (Messicae) occidentale à l’Est à l’Adriatique et à la mer Ionienne à l’Ouest, ont souffert de la chape de plomb imposée par deux des plus impitoyables pourfendeurs de la civilisation européenne[2] à savoir l’empire ottoman et le communisme dans une époque plus récente. Le bâillonnement de la foi chrétienne, les conversions forcées, la destruction du patrimoine religieux et spirituel surtout catholique, la mise à mort de Dieu sous le communisme, l’extermination de l’hiérarchie ecclésiastique ont achevé, pendant 550 ans, hormis quelques rares et éphémères intervalles, d’anéantir ou presque le noyau de l’identité des descendants des Illyriens que sont les Albanais. Ceux-ci en souffrent toujours actuellement car l’absence de mémoire collective creuse l’ignorance sur les faits historiques et la réalité des événements. Ces repères peuvent pourtant toujours servir de solides repères pour avancer dans la voie du progrès humain. Or cette identité a reçu un coup fatal à la fois sous la domination ottomane et sous la dictature communiste et elle a été d’autant plus durement touchée que c’est un de ses ferments d’unité, à savoir l’appartenance religieuse, qui a été le plus visé. On n’apprendra rien en disant qu’en Albanie la religion fut interdite légalement[3] de 1967 à 1990, la célébration du culte pouvant être passible d’une peine d’emprisonnement de 20 ans et de travaux forcés. Les églises et tous les autres édifices à caractère religieux furent fermés, démolis – en grande partie hélas – ou transformés en hangars, salles de sport, cinémas, prisons….Si certaines églises orthodoxes furent épargnées en tant qu’objets muséaux, la quasi-totalité des églises catholiques furent démolies. La cathédrale primatiale de Saint-Etienne Protomartyr de Shkodra, construite en partie grâce au soutien financier du Pape Pie IX au milieu du XIXe siècle fut transformée en palais de sports et en salle de réunion des congrès du Parti. Elle ne retrouva un certain éclat qu’en 1993 lorsque le Pape Jean-Paul II vint en Albanie pour régénérer la hiérarchie catholique disparue depuis 1967, en sacrant les quatre premiers évêques depuis les années 1950 dans cette cathédrale même rendue au culte catholique par le gouvernement qui suivit la chute du communisme en 1991.

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Programme du Requiem pour S.M. le roi Louis XVI

Louis XVI

Saint-Eugène, le lundi 21 janvier 2008, grand’messe de 19h.
(raccord pour les choristes à compter de 18h30).

  • Procession d’entrée : De profundis parisien – psaume 129 – faux-bourdon attribué à André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
  • Séquence Dies iræ – de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • Lecture du Testament de Louis XVI
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : Pie Iesu du chevalier Sigismond Ritter von Neukomm (1778 † 1858), maître de chapelle du roi du Brésil
  • Pendant la communion : De profundis de la Messe de Requiem des évêques de Langres, de Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres
  • Requiescant in pace. ℟. Amen
  • Absoute
  • Procession de sortie : Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle

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Mystère de Noël et mystère de l’Eucharistie, par le R.P. Le Brun, de l’Oratoire

La Nativité - Ecole française XVIIème siècle

Le R.P. Le Brun s’adresse aux protestants qui ne croient pas en la présence réelle du Christ sous les espèces du pain & du vin :

Serait-il plus difficile de changer des substances que de les avoir créées, disait saint Cyrille de Jérusalem en instruisant les nouveaux baptisés ? Celui qui changea l’eau en vin, ne pourra-t-il pas changer le pain en son corps, disait saint Ambroise ? (…)

