Iste Confessor patriarcha magnus – hymne de saint Joseph tiré des livres du rit Prémontré

Iste confessor patriarcha magnus
Hymnus a sæc. XVI.

 
Iste confessor patriarcha magnus - hymne de saint Joseph tiré des livres du rit Prémontré

1. Iste Confessor, patriarcha magnus,
De domo David generosus hæres,
Dignus auctoris, hominum vocari,
Est pater almus.
1. Ce Confesseur, grand patriarche,
de la maison de David généreux héritier,
est digne d’être appelé
le père nourricier de l’Auteur des hommes.
2. Qui manens justus, placitus supernis,
Regis æterni fuit almæ Matris
Sponsus et custos Mariæ pro nobis
Cuncta regentis.
2. Tout en demeurant juste et agréable au ciel,
il fut pour nous l’Epoux et le gardien de Marie,
la Mère du Roi éternel
qui gouverne toutes choses.
3. Ipse Bethleem pariente Sponsa,
Vidit, agnovit Dominum jacentem,
Quem adoravit hominem Deumque
Cuncta levantem.
3. Au moment où à Bethléem son épouse arriva à son terme,
il vit et reconnut le Seigneur couché
et l’adora comme l’Homme-Dieu
qui soutient toutes choses.
4. Sit salus Christo decus potestas,
Patris æterni Genito perenni,
Qui pro humani generis salute
Est homo factus. Amen.
4. Salut, honneur et puissance au Christ,
au Fils éternel du Père éternel,
qui pour le salut du genre humain
s’est fait homme. Amen.

Livret PDF téléchargeable.

Source : d’après Cantus selecti, Solesmes, 1957, p. 193*.

Guillaume Bouzignac (Attr.) – Audi benigne Conditor – hymne du Carême

Attribuable à Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez, de Clermont-Ferrand & de la collégiale Saint-André de Grenoble.
Audi benigne Conditor – alternances polyphoniques de l’hymne du Carême
6 voix mixtes (SSATTB).
8 pages – La mineur.

Cette hymne des vêpres de Carême est tirée du manuscrit Deslauriers (Bnf Vma ms 571) lequel contient de très nombreuses compositions musicales du XVIIème siècle, pour la plupart anonymes ; le nom des compositeurs est sporadiquement indiqué à la fin de certaines pièces. La critique musicologique moderne a permis toutefois d’en attribuer un nombre important à Bouzignac d’une part, et à Boesset de l’autre.

Ce manuscrit comporte plusieurs alternances polyphoniques pour les hymnes de l’office divin. L’unité stylistique de leur écriture et leur conformité avec celle de Bouzignac incline à lui en attribuer la paternité.

C’est le cas pensons-nous de ces riches alternances pour les strophes impaires de l’hymne du Carême – Audi benigne Conditor – dont le texte fut rédigé au VIème par le pape saint Grégoire le Grand (c. 540 † 604). L’écriture est à six parties et peut-être comparée à Ignis vibrante lumine de la Pentecôte, éditée sur ce site.

Le cantus firmus du plain-chant est donnée à la partie de basse taille, aussi la musique de ces alternances polyphoniques est-elle écrite dans le IInd ton ecclésiastique. Le manuscrit ne note bien sûr que la première strophe. Nous proposons l’intégralité de l’hymne avec des alternances pour les strophes impaires soit en utilisant le plain-chant (ton romain reçu, transposé en la mineur), soit en demi-chœurs des voix basses ou des voix hautes.

