Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de la Théophanie

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de la Théophanie a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de la Théophanie. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Baptême nettoie les fautes des humains ». Vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de la Théophanie employé par notre chœur, aux pages 24 à 42) :

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - icône de la fin du XVIIIème ou du début du XIXème sièclePremière ode – cantique de Moïse – Hirmos : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Dans les flots du Jourdain, * Il recrée Adam qui s’était corrompu * & il brise la tête des dragons qui s’y étaient tapis * le Seigneur Roi des siècles ; ** car Il s’est couvert de gloire.

℣. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Ayant revêtu la chair matérielle * de la flamme immatérielle de la divinité, * le Seigneur incarné de la Vierge * s’entoure des eaux du Jourdain, ** car Il s’est couvert de gloire.

℣. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Celui qui des hommes efface la souillure * en se purifiant pour eux dans le Jourdain, * a pris leur apparence en demeurant ce qu’Il était, * & il illumine ceux qui sont dans les ténèbres, le Seigneur, ** car Il s’est couvert de gloire.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : De l’abîme Il a découvert les profondeurs, * & il conduit les siens à pieds secs, * après avoir englouti leurs ennemis, * le Seigneur puissant dans les guerres, ** car il s’est couvert de gloire.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - tryptique de Sainte-Catherine du Sinaï - XIIème siècleTroisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

℣. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Toi qui jadis était stérile * & malheureusement privée d’enfants, * sois aujourd’hui dans l’allégresse, Eglise du Christ, * car par l’eau & l’Esprit des fils te sont nés * qui s’écrient avec toi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

℣. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : A haute voix le Précurseur crie dans le désert : * Préparez les voies du Christ, * redressez les chemins de notre Dieu * en proclamant dans votre foi : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Seigneur, qui a nos rois donne la force, * & de ses oints exalte la puissance, * est enfanté d’une Vierge, * & s’avance vers le baptême ; * aussi fidèles, écrions-nous : ** « Nul n’est saint comme notre Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

℣. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Qui a vu, s’écria le héraut, * se baigner le Soleil éclatant par nature, * pour que je Te purifie par l’eau, Eclat de gloire, * Figure du Père éternel, * & que moi, qui suis boue, * j’effleure le feu de Ta divinité ; ** tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu.

℣. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Moïse, te rencontrant, manifesta la piété que Dieu lui inspirait, * car dès qu’il perçut ta voix dans le buisson, * il détourna son regard aussitôt ; * et moi, comment pourrais-je te regarder et poser sur toi la main ? ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

℣. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Bien que doué d’une âme, de parole et de raison, * j’ai pour toi le respect des êtres inanimés ; * si je te baptise, j’aurai pour accusateurs * la montagne fumant au contact de ton feu, * la mer qui se retire et le Jourdain qui remonte son cours ; ** tu es le Christ, sagesse et puissance de Dieu.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Ta voix, Seigneur, il l’entendit, * celui que tu nommas « Voix qui crie dans le désert », * quand tu as tonné sur les grandes eaux * pour rendre témoignage à Ton Fils ; * rempli de la présence de l’Esprit, ** il s’écria : « Tu es le Christ, sagesse & puissance de Dieu ».

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainCinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

℣. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Une multitude infinie de peuples étant venue * pour se faire baptiser par Jean, il se leva au milieu d’eux & leur adressa ces mots : * qui vous a appris, désobéissants, * à éviter la colère à venir ? * Accomplissez des fruits dignes du Christ, ** Il est ici & Il accorde la paix.

℣. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Celui qui a planté la création, * au milieu de nous se tenant comme l’un de nous, * prend possession des cœurs et, tenant en main * le van purificateur, il vanne sagement, * brûlant ce qui est stérile sur l’aire du monde entier * pour accorder la vie éternelle à qui porte du fruit.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Jésus, principe de la vie, * vient pour effacer la condamnation d’Adam le premier homme ; * bien qu’il n’ait pas besoin, comme Dieu, de purification, * Il se purifie pour le coupable dans le Jourdain, * il y détruit la haine, ** Il accorde la paix qui surpasse tout esprit.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainSixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

℣. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Né du Dieu et Père immatériellement, * de la Vierge, sans souillure, * le Christ prend chair * dont le Précurseur nous enseigne qu’il ne peut délier la courroie, * c’est-à-dire l’union du Verbe et de notre nature, ** puisqu’il est venu racheter les mortels de l’erreur.

