Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 5 novembre 2017, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu.

Connaissant le secret de leurs pensées, (car Dieu observe ce qui est caché au plus intime des hommes) Jésus se fait apporter un denier, et il s’informe de qui sont l’inscription et l’effigie. Les pharisiens répondent : « De César. » Il leur dit : « A César il faut rendre ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Réponse vraiment admirable, et solution parfaite que cette parole céleste ! Le Seigneur équilibre si bien tout entre le mépris du siècle et l’injure blessante pour César, qu’il décharge les âmes consacrées à Dieu de tous les soucis et embarras humains en décrétant qu’il faut rendre à César ce qui lui appartient. Car s’il ne reste rien de lui chez nous nous ne serons pas obligés de lui rendre ce qui lui appartient.
Homélie de saint Hilaire, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – tradition de Coutances – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : In exitu Israel – psaume 113 (extraits) – Eustache du Caurroy (1549 † 1609), maître de chapelle du roi Henri IV
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

IIndes vêpres du XXIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris du Isup>er ton, « dans les solennités » – plain-chant normand de Coutances
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Benedicat nos Deus – antienne solennelle – liturgie parisienne antique – antienne en usage depuis au moins le IXème siècle.

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Rendez à César ce qui est à César, & à Dieu ce qui est à Dieu

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Longin – ton 4

Saint martyr Longin le Centurion près de la CroixParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 octobre 2017 du calendrier grégorien – 16 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Longin, le centurion près de la Croix.

Voici ce que nous disent les Evangiles :

Mais Jésus jetant encore un grand cri, rendit l’esprit. En même temps le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla ; les pierres se fendirent ; les sépulcres s’ouvrirent ; et plusieurs corps des saints, qui étaient dans le sommeil de la mort, ressuscitèrent ; et sortant de leurs tombeaux après sa résurrection, ils vinrent en la ville sainte, et furent vus de plusieurs personnes. Le centenier, et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre, et tout ce qui se passait, furent saisis d’une extrême crainte, et dirent : Cet homme était vraiment Fils de Dieu. Matthieu XXVII, 50-54.

Alors Jésus ayant jeté un grand cri, rendit l’esprit. Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas. Et le centenier qui était là présent vis-à-vis de lui, voyant qu’il avait expiré en jetant ce grand cri, dit : Cet homme était vraiment Fils de Dieu. Marc XV, 37-39.

Il était alors environ la sixième heure du jour ; et toute la terre fut couverte de ténèbres jusqu’à la neuvième heure. Le soleil fut obscurci, et le voile du temple se déchira par le milieu. Alors Jésus jetant un grand cri, dit : Mon Père ! je remets mon âme entre vos mains. Et en prononçant ces mots, il expira. Or le centenier ayant vu ce qui était arrivé, glorifia Dieu, en disant : Certainement cet homme était juste. Luc XXIII, 44-47.

Selon des traditions du IVème siècle qui le nomment Longin, ce centurion romain – qui avait été frappé de voir la mort du Sauveur – continua ultérieurement sa conversion puis reçut le saint baptême et plus tard la palme du martyre près de la ville de Tyane en Cappadoce Seconde, en un lieu appelé Andrales (ou Sandrales). Son corps fut par la suite translaté à Césarée de Cappadoce d’où il aurait été originaire.

Martyre de saint Longin le Centurion

Son nom figure sur la fresque que le pape Zacharie (741-752) fit exécuter dans l’église Sainte-Marie-Antique, à Rome. C’est une des plus anciennes représentations connues de la Crucifixion.