Audi benigne Conditor
Nostras preces cum fletibus,
In hoc sacro jejunio
Fusas quadragenario.
  Créateur plein de bonté, écoutez les prières, & regardez les larmes dont nous accompagnons le jeûne sacré de cette sainte quarantaine.
Scrutator alme cordium,
Infirma tu scis virium:
Ad te reversis exhibe
Remissionis gratiam.
  Père des miséricordes, scrutateur des cœurs, vous connaissez notre faiblesse; pardonnez à des enfants qui reviennent sincèrement à vous.
Multum quidem peccavimus,
Sed parce confitentibus:
Ad laudem tui nominis
Confer medelam languidis.
  Il est vrai que nous avons beaucoup péché; mais pardonnez-nous, en considération de l’humble aveu que nous vous en faisons; & pour la gloire de votre nom, guérissez nos âmes malades.
Sic corpus extra conteri
Dona per abstinentiam,
Jejunet ut mens sobria
A labe prorsus criminum.
  Faites que, pendant que nos corps seront mortifiés par l’abstinence, nos âmes par un jeûne plus saint, s’abstiennent de tout péché.
Præsta beata Trinitas,
Concede simplex Unitas:
Ut fructuosa sint tuis
Jejuniorum munera. Amen.
  O bienheureuse Trinité, qui êtes un seul Dieu, que votre grâce rende utile à vos serviteurs l’offrande qu’ils vous font de leurs jeûnes. Amen.

Les premières mesures de cette partition :

Audi benigne Conditor - hymne du Carême - Guillaume Bouzignac

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Audi benigne Conditor - partition dans le manuscrit Deslauriers

Audi benigne Conditor – partition dans le manuscrit Deslauriers

Audi benigne Conditor - hymne des vêpres du Carême par Guillaume Bouzignac

Iesu dulcedo cordium – hymne du saint Nom de Jésus pour le Précieux Sang

Iesu dulcedo cordium
Jubilus rythmicus de Nomine Jesu

 
Iesu dulcedo cordium - hymne pour le Précieux Sang

1. Iesu dulcedo cordium
Fons veri lumen méntium
Excedens omne gáudium
Et omne desidérium.
1. Jésus, douceur des cœurs,
Source vive, lumière des esprits,
Dépassant toute joie
Et tout désir.
2. Hoc probat ejus Passio,
Hoc sánguinis effúsio,
Per quam nobis redémptio
Datur, et Dei vísio.
2. Sa Passion le prouve,
Cette effusion de sang
Par laquelle nous est donnée
la Rédemption et la vision de Dieu.
3. Qui te gustant esúriunt ;
Qui bibunt, adhuc sítiunt ;
Desideráre nésciunt
Nisi Jesum, quem díligunt.
3. Ceux qui te mangent ont faim,
Ceux qui te boivent ont encore soif
Car ils ne savent rien désirer d’autre
Sinon Jésus qu’ils aiment.
4. Quem tuus amor ébriat,
Novis quid Jesus sápiat,
Quam felix est, quem sátiat !
Non est ulta quod cúpiat.
4. Quiconque s’enivre de ton amour
Sait que Jésus est doux,
Combien heureux, celui qu’il rassasie,
Il ne désire rien au delà.
5. Jesus ad Patrem rédiit,
Cœléste regnum súbiit ;
Cor meum a me tránsiit,
Post Jesum simul ábiit.
5. Jésus est retourné vers le Père,
Il est entré au Royaume des Cieux.
Mon cœur me quitte
Pour s’en aller aussi à la suite de Jésus.
6. Quam grata, quam vernántia,
Quam méllita, quam fúlgida
Sunt Jesu Christi vúlnera !
Hunc decet laus per sæcula.
Amen.
6. Combien précieuses, combien vivifiantes,
combien douces, combien lumineuses
sont les plaies du Christ !
A elles soit la louange pour les siècles.
Amen.

Cette hymne est formée de six strophes extraites du Jubilus rythmicus de Nomine Jesu, long poème de 53 strophes vraisemblablement composé par saint Bernard, abbé de Clairvaux (1099 † 1153). Si certains critiques ont remis en cause l’attribution de ces stances à saint Bernard, les manuscrits médiévaux qui le contiennent attribuent bien ce long poème à l’abbé de Clairvaux une cinquantaine d’années après sa mort, dès le XIIIèmeIesu dulcis memoria -ont été utilisés pour constituer les hymnes de la fête du saint Nom de Jésus : Iesu dulcis memoria pour les vêpres, Iesu rex admirabilis pour les matines, Iesu decus angelicum pour les laudes.