℣. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : C’est le Christ qui baptisera dans le feu ultime * ceux qui désobéissent & ne le conçoivent pas en tant que Dieu ; * mais c’est dans l’Esprit que par la grâce & dans l’eau * Il renouvelle ceux qui reconnaissent sa divinité, * en les sauvant de leurs péchés.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : La voix du Verbe, le chandelier de la lumière, * l’étoile du matin, & du Soleil le Précurseur crie au désert à tous les peuples : * « Faites pénitence, * & purifiez-vous, * car voici qu’est venu le Christ, ** qui sauve le monde de la corruption.

Théophanie de Notre SeigneurSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

℣. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les Puissances angéliques au Jourdain * se tenaient comme au ciel avec crainte et admiration, * contemplant l’extrême condescendance de Dieu, * puisque celui qui tient en mains * les eaux du firmament se tenait dans les ondes avec son corps, ** lui, le Dieu de nos Pères.

℣. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Jadis la nuée & la mer préfigurèrent la merveille du divin baptême, * car c’est en elles que le peuple fut baptisé dans sa traversée par le législateur ; * la mer était la figure de l’eau & la nuée, celle de l’Esprit ; * initiés par eux, nous crions : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

℣. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Nous tous, les croyants, pour en avoir reçu l’initiation * sans cesse louant Dieu, * avec les Anges glorifions le Père & le Fils & le Saint-Esprit, * la consubstantielle Trinité, * en trois personnes unique Dieu * pour lequel nous chantons : * Dieu de nos pères, tu es béni.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Lorsque les pieux jeunes gens * furent jetés dans la fournaise ardente, * un vent de rosée souffla, * les protégeant de tout dommage, * ainsi que la descente d’un Ange de Dieu ; * c’est pourquoi rafraîchis dans la flamme ils chantaient en rendant grâce : ** « Seigneur très loué et Dieu de nos pères tu es béni. »

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au JourdainHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

℣. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Bannis toute crainte, dit le Rédempteur au Précurseur; * sois docile et viens à moi comme au Christ, * puisque je le suis par nature ; * cède à mon commandement; * baptise-moi dans mon abaissement, * moi que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

℣. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Dès qu’il entendit les paroles du Maître, * le Baptiste étendit la main en tremblant ; * mais lorsqu’il toucha la tête de son Créateur * il cria au baptisé : * sanctifie-moi, tu es mon Dieu * que les peuples louent ** & exaltent dans tous les siècles.

℣. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Au Jourdain se manifesta la Trinité, * la nature du suprême Dieu ; * le Père proclama : Celui qui est baptisé, * c’est mon Fils bien-aimé ; * et l’Esprit reposa sur son égal * que les peuples bénissent ** et exaltent dans tous les siècles.

℣. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise de Babylone montra un mystère étonnant * lorsque jaillit la rosée ; * mais le Jourdain devait recevoir en ses flots le feu immatériel * & accueillir le Créateur baptisé en sa chair ; * c’est Lui que les peuples bénissent ** & exaltent dans tous les siècles.

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : ℣. Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos :
Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

℣. Magnifie, ô mon âme, * celui qui vient dans le Jourdain * pour s’y faire baptiser.
℣. Magnifie, ô mon âme, * celui qui reçoit * du Précurseur le Baptême.

Tropaire : David, viens en esprit auprès des baptisés, * et dis-leur ce chant : * De Dieu en votre foi * approchez-vous, et vous serez illuminés; * un pauvre a crié – en sa chute c’est Adam -, * le Seigneur l’écoute, * il est venu dans les flots du Jourdain vers l’homme corrompu ** lui apporter le renouveau.

℣. Magnifie, ô mon âme, * l’objet du témoignage * que le Père rendit de sa voix.
℣. Magnifie, ô mon âme, * l’Un de la sainte Trinité * inclinant la tête pour être baptisé.

Tropaire : Isaïe proclame : Lavez-vous, purifiez-vous, * ôtez votre perversité de devant la face du Seigneur ; * venez à l’eau vive, vous qui avez soif ; * car pour les fidèles s’approchant de lui * le Christ fait sourdre l’eau du renouveau * et pour la vie éternelle ** les baptise dans l’Esprit.