Crucifixion de Santa-Maria-Antiqua à Rome - fresque fresque que le pape Zacharie (741-752) fit exécuter, l'une des plus ancienne crucifixion, avec le nom de Longin

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Béatitudes, ton 4. Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du ton dominical :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr Longin, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Martyr, ton 4 : L’Eglise se réjouit joyeusement * en en ce jour de la mémoire de celui qui souffrit, l’illustre Longin, qui s’écrie : ** tu es ma force, Ô Christ, et ma confirmation.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Du Martyr, ton 6 :
R/. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi.
[Du Martyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
[Du Martyr, ton 4 :
V/. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 5-15.
Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent et la conservent, et portent du fruit par la patience.
[Du Martyr : Matthieu (§ 113) XXVII, 33-54.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 4.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
[Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXème dimanche après la Pentecôte

XXème dimanche après la PentecôteSaint-Eugène, le dimanche 22 octobre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

L’officier de Capharnaüm.

Rappelez-vous ce qu’il a demandé alors vous verrez plus clairement qu’il a douté dans sa foi. Car il lui demanda de « descendre et de guérir son fils ». Donc il cherchait la présence corporelle du Seigneur qui, par son esprit était présent partout. C’est en cela qu’il n’a pas cru assez en celui qu’il n’a pas estimé capable de rendre le salut s’il n’était pas présent corporellement. S’il avait cru parfaitement, il aurait tenu pour certain qu’il n’y a pas de lieu où Dieu ne soit.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

  • Propre du jour en plain-chant grégorien
  • Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Crédo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Ave verum de Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IVème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Pendant le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires

Organiste invité : Damien Chauchet

IIndes vêpres du XXème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris du Ier ton, « dans les solennités » – plain-chant normand de Coutances
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Benedicat nos Deus, antienne de la liturgie parisienne antique, en usage avant le IXème siècle, du Ier ton.

Organiste invité : Naji Hakim

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Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – saint apôtre Jacques d’Alphée – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 octobre 2017 du calendrier grégorien, 9 octobre 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène en présence des légats du pape Adrien pour régler la crise iconoclaste. Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation, puisque « le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens, 1,15). De plus la naissance de l’iconoclasme par la volonté impériale de Léon III l’Isaurien en 730 s’est faite probablement par contamination de la pensée islamique avec laquelle les byzantins étaient entrés en contact. Les Pères du second concile de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

*

Saint Jacques d'Alphée - RavenneNous fêtons aussi en ce jour le saint Apôtre Jacques, fils d’Alphée.

Saint Jacques fils d’Alphée est listé parmi les Douze Apôtres du Christ, où il est distingué de Jacques, fils de Zébédée :

  • Or voici les noms des douze apôtres : Le premier, Simon, qui est appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu le publicain ; Jacques d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Cananéen, et Judas Iscariote, qui est celui qui le trahit. (Matthieu X, 2-4)
  • Simon, à qui il donna le nom de Pierre ; puis Jacques de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, qu’il nomma Boanergès, c’est-à-dire, enfants du tonnerre ; André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas ; Jacques d’Alphée ; Thaddée ; Simon le Cananéen, et Judas Iscariote, qui fut celui qui le trahit. (Marc III, 16-19)
  • Et quand il fut jour, il appela ses disciples, et en choisit douze d’entre eux, qu’il nomma Apôtres : Simon, auquel il donna le nom de Pierre ; et André, son frère ; Jacques, et Jean ; Philippe, et Barthélemy ; Matthieu, et Thomas ; Jacques d’Alphée ; et Simon, appelé le Zélé ; Judas de Jacques ; et Judas Iscariote, qui fut celui qui le trahit. (Luc VI, 13-16)
  • ls montèrent à une chambre haute, où demeuraient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu ; Jacques d’Alphée ; Simon, appelé le Zélé ; et Jude de Jacques. (Actes des Apôtres I, 13)

