Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Enregistrement : sainte messe de la solennité de sainte Cécile

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de M. l’Abbé Faure, curé :

Sainte Cécile par Simon Vouet ca. 1626, Wadsworth Atheneum, Hartford (Connecticut)

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Enregistrement : sainte messe du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Le plus grand commandement

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de M. l’Abbé Faure, curé :

Simon Vouet, la Charité céleste

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Enregistrement : sainte messe de la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de M. l’Abbé Iborra :

La Nativité de la Sainte-Vierge - Philippe de Champaigne - May de Notre-Dame au musée d'Arras - détail

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Enregistrement : sainte messe du XVème dimanche après la Pentecôte – La résurrection du fils de la veuve de Naïm

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de M. l’Abbé Chapeau :

La veuve de Naïm implorant Notre Seigneur Jésus de ressusciter son Fils. Jean-Germain Drouais. XVIIIème siècle.

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Enregistrement : procession & sainte messe de la fête de l’Assomption

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de M. l’Abbé Iborra, vicaire :

L'Assomption par Juan Martin Cabezalero - Musée du Prado, Madrid (XVIIème siècle)

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Enregistrement à la GoPro du début de la procession :

Enregistrement : sainte messe du XIème dimanche après la Pentecôte – La guérison du sourd muet

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de don Pietro Biaggi, prêtre du diocèse de Bergame :

La guérison du sourd muet

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Enregistrement : sainte messe du Xème dimanche après la Pentecôte – Le Publicain & le Pharisien

L’enregistrement de cette messe :

Le sermon de don Pietro Biaggi, prêtre du diocèse de Bergame :

Le Pharisien & le Publicain - gravure du XIXème siècle

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Chant mozarabe – Pacem meam do vobis – commun de la messe mozarabe

Pacem meam do vobis : Ad pacem ordinaire de la messe mozarabe

Pacem meam do vobis, pacem meam comméndo vobis, non sicut mundus dat pacem, do vobis. Je vous donne ma paix, je vous laisse ma paix, non comme le monde donne la paix, je vous la donne moi. (Jean 14, 27)
℣. Novum mandatum do vobis ut diligátis vos ínvicem. ℣. Je vous donne un commandement nouveau : de vous aimer les uns les autres. (Jean 13, 34)
℣. Glória et honor Patri et Fílio et Spíritui Sancto, in sæcula sæculórum. Amen. ℣. Gloire & honneur au Père & au Fils & au Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.

Dans le rit mozarabe, comme dans toutes les liturgies orientales et la plupart des liturgies occidentales, le baiser de paix se place à l’offertoire avant le canon eucharistique, conformément aux paroles de Notre Seigneur :

Si donc, lorsque vous présentez votre offrande à l’autel, vous vous souvenez que votre frère a quelque chose contre vous, laissez-là votre don devant l’autel, et allez vous réconcilier auparavant avec votre frère, et puis vous reviendrez offrir votre don. (Matthieu, 5, 23-24)

Seules l’ancienne liturgie des Eglises d’Afrique et la liturgie romaine divergent très tôt sur ce point et placent le baiser de paix avant la communion, après la consécration des saintes espèces, en insistant sur le fait que la paix est reçue par le sang versé du Christ (le calice contenant le précieux Sang est d’abord baisé par le célébrant et de là la paix se propage). Il s’agit d’une toute autre perspective.

La liturgie ambrosienne synthétise les deux usages et connait un double baiser de paix (à l’offertoire, selon la tradition antique commune et avant la communion, selon la tradition romano-africaine).

Il était aussi très courant jusqu’à naguère dans les Eglises de France de présenter l’instrument de paix à l’offertoire en particulier aux messes des morts, y compris celles célébrées dans le rit romain (alors que le baiser de paix est interdit stricto sensu aux messes des morts dans ce rit) : cette pieuse coutume est de fait un antique souvenir de l’ancien rit des Gaules supprimé par Charlemagne, lequel connaissait le baiser de paix à l’offertoire comme dans le rit mozarabe. C’était admirable de voir que cet usage avait perduré dans notre pays et traversé les âges jusqu’aux dernières années du XXème siècle.