℣. Prophète, viens donc, * étends sur moi la main, * hâte-toi de me baptiser.
℣. Prophète, à présent * baptise-moi sans hésiter : * je suis venu pour accomplir toute justice.

Tropaire : Le sceau de la grâce nous préserve, nous croyants : * comme les Hébreux jadis ont évité la destruction grâce aux portes marquées de sang, * ainsi nous soit, comme en l’exode, ce bain que Dieu nous offre pour nous régénérer * et grâce auquel nous pourrons voir aussi ** l’inaccessible lumière de la Trinité.

℣. Aujourd’hui le Seigneur * sous la main du Baptiste et Précurseur * incline la tête.
℣. Aujourd’hui saint Jean * baptise le Seigneur * dans les flots du Jourdain.

Catavasie : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche avant la Théophanie – Paramonie de la Théophanie – ton 7

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 janvier 2015 du calendrier grégorien – 5 janvier 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Le 5 janvier est la paramonie (la veille, la vigile), dernier jour de l’avant-fête de la Théophanie, qui démarre le 2 janvier. Cette veille de l’Epiphanie est le seul jour de jeûne depuis Noël. Comme le 5 janvier est un dimanche cette année, ce jeûne est anticipé au vendredi 3 (tout comme le chant des Heures royales).

Ce dimanche est aussi celui avant la Théophanie, d’où le prokimenon, l’apôtre, l’alleluia et l’évangile qui sont propres à ce dimanche.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de l’avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
8. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
9. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
10. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Le Jourdain retourna en arrière jadis, * frappé par le manteau d’Elisée, * et les eaux se divisèrent de part en part * après l’assomption d’Elie. * Les flots lui devinrent un ferme chemin * à l’exacte image du Baptême * par lequel nous traversons * le cours fluctuant de la vie. ** Le Christ se manifeste au Jourdain pour sanctifier les eaux.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Descendu dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet ** sauver Adam le premier Père.

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).

Evangile
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Théophanie russe – Horaire des offices à la paroisse russe catholique de Paris

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain

  • Dimanche 18 janvier (5 janvier dans le calendrier julien) à 9h15 : divine liturgie de la vigile de l’Epiphanie (liturgie de saint Jean Chrysostome et bénédiction des eaux)
  • Dimanche 18 janvier à 18h : Grandes complies
  • Dimanche 18 janvier à 19h : MATINES DE LA THEOPHANIE
  • Lundi 19 janvier (6 janvier dans le calendrier julien) à 12h : divine liturgie de la fête Théophanie (liturgie de saint Basile le Grand)

Le mot Epiphanie signifie « manifestation » ; l’Eglise emploie également le terme de Théophanie pour désigner cette fête, ce qui signifie « Manifestation de Dieu ». Si l’Occident latin a surtout retenu la manifestation de la divinité du Christ par l’adoration des mages, l’Orient byzantin a mis l’accent sur la manifestation de la Trinité lors du baptême du Christ au Jourdain par saint Jean Baptiste.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, l’Epiphanie – tombe le 19 janvier. Le 18 janvier, l’office solennel des vigiles ouvre la célébration paroissiale de la fête de la Théophanie.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit, ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 19 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles :
l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de la Théophanie.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantées mais récitées. L’austérité de cette première partie de la Vigile de la Théophanie évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Dans le Jourdain ») & du kondakion (« En ce jour de l’Epiphanie »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de la Théophanie est beaucoup plus joyeux, moins ascétique, et les parties chantées sont beaucoup plus développées. L’essentiel de l’hymnographie en a été écrite par saint Jean Damascène et par son frère adoptif saint Côme le Mélode au VIIIème siècle.

Saint Sophrone de Jérusalem a quant à lui organisé au VIème siècle la solennelle bénédiction des eaux qui conclut en ce jour l’office de matines. Le magnifique texte en est d’un lyrisme et d’une théologie élevés. Cette solennelle bénédiction sera donnée à l’issue de la liturgie dominicale le 18 janvier à 9h15.

La divine liturgie de saint Basile du jour de l’Epiphanie sera célébrée le 19 janvier à 12h.