Vous confessez que Jésus-Christ qui n’a paru aux yeux que comme un homme, est véritablement Dieu : et c’est ainsi que l’ont cru ceux qui en ont jugé par la foi : transportez-vous un moment, en esprit, au temps de la naissance de Jésus-Christ. Les anges disent aux bergers : Il vous est né un sauveur qui est le Christ le Seigneur. Quelle marque de ce Seigneur de toutes choses ? On leur dit seulement : Vous trouverez un enfant emmailloté couché dans une crèche. Consultez vos sens, votre imagination, votre raison même. Toutes les lumières que vous en tirerez, vous diront-elles que cet enfant est véritablement un Dieu revêtu d’une chair ? Dieu est tout-puissant, et cet enfant paraît la faiblesse même : Dieu est le maître de tous les biens, et cet enfant manque de tout : Dieu est impassible, et cet enfant est exposé aux douleurs et à toutes les incommodités de l’enfance. Parcourez toutes les oppositions que la raison humaine présente entre les attributs de Dieu et l’état où Jésus-Christ s’est mis ; et malgré toutes ces oppositions que les sens, l’imagination et votre faible raison vous suggéreront, la foi vous fera confesser que celui qui est dans un état si abject, est véritablement le Fils de Dieu. Si vous le confessez, comme tout Chrétien doit le faire, quelle plus grande difficulté y a-t-il de croire, comme le croient toutes les communions chrétiennes (à la vôtre près), que ce qui ne paraît aux yeux que du pain est le corps de Jésus-Christ après que cet homme-Dieu nous a dit, ceci est mon corps ?

in R.P. Pierre Le Brun, prêtre de l’Oratoire, Explication littérale, historique et dogmatique, des prières et des cérémonies de la messe, suivant les anciens auteurs, et les monuments de toutes les Eglises du monde chrétien. Avec des dissertations et des notes sur les endroits difficiles, et sur l’origine des rites.
Tome quatrième.
Dissertation N°. 13. Uniformité abandonnée par les sectaires du XVIe siècle. Liturgies Luthérienne, Zwinglienne, Calviniste, Anglicane, Ecossaise, Suédoise, etc.
Article VI. Réflexions sur les liturgies des novateurs, depuis le XVIe siècle, lesquels à force de vouloir s’éloigner de l’Eglise romaine, ont abandonné l’essentiel des liturgies de toutes les églises chrétiennes ; et ont encouru par là l’anathème de toutes les églises du monde chrétien.

Programme de la messe de minuit

La Nativité - Philippe de Champaigne

Saint-Eugène, le mercredi 24 décembre 2008, veillée de 23h, grand’messe de 23h30.

Veillée

  • Noël d’orgue – Joseph est bien marié – Claude Bénigne Balbastre (1727 † 1799), organiste de Notre-Dame de Paris et de Saint-Roch
  • Biber – Sonate du Rosaire – L’Annonciation – Première des quinze sonates du Rosaire pour violon et basse continue d’Heinrich Ignaz Franz Biber (1644 † 1704). Ces sonates ont été écrites dans les années 1670-74 et sont dédiées au prince arche-vêque de Salzburg Max Gandolph Graf von Kuenburg. – Præludium, Aria & variatio, Adagio, Finale
  • Dans une étable obscure – adaptation française par A. Mahot du motet Flos de radice Jesse de Michael Prætorius
  • Christe Redemptor omnium – hymne des matines de Noël – Texte du VIème siècle – Musique d’après Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Joseph est bien marié – noël de Champagne et de Bourgogne, du XVIème siècle
  • Silence, ciel ! silence, terre ! – noël de Normandie du XVIIIème siècle
  • Entrée du clergé – Les anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle
  • Généalogie de Notre Seigneur Jésus-Christ selon Matthieu
  • Messe de minuit

  • Kyrie VIII – De Angelis
  • Gloria VIII – De Angelis
  • Procession à la crèche après l’évangile : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Théodore Dubois
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus VIII – De Angelis
  • Après la Consécration : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur « A Minuit fut fait un réveil »
  • Pendant la communion : Salve puerule, chœur final de l’oratorio de Noël « In Nativitatem Domini nostri Iesu Christi Canticum » (H. 414) de Marc Antoine Charpentier
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
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    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rit de Nidaros

    … sans jamais oser le demander.

    Saint Olaf
    Le roi saint Olaf, patron de la Norvège

    – Nota : cet article, publié originellement sur Facebook, est une réponse à un pari avec une amie –

    La province ecclésiastique de Nidaros fut l’une des plus étendues de la Chrétienté : outre la Norvège, sa juridiction comprenait d’anciennes colonies norvégiennes, savoir les Orcades, l’Ile de Man, l’Islande, le Groënland et les îles Feroe.