Dans le rit mozarabe, le baiser de paix est accompagné d’un chant, dit « Ad pacem ». La plupart du temps, il s’agit du beau texte des paroles de Notre Seigneur dans l’évangile de Jean, dont le chant est donné ci-dessus. Quelques rares grandes fêtes ont un texte propre différent.

La plupart des rits chrétiens ont fortement atténué l’accompagnement rituel du baiser de paix, et celui-ci est tombé en général en désuétude. Son souvenir n’est plus en général évoqué que par un texte très bref (par exemple : Pax Domini sit semper vobiscum dans le rit romain, Aimons-nous les uns les autres, afin que dans un même esprit nous confessions : Le Père, le Fils et le Saint Esprit, Trinité consubstantielle et indivisible dans le rit byzantin). Dans le rit mozarabe en revanche, le rite de la paix s’est intégralement conservé depuis l’antiquité et n’a pas disparu en chemin (en raison probablement de l’isolement très fort du rit hispanique durant la domination arabe) ; la messe mozarabe comporte toujours une oraison qui varie à chaque messe, l’oratio ad pacem, plusieurs monitions diaconales et ce chant de l’antienne Ad pacem, le tout se place juste avant le dialogue de la préface eucharistique.

Le chant de l’antienne Pacem meam do vobis s’apparente au VIIIème ton grégorien, le chœur reprend l’intégralité de l’antienne après le verset & la doxologie.

Source : Cantoral mozarabe n° II de la Chapelle du Corpus Christi de la cathédrale de Tolède, folios XIII v° et XIV r°.

Chant mozarabe – Laudes de la messe d’un martyr ponfife

Laudes Exultabit justus de la messe d'un martyr pontife

Alleluia. ℣. Exsultábit iustus in glória, et gaudébit in lætítia sempitérna. Alleluia. Alleluia. Les saints seront dans la joie se voyant comblés de gloire : ils se réjouiront dans le lieu de leur repos. (Psaume 149, 5)

Les Laudes mozarabes correspondent à l’Alleluia de la messe romaine, ambrosienne, byzantine, etc… Il s’agit bien sûr de l’alleluia chanté avant et après un verset de psaume. C’est un trait particulier à l’antique liturgie hispanique que l’alleluia à la messe mozarabe ne se chante pas avant mais après l’évangile (après la prédication de fait), ainsi que l’attestent plusieurs canons des conciles de Tolède et plusieurs passages de saint Isidore de Séville.
Source : Cantoral mozarabe n° II de la Chapelle du Corpus Christi de la cathédrale de Tolède, folios XIII v° et XIV r°.

Chant mozarabe – Psallendum de la messe d’un martyr ponfife

Psallendum Beatus vir de la messe d'un martyr pontife

Beátus vir qui non ábiit in consílium impiórum, sed in lege Dómini fuit volúntas ejus. Bienheureux l’homme qui ne s’est point laissé aller à suivre le conseil des impies, mais dont la volonté est attachée à la loi du Seigneur. (Psaume 1, 1-2)
℣. Et erit tanquam lignum, quod plantátus est secus decúrsus aquárum ; et ómnia quæcúmque fecit prosperabúntur. ℣. Il sera comme un arbre qui est planté proche le courant des eaux ; toutes les choses qu’il fera, auront un heureux succès. (Psaume 1, 3)
℟. Sed in lege Dómini fuit volúntas ejus. ℟. Mais sa volonté est attachée à la loi du Seigneur.

Le Psallendum mozarabe (parfois appelé Psalmus) correspond très exactement au Graduel de la messe romaine, au Psalmellus de la messe ambrosienne, au Prokimenon de la liturgie byzantine, au Shouraya des Chaldéens, etc… Il s’agit dans tous les cas d’un répons avec un verset de psaume suivi d’une reprise (partielle ou totale) du répons. C’est un élément universel de toutes les liturgies chrétiennes, qui remonte à la primitive Eglise.

Source : Cantoral mozarabe n° II de la Chapelle du Corpus Christi de la cathédrale de Tolède, folios XII v° à XIII v°.