Tropaire de la Théophanie, ton 1 :
« Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi ! »

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
39, rue François-Gérard
75016 Paris
M° Eglise d’Auteuil

L’évènement sur Facebook.

Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 6

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 janvier 2015 du calendrier grégorien – 29 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem.

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem.

Nous sommes encore dans les jours de l’après-fête de Noël, laquelle se clôt le 31 décembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Et maintenant.
Kondakion : des saints.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 7ème ode du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des saints :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** « Dieu de nos pères, tu es béni. »
6. Les bergers veillant dans les champs * furent favorisés d’une vision lumineuse qui les terrifia : * la gloire du Seigneur brilla tout autour d’eux * et un ange leur cria : « Chantez, car le Christ est né : ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
7. Soudain, à la parole de l’ange, * les armées célestes s’écrièrent : * « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, * paix sur terre, aux hommes, bienveillance ; * le Christ a resplendi. ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
8. « Quelle est cette parole ? dirent les bergers ; * allons et voyons cet avènement : * c’est le Christ Divin ». * Et une fois arrivés à Bethléem, ils L’adorèrent * avec Celle qui L’avait engendré et chantaient : ** « Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Des saints, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Des saints, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1)

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge, la Très-pure Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * la crèche, un lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de Noël

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de Noël a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de Noël. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Christ fait homme demeure le Dieu qu’il était ». (traduction nouvelle employée à la Paroisse russe catholique de Paris – vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de Noël employé par le chœur, aux pages 58 à 77) :

Première ode – cantique de Moïse – Hirmos : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

℣. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Celui qui était flétri à cause de sa transgression, * celui qui, créé à l’image de Dieu, était tout entier asservi à la corruption * et déchu des hauteurs de la vie divine, * le sage Artisan le renouvelle, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Voyant l’homme, œuvre de Ses propres mains en voie de perdition, * le Créateur incline les cieux et descend : * de la pure et divine Vierge, * il assume toute la substance humaine * et s’incarne véritablement, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Sagesse, Verbe et puissance, * étant Fils et Éclat du Père, * le Christ Dieu, * à l’insu des puissances qui sont au-dessus du monde et de celles de la terre, * s’étant incarné, nous a recréés, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

Troisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

℣. Mais celui qui se glorifie, qu’il le fasse en connaissant le Seigneur, en pratiquant droite justice au milieu de la terre.

Tropaire : L’Adam fait de poussière * avait eut en partage un meilleur souffle de vie, * mais il s’était laissé glisser dans la corruption par l’artifice de la femme ; * en voyant de loin le Christ fils de la Femme, * il s’écria : « Toi qui, pour moi, es devenu semblable à moi, ** Saint es-tu, Seigneur. »

℣. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Tu t’es conformé, * ô Christ, à ce qui était moindre, fait d’argile ; * et qui, participant à notre pauvre chair, lui communica ta divinité * en devenant homme tout en restant Dieu ; * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur.

℣. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : Bethléem, sois dans l’allégresse, * reine des princes de Juda, * car Celui qui fait paître Israël, qui est porté sur les épaules des chérubins, * le Christ, est sorti de toi aux yeux de tous * et, ayant relevé notre corne, ** Il a régné sur tous.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

℣. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Tu t’es élevé, ô Maître, * comme l’étoile de Jacob, * Tu as rempli de joie les sages observateurs des astres, * adeptes des enseignements de l’antique devin Barlaam ; * eux qui T’étaient amenés comme les prémices des nations, * Tu les reçus ouvertement. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Tu es descendu dans le sein virginal * comme la pluie sur la toison, ô Christ, * et comme les gouttes de rosée qui arrosent la terre. * L’Éthiopie, Tharsis, * les îles de l’Arabie et Saba, * ainsi que les chefs de toute la terre des Mèdes, ô Sauveur, * se sont prosternés devant Toi. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 04Cinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

℣. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.

℣. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 03Sixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

℣. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Il est venu en s’incarnant, le Christ, notre Dieu, * que le Père engendre dans Son sein avant l’étoile du matin ; * Lui qui tient les rênes des puissances immaculées, * Il est couché dans une crèche d’animaux et Il est emmailloté dans un haillon ; ** mais Il délie les liens enchevêtrés de nos péchés.