Il est significatif que Jacques d’Alphée soit toujours placé dans les listes apostoliques avant Simon et Jude de Jacques, car ils étaient manifestement frères, avec Joseph (ou Joset), ayant des sœurs dont les noms ne nous sont pas parvenus (la précision « de Jacques » pour Jude visant à distinguer celui-ci de Judas l’Iscariote). Ils étaient les cousins de Jésus, désignés, à la manière sémite, sous le nom de frères et sœurs de Jésus : « N’est-ce pas là ce charpentier, ce fils de Marie, frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et ils se scandalisaient à son sujet. » (Marc VI, 3). On sait que leur mère s’appelait Marie, que cette Marie mère de Jacques le Mineur & de Joseph (dénommée Marie Jacobé par la tradition provençale) était l’une des femmes ayant assisté à la Crucifixion et figure aussi parmi les premières témoins de la Résurrection dans les Evangiles de Matthieu, de Marc & de Luc (« entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. » Matthieu XXV, 56 – « Il y avait aussi là des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient Marie-Magdeleine, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joseph, et Salomé. » Marc XV, 40 – « Cependant Marie-Magdeleine, et Marie de Joseph, regardaient où on le mettait. » Marc XV, 47 – « Lorsque le sabbat fut passé, Marie-Magdeleine, et Marie de Jacques, et Salomé, achetèrent des parfums pour venir embaumer Jésus. » Marc XVI, 1 – « Celles qui firent ce rapport aux apôtres, étaient Marie-Magdeleine, Jeanne, et Marie de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. » Luc XXIV, 10), tandis que l’Evangile de Jean la désigne dans les mêmes scènes comme Marie de Cléophas (« Cependant la mère de Jésus, et la sœur de sa mère, Marie de Cléophas, et Marie-Magdeleine, se tenaient auprès de sa croix. » Jean XIX, 25). Avec la tradition la plus ancienne, il faut donc admettre que Alphée et Clopas (ou Cléophas) ne forment qu’un individu. C’est en effet ce que rapporte un des Pères Apostoliques, de la génération qui suivit immédiatement les Apôtres, saint Papias d’Hiérapolis (c. 60-130) : « Marie la femme de Cléophas ou Alphée, qui était la mère de Jacques l’évêque et apôtre, et de Simon et Thaddée, et de Joseph ». La tradition ancienne rapporte la parenté de Jacques, Jude, Simon et Joseph avec le Christ en indiquant qu’Alphée/Cléophas est le frère de saint Joseph, comme le témoigne Hégésippe (né vers 115 à Jérusalem et mort en 180), cité par Eusèbe de Césarée : « Tous, d’une seule pensée, décidèrent que Siméon, fils de Clopas, qui est mentionné dans le livre de l’Évangile, était digne du siège de cette Église : il était, dit-on, cousin du Sauveur. Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph » (Eusèbe de Césarée Hist. eccl. 3, 11). Du reste, si saint Jean présente Marie de Clopas comme la sœur de Marie, Mère de Jésus, il semble bien qu’il faille entendre ici qu’elle était sa belle-sœur par alliance (il est peu probable que deux sœurs réelles portassent le même nom). Par ailleurs, aux dires de saint Hippolyte de Rome (IIIème siècle), le vrai prénom de Cléophas serait Jude (comme son fils).

