Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche avant la Théophanie – Saint Séraphim de Sarov – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 janvier 2023 du calendrier grégorien – 2 janvier 2023 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque
. Nous entrons aujourd’hui dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. En ce jour se célèbre aussi la fête de saint Séraphim de Sarov.

Né en 19 juillet 1759, Prokhore Mochnine entre à 19 ans comme novice au monastère de Sarov (350 km à l’Est de Moscou), et reçoit, huit ans plus tard, avec son habit de moine, son nouveau nom : Seraphim. Ordonné diacre, puis prêtre, il obtient de l’higoumène de son monastère, en 1790, la permission de se retirer en ermite, dans la forêt.

Il vécut ainsi, partageant sa vie entre son ermitage et le monastère de Sarov, une ascèse rigoureuse, faite de jeûne, de solitude, d’humilité et de prière, avec comme objectif permanent de se « rapprocher du Christ ». Ses lectures étaient la Bible (il lisait le Nouveau Testament en entier chaque semaine), ainsi que les écrits des Pères de l’Église.

Dans son immense désir de tout rapporter à Jésus, il avait donné aux environs de son ermitage des noms bibliques. À « Nazareth », il chantait les hymnes « akathistes » à la Vierge ; récitait les offices de sexte et none au « Golgotha » ; lisait l’évangile de la Transfiguration au « Mont Thabor », et entonnait à « Bethléem » le « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ». Il vécut même, pendant un temps, la vie des stylites. Ainsi, durant mille jour et nuits, il passait des heures sur un rocher, à prier.

Un événement, qui faillit lui coûter la vie, illustre bien le caractère du « misérable Seraphim » (ainsi qu’il se définissait lui-même) : en septembre 1804, il fut agressé à son ermitage par trois brigands (issus d’un village voisin) qui voulaient le voler (lui qui ne possédait rien !). N’ayant rien trouvé, ils le battirent et le laissèrent pour mort, avec une fracture du crâne, et plusieurs côtes cassées. Plus tard, les brigands ayant été retrouvés, le père Seraphim qui avait été ramené au monastère s’opposa formellement à ce qu’ils soient châtiés : il avait pardonné. Néanmoins, après cet incident, son higoumène ne l’autorisa plus à retourner à son ermitage, et c’est dans le monastère de Sarov qu’il vécut les années suivantes.

A partir de 1822 (il avait alors 63 ans), sa renommée se répandit. Il fut alors continuellement assailli de centaines visiteurs, sa sagesse surnaturelle, ses charismes de prescience et les guérisons spectaculaires qu’il accomplissait l’ayant rapidement rendu célèbre.

Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1833, quoique l’on fût dans le « temps de Noël », on l’entendit chanter les hymnes de Pâques, notamment le tropaire de la résurrection. Ce furent ses dernières paroles. Il fut trouvé mort au petit matin dans sa cellule, agenouillé en prière devant une icône de la Theotokos.

Le 19 juillet 1903, 70 ans après sa mort, prenant acte de la vénération dont le starets Seraphim était l’objet, « persuadé de l’authenticité des miracles attribués aux prières du starets Seraphim, et rendant grâce à Dieu glorifié dans ses saint », le Saint Synode procéda à sa canonisation. En présence du saint Tsar Nicolas II, d’un clergé abondant et d’une foule immense eut lieu l’office de glorification au cours duquel on chanta le tropaire composé en l’honneur du nouveau saint. Durant la nuit qui suivit, la foule resta sur place, à prier, puis, contrairement à l’usage, les hymnes de Pâques furent entonnés. Il devint un des saints les plus populaires de l’église russe. Il est fêté le 2 janvier, ainsi que le 19 juillet pour la translation de ses reliques.

La spiritualité de Séraphim, très ancrée dans la Bible et la tradition patristique (en particulier la Philocalie), s’exprime en particulier dans son Entretien avec Motovilov qu’il avait guéri ainsi que dans les Instructions spirituelles qui ont été rassemblées par les moniales de Diveïevo.