℣. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : Le Fils est né comme un petit enfant * de la chair d’Adam * et Il est donné aux croyants ; * c’est Lui, le Père et le Chef du siècle à venir * et Il est appelé l’Ange du Grand Conseil ; * c’est Lui, le Dieu fort et, dans Sa puissance, ** Il domine la création.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** « Dieu de nos pères, tu es béni. »

℣. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les bergers veillant dans les champs * furent favorisés d’une vision lumineuse qui les terrifia : * la gloire du Seigneur brilla tout autour d’eux * et un ange leur cria : « Chantez, car le Christ est né : ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Soudain, à la parole de l’ange, * les armées célestes s’écrièrent : * « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, * paix sur terre, aux hommes, bienveillance ; * le Christ a resplendi. ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : « Quelle est cette parole ? dirent les bergers ; * allons et voyons cet avènement : * c’est le Christ Divin ». * Et une fois arrivés à Bethléem, ils L’adorèrent * avec Celle qui L’avait engendré et chantaient : ** « Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

℣. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : La fille de Babylone * attira de Sion vers elle les enfants de David * conquis à la pointe de l’épée, * mais elle renvoie à la Fille de David, qui tient Dieu dans ses bras, * ses enfants les mages porteurs de présents, pour l’implorer. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Les chants de deuil avaient écarté * les instruments de musique, * car les enfants de Sion ne chantaient pas sur une terre étrangère ; * mais le Christ, se levant à Bethléem, * dissipe les errements de Babylone et toutes ses harmonies musicales. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Babylone reçut * les dépouilles de la Reine de Sion * et ses richesses conquises à la pointe de l’épée, * mais le Christ, attire à Sion les trésors de Babylone * avec ses rois observateurs des astres, au moyen d’une étoile qui les guide. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : ℣. Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable & plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Hirmos :
Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

℣. Magnifie, mon âme, le Dieu qui, dans la chair, est né de la Vierge.
℣. Magnifie, mon âme, le Roi né dans la grotte.

Tropaire : Voyant le cours inusité * d’un astre extraordinaire et nouveau * qui venait de briller et répandait dans le ciel une lumière éclatante, * les mages conclurent que le Christ Roi était né sur terre à Bethléem ** pour notre salut.

℣. Magnifie, mon âme, le Dieu adoré par les mages.
℣. Magnifie, mon âme, la pure Vierge qui mit au monde le Christ Roi.

Tropaire : Lorsque les mages dirent : * « Où se trouve le jeune Roi nouveau-né * dont nous avons vu l’étoile, * car nous sommes venus L’adorer ? », * Hérode, l’ennemi de Dieu, * devint fou et se troubla, ** s’agitant pour faire périr le Christ !

℣. Magnifie mon âme, la pure Vierge et seule Mère de Dieu qui mit au monde le Christ Roi.
℣. Les mages et les pasteurs vinrent adorer le Christ né dans la ville de Bethléem.

Tropaire : Hérode se fit préciser le temps de l’apparition de l’étoile * sous la conduite de laquelle les mages vinrent à Bethléem * adorer le Christ avec leurs présents. * Mais reconduits par elle dans leur patrie, * ils laissèrent ce cruel infanticide, ** s’étant joués de lui.

℣. En ce jour, la Vierge enfante le Maître à l’intérieur d’une grotte.

Catavasie : Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

Noël russe – Horaire des offices à la paroisse russe catholique de Paris

Nativité

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité

Mardi 6 janvier 2015 (24 décembre 2014 dans le calendrier julien) :

Vigiles de Noël :
18h30 : Grandes Complies
19h30 : Matines de Noël
21h30 : Trapeza (repas paroissial)

Mercredi 7 janvier 2015 (25 décembre 2014 Julien) :

12h : Divine liturgie de saint Jean Chrysostome du jour de Noël.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël tombe le 7 janvier. Le 6 janvier, l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration de la fête de la Nativité.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de Noël.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantés mais récités. L’austérité de cette première partie de la Vigile de Noël évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu ») & du kondakion (« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de Noël est beaucoup plus joyeux & festif, les parties chantées y sont beaucoup plus développées.