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Kondakion : de l’Apôtre.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 3, 4 tropaires de la 3ème du canon des saints Pères, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) & 4 tropaires de la 6ème du canon de l’Apôtre, œuvre également de saint Théophane :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
6. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
7. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
8. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.
9. Qu’ils étaient beaux, les pieds * grâce auxquels tu portas, sans errer, * la bonne nouvelle de la paix, * une paix surnaturelle vraiment * et dépassant tout esprit, ** vénérable Disciple du Seigneur.
10. Ayant reçu du Très-Haut * la primordiale clarté, * bienheureux Jacques, tu méritas * de connaître et d’annoncer * le mystère étonnant ** de l’incarnation humaine.
11. Toi le vivant temple de Dieu, * tu as détruit les temples des démons * et tu as édifié des églises * par grâce et puissance du Christ, * saint Jacques, pur joyau ** des divins Apôtres.
12. Toi qui domines l’entière création * pour avoir enfanté le Dieu de bonté, * Vierge pure, efface totalement * les cicatrices de mes péchés * en faisant appel ** à la miséricorde du Fils né de toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des Pères, ton 8 : Tu es glorifié au-dessus de tout, ô Christ notre Dieu, * toi qui as établi nos Pères pour éclairer la terre ; * et par eux, Tu nous as tous guidés vers la vraie foi. ** Ô Très-miséricordieux, gloire à toi.
3. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Saint Apôtre Jacques, * prie le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Pour avoir fermement implanté dans les âmes des fidèles la sagesse de la doctrine, * louons tous le bienheureux apôtre Jacques, car il a été un prédicateur de Dieu ; * aussi parvenu auprès du trône de gloire du Maître * il se réjouit avec les anges ** et intercède sans cesse pour nous tous.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des Pères, ton 6 : Le Fils qui a indiciblement resplendi du Père, * et qui en deux natures est né d’une femme, * nous le contemplons et ne refusons pas de représenter son visage, * mais le reproduisant avec piété, nous le vénérons avec foi. * C’est pourquoi, fidèle à la foi véritable, ** l’Église embrasse l’icône de l’Incarnation du Christ.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
R/. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel 3, 26).
V/. Parce que vous êtes juste dans tout ce que vous nous avez fait. (Daniel, 3, 27)
De l’Apôtre, ton 8 :
R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
Des Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.
De l’Apôtre : I Corinthiens (§ 131) IV, 9–16.
Car il semble que Dieu nous traite, nous autres apôtres, comme les derniers des hommes, comme ceux qui sont condamnés à la mort, nous faisant servir de spectacle au monde, aux anges et aux hommes.

Alleluia
Des Pères, ton 1 :
V/. Le Dieu des dieux, le Seigneur, parle. Il appelle la terre du lever du soleil à son couchant. (Psaume 49, 1).
V/. Assemblez devant lui ses fidèles, qui scellèrent son alliance en sacrifiant. (Psaume 49, 5)
De l’Apôtre, ton 1 :
V/. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère.
Des Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.
J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde.
De l’Apôtre : Luc (§ 51) X, 16–21.
Celui qui vous écoute, m’écoute : celui qui vous méprise, me méprise ; et celui qui me méprise, méprise celui qui m’a envoyé.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 3.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : R/. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saints Cyprien & Justine – ton 2

Saint Cyprien & sainte JustineParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 15 octobre 2017 du calendrier grégorien, 2 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Cyprien & la sainte martyre Justine.

Né au IIIème siècle, Cyprien (qu’il faut distinguer du saint évêque de Carthage de ce nom) avait été initié dès sa jeunesse aux mystères païens, à la divination, à la magie & à l’astrologie, principalement à Athènes, puis sur l’Olympe et enfin chez les Chaldéens, où il se lie au diable et met à son service une phalange de démons. Il s’établit ensuite à Antioche (non Antioche la Grande, mais plus vraisemblablement à Antioche de Phénicie, dite aussi Antioche de Pieria, l’actuelle ville-île d’Arouad, en face de Tartous en Syrie) où il exerce en tant que mage occulte. Un jeune païen nommé Aglaïdas à recours à ses services afin de séduire par des charmes magiques la vierge Justine, récemment convertie au christianisme et qui refuse ses avances. Mais Cyprien ne tarde pas lui aussi à tomber sous le charme de Justine, et déploie tous ses arts démoniaques pour tenter de vaincre sa résistance. Mais la foi vaillante de Justine et le signe de la croix suffisent à disperser tous les assauts démoniaques.

Cyprien consulte alors le diable afin de connaître la raison de ces échecs et de le sommer d’intervenir lui-même. Mais le démon lui répond qu’aucun de ses artifices ne réussirait contre les vrais adorateurs du Christ. Impressionné par cette réponse, Cyprien commençe dès lors à regretter les égarements de sa vie passée, et, laissant de côté la magie et reniant le diable, il se convertit pleinement à la foi du Christ, notre Seigneur, et brûle ses anciens livres de magie.