Homme de prière, profondément spirituel, saint Seraphim voyait « au-delà des apparences ». Il est à ce titre (et à d’autres) à rapprocher de son contemporain français, saint Jean-Marie Vianney. Outre de nombreux conseils surnaturels qu’il prodigua à ses innombrables visiteurs, on rapporte que saint Séraphim prophétisa sur la révolution bolchevique (« la vie sera courte, alors, les anges auront à peine le temps de ramasser les âmes… ») mais également sur l’avenir de la France, en raison du grand amour que la Mère de Dieu porte à notre pays.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Kondakion : du Vénérable Père.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 6, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vénérable Père :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Seigneur, affermis nos cœurs en ton amour, * toi qui sur la croix fis disparaître le péché, * et plante la crainte de ton nom ** dans les cœurs de ceux qui te louent.
6. Le Christ est apparu, disait le Précurseur, * le voici qui marche vers les rives du Jourdain ; * hâtons-nous d’aller à sa rencontre ** pour être illuminés dans la pureté de nos cœurs.
7. Cherchant la brebis perdue dans les ravins, * tu vêtis ma pauvreté de ta richesse * et te levas pour être baptisé, ** toi l’universelle Rédemption.
8. Terre et ciel, maintenant dansez de joie, * car le Bienfaiteur universel est baptisé ; * dans les eaux il engloutit la multitude ** de nos immenses péchés.
9. Ton âme sainte fut pour Dieu * une demeure qu’habita * le Père avec le Fils et l’Esprit saint ; * c’est pourquoi, Vénérable, nous t’en prions : ** éloigne de tes fidèles les assauts de l’ennemi et donne à tes Églises la paix.
10. Vénérable Séraphim, nous célébrons * tes sublimes exploits au désert, tes labeurs * et la douceur de ton enseignement : * par eux tu as illuminé * les multitudes qui s’approchèrent de toi ** et tu leur enseignas à chanter la consubstantielle Trinité.
11. Ayant suivi ton Maître le Christ, * bienheureux Père, en la pureté de ta vie, * tu as mené ta course à bonne fin * et dans les demeures éternelles à présent * tu contemples ce que voient les Anges ; c’est pourquoi, ** vénérant ta mémoire, nous magnifions le Christ.
12. Vers toi je me réfugie, * ô Vierge toute-pure, à présent : * par ton intercession * sauve-moi, garde-moi ; * tout ce que tu veux, tu le peux en effet, ** comme la Mère du Tout-puissant.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon, * & pare-toi, Nephtali ; * fleuve du Jourdain, arrête-toi, * accueille avec allégresse le Maître qui vient se faire baptiser. * réjouis-toi, Adam avec notre première mère * ne vous cachez plus comme jadis au Paradis ; * car celui qui vous avait vus dans votre nudité est apparu, * pour vous revêtir du premier vêtement. * Le Christ est apparu voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Depuis ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, * et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, * au désert tu excellas * dans le travail et la prière continue ; * par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ * et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu ; * c’est pourquoi nous te chantons : ** que tes prières nous obtiennent le salut, Séraphim, vénérable Père.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, * tu as élu demeure au monastère de Sarov * et, par l’angélique vie que tu menas, * pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut ; * c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant * le don des guérisons & des miracles ; * aussi nous te chantons : ** Réjouis-toi, Séraphim, notre vénérable Père.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Se trouvant aujourd’hui dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet * sauver Adam le premier Père.

Prokimen
De l’avant-fête, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.
Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Si nous vivons par l’Esprit, conduisons-nous aussi par l’Esprit.

Alleluia
De l’avant-fête, ton 8.
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).
Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.
Du Vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Etienne le Jeune – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 décembre 2022 du calendrier grégorien – 28 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se célèbre aussi la fête de notre vénérable Père Martyr Etienne le Jeune (Στέφανος ό Νέος).