Beaucoup des 53 strophes du Jubilus rythmicus de Nomine Jesu ont été mises en musique par les maîtres de la polyphonie italienne du XVIème et XVIIème siècle, comme Palestrina et Victoria.

Nous avons sélectionné ici les strophes 4, 13, 20, 21, 47 et 51 qui chantent plutôt le Sang du Christ, afin d’en faire une pièce qui pourra être chantée au salut ou bien comme motet durant la messe, lors de la fête du Précieux Sang (1er juillet). Le plain-chant est celui utilisé pour les hymnes de la fête du Saint Nom de Jésus.

O nata lux de lumine – hymne de la Transfiguration du Bienheureux Pierre le Vénérable

Hymne O nata lux de lumine pour la fête de la Transfiguration composé par Pierre le Vénérable, abbé de Cluny
Hymne O nata lux de lumine pour la fête de la Transfiguration composé par Pierre le Vénérable, abbé de Cluny

1. O nata lux de lúmine,
Iesu, redémptor sæculi,
Dignáre clemens súpplicum
Laudes precésque súmere.
1. Lumière née de la lumière,
Jésus, rédempteur du monde,
nous t’en supplions, daigne accueillir dans
ta clémence nos louanges et nos prières.
2. Qui carne quondam cóntegi
Dignátus es pro pérditis,
Nos membra confer éffici
Tui beáti córporis.
2. Tu as daigné jadis revêtir la chair
pour sauver ceux qui étaient perdus :
fais-nous devenir les membres
de ton corps glorifié.
3. Præ sole vultu flámmeus,
Vt nix amíctu cándidus,
In monte dignis téstibus
Apparuísti cónditor.
3. Le visage plus flamboyant que le soleil,
les vêtements plus éblouissants que la neige,
sur la montagne tu t’es manifesté comme
le créateur devant de dignes témoins.
4. Vates alúmnis ábditos
Tuis vetústos cónferens,
Utrísque te divínitus
Deum dedísti crédere.
4. Confrontant les anciens prophètes
disparus aux tiens,
tu as donné à tous divinement
de croire en ta divinité.
5. Te vox patérna cœlitus
Suum vocávit Fílium,
Quem nos fidéli péctore
Regem fatémur glóriæ.
5. La voix du Père venue du ciel
t’a appelé son Fils,
toi que notre cœur fidèle
proclame roi céleste.
6. Concéde nobis quæsumus
Almis micáre móribus
Ut ad polórum gáudia
Bonis vehámur áctibus.
6. Accorde-nous, nous te le demandons,
de briller par une vie attentive,
afin qu’aux joies célestes,
nous soyons emportés par nos bonnes actions.
7. Laudes tibi nos pángimus,
Ætérne regum Rex Deus,
Qui es Trinus et Dóminus,
Per cuncta regnans sæcula. Amen.
7. Nous chantons nos louanges pour toi,
Eternel Roi des rois, Dieu,
Qui es Trine et Seigneur
Régnant pour tous les siècles. Amen.

