Programme du XIème dimanche après la Pentecôte – Saint Agathonique de Nicomédie – après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu – ton 2

Saint Agathonique de NicomédieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 septembre 2016 du calendrier grégorien – 22 août 2016 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Agathonique de Nicomédie et ses compagnons.

Au IVème siècle, saint Agathonique, un patricien, et ses compagnons Zotique, Théoprépios, Akindynos, Zénon et Sévérien, furent arrêtés à Nicomédie par le comte Eutholome et furent déportés les uns en Bithynie, les autres en Thrace. Durant le chemin, deux d’entre eux furent tués, lancés dans l’espace au moyen de catapultes. Saint Agathonique fut présenté dans Byzance à l’empereur Maximilien Galère & conduit ensuite à Selymbrée sur la côte de Propontide, où Maximilien, s’étant encore trouvé là, lui fit trancher la tête ainsi qu’à ses compagnons. En leur honneur, une magnifique basilique fut érigée par l’empereur Constantin à Byzance. Elle fut reconstruite par les empereurs Anastase puis Justinien. Quatre empereurs y furent couronnés. Les reliques de saint Agathonique et de ses compagnons furent transférées à Kavala en Grèce en 1922, lors de l’expulsion des Grecs d’Asie Mineure.

Ces saints martyrs sont également commémorés à la même date du 22 août par le rit romain : « A Nicomédie, le supplice des saints Agathonique, Zotique, et plusieurs autres, martyrs sous l’empereur Maximien et le président Eutholome. » (Martyrologe romain).

Ce dimanche tombe le 7ème jour de l’après-fête de la Dormition de la Mère de Dieu (fête qui se clôture demain 23 août), aussi les pièces de cette fête se combinent-elles avec celles du dimanche et celle de saint Agathonique.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire du martyr Agathonique. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 8ème ode des deux canons de la fête, œuvres respectivement de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) & de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Les Apôtres, réunis au grand complet * dans Sion, de ces paroles accompagnaient * l’arche divine de la sainteté : * Tabernacle du Dieu vivant, où t’en vas-tu ? * Ne cesse pas de veiller sur les fidèles psalmodiant : * Louons l’unique Dieu créateur, ** exaltons-le dans tous les siècles.
8. Au moment de son départ la Vierge immaculée, * élevant ces mains qu’en toute liberté * elle avait portées sur Dieu pour l’embrasser, * disait comme une Mère à son Enfant: * Garde pour toujours mon héritage qui te crie : * Louons l’unique Dieu créateur, ** exaltons-le dans tous les siècles.
9. Vierge pure, ta mémoire est glorifiée * par les Puissances, les Principautés, * les Anges, les Archanges, les Vertus, * les Trônes, les Dominations, * les Chérubins, les redoutables Séraphins ; * et nous, le genre humain, nous la chantons ** et l’exaltons dans tous les siècles.
10. Mère de Dieu, celui qui, s’incarnant, * fit sa demeure dans ton sein immaculé * reçut ton esprit entre ses mains * et comme un Fils reconnaissant * lui donna de reposer en lui-même ; * c’est pourquoi, ô Vierge, nous te chantons ** et t’exaltons dans tous les siècles.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de la Dormition, ton 1 : Dans l’enfantement, tu as gardé la virginité ; * dans ta dormition, tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. * Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, ** & par tes prières, tu délivres nos âmes de la mort.
3. Tropaire de saint Agathonique & de ses compagnons martyrs, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de saint Agathonique & de ses compagnons martyrs, ton 1 : Saint Martyr qui avais en partage le bon renom, * tu fis cesser la vénération des hommes pervers, * sans craindre toute espèce de châtiments ; * c’est pourquoi tu héritas les biens éternels, * Agathonique, et tu fus digne d’obtenir * avec tes compagnons de lutte la couronne des cieux.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la Dormition, ton 2 : La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d’intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d’être notre espérance * ne se laissa pas vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu’elle est la Mère de la Vie et qu’elle a rejoint la Source de la vie : * celui qui demeura dans son sein virginal.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
R/. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
V/. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Autre prokimen de la Dormition, ton 3 :
R/. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epître
Du dimanche : I Corinthiens (§ 141) IX, 2-12.
Si nous avons semé parmi vous des biens spirituels, est-ce une grande chose que nous recueillions un peu de vos biens temporels ?

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
V/. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
V/. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
De la Dormition :
V/. Lève-toi, Seigneur, vers ton repos, toi & l’arche de ta sainteté (Psaume 131, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-35.
C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Dormition, ton 4 & 1
Lorsqu’ils virent la Dormition de la Toute-Sainte et Immaculée, les anges furent émerveillés, admirant que la Vierge pût monter de la terre jusqu’aux cieux. Et en ton 1 : La nature et ses lois par ton mystère sont dépassées, Vierge toute-sainte : tu gardes la virginité dans ton enfantement et ta mort est le prélude qui annonce la Vie. Toujours vierge après l’enfantement et vivante encore après la mort, garde pour toujours sous ta protection ton héritage, ô Mère de Dieu !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De la Dormition : J’élèverai le calice du salut & j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Lucien d’Antioche – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 octobre 2012 du calendrier grégorien – 15 octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Lucien, prêtre d’Antioche. Saint Lucien naquit à Samosate en 235. Orphelin à 12 ans, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Edesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il passa là plusieurs années dans une ascèse très stricte, avant de devenir prêtre à Antioche. Dans cette ville, il s’adonna à l’étude des Saintes Ecritures & entreprit de corriger les fautes qui s’étaient glissées dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, soit par l’inexactitude des copistes, soit par la malice des hérétiques. Ne se contentant pas de collationner le grec des Septante sur les meilleurs exemplaires, il le revit sur le texte hébreu, qu’il entendait parfaitement. Saint Jérôme nous apprend que l’édition de saint Lucien était plus exacte et plus correcte que celles d’Hésychius et de saint Pamphile, qu’elle était exempte des falsifications reprochées à Aquila et à Théodotion, et qu’il en avait fait lui-même le plus grand usage. Les Eglises d’Antioche et de Constantinople l’adoptèrent et la conservèrent jusqu’au Vème siècle. Aujourd’hui encore, les savants estiment un manuscrit des Septante en raison de sa conformité avec l’édition de saint Lucien. Saint Lucien fit des disciples et fonda à Antioche une école de théologie et d’exégèse, appelée l’Ecole des Exégètes, laquelle compta hélas parmi ses élèves l’infâme Arius. Il joua un rôle dans l’invention des reliques de saint Etienne en indiquant à l’évêque de Jérusalem l’emplacement du corps du protomartyr dont il avait reçu la révélation dans un songe. Emmené à Nicomédie où se trouvaient alors l’empereur Maximin, saint Lucien fit devant son juge une apologie de la foi pour laquelle il avait été traduit en justice. En voici un extrait :