Saint Etienne, surnommé le Jeune ou du Mont Saint-Auxence, est l’un des plus célèbres martyrs qui versèrent leur sang pour la foi véritable durant la persécution iconoclaste. Il naquit à Constantinople en 714 et entra au monastère du Mont Saint-Auxence près de Chalcédoine, dont il devint le supérieur à l’âge de 30 ans. A 42 ans, il laissa sa charge à Marin, afin de mener une vie plus solitaire & plus pénitente. Lorsqu’à la suite du pseudo-concile de Hiéreia (754) éclate la persécution de l’empereur Constantin V Copronyme, des moines de la région de Constantinople et de Bithynie s’assemblent autour de lui. Il leur recommande l’exil en Chersonèse Taurique, en Épire, en Italie du sud, dans les régions méridionales de l’Asie Mineure, à Chypre et au Liban ; il leur rappelle que le pape et les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem rejettent « le dogme infâme des brûleurs d’icônes », ainsi que saint Jean Damascène (mort en 749 et condamné à Hiéreia). L’empereur Copronyme envoie un patrice du nom de Calliste auprès d’Étienne, que sa sainteté avait rendu célèbre, pour le faire souscrire aux décrets du concile de Hiéreia. Le saint ermite refuse en répondant que « les décrets de ce pseudo-concile sont hérétiques ». Calliste ayant rapporté ces propos au souverain, celui-ci, furieux, le renvoie avec une troupe de soldats, qui arrachent l’ermite à sa grotte (les militaires furent forcés de le porter, car « ses mollets s’étaient collés à ses cuisses ») et l’enferment avec d’autres moines dans une prison au pied de la montagne. Les soldats, impressionnés par l’ascète, n’exécutent d’ailleurs leurs ordres qu’à contre-cœur. Une délégation ecclésiastique est envoyée à Étienne porteuse de l’horos du concile de Hiéreia et chargée de le lui faire signer. Le saint ne perdit rien de sa fermeté et demanda à aux évêques venus l’interroger comment ils osaient qualifier leur conciliabule de Hiéreia de concile général alors que tout ce qui s’y était fait était sans l’assentiment du Pape de Rome ni l’approbation des patriarches d’Alexandrie, d’Antioche & de Jérusalem. L’empereur Copronyme bannit alors le saint sur l’île de Proconèse, où il fut rejoint par ses anciens compagnons et où il opéra de nombreux miracles : guérison d’un aveugle-né, exorcisme d’un enfant possédé, guérison d’une hémorroïsse… Il apaise aussi les tempêtes et sauve des navires. Un soldat arménien stationné en Thrace du nom d’Étienne, plié en deux presque jusqu’au sol et ne pouvant plus se redresser, fait aussi la traversée pour voir le saint ; il en revient droit comme un I. Il raconte à ses camarades que l’ermite lui a fait baiser deux icônes, une du Christ et une de la Vierge.

Tous ces miracles fortifièrent les défenseurs des saintes images en butte aux persécutions impériales. Aussi l’empereur décida de charger de fers le saint higoumène et de l’enfermer dans une prison à Constantinople. Quelques jours après son arrivée, saint Etienne fut conduit devant Constantin V Copronyme. Le saint abbé prit en sa présence une pièce d’argent, & demanda à l’assistance quel traitement mériterait celui qui foulerait aux pieds l’image de l’empereur qui y été gravée. L’assemblée s’écria qu’il faudrait le punir rigoureusement. « Eh quoi ! dit le saint en foulant aux pieds la pièce d’argent, c’est un crime énorme d’outrager l’image d’un empereur mortel, & on pourrait jeter innocemment au feu celle du Roi du ciel ? » Répugnant manifestement à faire une exécution publique, l’empereur organise l’assassinat de saint Etienne par une troupe de soudards. Le 28 novembre 764, Étienne est tiré de sa prison, les pieds attachés à une corde, puis traîné sur la Mésê (la grande artère centrale de la ville) ; là, un soldat saisit une grosse barre de bois appartenant au dispositif d’un poste à incendie et lui fracasse le crâne. Ensuite, les scélérats excités continuent d’insulter son cadavre qui est traîné à travers la ville et malmené ; il est finalement jeté dans la fosse commune des condamnés, au lieu-dit Ta Pelagiou.

Saint Etienne le Jeune est fêté également à la même date au rit romain :

