Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Rit parisien – Antienne processionnelle de l’Avent Missus est Angelus Gabriel

Antienne processionnelle de l'Avent - Missus est Angelus

Ant. L’ange Gabriel fut envoyé de Dieu en la ville de Nazareth, à la Vierge Marie, mariée à Joseph, & il lui dit : Le Saint-Esprit surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ; c’est pourquoi le fruit saint qui naîtra de vous, sera appelé le Fils de Dieu. Alors Marie dit à l’ange : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon votre parole ! Alléluia.
(cf. Luc, i, 26-27, 35, 38)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0003792. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

Comme dans toutes les Eglises de France autrefois, on faisait à Paris chaque dimanche & fête une grande procession avant la grand’messe (plus exactement entre prime et tierce, la messe étant chantée juste après cette petite heure). Cette tradition immémoriale paraît remonter au moins à l’époque carolingienne. Les livres liturgiques français – en particulier les processionnaux – indiquent jusqu’au XIXème siècle les pièces qui s’y chantaient : un ensemble de pièces fixes (dont l’Asperges me pour l’aspersion dominicale) et en général une ou deux pièces variables en fonction du jour liturgique : le plus souvent un répons, ou, plus exceptionnellement, une grande antienne processionnelle.

Les livres liturgiques parisiens médiévaux indiquent cette belle antienne processionnelle Missus est Angelus Gabriel pour les quatre dimanches de l’Avent, unifiant de ce fait ce temps liturgique par la contemplation du mystère de l’Incarnation. Peut-être est-ce pour cette raison que l’ancien rit parisien célébrait tout l’Avent en faisant curieusement usage du blanc comme couleur liturgique, et non du violet ou du bleu profond (l’hyacinthe) qu’on trouve dans les autres rits occidentaux. Le choix du texte – tiré du fameux évangile Missus est (Luc I, 26-38) de la messe du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent (la messe Rorate, autrefois appelée la « Messe d’or ») – témoigne de la piété de nos pères envers ce fameux évangile, qui constituait l’un des sommets de l’Avent :

Le choix de cet Évangile (…) a donné une célébrité particulière au Mercredi de la troisième semaine de l’Avent. On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Dom Guéranger, l’Année Liturgique.

Fête du Très-Saint Rosaire – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Gaudeamus omnes in Domino - ton 1
 

GAVDEAMUS * omnes in Dómino, diem festum celebrántes sub honóre beátæ Maríæ Vírginis : de cujus solemnitáte gaudent Angeli, & colláudant Fílium Dei.
Ps. Eructávit cor meum verbum bonum : * dico ego ópera mea Regi.
℣. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant ce jour de fête en l’honneur de la bienheureuse Vierge Marie ; de cette solennité, les Anges se réjouissent & louent avec nous le Fils de Dieu.
Ps. De mon cœur a jailli le Verbe bon, je dis : mon œuvre est pour le Roi.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Fête du Très-Saint Rosaire – Graduel – Graduale Romanum 1905

Graduel - Propter veritatem - ton 5
 

Propter veritátem, * & mansuetúdinem, & justítiam : & dedúcet te mirabíliter déxtera tua.
℣. Audi, fília, & vide, & inclína aurem tuam : quia concupívit Rex * spéciem tuam.
Dans la vérité, la douceur & la justice, ta dextre te guidera merveilleusement.
℣. Ecoute, ma fille, vois & incline ton oreille : car le Roi est épris de ta beauté.

Luce divina – hymne de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en plain-chant normand

LuceDivina

L’hymne des secondes vêpres de la fête de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus & de la Sainte-Face – du mètre de l’hymne Iste Confessor – est donnée ici avec un plain-chant normand tiré des livres de Coutances.

Texte & traduction :

Luce divína rutilántis aulæ
Sédibus, virgo, frúeris, secúndans
Vota, promísso réfoves precántes
Imbre rosárum.
O vierge, tu trônes au palais éclatant
de lumière divine ; répondant à nos vœux,
selon ta promesse, tu réconfortes ceux qui te prient,
par une pluie de roses.
Sint rosæ nobis fídei supérnæ
Lumen affúlgens, columénque rebus
Spes in advérsis, et amóris almi
Vívida virtus.
Que ces roses soient pour nous la lumière
brillante de la foi céleste, l’espérance
qui soutient dans l’adversité, et la vertu vivace
d’une sainte charité.
Sint rosæ nobis tuus ille fidens
Candor infántis Dómino, patérno
Grata qui præbet vel acerba nostræ
Númine vitæ.
Que ces roses soient pour nous ta candeur d’enfant
abandonné au Seigneur, qui,
par sa grâce paternelle, nous rend douces même
les amertumes de notre vie.
Præstet hoc nobis Deitas beáta
Patris, ac Nati paritérque Sancti
Spíritus, cuius résonat per omnem
Glória mundum. Amen.
Que tout cela nous soit accordé par la Déité bienheureuse
du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
dont la gloire éclate
dans le monde entier. Amen.

XVème dimanche après la Pentecôte – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Inclina Domine - ton 1
 

INCLINA, * Dómine, aurem tuam ad me, et exáudi me : salvum fac servum tuum, Deus meus, sperántem in te : miserére mihi, Dómine, quóniam ad te clamávi tota die.
Ps. Lætífica ánimam servi tui : * quia ad te, Dómine, ánimam meam levávi.
℣. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Incline, Seigneur, ton oreille vers moi, et exauce-moi ; sauve ton serviteur, mon Dieu, qui espère en toi ; aie pitié de moi, Seigneur, car vers toi j’ai crié tout le jour.
Ps. Réjouis l’âme de ton serviteur, parce que vers toi, Seigneur, j’ai élevé mon âme.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.