    Nidaros est le nom ancien de l’actuelle ville de Trondheim en Norvège.

    Alors que le Danemark et la Suède, déjà chrétiens, n’avaient étrangement pas cherché à évangéliser la Norvège, celle-ci reçut la foi par son roi Olaf Tryggvason († 1002), qui était revenu d’Angleterre pour prendre possession de son royaume en 994, amenant avec lui l’évêque Sigurd et plusieurs prêtres. Le succès de leur apostolat fut tel qu’en 4 ans tout le pays fut converti. Le roi établi sa résidence à Nidaros, où il érigea la première église (dédiée à saint Clément), devenue cathédrale, et qui devait abriter les fameuses reliques de saint Olaf Haraldsson (1015†1030), l’un des successeurs d’Olaf Tryggvason , qui devint patron du pays (fête principale le 29 juillet).

    La province ecclésiastique de Nidaros fut érigée en 1152 par le Pape Eugène III et comporta onze évéchés :
    Norvège : Nidaros, Bergen, Stavanger, Oslo, Hamar
    Islande : Skalholt, Holar
    Groenland : Gardar
    Iles Feroe : Kirkebo en Straumo
    Orades : Kirkwall
    Sodors & Man : Saint-Germans.

    Ayant reçu la foi de l’Angleterre, les liens ecclésiastiques entre ce pays et la Norvège furent très forts : les premiers évêques de Norvège furent sacrés en Angleterre, de nombreux prêtres & moines avaient été formés dans ce pays, même le vin de messe venait d’Albion ! A partir de l’épiscopat de l’archevêque Eric Ivarsson (1188 † 1205), qui avait fait ses études à l’abbaye de Saint-Victor de Paris, les liens avec la France et les Flandres devinrent aussi importants.

    On comprend dès lors que le rit de Nidaros dépend étroitement des rits en usage dans les Iles britanniques (principalement Sarum et York, également les usages celtiques d’Irlande (points de contacts avec le Missel de Stowe)) mais aussi des rits français (Normandie et Paris), et dans une moindre mesure, de certains usages allemand (la métropole de Brême englobait toute la Scandinavie initialement). Les anciens rits de Suède et de Danemark suivent d’avantage l’usage germanique.

    Comme dans tout le territoire de l’ancien empire de Charlemagne, il s’agit donc à la base du rit romain dans sa structure essentielle (c’est-à-dire l’ordonnance générale de la messe et le texte du canon), avec les variantes locales dues principalement à l’enrichissement eucologique qui s’est pratiqué dans l’Occident au IXème-Xème siècles pour certaines parties de la messe, soit les prières avant l’introït, les prières de l’offertoire, celle avant et après la communion. Ces prières, pour l’essentiel, sont dites à voix basses par le célébrant, et changent considérablement d’un rit à un autre.

    La connaissance de ce rit norvégien est difficile, car la réforme protestante lui a été fatale : on ne possède plus que 4 manuscrits médiévaux, et pour l’édition imprimée en 1519 tant du Missel de Nidaros que du Bréviaire (édités le premier à Copenhague, l’autre à Paris), qu’un unique exemplaire chacun. Par chance, le Missel a été imprimé avec la musique du graduel. A noter que le Missel imprimé ne comporte que très peu de rubriques.

    Globalement, on peut estimer que le rit de Nidaros avant sa suppression était resté assez pur et proche de son premier établissement. On notera en particulier qu’il est resté fermé aux excroissances de la dévotion liturgique qui ont surchargé certains rits ailleurs en Europe au XVème siècle.

    Le rit de Nidaros ne survécut cependant pas à la réforme protestante. En 1536, après une horrible guerre civile qui avait démarré en 1528, l’archevêque Olaf fut contraint de fuir vers les Pays-Bas & tout l’épiscopat fut emprisonné, sauf l’évêque renégat d’Oslo qui avait apostasié (mais il n’y eut pas de succession apostolique ultérieure). En 1537, le roi de Danemark imposa autoritairement le luthéranisme. Comme en Allemagne ou en Angleterre, la noblesse embrassa vite le protestantisme, trop heureuse de confisquer les biens de l’Eglise au passage. Dans les campagnes, on laissa le plus souvent les vieux prêtres dire la messe, mais à leur décès, ils étaient remplacés par des pasteurs.