A Constantinople, les saints martyrs Étienne le Jeune, Basile, Pierre, André ; et trois cent trente neuf moines, leurs compagnons. Sous Constantin Copronyme, ils furent cruellement tourmentés par divers supplices pour le culte des saintes images, et confirmèrent par l’effusion de leur sang la vérité de la foi catholique. »
Martyrologe romain, au 28 novembre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père Martyr. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père Martyr, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Par ton inclination vers Dieu * ton esprit s’est vu combler * de la plus grande beauté * et de toute grâce, en vérité, * au point de communier ** à la divine splendeur.
8. Bienheureux Père, en vénérant * la sainte image du Christ * et de la Mère qui l’enfanta, * tu méprisas le décret * de l’empereur impie, ** grâce à la force du saint Esprit.
9. Bienheureux Etienne, dont le cœur * possédait la fermeté de l’acier, * c’est avec des chaînes de fer * que l’insensé te lia * pour te mettre sous bonne garde, en prison, ** toi le gardien des fidèles enseignements.
10. Tes pieds annonciateurs * de l’évangile de paix * te portèrent brillamment * sur les chemins du témoignage * pour écraser la tête des impies, ** vénérable Etienne au grand cœur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du vénérable Père Martyr, ton 4 : Entraîné à l’ascèse dans la montagne, * tu as défait les attaques intérieures des adversaires par l’armure de la Croix, ô Bienheureux. * Plein de courage, tu t’es présenté à la lutte, * abattant le Copronyme par l’épée de la foi. ** Pour ton ascèse, comme pour ta lutte, Dieu t’a couronné, vénérable Père martyr Étienne, toujours digne de mémoire.
3. Kondakion du vénérable Père Martyr, ton 3 : D’une racine stérile a crû une branche, * toi le saint qui portas le nom du premier martyr, * tu fus un guide éminent des moines, ô Père, * ne craignant point la fureur de l’empereur qui ne voulait pas honorer l’icône du Christ ; * c’est pour elle que tu mourus, ** en recevant la couronne du martyre, ô Étienne.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion du vénérable Père Martyr, ton 8 : Le contemplateur de la Trinité, le divin Étienne, * amis de la fête, louons-le fidèlement et de tout cœur, par des chants, * car il honora la belle image du Maître et de Sa Mère, * et crions-lui maintenant par amour, dans l’allégresse : ** réjouis-toi, Père éternellement glorieux !
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du vénérable Père Martyr, ton 7 :
℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[Du vénérable Père Martyr : II Timothée (§ 291) I, 8-18.
Mais souffrez avec moi pour l’Évangile, selon la force de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Du vénérable Père Martyr, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
[Du vénérable Père Martyr : Matthieu (§ 37) X, 23-31.
Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l’âme et le corps dans l’enfer.]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du vénérable Père Martyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Fête de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple de Jérusalem – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 décembre 2022 du calendrier grégorien – 21 novembre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense pour l’usage du poisson en ce jour.

Après la messe aura lieu la bénédiction puis vénération des icônes écrites par l’atelier d’iconographie paroissial.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple de Jérusalem.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien), constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en bas latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple au 21 novembre serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu figure parmi les 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduisit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convia tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par le pape Sixte Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Aujourd’hui le temple est devenu pour la Vierge * le palais merveilleux où la fiancée est parée ; * il reçoit comme le temple vivant de Dieu ** la pure, l’immaculée et la plus lumineuse de toute la création.
8. David inaugure la fête, * il se réjouit et exulte avec nous * et te nomme Reine, toi très pure et immaculée, * qui te tiens toute parée dans le temple ** auprès du Roi et Dieu.
9. La Mère de Dieu, notre relèvement et notre incorruptibilité, * présentée aujourd’hui dans la maison de Dieu, ** a fleuri de celle par qui jadis le genre humain a connu la transgression.
10. Le chœur des anges et la foule des hommes se réjouissent ; * ils s’avancent devant toi, Très-pure, * portant des lampes et ** proclamant tes prodiges dans la maison de Dieu.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très- miséricordieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.
De la fête : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Les 33 martyrs de Mélitène – saint Lazare le Thaumaturge – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 novembre 2022 du calendrier grégorien – 7 novembre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le glorieux trépas des 33 martyrs de Mélitène sous la persécution de Dioclétien & Maximien (l’an 290 selon certains, 298 selon d’autres).

L’empereur avait à cette époque dépêché en Cappadoce d’importants renforts de troupes commandées par Lysias afin d’y éradiquer le christianisme et aussi d’y faire recrues d’hommes forts & vigoureux. Hiéron (qui était de Tyane en Cappadoce), Hésychius, Nicandre et 16 autres s’étaient fait remarquer des recruteurs impériaux pour leur force physique et leur dextérité. Toutefois, comme chrétiens, ils refusèrent de joindre l’armée impériale afin de ne pas y être obligé à sacrifier aux idoles. Rattrapés et arrêtés alors qu’ils se cachaient dans une grotte, ils furent conduits à Mélitène, métropole de l’Arménie Seconde et forteresse militaire siège de la XIIème légion Fulminata, où, avec d’autres chrétiens déjà emprisonnés, ils subirent diverses tortures avant d’être décapités en dehors de la ville, non sans avoir confessé leur foi au Christ devant Lysias.

Les 33 martyrs marchèrent vers le lieu de leur exécution en chantant le psaume 118 :

Bienheureux ceux qui sont immaculés en leur voie, qui marchent dans la loi du Seigneur.