Il reçoit le baptême puis entre dans la hiérarchie ecclésiastique, étant ordonné diacre puis prêtre par l’évêque d’Antioche Anthime et finalement il est sacré évêque de cette ville à la suite d’Anthime.

Martyre de saint Cyprien et de sainte Justine - Ménologue de Basile II

Martyre de saint Cyprien et de sainte Justine – Ménologue de Basile II

Durant une persécution, Cyprien fut arrêté à Antioche, de même que la vierge Justine à Damas. Tous deux furent souffletés et accablés de coups, après quoi on les jeta en prison, dans l’espoir qu’ils renonceraient à leur résolution. Mais lorsque, plus tard, on les en fit sortir, ils se montrèrent fermement décidés à persévérer dans la religion chrétienne ; alors on les plongea dans une chaudière remplie de poix, de graisse et de cire en fusion, mais il résistèrent à ce supplice. Le juge ne sachant que faire, les envoya près de l’empereur à Nicomédie où on finit par les frapper de la hache, en compagnie d’un troisième martyr nommé Théoctiste. Leurs corps abandonnés sans sépulture, demeurèrent six jours dans cet état ; des matelots, durant la nuit, les placèrent secrètement sur leur navire et les portèrent à Rome. Ils furent d’abord ensevelis dans la propriété de Rufine, noble dame romaine de la gens Claudia ; puis transférés dans la Ville même et déposés dans la basilique du Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran), auprès du baptistère. Une partie des reliques de saint Cyprien fut apportée ultérieurement à Toulouse où s’élève toujours le quartier Saint-Cyprien (Sant Çubran en occitan).

Saint Cyprien & sainte JustineL’histoire de Cyprien et de Justine nous est connue par diverses sources anciennes : le récit de sa conversion, appelé Confession de saint Cyprien date des environs de l’an 350, il fut complété par celui de son martyre à la fin du IVème siècle ou au début du Vème siècle. En 379, saint Grégoire de Nazianze, le Théologien, prononce une célèbre homélie en l’honneur de saint Cyprien et de sainte Justine, au jour de leur fête, qui cite le texte de la Confession. Au siècle suivant, l’impératrice Eudocie († 460), épouse de Théodose II, écrit plusieurs poèmes consacrés à l’histoire des saints Cyprien & Justine, cite la Confession et apporte des détails supplémentaires sur les circonstances du martyre, et le poète chrétien espagnol Prudence de même consacre à la passion de saint Cyprien le 13ème chapitre de son fameux Peristephanon consacré à la gloire des martyrs.

Les Ménées grecs et certains auteurs médiévaux placent en général la passion de ces saints sous le règne de Dèce et leur martyre à Nicomédie sous Claude II le Gothique. Toutefois l’Abbé Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, se fondant sur le témoignage de premier plan de l’impératrice Eudocie et sur les éléments intrinsèques du récit de la passion de saint Cyprien, parvient à établir avec vraisemblance la date du martyre à Nicomédie à l’automne 304.

Les saints Cyprien et Justine sont fêtés le 26 septembre dans le rit romain traditionnel.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2 et 4 tropaires du canon des saints :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Comme Paul, convertissant * le désir de ton âme vers le Christ, * très-sage Cyprien, ** tu es devenu son disciple.
8. Au lieu de la tunique des passions * le Christ t’a donné pour son repas nuptial * l’ornement de gloire, le vêtement ** de la seconde naissance.
9. Ayant excellé auparavant * dans l’ascèse, illustre Cyprien, * par la suite tu es devenu ** un stoïque Témoin de la vérité.
10. Hautement nous vénérons en toi, * nous les fidèles, la divine Mère, en vérité, * car tu as enfanté, ** Vierge toute-pure, le Dieu incarné.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Cyprien , * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Saints, ton 3 : Passant de la sorcellerie à la connaissance de Dieu, * O divinement sage, * tu t’es montré un médecin très sage pour le monde, * accordant des guérisons à ceux qui t’honorent, O Cyprien, avec Justine. ** Prie avec elle le Maître Ami des hommes, afin qu’il sauve nos âmes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
[Des Saints, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
[Des Saints : I Timothée (§ 280) I, 12–17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
V/. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
V/. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
[Des Saints, ton 2 :
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31–36.
Traitez les hommes de la même manière que vous voudriez vous-mêmes qu’ils vous traitassent.
[Des Saints : Jean (§ 36) X, 9–16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des Saints : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).]
Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 8 octobre 2017, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La guérison du paralytique.