La célébration de la Transfiguration du Seigneur au 6 août – 40 jours avant la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre – est attestée à Jérusalem à partir du milieu du VIIème siècle, et se répandit de là en Orient (la fête semble s’implanter à Constantinople au temps de l’empereur Léon VI le Sage (866 † 912) aussi bien qu’en Occident (un évêque espagnol du nom d’Eldefonse estime, en 845, que tous les fidèles doivent communier ce jour-là comme pour Noël et l’Ascension ; le Martyrologe de Wandelbert de Prùm rédigé en vers aux alentours de 850 & le calendrier en marbre de Naples du IXème siècle la connaissent). Plusieurs diocèses et abbayes occidentaux l’adoptèrent à partir du Xème siècle, la célébrant à la date du 6 août (à l’exception notable de beaucoup de diocèses de France et d’Angleterre qui adoptèrent tout d’abord la date du 27 juillet, probablement afin de préserver la fête plus ancienne en Occident de saint Sixte). Rome fut lente à recevoir cette fête, surtout parce que dans le rit romain, la Transfiguration est de longue date célébrée le samedi des Quatre-Temps de Carême (et reprise le lendemain, second dimanche de Carême), et que le 6 août voyait déjà la fête du saint pape & martyr Sixte II, qui avec ses sept diacres (dont saint Laurent) fut l’une des victimes les plus marquantes de la terrible persécution de Valérien. Ce n’est qu’en 1457 que le pape Calixte III inscrivit au 6 août du calendrier de l’Eglise de Rome la fête de la Transfiguration, en action de grâces pour l’éclatante victoire de Belgrade remportée contre les Turcs et obtenue le 6 août 1456.

L’ordre de Cluny a adopté la fête de la Transfiguration du Seigneur en 1132, sous l’abbatiat du Bienheureux Pierre de Montboissier, plus connu sous le surnom que lui donna l’empereur Frédéric Barberousse de Pierre le Vénérable, et qui fut, du 22 août 1122 à sa mort survenue le 25 décembre 1156, le neuvième abbé du puissant ordre de Cluny.

Théologien fécond et grand abbé, Pierre le Vénérable a laissé une œuvre intellectuelle étendue et de grande qualité (il fut le premier à organiser la traduction du Coran (Lex Mahumet pseudoprophetæ) en latin afin de pouvoir développer des ouvrages d’apologétique contre les erreurs musulmanes), ainsi que le souvenir d’une vie marquée par la charité (il envoya la dépouille mortelle d’Abelard qu’il avait absout à l’abbaye du Paraclet où Héloïse était abbesse).

Non content d’inscrire la fête de la Transfiguration du Seigneur au calendrier de son ordre, Pierre le Vénérable en établit l’office : il repris les antiennes de l’antiphonaire romain qui chantaient déjà la Transfiguration pendant le Carême et compléta ce qui manquait afin d’obtenir un office monastique complet, y ajoutant, outre les antiennes nécessaires, les hymnes, le répons des Ières vêpres et les 12 répons nécessaires au chant l’office nocturne bénédictin. S’inscrivant parfaitement dans le cadre reçu de la tradition antique de l’office romain, l’office de la Transfiguration de Pierre le Vénérable est un sommet de la liturgie médiévale : fermement fondé sur l’Ecriture Sainte, il conserve la sobriété caractéristique du rit romain, sans céder aux épanchements ampoulés qui grèvent parfois les compositions liturgiques médiévales.

De Pierre le Vénérable on garde également une lettre aux moines latins du mont Thabor ainsi qu’un magnifique sermon qu’il a laissé sur le mystère de la Transfiguration, qui, avec l’office, marquent l’importance qu’avait la contemplation du Christ en gloire dans sa vie spirituelle.

L’ordre de Cluny devait être par la suite un artisan efficace de la propagation de la fête du 6 août, surtout dans les milieux monastiques dans un premier temps :

Les moines d’Occident rejoignent ceux d’Orient pour faire du Christ en gloire l’Icône de leur propre vie, qui doit consister à se laisser transfigurer par la lumière du Ressuscité. »
Pierre Jounel.