Voici les noms de ces 33 martyrs : Hieron, Hésychius, Nicandre, Athanase, Manias, Barachius, Callinicus, Theogènes, Nicon, Longin, Théodore, Valérius, Xanthius, Théodule, Callimachus, Eugène, Théodochus, Ostrychius, Epiphanius, Maximian, Ducitius, Claudian, Théophile, Gigantius, Dorothée, Théodote, Castrychius, Aniclet, Théomelius, Eutychius, Hilarion, Diodote & Amonitus.

Un riche chrétien, Chrysanthe, parvint à récupérer le chef de saint Hiéron en payant Lysias, tandis que les chrétiens de Mélitène parvenaient à enterrer en secret les corps des martyrs. Une église qui leur était dédiée fut construite à Mélitène sous le règne de Justinien (elle est évoquée dans la vie de saint Euthyme) ; on rapporte que leurs corps furent découverts intacts lorsqu’on les exhuma pour construire cette église. Ces martyrs sont aussi célébrés à la même date dans le rit romain, ainsi que l’atteste le Martyrologe romain au 7 novembre :

A Mélitène en Arménie, le supplice des saints Hiéron, Nicandre, Hésyque, et de trente autres, qui, sous le président Lysias, furent couronnés du martyre durant la persécution de Dioclétien ».

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Saint Lazare le Thaumaturge, ermite au mont Galèse, près d'EphèseNous fêtons également en ce jour saint Lazare le Thaumaturge, ermite au mont Galèse, près d’Ephèse († 1054). Né dans un petit village de Magnésie au sein d’une famille très chrétienne qui le fit initier aux Saintes Ecritures par un prêtre de la région, Lazare se donna à la contemplation et à l’ascèse dès qu’il le put. Puis il se rendit en Terre Sainte et se retira au monastère de Saint-Sabbas où il reçut la tonsure monastique. De retour à Ephèse au bout de dix ans, il s’installa sur le mont Galèse et y vécut une vie d’ascèse très rigoureuse sur une colonne, comme stylite. Le métropolite d’Ephèse dut lui demander de modérer sa vie ascétique tant était grand son désir d’imiter pleinement la Passion du Seigneur. Il tempéra quelque peu cette mortification excessive, peu favorable à l’édification de l’homme intérieur, ce qui toutefois ne l’empêcha pas de passer encore de longues heures sur sa colonne, perché entre ciel et terre. Il reçut le don de la clairvoyance et de prophétie et accomplit de nombreux miracles durant sa vie et après sa mort. L’empereur Constantin IX Monomaque avait pour lui le plus grand respect.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Tropaire de saint Lazare de Galèse, ton 4 : Par tes prières de toute la nuit, * tu as fais pleuvoir sur ta colonne les flots de tes pleurs * et par tes profonds gémissements, * tu as fait produire à tes peines cent fois plus ; * en pasteur, tu accordes à qui t’approche le pardon ; ** notre vénérable père Lazare, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion des Martyrs, ton 8 : Le chœur radieux des martyrs en vêtements de fête * orne aujourd’hui l’Eglise par leur présence parmi nous. * Nous célébrons leur précieuse mémoire et te demandons, ô notre Sauveur, ** que par leur prières nous soyons préservés de tout dangers, afin que nous puissions te chanter : Alléluia.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : Pour avoir été l’une de ses lumières, * l’Eglise du Christ te loue par un sacrifice de psaumes. ** Ne cesse pas tes prières au Christ, afin que nous obtenions la rémission de nos péchés.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi. (Psaume 27, 1).
[Du Vénérable Père, ton 4 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Or ceux qui sont au Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
℣. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
[Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
[Du Vénérable Père : Matthieu (§ 10), IV, 25 – V, 12.
Réjouissez-vous, et tressaillez de joie ; parce qu’une grande récompense vous est réservée dans les cieux.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 13 novembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La guérison de l’hémorroïsse & la résurrection de la fille de Jaïre

Et voilà qu’une femme affligée d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha de lui par derrière, et toucha la frange de son vêtement. » Nous lisons dans l’Évangile selon saint Luc que la fille du prince de la synagogue avait douze ans. Cette femme, je veux dire le peuple gentil, commence donc à être malade au temps même où le peuple juif naissait à la foi. Ceci est à remarquer ; car un vice ne ressort que par le contraste des vertus.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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