Alors, pourquoi refuse-t-il pour lui-même les services de la mer, et recourt-il à ceux d’un batelier pour traverser un si petit lac ? « Il monta dans une barque, dit l’Évangile, et il passa sur l’autre rive. » Et quoi d’étonnant, frères ? Le Christ est venu se charger de nos faiblesses et nous donner sa force, chercher ce qui est humain, accorder ce qui est divin, accepter des injures, rendre des dignités, porter des maux, apporter la guérison ; car le médecin qui ne porte pas l’infirmité ne sait pas guérir, et celui qui n’a pas été malade avec le malade ne peut pas apporter au malade la guérison. »
Homélie de saint Pierre Chrysologue, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Serge de Radonège – ton 1

Saint Serge de Radonège et l'ours - fresque de la porte d'entrée de la Laure de la Trinité-Saint-SergeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 octobre 2017 du calendrier grégorien, 25 septembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le trépas de notre Vénérable Père Serge, higoumène de Radonnège, thaumaturge de toutes les Russies.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du Vénérable Père.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 1 & 4 tropaires de la 3ème du canon du Vénérable Père :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. A tes disciples tu t’es donné en image du bien * et tu menas nombre d’âmes au salut : * celles qui, rejetant les mondaines passions, * ont trouvé consolation ** dans les délices du Paradis.
8. Bienheureux Serge, dans la maison du Seigneur * tu as poussé comme un fertile olivier * dont l’huile fait resplendir les âmes te chantant * et dans la foi s’écriant pour le Christ : ** Nul n’est saint, hormis toi, le seul Ami des hommes.
9. Par la vigilance de tes veilles * tu endormis les funestes passions, * bienheureux Serge, sage en Dieu ; * à cause d’elles tu habites la chambre des cieux ** et tu as reçu le charisme des guérisons.
10. Plus haute que les Chérubins, les Séraphins, * tu es apparue, ô Mère de Dieu, * car seule, Vierge pure, tu as reçu dans ton sein * le Dieu que nul espace ne peut cerner, ** et nous fidèles, par nos hymnes nous te disons bienheureuse.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Tu as excellé dans les œuvres bonnes * comme un vrai soldat du Christ Dieu, * et, en cette vie, tu as combattu avec ardeur les passions ; * par les chants, les veilles et les jeûnes, * tu fus un modèle pour tes disciples. * C’est pourquoi l’Esprit Saint fit en toi sa demeure * et, par son action, tu fus brillamment orné. * Alors que tu as l’audace de t’adresser à la sainte Trinité, * souviens-toi du troupeau que, dans ta sagesse, tu as rassemblé * et, selon ta promesse, n’oublie pas de visiter tes enfants, ** vénérable Serge, notre père.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Blessé par l’amour du Christ, ô vénérable Père, * tu L’as suivi dans ton désir irréversible. * Tu as méprisé tous les plaisirs charnels * et, comme un soleil, tu as brillé sur ta patrie ; * aussi le Christ t’a enrichi du don des miracles. * Souviens-toi de nous qui célébrons ta lumineuse mémoire et te clamons : ** « Ô Serge inspiré de Dieu, réjouis-toi. »
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
R/. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Du Vénérable Père, ton 6 :
V/. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
Du Vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du Vénérable Père : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

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