    Hors de la Norvège, l’Eglise de Nidaros subit également de durs coups à cette époque. Au Groenland toutefois, qui était coupé de toutes communications avec la Scandinavie depuis environ 1410, le clergé avait déjà disparu vers 1392. Comme seul souvenir de la religion chrétienne, les habitants avaient conservé le corporal sur lequel le dernier prêtre avait consacré le Corps du Seigneur à la dernière messe et en faisaient une ostension annuelle. Le Protestantisme fut introduit dans les autres diocèses de la province par diverses voies au cours du XVIème siècle. Le rit de Nidaros avait cessé d’être.

    * LA MESSE DANS LE RIT DE NIDAROS

    1. Prières préparatoires :
    – Oraison pour obtenir le don des larmes
    – Veni Creator
    – Plusieurs psaumes
    – Ave Maria
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Versets & oraisons
    – Prières pour chaque vêtement sacerdotal (assez différentes du romain actuel)

    2. Prières en allant à l’autel :
    – Judica me
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Introibo ad altare Dei
    – Oraison Educ me, Domine, in via tua
    – Verset Confitemini Domino (cf. rit Dominicain)
    – Confiteor (plusieurs formules, toutes différentes du Romain)
    – Misereatur (texte différent)
    – Indulgentiam et remissionem omnium peccatorum nostrorum…
    – Versets pour l’encensement de l’autel
    – Aufer a nobis
    – Versets Adjutorium nostrum & Sit nomen Domini
    – Benedicite Deus
    – In nomine Patris, …

    3. Messe des catéchumènes
    – Introït
    – Kyrie
    – Gloria (avec des tropes pour la Sainte Vierge, le dimanche et le Saint-Esprit)
    – Epitre
    – Graduel (chanté par 4 ou 2 chantres dit Gradalarii)
    – Alleluia (chanté par 6 ou 4 chantres Gradalarii)
    – Proses fréquentes mais qui devaient présenter un caractère facultatif, car elles sont toujours dans un supplément en fin de missel
    – Dominus sit in corde tuo et réponse du diacre : Da mihi, Domine, sermonem rectum & benesonantes in os meum…
    – Evangile
    – Per istos sermones sancti evangelii pacis…
    – Pour le baiser du livre des évangiles par le chœur : Pax Christi, quam nobis per evangelium suum…
    – sermon

    4. Messe des fidèles – offertoire
    – Credo
    (les oblats sont préparés au préalable entre l’épître & l’évangile)
    – Offertoire
    – Sanctifica, quæsumus, Domine, hanc oblationem…
    – Suscipe sancta Trinitas (différent du Romain)
    – Acceptum sit omnipotenti Deo sacrificium nostrum…
    – Veni sanctificator (presque identique au Romain)
    – Bénédiction de l’encens (différente du Romain) puis encensement
    – Lavabo
    – In spiritu humilitatis
    – Orate pro me fratres et sorores… (sans réponse)

    5. Messe des fidèles – canon
    – Deux préfaces pour les Apôtres
    – Canon quasiment identique au canon romain, idem pour la suite jusqu’à la formule de commixition légèrement différente.
    – Baiser de paix très développé : Pax Christi et Sancte matris ecclesiæ abundet semper in cordibus vestris, per Spiritum Sanctum qui datus est nobis. Puis : ℣. Pax tecum. ℟. Et cum spiritu tuo. Puis : Habete vinculum pacis et caritatis ut apti sitis misteriis sacrosanctis…

    6. Messe des fidèles – communion
    – Domine sancte Pater omnipotens… (cf. Rit de Sarum)
    – Domine Jesu Christi Fili Dei vivi…
    – Communion du prêtre assez identique au Romain
    – Prières de l’ablution identiques mais dans l’ordre inverse du Romain
    – Lavement des mains avec Nunc dimittis
    – Communion
    – La Postcommunion s’appelle Complenda
    – Ite missa est
    – Benediction : Benedicat vos divina majestas, Pa + ter, et Fi + lius, et Spiritus + Sanctus. Amen.
    – Dernier évangile & trois collectes :
    – Deus qui humanæ substantiæ…
    – Protector noster in te sperantium…
    – Ecclesiam tuam, quæsumus Domine…