A l’issue des vigiles, un repas paroissial traditionnel réuni les paroissiens & amis de la paroisse autour de spécialités russes.

Le tropaire de Noël – 4ème ton synodal :

Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !

Le kondakion de Noël, du 3ème ton, hymne célèbre de saint Romain le Mélode (493 † c.555/565) mise ici en musique par Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie:

La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – Avant-fête de Noël – ton 5

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 janvier 2014 du calendrier grégorien – 23 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de l’avant-fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des saints Pères.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurent, 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
6. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
7. « De ses entrailles, comme il l’avait reçu, * le monstre a rejeté Jonas * comme du sein le nouveau-né; * et le Verbe pareillement * dans le sein de la Vierge est demeuré, * il prit chair et en sortit, * lui conservant son intégrité, * car il a préservé en celle qui l’enfanta ** sa virginité. »
8. Notre Dame, en ciel nouveau, * tu feras bientôt lever * dans la grotte et dans la chair * de ton sein comme nuée * le Soleil de gloire, le Christ, * qui va faire resplendir * de son rayonnement * la terre et tous ses habitants ** par extrême bonté.
9. Tu as vu, Seigneur Jésus, * notre misère et nos douleurs * et nous pris en compassion * sans détourner ton regard; * mais assumant notre néant, * sans quitter le sein du Père tu as demeuré * dans celui de l’Inépousée * qui, sans douleurs, ** va t’enfanter dans la grotte selon la chair.
10. Montagnes et collines, exultez * avec les plaines et les vallées, * tous les peuples, les familles des nations * et tout ce qui respire, battez des mains, * comblés de la joie divine, * car voici la rédemption universelle, * le Verbe intemporel de Dieu * qui vient se mettre par amour ** sous les normes du temps.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Bethléem : * pour tout homme s’ouvre l’Eden ; * pare-toi, Ephratha : * en la grotte la Vierge fait fleurir l’arbre de vie ; * son propre sein devient le mystique Paradis * où pousse l’arbre divin * dont ceux qui en mangent vivront * au lieu d’en mourir comme Adam : ** le Christ vient au monde pour relever son image déchue.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Pères, ton 1 : Réjouis-toi, Bethléem, Ephratha, prépare-toi, * voici que la Brebis s’empresse d’enfanter * le suprême Pasteur qu’elle porte dans son sein ; * à cette vue les Pères théophores sont dans la joie * et chantent avec les Bergers ** la Vierge nourrissant le Créateur de son lait.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : La Vierge en ce jour se prépare à enfanter * en une grotte ineffablement le Verbe d’avant les siècles. * Terre entière, à cette nouvelle chante & danse, glorifie avec les Anges & les Bergers * celui qui a voulu devenir * un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous (Daniel, 3, 27).

Epître
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).

Evangiles
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 décembre 2014 du calendrier grégorien – 15 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres selon la chair de notre Seigneur.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de Joseph l’Hymnographe) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangile
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Patapios – ton 3

Saint Patapios de ThèbesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 décembre 2014 du calendrier grégorien – 8 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Patapios de Thèbes.

Saint Patapios (Patapius, Patape) naquit au Vème siècle à Thèbes en Egypte, au sein d’une famille pieuse. Encore jeune, il quitta tous les biens de ce monde pour se retirer comme moine au désert. Après de longues années de solitude, la renommée de sa sainteté fit affluer vers lui tant de visiteurs qu’il décida de partir pour Constantinople afin de trouver le repos en se perdant dans l’anonymat de la foule d’une grande ville, où régnait alors l’empereur Zénon (474-491). Il s’installa près de la murailles des Blachernes et devint ami de deux autres ermites, qui eux aussi devinrent saints : un Egyptien, Baras (qui construisit le monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion) et un Syrien, Raboulas (qui s’était établi comme ermite près de la Porte de Saint-Romain). Comme les puissances célestes, Patapios ne cessait pas, de jour comme de nuit, de louer le Seigneur et, en retour, Dieu lui donna la grâce d’accomplir de nombreux miracles.