S’il est bien une fête qui, avec celles de Noël et de Pâques, est chère aux Clunisiens et dit quelque chose de leur spiritualité et de leur prière, c’est la Transfiguration. Le Christ qui, sur le mont Thabor,
avant même sa Passion et sa Résurrection, se révèle en gloire aux apôtres Pierre, Jacques et Jean et les inonde de sa clarté, est le même que le Christ dans la gloire de sa Résurrection, auquel s’adresse la liturgie clunisienne avec le faste d’un cérémonial de cour, ou que le Christ en majesté, que les moines peuvent contempler, sculpté au tympan ou peint dans l’abside de leur grande église, ou encore dans la chapelle de Berzé-la-Ville. La fête de la Transfiguration apparaît peut-être, en quelque sorte, comme le point focal de la vie liturgique et contemplative des Clunisiens. »
Thierry Barbeau, Prières de Cluny.

L’hymne O nata lux de lumine que nous transcrivons ci-dessus a été composée par Pierre le Vénérable pour les Ières et IIndes ainsi que pour les laudes de la fête de la Transfiguration. Les vers sont très classiquement écrits en dimètres iambiques, le mètre ambrosien par excellence. La mélodie – du VIIIème ton – est empruntée à l’hymne Placare Christe servulis de la fête de la Toussaint. Les antiphonaires de Cluny qui subsistent sont relativement nombreux, nous avons établi le texte et la mélodie sur un manuscrit de la fin du XIIème siècle provenant du scriptorium de l’Abbaye de Cluny (Miscellanea secundum usum ordinis Cluniacensis, Bnf Latin 17716, folio 8 recto) :

Miscellanea secundum usum ordinis Cluniacensis - folio 8 r° : début de l'office de la Transfiguration composé par Pierre le Vénérable.

Miscellanea secundum usum ordinis Cluniacensis – folio 8 r° : début de l’office de la Transfiguration composé par Pierre le Vénérable.

Cette hymne ne fut pas reprise par la suite par le Bréviaire romain, qui ultérieurement utilisa pour les offices du 6 août des strophes judicieusement choisies de l’hymne de l’Epiphanie composée au IVème par le grand poète chrétien espagnol Prudence.

Plain-chant dominicain – Nativité de saint Jean-Baptiste – Hymne Ut queant laxis

Die 24 Junii
In Nativitate S. Ioannis Baptistæ
Ad vesperas. Hymnus.

Hymne - Ut queant laxis -  ton 2

UT queant laxis REsonáre fibris
MIra gestórum FAmuli tuórum,
SOLve pollúti LAbii reátum
Sancte Ioánnes.
Pour que tes serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de ta vie, efface le péché qui souille leurs lèvres, saint Jean !
Núntius celso véniens Olympo
Te patri magnum fore nascitúrum,
Nomen, et vitæ sériem geréndæ
Ordine promit.
Un messager venu du haut du ciel dévoile à ton père ta naissance, ta grandeur future, ton nom, et tout le déroulement de ta vie.
Ille, promíssi dubius supérni,
Pérdidit promptæ módulos loquélæ :
Sed reformásti génitus perémptæ
Organa vocis.
Mais lui, doutant des promesses célestes, perdit le libre usage de sa langue ; par ta naissance, tu lui rendis la voix qu’il avait perdue.
Ventris obstrúso pósitus cubíli,
Sénseras Regem thálamo manéntem :
Hinc parens nati méritis utérque
Abdita pandit.
Enfermé dans le sein de ta mère, tu avais reconnu la présence du roi dans sa chambre nuptiale ; aussi tes parents ont-ils tous deux, par les mérites de leur fils, révélé des mystères cachés.
Láudibus cives célébrent supérni
Te Deus simplex, paritérque trine :
Súpplices et nos véniam precámur :
Parce redémptis. Amen.
Les habitants du Ciel te célèbrent par leurs louanges, toi Dieu un et trine à la fois. Nous aussi nous venons prier et te supplions d’avoir pitié de ceux que tu as rachetés. Amen.

Cette célèbre hymne de la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste, à vêpres, fut écrite par Paul Diacre au VIIIème siècle. Les premières lettres de chacun des vers de la première strophe ont servi à donner leurs noms aux notes de musique.