    7. Action de grâce après la messe
    – Hymne des 3 enfants
    – Psaume 150
    – Nunc Dimittis
    – Ave Maria
    – Kyrie eleison
    – Pater
    – Versets & deux collectes
    – Dominus vobiscum
    – Benedicamus Domino ℟. Deo gratias
    – Gratias ago immense majestatis

    * QUELQUES MOTS SUR L’ANNEE LITURGIQUE

    – On compte les dimanches en parlant de dimanches après l’octave de l’Epiphanie et de dimanches après la Trinité (comme en Angleterre)
    – Les vêpres du jeudi saint sont chantées après la messe (idem le Vendredi Saint après les Présanctifiés)
    – La vigile pascale comporte 4 leçons et non 12 (structure du sacramentaire grégorien) mais curieusement avec un seul trait (Attende cœlum), pas de litanies, Sicut cervus après la bénédiction des fonts
    – La vigile de la Pentecôte est assez semblable à celle de Pâques, mais l’unique trait après les 4 prophéties est Sicut cervus
    – La préface de la Trinité est prescrite pour la fête de la Transfiguration le 6 août
    – Le sanctoral comporte, outre bien sûr les saints norvégiens, un grand nombre de saints anglais (et pas mal de saints normands aussi).

    * QUELQUES MOTS SUR LES CHANTRES ET LE CHANT

    Après le XIIIème siècle, les chantres du chapitre de Nidaros furent nommés prélats, on pense qu’ils portaient une mitre en toile en certaines occasions. Cela était du reste assez fréquent dans toute la Scandinavie. Pour la messe et l’office, il y avait deux, quatre ou six chantres, qui chantaient au lutrin placé au milieu du chœur. Pour les fêtes de troisième classe, ils étaient remplacés par deux enfants d’aube.

    On trouve des traces de polyphonies primitives (organum à deux voix à la quinte ou à l’octave) dès le XIème siècle, et des compositions à 3 voix dans le siècle suivant. Une hymne à deux voix à saint Magnus, qui a dû être composée au XIIIème siècle aux Orcades, est une merveille remarquable de composition.

    En 1434, le roi Eric instaura la laus perennis à la cathédrale de Nidaros : dans l’intervalle entre chaque office et messe, on devait chanter des psaumes, afin d’offrir à Dieu une louange ininterrompue. Il ne semble pas cependant que cette institution ait duré longtemps.

    Curieusement, l’orgue paraît d’usage très ancien à Nidaros. On en parle incidemment en 1327-1329 lorsque Arngrim Brandsson, prêtre islandais, ramena de Nidaros le premier orgue d’Islande.

    * ET FINISSONS PAR QUELQUES DROLERIES

    En 1205, l’Archevêque de Nidaros fit une étrange requête au pape Innocent III : il lui demandait s’il pouvait remplacer l’eau par de la bière pour administrer le baptême ! Le pape refusa bien sûr catégoriquement. L’archevêque ne semble pas avoir accepté la réponse, puisqu’il réitère sa question à Grégoire IX, lequel réédita le refus de son prédécesseur dans une lettre à l’archevêque Sigurd en 1241.

    Si l’eau ne devait certes pas manquer en Norvège, le vin en revanche fut sans doute plus difficile à trouver (et ce fut pire, comme on peut l’imaginer, au Groenland ou en Islande). En 1203, Jean, evêque de Gardar, explique à Paul, évêque de Skalholt comment faire du vin avec des sortes de baies appelées kraekiberjum. Cette curieuse décoction fut interdite par le pape Grégoire IX en 1237.

    L’archevêque de Nidaros demanda au même Grégoire IX, décidément bien sollicité, si l’on pouvait communier le peuple avec de la bière, ce qui fut bien évidemment refusé. Le manque de vin demeura un problème : le concile provincial de Bergen de 1320 prescrivit par soucis d’économie de mettre plus d’eau que de vin dans le calice à l’offertoire. Le versement de l’eau dans le calice incombait du reste au célébrant et non à l’acolyte.

    SOURCE PRINCIPALE : Archdale A. King, Liturgies of the Past. Londres, Longmans, Green and C° Ltd, 1959.

    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte

    La communion de saint Grégoire


    Saint-Eugène, le dimanche 31 août 2008, grand’messe de 11h.

    (répétitions aux horaires habituels)

    Erwan Le Febvre de Saint Germain,
    en religion le R.P. Odon, osb (Abbaye du Barroux)
    – ancien cérémoniaire de Saint-Eugène –
    célébrera solennellement la Sainte Messe de ce dimanche.

    La bénédiction du nouveau prêtre sera donnée à l’issue de cette messe.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe XI – Orbis factor
  • Procession d’entrée : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de chapelle de Mademoiselle de Guise, du Dauphin, des Jésuites et de la Sainte Chapelle
  • Credo III
  • Et incarnatus est de la Missa syllabica de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris
  • Pendant les encensements de l’offertoire, chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris de Michel Imbert, maître de musique de l’Eglise de Sens (Méthode de serpent de 1780)
  • Agnus Dei de la Messe Ad Majorem Dei Gloriam d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Benedicat nos Deus – chœur final du grand motet « Deus misereatur nostri » (psaume 66) de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de musique de la Chapelle des rois Louis XIV et Louis XV
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Ouverture de la session de Merton college, Oxford

    Ce matin s’est ouverte la seconde session de formation à la liturgie traditionnelle organisée par la Latin Mass Society of England & Wales et visant à apprendre à des prêtres à dire la messe selon le rit extraordinaire.

    Plus de 60 prêtres étaient inscrits cette année, des anglais mais aussi des américains, des sud-africains & un côte-d’ivoirien, ainsi qu’une vingtaine de formateurs (et 4 chantres 😉 ).

    A Merton, procession de la messe

    Messe solennelle d’ouverture de la session : la procession traverse les différentes cours de Merton avant de parvenir à la chapelle.

    A Merton, homélie

    Le célébrant donne l’homélie au lutrin.

    A Merton, offertoire

    Pendant les encensements de l’offertoire.

    Comme il n’est vraiment pas facile (voire impossible !) de chanter et de prendre des photos, vous en trouverez d’exceptionnellement belles sur The New Liturgical Movement.

    A Merton, lutrin

    Nous chantons sur le lutrin (toujours aussi merveilleux !) de Merton, sur des partitions rouges et noires (dont la confection est pour le moins chronophage ! mais bon, je ne regrette pas le temps passé à les faire : c’est beau 🙂 ).

    Programme du journée type pour notre schola :
    8h : laudes
    10h : répétition
    11h45 : messe
    16h : répétition
    18h : vêpres
    20h30 : complies
    21h15 : répétition
    (+ de délicieux repas pris au Hall du College 😉 ).

    A Merton, lutrin

    Les armes de Merton en vitrail, omniprésentes dans tout le college.

    Programme du Xème dimanche après la Pentecôte

    La descente du Saint-Esprit
par J. Blanchard - May de 1634 - Chapelle des Fonds Baptismaux, Notre-Dame de Paris


    Saint-Eugène, le dimanche 20 juillet 2008, grand’messe de 11h.

    (répétitions aux horaires habituels encore ce dimanche, horaires spéciaux à partir de dimanche prochain)

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe XI – Orbis factor
  • Procession d’entrée : Veni Creator des Jésuites, tiré des « Airs sur les Hymnes sacrez, Odes & Noëls pour chanter au Catéchisme » (1643) – musique attribuée au R.P. Charles d’Ambleville, s.j. († 1637) – « On concède l’indulgence partielle aux fidèles, où qu’ils se trouvent au cours de la XXIII Journée mondiale de la jeunesse, si au moins dans un esprit de contrition, ils élèvent leurs prières à Dieu Esprit-Saint pour qu’il pousse les jeunes à la charité et leur donne la force d’annoncer l’Evangile à travers leur vie. » (Sacrée Pénitencerie, 5 juillet 2008)
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tantum ergo sacramentum – Henri de Villiers – adaptation sur Hanac Pachap, cantique en Quechua (musique anonyme jésuite, Cuzco, XVIIème siècle)
    Cantabile de César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Carillon de Westminster de Louis Vierne (1870 † 1937), organiste de Notre-Dame de Paris
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    Cappa magna

    Mgr de Langavant en cappa
    Mgr François Emile Marie Cléret de Langavant,
    9ème évêque de Saint-Denis (Ile de La Réunion),
    s’apprête à entrer dans sa cathédrale,
    revêtu de la cappa épiscopale déployée (chaperon d’été)

    Grand manteau de chœur que portent les cardinaux, les évêques, le clergé des basiliques, certains dignitaires de la cour pontificale ainsi que les chanoines de certaines cathédrales.

    Littéralement, il faudrait dire chape, mais ce mot est devenu l’équivalent de pluvial ; ou cape, qui s’applique à une forme déterminée de manteau, qui, raccourci, est un des vêtements propres aux camériers de cape et d’épée. On l’appelle aussi tout simplement cappa ou chape prélatice. Lorsque la cappa est déployée, elle constitue un signe de juridiction (il ne peut donc y avoir qu’une seule cappa déployée dans une cérémonie).

    FORME – C’est une chape fermée de toutes parts, qui ne comporte qu’une fente médiane ou deux fentes latérales pour passer les bras. La partie antérieure tombe jusqu’aux pieds en avant et se tient relevée, retroussée sur les bras, par un ruban pour permettre la marche (lorsque celui qui la porte est debout, la partie antérieure du manteau est retroussée sur les bras et quand il est au chœur, assis ou à genoux, il la laisse retomber au sol). En arrière elle se termine par une longue queue (tortillon), portée par un caudataire ou retroussée sur le bras gauche. Le chaperon se termine par un capuchon, qui se relève et s’attache sur le dos.

    MATIERE – Le corps de la cappa est en laine violette (mérinos, escot, mais jamais de drap). La soie, interdite aux évêques, est propres aux cardinaux. Le chaperon est en hermine, en principe sans mouchetures, avec doublure de laine violette et de soie rouge pour le capuchon. En été le chaperon est de laine violette par-dessous et de soie rouge foncée par-dessus.

    Pie XII en cappa
    Le futur pape Pie XII, alors nonce apostolique en Allemagne,
    entre les deux guerres, suivi de son caudataire.
    Jean XXIII en cappa
    Le futur pape Jean XIII en cappa magna.

    COULEUR – La cappa des évêques est toujours violette, même s’ils portent usuellement le noir en temps de deuil ou de pénitence.
    Les cardinaux portent la cappa rouge en temps ordinaire, la cappa violette en temps de deuil ou de pénitence, la cappa rose le 3e dimanche de l’Avent (Gaudete) et le 4e dimanche de Carême (Lætare).
    Les cardinaux & évêques réguliers pouvaient revêtir des cappa différentes : cappa noire pour les évêques et cardinaux bénédictins, dominicains et ermites de Saint-Augustin ; cappa blanche pour les cisterciens, olivétains, prémontrés et carmes ; cappa gris perle (avec fourrure de petit-gris) pour les franciscains ; cappa marron (dit puce, avec fourrure de loutre) pour les capucins ; enfin cappa bleue sombre (avec fourrure de loup de Sibérie) pour les sylvestrins. Les cardinaux jésuites et autres cardinaux réguliers portent l’usuelle cappa rouge mais en drap de laine fine, non en soie (l’usage général des cardinaux appartenant à un ordre religieux étant de ne pas faire usage de la soie).

    USAGE – La cappa est proprement le vêtement de chœur de l’évêque dans son diocèse. Il le revêt toutes les fois qu’il célèbre ou préside au trône. En signe de juridiction, l’archevêque métropolitain le porte aussi dans toute sa province, le légat sur tout le territoire de sa légation et les cardinaux dans le monde entier (selon la maxime qu’un cardinal est partout chez lui). La cappa est toujours déployée sauf en présence d’un prélat supérieur (comme l’évêque diocésain en présence de son archevêque ou d’un cardinal). Toutefois, l’évêque peut toujours la déployer s’il va pontifier solennellement et qu’il ne marche pas avec ses supérieurs (S.R.C. n. 4355, II ad 2 et n. 2909).

    Hors de son diocèse, l’évêque ne peut porter la cappa que s’il pontifie solennellement au trône avec l’autorisation de l’ordinaire du lieu (S.R.C. n. 4355, III ad 3) ou, à Rome, s’il assiste aux fonctions solennelles devant le pape ou le Sacré-Collège (il la porte alors retroussée) (Cérémonial des Evêques, livre I, c. III, n. 6).

    L’évêque administrateur a de droit l’usage de la cappa (S.R.C. n. 2274 ad 9). Quand il la porte, il convient que tous les chanoines aillent à sa rencontre. L’évêque coadjuteur ou auxiliaire peut porter la cappa pour officier, avec la permission de son ordinaire (S.R.C. n. 2010, ad 1 et 2 ; n. 2011, ad 1 ; n. 4023 ; n. 4355, III ad 2). Deux chanoines doivent alors aller à sa rencontre. Un évêque titulaire ne peut en aucun cas faire usage de la cappa, même pour officier pontificalement (De Herdt, Prax. Pontif., L. III, n. 347).

    En chapelle papale, les prélats romains (à l’exception des référendaires et des prélats domestiques) portent la cappa violette avec chaperon d’hermine l’hiver, et de soie cramoisie l’été, la queue n’étant jamais déployée, mais torsadée et retenue du côté gauche par un ruban violet passé en bandoulière sous le chaperon :

    Jean XXIII avec deux cardinaux en cappa
    Le pape Jean XIII assisté au trône par deux cardinaux en cappa magna d’hiver (le violet de cette photo semble tirer sur le rouge, comme en témoigne la soutane du cérémoniaire du pape, le cardinal Dante).

    Enfin les chanoines des basiliques majeures et ceux de certaines basiliques mineures, voire même de certaines cathédrales, portent la cappa canoniale, qui ne diffère de la cappa épiscopale que par la coupe du manteau.

    En théorie, on ne met rien sur la cappa. Toutefois, les cardinaux français ont l’habitude contra legem d’y placer la croix pectorale.

    le cardinal de Richelieu en cappa
    Le cardinal de Richelieu, en cappa cardinalice d’hiver,
    portant sur celle-ci l’ordre du Saint-Esprit,
    par Philippe de Champaigne.

    Le capuchon demeure fonctionnel même si son usage est rare. Dans les temps anciens, il recouvrait usuellement la tête sous le galero, ce qui fut encore longtemps pratiqué lors de la création de cardinaux par le pape à un consistoire :

    Pie XII impose le galero à un cardinal en cappa
    Le pape Pie XII, aidé de Mgr Dante, maître des cérémonies, impose le chapeau cardinalice (galero) à un nouveau cardinal revêtu de la cappa, capuchon rabattu, au consistoire public de 1953.

    Enfin, dernier usage, le capuchon est porté rabattu sur la tête pour les cérémonies pénitentielles :

    Paul VI en cappa
    Le futur pape Paul VI, alors qu’il était archevêque de Milan, en cappa d’hiver avec capuchon rabattu lors d’une procession pénitentielle.
    L’archevêque de Milan est précédé de deux chanoines de son chapitre, portant la cappa canoniale, aussi rabattue (ici avec chaperon d’hermine, selon un ancien privilège du chapitre cathédral de Milan).

    L’usage de la cappa fut codifié en 1464, mais son existence est plus ancienne. Son port reste d’actualité et n’est pas prohibé, y compris dans le nouveau rit. La cappa magna continue ainsi d’être portée très régulièrement par le patriarche latin de Jérusalem :

    Mgr Sabbah en cappa
    Sa Béatitude Mgr Sabbah, ancien patriarche latin de Jérusalem, en cappa d’hiver.

    Et enfin une photo très récente, puisqu’elle date du mois dernier :

    Le cardinal Hoyos en cappa
    S.E. le cardinal Hoyos, allant célébrer pontificalement la messe traditionnelle en la cathédrale de Westminster, à Londres, le 14 juin 2008.

    Références :
    Chanoine Robert Lesage, Dictionnaire pratique de liturgie romaine, Paris, 1952.
    Bernard Berthod & Pierre Blanchard, Trésors inconnus du Vatican, cérémonial & liturgie, Paris, 2001.