Parmi ceux-ci, par l’invocation du Nom du Christ, il guérit un jour un aveugle de naissance qui s’était jeté à ses pieds avec foi. Une autre fois, il guérit un homme dont le corps était horriblement gonflé par un oedème, en le marquant du signe vivifiant de la Croix et en l’oignant avec l’huile d’une veilleuse de l’église. Il chassa aussi les démons qui s’étaient emparés d’un jeune homme, avec la même autorité que notre Seigneur. Plus il croissait en vertu et dans la louange perpétuelle, plus les miracles se multipliaient et attiraient de nouveau les foules vers lui.

Après avoir fondé un monastère – le Monastère des Egyptiens -, saint Patapios s’endormit dans le Seigneur un 8 décembre, à Constantinople.

Après la destruction du Monastère des Egyptiens en 536, son ami saint Varas transféra la relique du corps de saint Patapios en son monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion.

Au VIIIème siècle, saint André de Crète prononça un panégyrique sur saint Patapios. Un autre panégyrique, prononcé par un de ses disciples, nous apprend que le saint évêque de Crète avait reçu une apparition de saint Patapios.

Reliquaire du corps de saint PatapiosAu derniers siècles de l’Empire, ce monastère bénéficia de la protection impériale de la dynastie Paléologue, et tout particulièrement de l’impératrice Hélène Dragaš, épouse de l’empereur saint Manuel II Paléologue, qui elle aussi devint sainte sous son nom de moniale : sainte Hypomone (sainte Patience). La sainte impératrice, mère du dernier empereur Constantin XI Paléologue, avait établi un hospice pour vieillards dans les murs du monastère Saint-Jean-Baptiste du Pétrion, hospice appelé « Espérance des désespérés ».

Après la tragique chute de Constantinople, un neveu de la sainte impératrice, Aggelis Notaras emporta la relique du corps de saint Patapios, afin qu’elle échappe à la profanation des Infidèles, et la déposa dans la grotte d’un ermitage du mont Gérania, non loin de Corinthe. Cet ermitage fonctionna encore quelques siècles puis fut abandonné.

Eglise du nouveau monastère Saint-Patapios sur le mont GeraneiaBien longtemps après, en 1904, des habitants des environs firent des fouilles dans cette grotte et eurent la surprise de découvrir tout entière la précieuse relique du corps, incorrompu depuis 15 siècles, de Saint Patapios, ainsi que les ossements de sainte Hypomone – la sainte impératrice de Constantinople Hélène Dragaš. Un parchemin fut découvert avec ces reliques, permettant l’authentification de ces reliques. Le 1er août 1952, un monastère de nonnes fut fondé sur la grotte du mon Geraneia par le métropolite de Corinthe, il est dédié à saint Patapios et abrite ses reliques. Depuis, des pèlerinages ont lieu et l’on signale de nombreux miracles obtenus par l’intercession de saint Patapios.

Saint Patapios est aussi commémoré au 8 décembre par le rit romain :

A Constantinople, saint Patape, solitaire, célèbre pour ses vertus & pour ses miracles.
Martyrologe romain du 8 décembre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant&nbsp: Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : En toi, Père, l[a divine] Image se reflète exactement : * car, ayant pris la croix, tu as suivi le Christ ; * et par tes actes, tu as enseigné à mépriser la chair, puisqu’elle passe, * & à prendre soin de l’âme, réalité immortelle ; ** c’est pourquoi, avec les Anges se réjouit ton esprit, vénérable Père Patapios.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 3 : Ton temple, ô saint, les peuples l’ont trouvé comme une guérison spirituelle ; * y accourant avec zèle, * ils demandent d’y recevoir la guérison de leurs maladies * et la rémission des péchés commis en cette vie, ** car tu t’es manifesté comme l’intercesseur de tous ceux qui sont dans le besoin, ô Patapios vénérable Père.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).

Epître
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Nahum – ton 2

Saint prophète NahumParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 décembre 2014 du calendrier grégorien – 1er décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Habacuc.

Durant la période de jeûne avant Noël (laquelle commence le 15 novembre en la fête de saint Philippe – aussi est-il appelé populairement le « jeûne de Philippe »), le rit byzantin commémore à de nombreuses reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Prophète, ton 3 : De ton prophète Nahum, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Ton cœur pur, illuminé par l’Esprit, * fut le siège d’une brillante prophétie ; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c’est pourquoi nous te vénérons, ** prophète bienheureux, Nahum glorieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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