« Si vous refusez de vous en rapporter à mon témoignage sur la divinité de Jésus-Christ, vous n’avez qu’à consulter vos annales et vos archives : vous y trouverez que du temps de Pilate, pendant que le Christ était mis à mort, le soleil disparut et l’univers fut enseveli dans les ténèbres en plein midi. »

Pendant qu’on l’interrogeait, saint Lucien faisait toujours la même réponse :

« Quelle est ta patrie ? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession ? – Je suis chrétien ! — Qui t’a donné le jour ? — Je suis chrétien ! »

Saint Jean Chrysostome a écrit des merveilles sur cette admirable réponse de saint Lucien :

« Parce que le disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ, en disant qu’il est chrétien, explique parfaitement bien, en un seul mot, quelle est sa patrie, sa famille et sa profession. Sa patrie parce que, n’en ayant point sur la terre, il n’en reconnaît pas d’autre que la Jérusalem céleste ; sa famille, parce qu’il ne croit pas avoir d’autres parents que les Saints ; enfin sa profession, puisque toute sa vie est dans le ciel ».

Il fut jeté en prison où il resta 9 ans avant d’y mourir le 7 janvier 312, un an avant l’édit de Constantin. La veille de sa mort, des disciples lui ayant fait passer du pain et du vin, il célébra les saints mystères de la fête de la Théophanie en utilisant sa propre poitrine comme autel. « Ma poitrine, dit le saint à ses disciples inquiets, servira d’autel, et vous qui m’entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. »

Après la mort de saint Julien, Maximin commanda qu’on lui attacha une grosse pierre à la main droite et que son corps fut jeté dans la mer afin d’en ôter à jamais le souvenir. Il resta dans les eaux pendant quatorze jours et au quinzième le saint apparu à un de ses parents, Glycérius, pour lui indiquer un endroit du rivage où il trouverait son corps. Arrivés sur place, les chrétiens aperçurent un grand dauphin qui le déchargea sur le bord de mer et expira à côté de lui. Son corps ne comportait aucune corruption ni mauvaise odeur si ce n’est que sa main droite alourdie de la pierre était coupée. Peu de temps après, la mer la rapporta au même endroit. Sainte-Hélène, mère de l’empereur Constantin, fit bâtir un beau temple à Hélénopolis qui portait le nom du saint. Plus tard l’empereur Charlemagne fit rapporter ses reliques dans la ville d’Arles en Provence après y avoir fait bâtir une église en son honneur. Bien que les révolutionnaires aient profané cette église en 1793, l’archevêque d’Aix, Mgr Bernet, reconnut néanmoins en 1839 les reliques qui avaient échapé aux outrages comme étant bien celles de saint Lucien.

Le rit romain le célèbre au 7 janvier et voici sa notice au Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire du bienheureux Lucien, prêtre de l’Eglise d’Antioche et martyr. Justement célèbre pour sa science et son éloquence, il souffrit pour la foi du Christ durant la persécution de Galère Maximien et fut inhumé à Hélénopolis, en Bithynie. Saint Jean Chrysostome a célébré ses louanges.

Et voici le témoignage d’Eusèbe de Césarée :

« Parmi les martyrs d’Antioche, il y eut Lucien, qui pendant toute sa vie fut un prêtre excellent de l’église de ce pays ; à Nicomédie, en présence de l’empereur, il prêcha hautement le royaume céleste du Christ, d’abord dans un discours sous forme d’apologie, et ensuite par ses œuvres. » (Eusebe, Histoire Ecclésiastique, livre 8, 13,1).

Aux heures
Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleine de fierté, aux apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Ton Martyr Lucien, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du hiéromartyr, ton 2 : Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis : * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. ** Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Epître
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2012 du calendrier grégorien – 3 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * Anthime, martyr et pontife inspiré, * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier ; ** vénérable Père Théoctiste, prie le Christ notre Dieu, de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Parmi les prêtres ayant excellé par ta piété, * tu suivis aussi le chemin de notre chair, * Ami des martyrs; * tu as éteint le culte des faux-dieux, * Père saint, et combattu pour défendre ton troupeau; * c’est pourquoi dans l’allégresse il te chante mystiquement: * Délivre-nous de tout danger par tes prières, ** bienheureux Anthime, pontife et martyr.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi (Psaume 27, 1).
Du vénérable Père, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du hiéromartyr
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.