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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche du Publicain & du Pharisien – ton 1

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 janvier 2018 du calendrier grégorien – 15 janvier 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique du Triode de Carême. Ce IVème dimanche n’est pas d’institution aussi ancienne que les trois prochains dimanches (qui correspondent à la Septuagésime latine) et ne remonte qu’au XIIème siècle (l’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême). Il n’a pas d’incidence encore sur la discipline du jeûne & de l’abstinence, mais il avertit les fidèles que le grand Carême s’approche.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Dans le stade de la vie * le Pharisien, le Publicain * ont couru pareillement ; * mais le premier, gonflé d’orgueil, * est tombé honteusement ** et l’autre fut sauvé par son humilité.
8. Parcourant de cette vie * la voie étroite et resserrée, * imitons du Publicain * les sentiments dignes d’envie * et, pour vivre, fuyons ** le méprisable orgueil du Pharisien.
9. Recherchons les gestes du Sauveur Jésus et son humilité * nous qui désirons trouver la demeure infinie de la joie ** entrer dans le pays des vivants.
10. Maître, Tu as montré à tes disciples l’humilité qui élève * en ceignant tes reins d’un linge et en lavant leurs pieds ** Tu leur apprenais comment T’imiter.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion du Triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).

Epître
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.
Aussi tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).

Evangile
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : Luc (§ 89) XVIII, 10-14.
Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine, en disant : Dieu ! ayez pitié de moi, pécheur.

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des Pères – ton 5

Généalogie du Christ - dimanche des PèresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 31 décembre 2017 du calendrier grégorien – 18 décembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Dimanche des Pères. Carême de Noël.

Le dimanche qui précède Noël est consacré, dans le rit byzantin, à la mémoire des saints & justes Pères & Patriarches qui ont précédé l’Incarnation du Messie. C’est pour cela que la généalogie du Christ selon saint Matthieu est chantée comme évangile à la divine liturgie de ce jour.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Kondakion : des Pères.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères (œuvre de Clément l’Hymnographe, higoumène du monastère du Stoudion à Constantinople au IXème siècle) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Sauvant la gloire de leur image et ressemblance avec Dieu, * les Jeunes Gens méprisèrent l’éclat de l’image dorée * et dans le feu de l’Esprit ils chantèrent avec foi : ** Nous ne connaissons d’autre Maître que toi.
8. Par la Sagesse suprême et la puissance de l’Esprit * les Jeunes Gens confondirent les sages babyloniens * et pleins de courage ils s’écriaient : ** Nul n’est saint comme toi, ô notre Dieu.
9. Avec les Prophètes et les Jeunes Gens se réjouit la Loi, * elle exulte devant la divine clarté du Seigneur ; * Abraham aussi se réjouit, car il voit ** le Seigneur prendre chair de sa propre lignée.
10. Impassible, ô Vierge, fut ta conception, * ton enfantement dépasse la nature et notre esprit, * car le mystère ineffable que les Prophètes annonçaient ** nous est apparu : c’est le Verbe de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Pères, ton 2 : Combien sont sublimes les entreprises de la foi ! * Les trois Jeunes Gens exultaient dans la fournaise comme dans les eaux du repos ; * et le prophète Daniel dans la fosse avec les lions * semblait le pâtre du troupeau. ** Par leurs prières , Christ-Dieu, sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Pères, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Hébreux (§ 328) XI, 9-10, 17-23, 32-40.
Cependant toutes ces personnes, à qui l’Écriture rend un témoignage si avantageux à cause de leur foi, n’ont point reçu la récompense promise ; Dieu ayant voulu, par une faveur particulière qu’il nous a faite, qu’ils ne reçussent qu’avec nous l’accomplissement de leur bonheur.

Alleluia
Des Pères, ton 4 :
℣. Dieu, nous avons entendu de nos oreilles, & nos pères nous ont fait connaître (Psaume 43, 2).
℣. Puisque c’est toi qui nous as sauvés de ceux qui nous affligeaient, et qui as confondu ceux qui étaient animés de haine contre nous (Psaume 43, 8).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangile
Du dimanche avant la Nativité du Christ : Matthieu (§ 1) I, 1-25.
Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, à qui on donnera le nom d’Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche des saints Ancêtres du Christ – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 décembre 2017 du calendrier grégorien – 11 décembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Carême de Noël. Avec le dimanche qui suit, ce jour constitue un dimanche de préparation à la fête de la Nativité du Christ puisque l’on y fête tous les saints ancêtres de notre Seigneur, selon la chair.

En fait, ce premier dimanche a reçu son appellation (en grec « Πропатόрων ») parce qu’il précède le second (« Παтέрων »), mais tous deux célèbrent, sans réelles différences, tous les justes de l’Ancien Testament qui ont précédé & préparé la venue du Messie.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Ancêtres (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Dans l’univers est célébrée * l’ardeur de Seth pour son Créateur : * par la ferveur de son âme, en effet, * et la pure vie qu’il a menée, * il l’a servi en vérité * et maintenant il s’écrie * sur la terre des vivants : ** Saint es-tu, Seigneur notre Dieu.
8. De bouche et de cœur, * de ses lèvres et en esprit * l’admirable Enos commença * d’invoquer divinement * le nom du Seigneur Dieu de l’univers ; * ayant vécu sur terre * d’une façon qui plut à Dieu, ** il en acquit grand renom.
9. Par des hymnes sacrées * célébrons le bienheureux Enoch * qui, ayant plu au Seigneur, * fut ravi dans la gloire, * ainsi qu’il est écrit, * triomphant visiblement de la mort * pour avoir été ** un serviteur tout proche de Dieu.
10. L’attente des nations * vient de la Vierge maintenant * et voici que Bethléem * entr’ouvre justement * l’Eden jadis fermé, * en recevant le Verbe incarné * et dans la crèche reposant ** corporellement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Ancêtres, ton 2 : Par la foi tu as justifié les Ancêtres, * en épousant d’avance par eux l’Eglise de la gentilité. * Ces saints sont fiers, dans la gloire, * car de leur lignée devait naître un fruit glorieux, * celle qui t’a engendré virginalement. ** Par leurs supplications, ô Christ Dieu, aie pitié de nous.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion des Ancêtres, ton 6 : Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez point vénéré * l’image faite de main d’homme, * mais fortifiés par l’Essence indescriptible, * dans la fournaise de feu vous fûtes glorifiés, vous trois fois bienheureux. * Dans la flamme de feu irrésistible vous tenant, vous avez invoqué Dieu. * Hâte-Toi, ô Miséricordieux, ** viens vite, plein de pitié, à notre aide, car Tu le peux selon ta volonté.

Prokimen
Des Ancêtres, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement. (Daniel, 3, 26).
℣. Car tu es juste en toutes les œuvres accomplies pour nous. (Daniel, 3, 27).
(On ne dit pas le prokimen du dimanche).

Epître
Du dimanche des saints Ancêtres : Colossiens (§ 257) III, 4-11 (du 29ème dimanche après la Pentecôte).
Dépouillez le vieil homme avec ses œuvres, et revêtez-vous du nouveau.

Alleluia
Des saints Ancêtres, ton 4 :
℣. Moïse et Aaron étaient ses prêtres, et Samuel était au nombre de ceux qui invoquaient son nom (Psaume 98, 6).
℣. Ils invoquaient le Seigneur, et le Seigneur les exauçait (Psaume 98, 6).
(On ne dit pas l’alleluia du dimanche).

Evangiles
Du dimanche des saints Ancêtres : Luc (§ 76) XIV, 16-24 (du 28ème dimanche après la Pentecôte).
Car je vous assure que nul de ces hommes que j’avais conviés, ne goûtera de mon souper.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Ancêtres : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – sainte Barbara – saint Jean Damascène – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 décembre 2017 du calendrier grégorien – 4 décembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la mégalomartyre Barbara.

Sainte Barbe (ou Barbara) fut l’une des martyres les plus fameuses de la persécution de l’Eglise qui eut lieu sous Maximin Ier le Thrace, lequel régna brièvement de 235 à 238 pendant la période dite de l’Anarchie militaire.

Sainte Barbe vivait à Nicomédie, capitale de la province de Bithynie (actuelle Izmit). Dioscore, son père païen d’origine phénicienne, refusait sa conversion au christianisme et voulait la marier de force. Devant son refus, il l’enferma dans une tour à deux fenêtres, mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.

Au retour d’un voyage de son père, Barbe lui apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était devenue chrétienne. Dioscore dénonça sa fille au préfet de la province, Martinianus (Marcien). Barbe fut arrêtée et torturée. Le juge la condamna à être décapitée et il chargea son père, Dioscore, de l’exécution, ce que ce dernier accomplit sans hésitation. Le père fut puni en mourant peu après foudroyé.

Un homme charitable, Valentin, enterra le corps de Barbe avec celui d’une autre vierge martyrisée avec elle, sainte Julienne (Juliana), laquelle est aussi commémorée avec elle le 4 décembre. Sainte Julienne avait été convertie par l’exemple de sainte Barbe.

En raison de l’épisode des trois fenêtres symbolisant la Très-Sainte Trinité, il est possible que le culte de sainte Barbara se soit répandu très rapidement dans tout l’univers chrétien après le concile de Nicée (autre ville de Bithynie) tenu en 325, concile qui proclama la définition théologique de la Trinité.

Reliquaire de sainte Barbe sur l'ile de Burano près de Venise.
Reliquaire de sainte Barbe sur l’ile de Burano près de Venise.
L’empereur Léon VI le Sage (886-912) fit édifier (ou reconstruire ?) vers l’an 900 une église dédiée à sainte Barbara à Constantinople, afin d’y abriter ses reliques de la sainte, venues de Nicomédie (la translation de celles-ci remonteraient à l’an 565). Sous l’empereur Basile II le Bulgaroctone (976-1025), la princesse Marie Argyropoula (probable sœur ou nièce de l’empereur) épousa dans la chapelle impériale de Constantinople Jean, fils du doge de Venise Pietro II Orseolo (991-1009). La nouvelle épouse obtint de quitter Constantinople pour Venise avec les reliques de la mégalomartyre Barbara, qui furent déposée en 971 dans la basilique Saint-Marc. Après la mort de Jean Orseolo et de sa femme Marie Argyropoula, Orso, évêque de Torcello, et Felicita, abbesse du monastère Saint-Jean-L’Evangéliste de Torcello, tous deux frère & sœur de Jean Orseolo, firent transférer en 1009 ces reliques dans l’église du susdit monastère sur l’île de Torcello. Ce monastère ayant été détruit par les troupes françaises sous Napoléon, les reliques furent alors déposées dans l’église de Saint-Martin sur l’île voisine de Burano, où l’on peut toujours les vénérer aujourd’hui. Ces reliques ont effectuées un voyage triomphal en Grèce du 10 au 24 mai 2015, où elles furent vénérées par les foules des fidèles.

L’église des Jésuite de Venise, conserve aussi le corps d’une sainte Barbara rapporté de Constantinople en 1258, mais c’est celui d’une autre sainte vierge du même nom.

Parmi les nombreux miracles dus à l’intercession de sainte Barbe, on peut rapporter celui survenu à Gorkum en Hollande le 28 août 1448, où un certain Henri Kock, complètement brûlé par le feu, fut maintenu miraculeusement en vie le temps de recevoir les derniers sacrements. De là peut-être (et des circonstances de la mort de son père Dioscore) vient le patronage traditionnel de sainte Barbe pour les métiers liés au feu et à la foudre : elle est la patronne des sapeurs-pompiers, des artilleurs, des mineurs (le jour de la sainte Barbe était férié dans les mines au XIXème siècle).

*

Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père Jean Damascène.

Saint Jean de Damas est né dans une famille chrétienne arabe éminente de cette ville au VIIème siècle. A sa naissance il portait le nom de Victor fils de Serge, en arabe Mansour ibn Sarjoun (منصور بن سرجون التغلبي). Devenu moine, il prendra le nom de Yuḥannā Al Demashqi (يوحنا الدمشقي), ou en grec Iôannês Damaskênos (Ιωάννης Δαμασκήνος) et en latin Iohannes Damascenus : Jean Damascène.

Les tribus arabes des confins de la Syrie et de la Palestine avaient de bonne heure été utilisées par les Romains dans leur système de défense des frontières orientales de l’Empire. Ces tribus, qui étaient très tôt devenues chrétiennes, avaient fini par se fédérer au début du IIIème siècle, constituant le royaume arabe chrétien des Ghassanides, vassal de l’Empire romain.

Saint Jean Damascène avait été nommé à sa naissance Mansour (=Victor), en l’honneur de son grand-père Mansour, qui était chargé de la collecte des impôts de la région de Damas par l’empereur Héraclius. À la prise de la ville par les troupes musulmanes en 635, Mansour resta en poste dans la nouvelle administration, comme nombre de fonctionnaires chrétiens de Syrie.

Le père de Jean, Serge fils de Mansour (ou, en arabe, Sarjoun ibn Mansour) fut lui aussi employé par les premiers califes musulmans, dans la perception des taxes, pour l’ensemble du Moyen-Orient. Il obtint des califes omeyyades qui s’étaient établis à Damas en 661, qu’ils y épargnent la basilique Saint-Jean-Baptiste ; mais elle fut transformée en mosquée 70 ans après la conquête musulmane.

Serge dépensait en œuvres de charité ses revenus, et surtout il profita de sa situation pour racheter des esclaves chrétiens et les affranchir. En particulier, il acheta pour l’affranchir le savant Côme, moine de Sicile et lui demanda de devenir précepteur de ses deux « fils » : Mansour (futur Jean) et un autre Côme, orphelin de père et mère que Serge avait recueilli. Les deux enfants reçurent une éducation soignée et furent très versés dès l’enfance dans la philosophie (en particulier celle d’Aristote), la théologie, les mathématiques, l’astronomie, la rhétorique ou encore l’étude des langues.

Icône de la Mère de Dieu Tricherousa (à 3 mains), patronne de la Serbie, du monastère serbe de Chilandar au Mont-Athos. Elle est une copie ancienne de l'icône devant laquelle saint Jean Damascène avait imploré la Mère de Dieu après son imputation de la main.
Icône de la Mère de Dieu Tricherousa, patronne de la Serbie, du monastère serbe de Chilandar au Mont-Athos. Elle est une copie ancienne de l’icône devant laquelle saint Jean Damascène avait imploré la Mère de Dieu après son imputation de la main.
En 726, malgré les protestations de Germain Ier, patriarche de Constantinople, l’empereur Léon III l’Isaurien commence sa politique iconoclaste et détruit les saintes images. Saint Jean Damascène est l’un des tous premiers à réagir et a rédiger trois Traités contre ceux qui décrient les saintes images, ce qui lui procura aussitôt une grande réputation.

Pour contrer son influence, Léon III s’arrangea pour faire parvenir au Calife des documents falsifiés impliquant saint Jean Damascène dans un faux projet d’attaque de Damas par les troupes byzantines. Jean, qui était employé à la suite de son père à la Cour omeyyade, ne put convaincre le Calife de son innocence et fut condamné à avoir la main droite tranchée. À la suite de sa prière insistante devant une icône de la Vierge Marie, saint Jean eut sa main miraculeusement recollée, et se présenta devant le Calife avec ses deux mains. Celui-ci, vivement impressionné, comprit alors qu’il était innocent et voulut le réintégrer dans son poste, mais Jean refusa, et choisit de devenir moine. Il fit faire une forme de main en argent et la fit accrocher à l’icône devant laquelle il avait prié, en signe de reconnaissance. De là est né le type d’icône de La Mère de Dieu aux trois mains (ou Tricherousa). Puis, avec son frère de lait Côme, il partit avec l’icône à la grande Laure de Saint-Sabbas en Palestine près de Jérusalem, monastère où s’était retiré leur vieux maître Côme le Moine, pour y faire tous deux profession monastique, Mansour choisissant de prendre pour nom monastique Jean.

Les saints frères hymnographes Jean Damascène et Côme de Maïouma
Les saints frères hymnographes Jean Damascène et Côme de Maïouma
Au monastère de Saint-Sabbas, où il est ordonné prêtre en 735, Jean de Damas rédigea de nombreux traités de théologie & prononça de nombreuses homélies, à la pensée élevée. Dans une homélie justement célèbre sur l’Annonciation, il qualifie la Vierge Marie d’ « Espérance des désespérés ».

Parmi ces traités, on pourra citer la Fontaine de la connaissance, rédigé en trois parties en 743 : la première partie traite de philosophie et de logique, afin de poser les bases d’un raisonnement clair ; la seconde partie traite des diverses hérésies et se termine par la 100ème hérésie, où l’auteur développe une analyse sans complaisance de l’Islam et de ses origines (saint Jean Damascène est le premier auteur chrétien à nous renseigner sur l’Islam et les musulmans, qu’il appelle à juste titre les Mutilateurs de Dieu) ; La troisième partie enfin – « Exposition exacte de la foi orthodoxe » – est une synthèse magistrale de l’enseignement des Pères des six premiers siècles, préfigurant le travail de saint Thomas d’Aquin.

Saint Jean développe aussi dans son monastère une activité hymnographique importante, organisant le livre des Huit Tons ou Octoèque, qui structure jusqu’à nos jours la liturgie byzantine. Beaucoup de pièces de l’Octoèque remontent à une période plus reculée (notamment les stichères du lucernaire), il est probable que saint Jean Damascène a organisé les textes selon les tons et complété les séries de stichères et de tropaires qui étaient incomplètes. A Saint-Sabbas toujours, de concert avec son frère de lait saint Côme qui deviendra évêque de Maïouma en Palestine, il compose de nombreux canons pour toutes les grandes fêtes de l’année. Les deux frères, s’ils n’ont pas inventé le genre (la gloire en reviendrait peut-être à saint André de Crète, autre Damascène qui avait fait profession monastique à Jérusalem), ont systématisé et popularisé la forme du canon, vaste composition lyrique en 9 odes qui forme le fleuron de l’office des matines dans le rit byzantin.

Saint Jean Damascène meurt le 4 décembre 749, en la fête de sainte Barbara pour laquelle il avait une grande vénération. Les deux canons de l’office du 4 décembre, celui de sainte Barbara et celui de saint Jean Damascène, ont été composés par saint Etienne le Sabbaïte (725 † 794 ou 807), le propre neveu de saint Jean et comme lui moine à Saint-Sabbas.

Le pseudo-concile iconoclaste réuni le 10 février 753 au palais impérial de Hiéria, près de Chalcédoine, par l’empereur Constantin Copronyme, enregistrait avec satisfaction la mort des trois principaux défenseurs des saintes images : Germain de Constantinople, Georges de Chypre et Jean de Damas, par cette formule : « La Trinité a fait disparaître les trois ». Corrigeant cette erreur, le VIlème Concile œcuménique, réuni à Nicée en 787 et qui condamna l’hérésie iconoclaste, déclara: « La Trinité a glorifié les trois ». La sixième session de ce Concile de Nicée II fit l’éloge de saint Jean Damascène ; la septième session proclama sa « mémoire éternelle ».

Le corps de saint Jean Damascène fut conservé pendant au moins quatre siècles dans la laure de Saint-Sabbas, avant d’être apporté à Constantinople. Certains Martyrologes latins doivent faire allusion à cette translation en inscrivant au 6 mai la mention suivante : « A Constantinople, déposition de Jean Damascène, de sainte mémoire, docteur insigne. »

Saint Jean Damascène a été proclamé docteur de l’Église catholique par le pape Léon XIII en 1890.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, 4 tropaires de la 3ème ode de la Mégalomartyre (œuvre de saint Etienne le Sabbaïte (725 † 794 ou 807)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Vénérable Père (œuvre du même hymnographe) :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Comme un lis a fleuri le désert et de même fleurira * l’Eglise stérile des nations à ton avènement, Seigneur : ** en lui mon cœur s’est affermi.
6. Blessée par la douce flèche de ton amour, * Barbara méprisa la paternelle impiété ** pour n’aimer que toi, Seigneur, son époux.
7. Ni l’attrait des délices ni les fleurs de la beauté, * ni la richesse ni les plaisirs de la jeunesse n’ont séduit ** Barbara, vierge si belle et fiancée au Seigneur.
8. Nul obstacle n’empêche de combattre jusqu’au bout, * ni la faiblesse du sexe, ni la fleur des jeunes ans, ** quand on est soutenu par ta force invincible, Seigneur.
9. Encerclé par l’abîme de mes péchés, * j’invoque l’abîme insondable de ta compassion : ** de la fosse, mon Dieu, relève-moi.
10. Eclairé par la grâce de l’Esprit, saint Jean, * riche de science humaine et de savoir divin, ** tu les transmis largement à qui manquait de ces biens.
11. Rivalisant avec les chœurs célestes, tu rythmas * pour les Eglises des chants conformes à la vraie foi, ** entonnant des hymnes pour chanter la Trinité.
12. Ô Vierge, sans connaître d’homme tu conçus * et, vierge demeurant, tu révélas bien clairement ** la divinité de ton Fils et ton Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 8 : Louons sainte Barbara, * elle a rompu les filets de l’ennemi * et comme un oiseau elle s’en est échappée ** par le secours et la protection de la Croix.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * ô docte saint Jean, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. ** Intercède auprès du Christ notre Dieu, pour qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 4 : Ayant suivi le Dieu * dignement chanté dans la Trinité, * tu as brisé les autels consacrés aux idoles, * tu as virilement supporté d’être plongée dans de douloureuses souffrances, ô sainte martyre Barbara, * sans craindre les menaces des tyrans, * en chantant sans cesse d’une voix forte : ** je vénère la Trinité, le Dieu unique.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 4 : L’hymnographe et le fameux combattant de Dieu, * de l’Eglise le docteur et le maître, des ennemis l’adversaire, Jean, célébrons-le ! * Pour avoir pris la Croix du Seigneur comme un glaive, il a coupé tout le mensonge des hérésies, * et comme fervent intercesseur devant Dieu, ** à tous il accorde le pardon des transgressions.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[De la Mégalomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Colossiens (§ 250) I, 12-18.
Il est le chef, la tête du corps de l’Église. Il est les prémices, et le premier-né d’entre les morts, afin qu’il soit le premier en tout.
[De la Mégalomartyre : Galates (§ 208) III, 23-29.
Il n’y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil: ni d’esclave, ni de libre ; ni d’homme, ni de femme ; mais vous n’êtes tous qu’un en Jésus-Christ.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
℣. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
(évangile du XXIXème dimanche après la Pentecôte)
[De la Mégalomartyre : Marc (§ 21) V, 24-34.
Et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée.]

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mégalomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Icône de la Vierge du Signe – saint Jacques le Persan – ton 2

Icône de la Vierge du Signe de NovgorodParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 décembre 2017 du calendrier grégorien – 27 novembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour l’icône miraculeuse de la Vierge du Signe de Novgorod.

Cette icône appartient à un type iconographique ancien : la Vierge y est représentée en buste, en orante, élevant ses mains, l’image de son fils est inscrite dans un médaillon qu’elle porte sur son cœur. La prophétie du chapitre VII, versets 14 & 15, du prophète Isaïe sert de base théologique à la composition iconographique de l’œuvre, qui est comme une prédication en image du mystère de l’Incarnation :

C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Une vierge concevra, et elle enfantera un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel. Il mangera du beurre et du miel, en sorte qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien.
Isaïe VII, 14-15.

L’icône miraculeuse de Novgorod remonte au moins au XIIème siècle et est tenue pour l’icône la plus ancienne de Russie. Elle fut restaurée au XVIème siècle par le patriarche Macaire de Moscou. Elle est écrite sur un panneau de bois presque carré (59 par 52,7 cm), saint Joachim et sainte Anne figurent au verso, priant le Christ.

Voici l’histoire de cette icône miraculeuse. L’an 1170, les force armées des Souzdaliens dirigées par le prince Mstislav Andreevitch, fils d’André Ier Bogolioubski, font le siège de la ville de Novgorod la Grande, dont les forces sont inférieures en nombre.

Le troisième jour du siège, l’archevêque Jean de Novgorod entend une voix céleste, qui lui ordonne de prendre l’icône dans l’église de la Transfiguration-du-Sauveur-sur-Iline et de la faire porter en procession sur les murs fortifiés du kremlin de la ville.

Au cours de cette procession, les assaillants dardent leurs flèches vers l’icône et l’une d’entre elles atteint le visage de Notre Dame. A cet instant, des larmes se mettent à couler des yeux de l’icône, et la Vierge tourne son visage vers le peuple de Novgorod. Une ténèbre s’abat sur le champ de bataille & les assaillants pris de terreurs, jettent leurs armes et battent en retraite.

Dix ans après, l’archevêque Elie de Novgorod fait édifier en action de grâce l’église de l’Annonciation-à-Arkaji à l’emplacement précis où survint le miracle. Il institue également ce jour de fête au 27 novembre, toujours célébré en Russie.

L’icône quant à elle, qui avait repris sa place dans l’église de la Transfiguration-du-Sauveur-sur-Iline, fut déplacée dans l’église (future cathédrale) de Notre-Dame du Signe en 1354. Après la révolution d’octobre 1917, et les spoliations des églises par les communistes, l’icône fut déposée dans un musée. Mais en août 1991, l’icône miraculeuse fut restituée à l’Eglise russe, qui la propose depuis à la vénération des fidèles dans la cathédrale Sainte-Sophie de Novgorod.

De très nombreuses copies de cette icône ont été réalisées en Russie. Plusieurs d’entre elles furent également à nouveau miraculeuses et portent alors le nom de l’endroit où le miracle s’est produit.

Icône du Signe Kourskaya Korenaya
Icône du Signe Kourskaya Korenaya.
Parmi les plus connues, on pourra citer l’icône du Signe Kourskaya Korenaya. Elle fut découverte le 8 septembre 1295, par un habitant de la ville de Rylsk, près d’un grand chêne sur la rive du fleuve Touskara. Tandis qu’il soulevait l’icône, une source se mit à couler de dessous les racines du chêne. A cet emplacement se produisirent des guérisons miraculeuses, on y érigea la cathédrale de la Nativité de la Mère de Dieu, dans l’ermitage masculin de Korennoi. En 1485 des Tartares brulèrent cet ermitage et coupèrent en deux l’icône, emmenant en esclavage en Crimée le prêtre desservant, du nom de Bogolep. Ayant été libéré après versement d’une rançon, Bogolep retrouva les deux morceaux de l’icône, qui, ayant été rapprochés, se soudèrent sans colle.

En 1597, le tsar Théodore Ioannovich déplaça à Moscou cette icône que la tsarine Irène orna de pierres précieuses. L’année suivante, elle fut placée dans la cathédrale de la ville de Koursk puis dans le monastère Znamenskii (du Signe) qui fut construit au début du XVIIème siècle pour l’abriter. A partir de 1726, on prit l’habitude de faire revenir l’icône deux semaines par an à l’ermitage de Korennoi, lieu de sa première découverte. Cet usage fut précisé en 1806 par un oukase impérial, qui réglait que l’icône devait revenir tous les ans à l’ermitage de Korennoi, de la neuvième semaine après Pâques jusqu’au 9 septembre. A ces dates une gigantesque procession avec la croix (Крестный ход) portait l’icône depuis Koursk et l’y ramenait, soit une distance de plus de 40 kilomètres. Quarante à cinquante mille personnes y participaient habituellement, beaucoup de guérisons miraculeuses s’enregistraient chaque année lors de ce pèlerinage devenu très populaire en Russie. L’une des plus fameuses guérisons fut celle de Prokhore Isidorovitch Mochnine qui fut guéri miraculeusement à l’âge de 10 ans tandis que la procession passait devant sa maison. Il devint par la suite en religion le Père Séraphim de Sarov, l’un des plus grands saints de la Russie moderne.

Icône du Signe Kourskaya Korenaya avec riza
Icône du Signe Kourskaya Korenaya avec riza.
L’icône fut l’objet d’un attentat terroriste dans la nuit du 7 au 8 mars 1898, à 1h50 du matin de la part d’anarchistes athées. Des explosifs furent placés autour de l’icône, qui causèrent des dommages terribles dans un rayon de 10 mètres, mais l’icône ne subit miraculeusement aucun dommage. L’explosion survint alors que les moines et le peuple chantaient les vigiles dominicales de toute la nuit, mais tous sortirent indemnes de l’attentat. L’un des anarchistes se convertit après cet évènement et devint fervent chrétien.

A la révolution communiste, l’icône quitta la Russie avec les soldats de l’Armée blanche qui prenaient l’exil. Depuis 1951 cette icône de la Vierge du Signe Kourskaya Korenaya réside aux Etats-Unis, au siège de l’Eglise Russe Hors Frontières.

*

Nous fêtons aussi en ce jour le mégalomartyr Jacques le Persan.

Saint Jacques était d’une riche et considérable famille de la ville de Gondishapour (dans l’actuel Khouzistan iranien), capitale d’été des empereurs perses sassanides, ville qui était appelée en araméen Beth Lapéta, en laquelle les chrétiens étaient nombreux, car la ville avait été édifiée par l’empereur Shapour Ier pour y recevoir les habitants d’Antioche déportés après la conquête de cette ville en 253.

L’empereur perse Yazdgard Ier (régnant de 399 à 420), d’abord très favorable aux chrétiens, changea de politique et lança une terrible persécution pendant les quatre dernières années de son règne. Jacques, pour préserver ses avantages à la cour, apostasie et abjure alors sa foi dans le Christ. Cependant, sa mère et sa femme lui envoyèrent une lettre où elles lui faisaient savoir qu’elles n’avaient plus rien de commun avec lui, parce qu’il avait préféré une gloire passagère à l’amour du Christ et à la promesse des biens éternels. Jacques fut frappé par leur message et, pleurant amèrement son péché, il confessa publiquement sa faute et se déclara partout disciple de Celui qui est mort pour nos péchés.

La succession de l’empereur Yazdgard Ier ayant été complexe, lorsque le pouvoir impérial fut enfin maîtrisé par son fils l’empereur Vahram V, celui-ci repris la politique de son père et continua la persécution contre les chrétiens. