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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXIVème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – Saint Jean Baptiste – ton 1

Le vénérable & illustre Prophète, Précurseur & Baptiste Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 janvier 2019 du calendrier grégorien – 7 janvier 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après l’Epiphanie, aussi plusieurs pièces de l’office du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui est aussi dans les jours d’après-fête. Le rit byzantin a l’habitude de célébrer après chaque grande fête les protagonistes de celle-ci. C’est ainsi tout naturellement que saint Jean-Baptiste est fêté au lendemain de la Théophanie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Précurseur.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : Quatre tropaires du ton occurrent auxquels on ajoute 4 tropaires de la 3ème ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de du Précurseur :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Toi qui jadis étais stérile et sans enfants, * Eglise du Christ, en ce jour réjouis-toi, * car des fils te sont nés par l’eau et par l’Esprit, * qui désormais proclament dans la foi: * Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
6. A haute voix le Précurseur crie dans le désert: * Préparez les voies du Christ, * redressez les chemins de notre Dieu * en proclamant dans votre foi: * Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu, ** nul n’est juste comme toi, Seigneur.
7. Celui qui dans la création planta la mort * sous l’apparence d’une bête malfaisante * est assombri par la parousie charnelle * et s’attaque au Maître comme aurore paraissant ** pour écraser la tête maudite du Serpent.
8. Il attire à lui la nature créée par Dieu * mais enfouie dans les entrailles du Tyran; * il la fait renaître en reformant le genre humain, * le Seigneur accomplissant son œuvre puissamment, ** car il est venu pour la sauver.
9. Précurseur, voix du Verbe, tu es venu, * tu t’es levé comme l’étoile du matin ** pour annoncer clairement le Soleil de justice.
10. Les soucis de la terre, tu les ignoras, * c’est l’espérance des cieux qui fut ton seul trésor, ** tu passas ta vie sur la terre comme un Ange, Bienheureux.
11. Le sceau des Prophètes, c’est toi nous le savons, * toi qui fais le joint entre l’Ancien et le Nouveau; ** et nous te disons Baptiste et Précurseur du Christ notre Sauveur.
12. Inexplicable est vraiment ta conception, * nul croyant ne peut saisir ton ineffable enfantement: ** c’est l’objet de notre foi, seule Epouse de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Tropaire du Précurseur, ton 2 : La mémoire du Juste s’accompagne d’éloges, * mais à toi, Précurseur, suffit le témoignage du Seigneur; * vraiment tu t’es montré en effet * de tous les Prophètes le plus grand ; * aussi tu fus digne de baptiser dans les eaux * celui qu’ils avaient annoncé ; * ayant lutté sur terre pour le vrai, * tu annonças jusqu’aux Enfers, plein de joie, * le Dieu manifesté dans la chair, * qui enlève le péché du monde ** et nous accorde la grâce du salut.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Précurseur, ton 6 : Le Jourdain effrayé par ta venue corporelle * remonta son cours en tremblant; * accomplissant son office spirituel, * Jean, dans sa crainte, se fit tout petit; * l’armée des Anges était saisie de stupeur, * te voyant dans le fleuve baptisé selon la chair; * quant à ceux des ténèbres, ils furent éclairés, * te chantant, Seigneur qui te manifestes et illumines l’univers.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, * Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du Précurseur, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du Précurseur : Actes (§ 42) XIX, 1-8.
Alors Paul leur dit : Jean a baptisé du baptême de la pénitence, en disant au peuple, qu’ils devaient croire en celui qui venait après lui, c’est-à-dire, en Jésus.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du Précurseur :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
Du Précurseur : Jean (§ 3) I, 29-34.
Et Jean rendit alors ce témoignage, en disant : J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe, et demeurer sur lui.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du Précurseur : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 8

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 janvier 2019 du calendrier grégorien – 31 décembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem (de fait cousin germain du Christ), trois saints que la liturgie byzantine qualifie de « Pères divin » (ou « Pères de Dieu » – θεοπάτορες – Богоотцы).

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem.

Ce jour – 31 décembre – est aussi celui de la clôture de l’après-fête de Noël.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères divins. Et maintenant.
Kondakion : des Pères divins.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 9ème ode du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Pères divins :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.
6. Voyant le cours inusité * d’un astre extraordinaire et nouveau * qui venait de briller et répandait dans le ciel une lumière éclatante, * les mages conclurent que le Christ Roi était né sur terre à Bethléem ** pour notre salut.
7. Lorsque les mages dirent : * « Où se trouve le jeune Roi nouveau-né * dont nous avons vu l’étoile, * car nous sommes venus L’adorer ? », * Hérode, l’ennemi de Dieu, * devint fou et se troubla, ** s’agitant pour faire périr le Christ !
8. Hérode se fit préciser le temps de l’apparition de l’étoile * sous la conduite de laquelle les mages vinrent à Bethléem * adorer le Christ avec leurs présents. * Mais reconduits par elle dans leur patrie, * ils laissèrent ce cruel infanticide, ** s’étant joués de lui.
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des Pères divins, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères divins, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
De la fête, ton 8 :
℟. Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi, qu’elle chante port ton Nom, ô Dieu très-haut ! (Psaume 65, 4)
℣. Acclamez le Seigneur, tous les habitants de la terre, chantez à la gloire de son Nom, rendez-lui honneur et louange (Psaume 65, 1-2).
Des Pères divins, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, l’oeuvre de ses mains, le firmament l’annonce. (Psaume 18, 2)
℣. Le jour au jour en porte le récit, et la nuit à la nuit en donne connaissance. (Psaume 18, 3).
Des Pères divins, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1).

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères divins : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Vigiles de Noël

Nativite de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 janvier 2019 du calendrier grégorien – 24 décembre 2018 du calendrier julien, « vigile de toute la nuit » à 18h30.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël (25 décembre julien) tombe le 7 janvier grégorien. Le 6 janvier (/24 décembre), l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration de la fête de la Nativité.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures et demi de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des grandes complies suivi de celui des matines de Noël.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantés mais récités. L’austérité de cette première partie de la Vigile de Noël évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu ») & du kondakion (« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de Noël est beaucoup plus joyeux & festif, les parties chantées y sont beaucoup plus développées.

A l’issue des vigiles, un repas paroissial traditionnel réuni les paroissiens & amis de la paroisse autour de spécialités russes.

Aux grandes complies

Tropaire apolytikion, ton 4
Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

Kondakion (de saint Romanos le Mélode), ton 3
La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Litie
1er stichère idiomèle, ton 1 (de saint Jean Damascène, † 780) : Que le ciel et la terre se réjouissent prophétiquement en ce jour, anges et hommes fêtons spirituellement la solennité, car Dieu est apparu dans la chair à tous ceux qui étaient assis dans les ténèbres et l’ombre, en naissant de la Vierge ; la grotte et la crèche l’accueillirent. Les pasteurs proclament la merveille ; d’Orient, les mages apportent les dons à Bethléem. Quant à nous, de nos lèvres indignes nous Lui apportons la louange angélique: gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre : l’attente des peuples est arrivée, venant nous sauver de l’asservissement de l’ennemi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Despotikon, ton 6 (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Tous les anges chantent en chœur dans le ciel et les hommes se réjouissent en ce jour : toute la création exulte à cause de notre Sauveur et Seigneur qui est né à Bethléem : car toute illusion des idoles a cessé et le Christ règne dans les siècles.

Apostiches idiomèles
1er apostiche idiomèle, ton 2 (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Une grande et admirable merveille s’accomplit en ce jour : la Vierge enfante et son sein ne subit aucune corruption : le Verbe s’incarne et ne se sépare pas du Père. Les anges et les pasteurs rendent gloire, et nous, avec eux, nous nous écrions : Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur terre.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Despotikon, ton 4 (de saint Anatolius de Constantinople, † 458) : Tu as habité une grotte, Christ Dieu, et une crèche T’a reçu ; les pasteurs et les mages T’ont adoré. C’est alors que s’accomplissait l’oracle prophé- tique et les puissances angéliques frappées d’étonnement chantaient et criaient : « Gloire à Ta condescendance, seul Ami des hommes ».

Tropaire apolytikion, ton 4
* a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

Aux matines

Canon des matines de Noël, de saint Côme de Maïouma

Télécharger le livret des choristes pour les grandes complies & les matines.

Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – Avant-fête de Noël – ton 7

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 janvier 2019 du calendrier grégorien – 24 décembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Dimanche des Pères. Carême de Noël.

Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie. C’est pour cela que la généalogie du Christ selon saint Matthieu est chantée comme évangile à la divine liturgie de ce jour et que ce dimanche est parfois appelé « dimanche de la généalogie ». Nous sommes aussi dans les jours d’avant-fête de Noël : l’avant-fête de Noël commence le 20 décembre dans le rit byzantin.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête (ou des Pères). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de l’avant-fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères (œuvre de Clément l’Hymnographe, higoumène du monastère du Stoudion à Constantinople au IXème siècle) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Seigneur qui suspendis la terre sur les eaux, * la création, te voyant suspendu à la croix, * trembla de frayeur et s’écria : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
6. Après trois jours au sépulcre, par ta vivifiante Résurrection * tu ressuscitas les morts de jadis ; * délivrés de la condamnation, dans l’allégresse ils chantaient : ** Tu es venu, Seigneur, te voici, ô Rédempteur.
7. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
8. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
9. De ses entrailles, comme il l’avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l’enfanta ** sa virginité.
10. Notre Dame, en ciel nouveau, * tu feras bientôt lever * dans la grotte et dans la chair * de ton sein comme nuée * le Soleil de gloire, le Christ, * qui va faire resplendir * de son rayonnement * la terre et tous ses habitants ** par extrême bonté.
11. Tu as vu, Seigneur Jésus, * notre misère et nos douleurs * et nous pris en compassion * sans détourner ton regard ; * mais assumant notre néant, * sans quitter le sein du Père tu as demeuré * dans celui de l’Inépousée * qui, sans douleurs, ** va t’enfanter dans la grotte selon la chair.
12. Montagnes et collines, exultez * avec les plaines et les vallées, * tous les peuples, les familles des nations * et tout ce qui respire, battez des mains, * comblés de la joie divine, * car voici la rédemption universelle, * le Verbe intemporel de Dieu * qui vient se mettre par amour ** sous les normes du temps.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières, Christ-Dieu, sauve nos âmes.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, * Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter le grand Pasteur qu’elle porte en son sein ; * à cette vue les Pères théophores se réjouissent ** et chantent avec les Bergers la Vierge qui allaite.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe prééternel. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, * glorifie avec les Anges & les Bergers ** celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangile
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – saint prophète Daniel – saints Ananias, Azarias & Misaël – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 décembre 2018 du calendrier grégorien – 17 décembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Carême de Noël. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé & préparé la venue du Messie.

Cette année, le dimanche des Ancêtres coïncide avec la fête du prophète Daniel et des Trois Enfants dans la fournaise.

Comme souvent pendant le jeûne préparatoire de Noël – l’Eglise grecque fait mémoire en ce 17 décembre de prophètes de l’Ancien Testament, savoir le saint Prophète Daniel et les trois saints Enfants dans la fournaise : Ananias, Azarias & Misaël. Du reste, le kondakion du dimanche des saints Ancêtres est tout simplement celui de la fête des trois saints Enfants dans la fournaise.

Le prophète Daniel (דָּנִיֵּאל : Dieu est mon juge) est le 4ème grand prophète, avec Isaïe, Jérémie & Ezéchiel. Probablement membre de la famille royale de Juda, il est déporté à Babylone après la chute de Jérusalem en 606, encore enfant – tout comme Ananias, Azarias & Misaël – et tous quatre reçoivent une éducation chaldéenne, et en particulier des noms babyloniens (respectivement Baltassar, Sidrach, Misach et Abdénego (cf Daniel I) mais persistent en secret à garder leur foi au Dieu véritable. Par sa sagesse, Daniel gagne la confiance du roi Nabuchodonosor en interprétant ses songes et devient fonctionnaire de cour. Ananias, Azarias & Misaël, ayant refusé d’adorer une idole, sont jetés dans une fournaise ardente (cf. Daniel III). C’était un supplice courant chez les Babyloniens (le code d’Hammourabi mentionne ce type d’exécution capitale). Mais les trois enfants louent Dieu au milieu des flammes qui ne leur font aucun mal. Face à ce prodige, le roi Nabuchodonosor promulgue un édit de protection pour les Juifs et leur Dieu et promeut les 3 enfants dans l’appareil administratif de la province de Babylone. Après la chute de l’empire Babylonien en 539 avant notre ère, la réputation de Daniel est telle qu’il continue ses fonctions sous la nouvelle domination des Mèdes et des Perses. Le roi mède Darius apprécie ce conseiller perspicace mais des ennemis le font tomber en disgrâce et le monarque est contraint de le jeter dans la fosse aux lions. Fidèle à sa foi, Daniel écarte miraculeusement le supplice et se voit gracié. Le livre de Daniel se termine par des prophéties dont celle des 4 empires est la plus célèbre. Présente dès le chapitre II du livre de Daniel, elle se développe aux chapitres VII, VIII & XI. Cette prophétie prédit la succession des 4 empires babylonien, mède-perse, gréco-macédonien, romain (et les développements futurs de ce dernier).

Les deux cantiques que chantèrent les trois Enfants dans la fournaise ont été repris par tous les rits chrétiens d’Orient & d’Occident à l’office du matin ou à la fin des prophéties lues lors des messes des vigiles nocturnes. Dans le rit byzantin, le premier de ces deux cantiques (Daniel III, 52-56) forme la 7ème ode du canon de matines, le second (« Cantique des créatures » – Daniel III, 57-88) constitue la 8ème ode du canon de matines. Il est chanté aussi le samedi saint à la vigile pascale (après la 15ème prophétie). Dans le rit romain, ce même Cantique des créatures forme le cantique des dimanches & fêtes aux matines du rit romain, tandis que le premier cantique des trois Enfants est chanté à la fin des prophéties des anciennes messes des vigiles nocturnes (cf. les samedis des Quatre-Temps). Dans le rit byzantin tout comme dans le rit romain, la doxologie finale du Cantique des créatures n’est pas l’habituelle petite doxologie (« Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit) mais la suivante qui est dans le rit byzantin : Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit, et dans le rit romain (et aussi au rit ambrosien et à la vigile pascale byzantine) : Bénissons le Père le Fils avec le Saint-Esprit, louons le & exaltons le dans les siècles. Ce petit détail liturgique remonte certainement à une très haute antiquité.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints (du Prophète et des Enfants). Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Prophète (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845)) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Louons les Pères par des hymnes, * ceux qui brillèrent avant la Loi et sous la Loi * et servirent droitement le Seigneur * issu de la Vierge comme un soleil * et jouissent maintenant ** de sa lumière sans couchant.
6. Honorons Adam, le premier père * couronné d’honneur par la main du Créateur: * il est l’ancêtre sans prédécesseur de tout le genre humain * et repose avec tous les élus ** dans les tabernacles des cieux.
7. Le Seigneur et Dieu de l’univers * agréa les offrandes que son serviteur Abel * lui présentait dans la noblesse de son cœur ; * mis à mort par la main du meurtrier, * il est entré dans la clarté ** comme un témoin de notre Dieu.
8. Ecoutons les paroles inspirées * de qui annonce l’apparition du Christ: * voici que dans la grotte est enfanté * par une Vierge inépousée * celui dont l’astre prédisait aux Mages ** le merveilleux enfantement.
9. Prophète, ayant contemplé * dans leur splendeur brillante * les chœurs des Anges, tu devins * leur plus fidèle imitateur, ** jouissant des clartés du Souverain de l’univers.
10. Du Verbe révélant * la parousie salutaire, * tu prédis la destruction du Temple également, * ainsi que l’accomplissement de la Loi ** et les dons de la grâce qui dépassent tout esprit.
11. Dominant sur les passions spirituelles * par la puissance du Verbe divin, * vous êtes devenus des chefs au pays des Chaldéens, * car la vertu sait décerner * à ceux qui la possèdent des honneurs, ** sages descendants de la race de David.
12. Voici qu’en ses entrailles * la Vierge conçoit le Christ notre Dieu ; * et ce, le glorieux Daniel, * illuminé par l’Esprit, ** l’avait contemplé d’avance en figures.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Saints (du Prophète et des Enfants), ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prophète, ton 3 : Quand votre cœur pur a été purifié par l’Esprit, * tu es devenu un réceptacle de claire prophétie ; * tu as vu au loin des évènements comme si elles étaient à portée de main, * lorsque tu fus jeté dans leur fosse, tu apprivoisas les lions. ** Pour cela, nous t’honorons, bienheureux prophète, glorieux Daniel.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).
Des Saints (du Prophète & des Enfants), même ton :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epîtres
Du dimanche des Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du XXIXème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.
Des Saints (du Prophète & des Enfants) : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

Alleluia
Des Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
Des saints, même ton :
℣. Le Seigneur est proche de ceux dont le cœur est affligé ; et il sauvera les humbles d’esprit (Psaume 33, 18)
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.
Des Saints (du Prophète & des Enfants) : Luc (§ 62) XI, 47 – XII, 1.
C’est pourquoi la sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; et ils tueront les uns, et persécuteront les autres :

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Ancêtres (et des saints) : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – saints Menas, Hermogène & Eugraphe – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 décembre 2018 du calendrier grégorien – 10 décembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints martyrs Ménas, Hermogène et Eugraphe.

A Alexandrie, ces saints martyrs ont souffert pour leur foi dans le Christ et furent décapités sous l’Empereur Maximien (305-313). Saint Menas, surnommé le Callicélade (« le Mélodieux ») en raison de son éloquence particulièrement brillante, avait pour secrétaire saint Eugraphe, et leur témoignage convertit le païen Hermogène. Les reliques de saint Ménas furent envoyées à plusieurs Eglises d’Orient et d’Occident, en particulier à Constantinople où l’empereur Justinien lui dédia une église au Vème siècle.

Les saints Ménas, Hermogène et Eugraphe sont fêtés à la même date par l’Eglise byzantine, l’Eglise copte et l’Eglise romaine.

Voici la notice que leur consacre le Martyrologe romain au 10 décembre :

A Alexandrie, les saints martyrs Mennas, Hermogène et Eugraphe, qui souffrirent sous Galère Maximien.

Synaxaire du rit byzantin pour le 10 décembre :

Le 10 décembre, Passion des saints Martyrs du Christ Ménas à-la-belle-voix, Hermogène et Eugraphe.
La langue retranchée, Ménas, bien que sans voix,
ferme pourtant la bouche à la folie païenne.
Rejetant l’impiété, le glorieux Hermogène
sous le glaive devient un témoin de la foi.
Eugraphe, supportant le tranchant du couteau,
d’un scribe écrivant bien fut pour Dieu le roseau.
C’est le dix que Ménas tend la nuque au bourreau.
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Aux heures
A tierce et à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des martyrs. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire des martyrs, ton 8 : Ayant mortifié par le renoncement * l’ardeur et l’élan de leurs passions, * les Martyrs du Christ ont reçu le pouvoir * de chasser toute langueur et toute maladie * et de faire des miracles, vivants après leur mort. * Ô merveille étonnante, de simples ossements * deviennent une source de guérisons. ** Glorifions l’unique sagesse du Dieu créateur.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des martyrs, ton 4 : T’arrachant à l’armée temporelle, * il te rendit cohéritier * des trésors incorruptibles * avec tes compagnons de lutte, Ménas, ** le Seigneur qui t’accorde l’immarcescible couronne dans les cieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3)]

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 258) III, 12-16.
Que la parole du Christ demeure en vous avec plénitude, et vous comble de sagesse. Instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant de cœur avec édification les louanges du Seigneur.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[Des Martyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
(évangile du XXIXème dimanche après la Pentecôte)
[Des Martyrs : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIXème dimanche après la Pentecôte – saint Sophonie – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 décembre 2018 du calendrier grégorien, 3 décembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Sophonie.

Durant la période de jeûne précédant Noël, le rit byzantin commémore à plusieurs reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Sophonie est le 9ème des douze petits prophètes, il prophétisa au temps du règne de Josias, roi de Juda, au VIIème siècle avant la venue du Christ, à la même époque que le prophète Jérémie. Sa prophétie due avoir lieu dans les commencements du règne de Josias, puisque le culte de Baal était encore en honneur (cf. Sophonie 1, 4-5 ; cf. 4 Rois 23, 4-5 ; 2 Paralipomènes 34, 3-8) et que Ninive était encore debout (Sophonie 2, verset 13 – Ninive fut détruite en 606). Le prophète Sophonie était de sang royal puisqu’il descend du roi Ezechias sous le règne duquel prophétisa Isaïe. Sa généalogie est ainsi rappelée au premier verset de son livre :

Parole du Seigneur, qui fut adressée à Sophonie, fils de Chusi, fils de Godolias, fils d’Amarias, fils d’Ezécias, sous le règne de Josias, fils d’Amon, roi de Juda.

La prophétie de Sophonie forme un tout en trois chapitres : Le premier chapitre montre qu’en punition de son idolâtrie et des crimes des grands et du peuple, Juda sera désolé. Le chapitre 2 est une exhortation à la pénitence. Le chapitre 3 annonce la récompense de la pénitence, qui consistera en la destruction de tous ceux qui ont fait du mal à Juda, le retour des captifs, l’extirpation du mal et une félicité messianique durable, à laquelle fait allusion le kondakion du prophète (cf. infra).

Le Seigneur, votre Dieu, le Dieu fort, est au milieu de vous ; c’est lui-même qui vous sauvera : il mettra son plaisir et sa joie en vous ; il ne se souviendra plus que de l’amour qu’il vous a porté, et il se plaira à entendre vos cantiques d’action de grâces.
Sophonie 3, 17.

Aux heures
A tierce et à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du prophète. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurent :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du prophète, ton 2 : Célébrant, Seigneur, la mémoire * de ton prophète Sophonie, * nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du prophète, ton 4 : Tu t’es montré tout rayonnant des clartés de l’Esprit divin, * Prophète Sophonie, * tu as annoncé la venue de Dieu, * disant à la fille de Sion : * Réjouis-toi, Jérusalem, ** car voici que ton Roi s’avance vers toi pour te sauver.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : I Timothée (§ 280) I, 15–17.
Jésus-Christ est venu dans le monde sauver les pécheurs, entre lesquels je suis le premier
(Epître du XXXIèmeAlleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.
Ce que Jésus ayant entendu, il lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu aura un trésor dans le ciel ; puis viens, et me suis.
(Evangile du XXXèmeVerset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Alype le Stylite – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 décembre 2018 du calendrier grégorien, 26 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la mémoire de notre vénérable père saint Alype le Stylite.

Saint Alype est né vers 515 à Hadrianopolis, petite ville située géographiquement en Bithynie et politiquement en Paphlagonie (l’une des nombreuses villes de l’Empire nommée du nom de l’empereur Hadrien & qu’il ne faut pas confondre avec la ville – plus connue – du même nom située en Thrace). Il devint orphelin de père à 3 ans et fut confié aux soins de l’évêque de la ville, Théodore, qui se chargea de son éducation et l’agrégea aux enfants qui servaient aux saints autels. Ainsi élevé dans le sanctuaire comme un autre Samuel, il devint économe et diacre de la cathédrale sous le successeur de Théodore. Vers l’âge de 30 ans, il distribua tous ses biens aux pauvres et choisit d’embrasser la vie solitaire en se retirant dans une montagne des environs de la ville, où il bâtit une petite église en l’honneur de sainte Euphémie de Chalcédoine, qui lui était apparue lors d’un voyage à Constantinople fait avec son évêque. Trop importuné par les nombreuses visites qu’il était contraint de recevoir, Alype décida de monter sur une colonne, à l’imitation de saint Syméon le Stylite. Il avait alors 32 ans.

Du haut de sa colonne, exposé aux injures de l’air & à la rigueur des saisons, Alype continua d’attirer les foules, avides de recevoir ses instructions, ses prédications et ses conseils de sagesse mais aussi bénéficier de ses dons de prescience et de guérison. Trois communautés religieuses se formèrent auprès de lui. La première se composait de reclus qui vivaient au pied de sa colonne & chantaient l’office divin avec lui, tandis que deux monastères, l’un d’hommes, l’autre de femmes, se formèrent non loin.

Saint Alype vécut 53 ans sur sa colonne. Ses jambes ne le portèrent plus et il passa les 14 dernières années allongées sur le côté, sans une plainte. Quand on lui témoignait de la compassion sur cet état, il se contentait de déclarer : « Dieu est juste & il châtie avec justice ». Il mourut probablement vers 614, à l’age de 99 ans, sous l’empereur Héraclius, lequel avait commencé à régner en 610. Sa vie fut écrite par l’un de ses disciples.

Saint Alype est l’un des plus fameux stylites, avec saint Syméon & saint Daniel. Ascète original, le stylite (du grec stylos, colonne) prie jour & nuit à mi-chemin entre Dieu et les hommes. Les derniers stylites sont signalés au Mont-Athos au XVIème siècle.

Saint Alype est aussi commémoré au même jour – 26 novembre – par le rit romain, qui lui donne pour nom l’adjectif décrivant son ascèse :

A Adrianopolis en Paphlagonie, saint Stylien, anachorète, illustre par ses mirades.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical occurrent :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 1 : Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis: * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph ; * tu menas la vie des Anges incorporels en ton corps, * notre Père Alypios, prie le Christ Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : En ce jour l’Eglise te chante et glorifie, * Alype, joyau des ascètes et fondement des vertus; * par tes prières accorde aux fidèles vénérant * avec amour tes exploits et tes luttes sacrées * la rémission de leurs funestes péchés ** et la délivrance de tout chagrin, comme l’indique ton nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint Philarète de Moscou – ton 2

Saint Philarète, métropolite de MoscouParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2018 du calendrier grégorien – 19 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Philarète, métropolite de Moscou et de Kolomna.

Philarète fut une figure marquante du renouveau de l’orthodoxie russe au XIXème siècle. Né Vassili Mikhaïlovitch Drozdov, il avait reçu la tonsure monastique et son nom de Philarète durant ses études de théologie à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Ordonné prêtre en 1809, il enseigne à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg. Ayant lu les orateurs français, Massillon, Bourdaloue et Fénelon, il délivra des homélies qui sont des chefs-d’œuvre d’éloquence, comme ses sermons du Vendredi Saint 1813 et 1816. Il prêche et écrit beaucoup ; en particulier sont publiés en 1815 ses « Entretiens d’un sceptique et d’un croyant sur l’orthodoxie de l’Église orientale » et en 1823 son « Catéchisme détaillé de l’Église catholique orthodoxe d’Orient« , écrit sur le modèle des catéchismes catholiques par questions et réponses de la Contre-Réforme tridentine, ces ouvrages auront beaucoup de succès et d’influence. Nommé métropolite de Moscou en 1826, il s’oppose l’année suivante au projet du général Morder d’une réforme du Saint-Synode sur le modèle du consistoire protestant, ce qui lui vaudra beaucoup d’ennemis. Il soutiendra tous ceux qui oeuvraient à la renaissance de la spiritualité, en particulier les pères du célèbre monastère d’Optino ou les moniales de Diveyevo, couvent fondé par saint Séraphim de Sarov. Il sera aussi à l’origine de la traduction de la Bible en russe moderne.

Seigneur! Je ne sais pas que te demander. Tu es seul à savoir ce qui m’est nécessaire. Tu m’aimes davantage que je ne puis m’aimer moi-même. Accorde-moi, à moi ton serviteur, de voir ce que je suis incapable de demander par moi-même. Je n’ose demander ni la croix, ni la consolation. Je me tiens seulement devant toi. Mon cœur t’est ouvert. Tu vois les besoins que j’ignore. Vois et agis selon ta miséricorde. Frappe-moi et guéris-moi. Terrasse-moi et relève-moi. Je révère ta volonté, et je me tais devant toi, devant ta volonté sainte, devant tes arrêts impénétrables. Je me donne à toi entièrement. Il n `y a en moi ni volonté, ni désir, si ce n’est le désir d’accomplir ta volonté. Enseigne-moi à prier. Prie toi-même au-dedans de moi.”

Enterré en 1867 dans l’église Saint-Philarète sur le territoire de la laure de la Trinité-Saint-Serg, cette église fut rasée dans les années 1939-1940 par les Communistes. En 1994, une commission d’archéologues entreprit, avec la bénédiction du patriarche Alexis et de l’archimandrite de la Laure, à creuser sous l’asphalte. A plus de 2 mètres a été découvert le corps incorrompu de saint Philarète. La canonisation de saint Philarète par l’Eglise russe eut lieu en 1995.

*

Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche.

Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel.

Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Synaxaire du jour.

Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : de Sa Sainteté.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Sainteté :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Ayant acquis la grâce de l’Esprit Saint, * ô hiérarque Philarète sage en Dieu, * tu prêchas la vérité et la justice aux hommes * grâce à ton esprit illuminé ; * tu manifestas la paix et la miséricorde * à ceux qui souffraient * et tu gardas le troupeau de Russie, * comme un maître de foi et un gardien vigilant, * par le bâton de la droiture. * Aussi, ayant de la liberté auprès du Christ Dieu, * prie-Le d’accorder l’affermissement à l’Église ** et à nos âmes le salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Comme un véritable imitateur de saint Serge, tu aimas la vertu depuis ta jeunesse, ô Philarète bienheureux en Dieu. Comme un pasteur juste et un confesseur immaculé, tu subis les outrages et les insultes des athées après ton saint trépas ; mais Dieu t’a glorifié par des signes et des miracles et t’a manifesté comme protecteur de notre Église.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De Sa Sainteté, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.
De Sa Sainteté : le hasard du calendrier fait que l’épitre de Sa Sainteté Philarète de Moscou est également la même que celle de ce XXVIIème dimanche après la Pentecôte.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste méditera la sagesse ; et sa langue parlera selon l’équité et la justice. (Psaume 36, 30).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
De Sa Sainteté : Matthieu (§ 11) V, 14–19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saints Jean l’Aumônier et Nil le Sinaïte – ton 1

Saint Jean l'Aumônier, patriarche d'AlexandrieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 novembre 2018 du calendrier grégorien – 12 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints, Sa Sainteté Jean l’Aumônier, patriarche d’Alexandrie († 619) et notre vénérable Père Nil le Sinaïte († Vème siècle).

Saint Jean l’Aumônier, né en 556 à Amathus dans l’île de Chypre, était le propre fils du gouverneur de l’île, Epiphane. Il avait quinze ans, quand la figure de la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d’une vierge couronnée d’olivier, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand Roi ; si tu veux m’épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c’est moi qui l’ai fait descendre du Ciel sur la terre pour sauver les hommes. » Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d’or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : « Je vais voir si Jésus-Christ accomplira Sa promesse en me donnant cent pour un. » Il contracta mariage pour complaire à son père, & eut de cette union deux enfants. Mais ayant perdu sa femme & ses enfants, il ne songea plus qu’à se perfectionner dans la pratique de la sainteté. Jean déménagea par la suite à Alexandrie en Égypte, où à la supplication du peuple, l’empereur Phocas le nomma archevêque et patriarche de la ville en 608 après la mort du patriarche Théodore Ier, quand bien même il n’avait pas reçut le sacerdoce. Sa première action fut de recenser tous les pauvres de son diocèse. Il en compta sept mille cinq cent. Jean les logea tous dans son palais patriarcal et la nourriture ne manqua jamais grâces aux prières et miracles de celui-ci. Un homme qu’il avait soulagé, lui témoignant sa reconnaissance, il l’interrompit en lui disant: « Mon frère, je n’ai point encore répandu mon sang pour vous, comme Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Dieu me l’ordonne. »

Lors de l’invasion de la Palestine par les Perses Sassanides en 614, de nombreux réfugiés vinrent se mettre en sécurité à Alexandrie. Jean les accueilli chez lui avec une grande générosité. Il soigna lui-même les blessés, créa de nombreux hôpitaux et fonda la première maternité pour que les femmes accouchent dignement. Il lutta aussi contre le monophysisme, en particulier en développant l’enseignement. Il s’attaqua à la simonie, réorganisa le système des poids & mesure, à l’attention des pauvres, mettant un point d’arrêt à la corruption des fonctionnaires. Il multiplia par dix le nombre d’églises à Alexandrie, le faisant passer de 7 à 70. Un jour qu’il voyait ses fidèles quitter l’office avant qu’il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour : « Je dois partir à la recherche des brebis égarées. » Lors de l’occupation d’Alexandrie par les Perses Sassanides, il doit fuir la ville pour se réfugier dans son île natale, où il meurt en 619, respecté de tous. Sa biographie a été écrite par son contemporain Léonce de Néapolis.

D’après la Légende dorée, il donna tout ce qu’il possédait aux pauvres, qu’il appelait ses « seigneurs ». Un riche, qui vit que Jean n’avait sur son lit plus que des guenilles, lui offrit une couverture très précieuse. Mais durant la nuit qui suivit, Jean ne put dormir en songeant à tous ses « seigneurs » qui auraient pu être couverts grâce à sa valeur, aussi le lendemain la vendit-il et distribua l’argent aux pauvres. Le riche le découvrit, et lui racheta une couverture, que Jean revendit aussitôt. Le riche racheta encore une couverture, en disant à Jean : « Nous verrons qui se lassera, toi de vendre, ou moi de racheter. »

Reliques de saint Jean l'Aumônier dans une chapelle à droite du chœur de l'Église San Giovanni in Bragora à VeniseAprès sa mort, il fut appelé Jean l’Aumônier (=Jean le Miséricordieux). Ses reliques furent transportées de Chypre à Constantinople, puis de là à Venise en 1249, où son corps intact et quelques vêtements sont encore vénérés dans une chapelle à droite du chœur de l’Église San Giovanni in Bragora.

Au milieu du XIème siècle, des Latins originaires d’Amalfi en Campanie créent à Jérusalem le monastère de Saint-Jean-Eleymon (Saint-Jean-l’Aumonier), doté d’un hospice. Après la conquête de Jérusalem par les Croisés en 1099, c’est ce monastère qui devint le centre de l’Ordre militaire & hospitalier de saint Jean de Jérusalem, plus connu de nos jours sous le nom d’Ordre de Malte. Même si rapidement le patronage du monastère de Jérusalem passa à saint Jean Baptiste, plus connu des Occidentaux, les chevaliers de l’Ordre de Malte continuèrent à appeler les pauvres leurs « seigneurs », comme le faisait à Alexandrie saint Jean l’Aumônier. Le rit romain fait mémoire de saint Jean l’Aumônier au 23 janvier. Voici sa notice dans le Martyrologe romain :

A Alexandrie, saint Jean l’Aumônier, évêque de cette ville, très célèbre par sa compassion envers les pauvres.

*
Saint Nil le SinaïteSaint Nil le Sinaïte (ou Nil d’Ancyre ou Nil l’Ancien) est né à Ancyre vers 360. Il devint le gouverneur de Constantinople sous Théodose le Grand, était marié et avait deux enfants. Il fut converti par saint Jean Chrysostome quand celui-ci devint patriarche de Constantinople en 397. Il convint alors avec sa femme de quitter Constantinople et de se retirer dans les monastères d’Egypte : lui prendrait avec lui son fils Théodule, tandis que la mère se chargerait de leur fille. Nil & Théodule devinrent anachorètes au Mont Sinaï. Quelque temps plus tard, Théodule fut enlevé par des barbares sarrasins nomades, qui voulurent d’abord le sacrifier à leurs dieux, mais finalement le vendirent comme esclave ; Nil partit à sa recherche. Il le retrouva devenu portier de la cathédrale d’Élusa, en Palestine. L’évêque de la ville procéda à l’ordination du père et du fils et leur permit de retourner sur le Sinaï. Saint Nil, honoré de la dignité sacerdotale, rendit en paix son âme à Dieu vers 430, laissant après lui 19 traités ascétiques pleins de sagesse, des commentaires bibliques et plus de mille lettres adressées à divers contemporains, par lesquelles il intervint dans les querelles religieuses de l’époque, défendant en particulier saint Jean Chrysostome dans ses exils, et prodigua ses conseils à d’importantes personnalités, dont l’empereur. De ses écrits fut tiré plus tard un recueil d’environ deux cents maximes ascétiques. Voici deux maximes de saint Nil le Sinaïte :

A peine as-tu acquis le saint amour que tout te devient facile à faire et à supporter. Là où il n’y a pas d’amour, il ne peut y avoir non plus de repos. Et tout devient laborieux et impossible.

Ne priez pas pour que tout advienne selon vos désirs, car vos désirs ne sont pas toujours de respecter la volonté de Dieu. Il vaut mieux prier comme vous l’avez appris, disant « Que Ta volonté soit faite » (Matthieu VI,10). Priez de la sorte pour toutes choses, car Il désire toujours ce qui est bon et profitable pour votre âme, bien que vous-mêmes ne le recherchiez pas toujours.

Saint Nil est commémoré également au 12 novembre au rit romain. Voici sa notice dans le Martyrologe romain à cette date :

A Constantinople, saint Nil, abbé. Sous Théodose le Jeune, il renonça à la charge de préfet de la ville, se fit moine, et devint célèbre par sa doctrine et sa sainteté.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père (saint Nil). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : seulement du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté (saint Jean). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : seulement du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode des deux canons des saints, œuvres respectivement de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) & de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Par suffrage divin * intronisé sur le siège sacré, * illustre Père Jean, * tu as vécu tel un Ange, ** offrant au Dieu d’amour des sacrifices de paix.
8. En serviteur de celui qui par amour * assuma la pauvreté de notre chair * en sa grande compassion, * tu secourus les pauvres et reçus les sans toit * pour accomplir les préceptes divins. * La jouissance voluptueuse d’ici-bas * fut incapable d’atteindre ton cœur ** déjà percé par l’amour spirituel.
9. Afin que ta pensée * puisse porter les grâces de l’Esprit, * tu as chassé au loin, ** Père Nil, les raisonnements pervers.
10. De ta prière, Bienheureux, * tu nous as fait sentir l’agréable parfum * que tu produisis ** par ton efficace contemplation.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 8 : Vénérable Père, tu as obtenu * le salaire que tu as mérité par ta patience, * car tu fus infatigable dans l’oraison * et tu aimas les pauvres sans jamais te lasser. * Bienheureux pontife, Jean l’Aumônier, ** intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Nil notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Tu as fait l’aumône de tes biens aux pauvres * et tu as reçu le céleste trésor ; * c’est pourquoi nous te glorifions, Père Jean, ** célébrant le souvenir de ta charité proverbiale.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : C’est à la racine que tu as coupé, * bienheureux Nil, par tes oraisons vigilantes * les broussailles rebelles des passions corporelles ; * par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur, * délivre-moi de tout péril, afin que je puisse te chanter : ** Réjouis-toi, Père acclamé du monde entier.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[>De Sa Sainteté : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste annonce la sagesse, et sa langue proclame la justice. (Psaume 36, 30).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des saints : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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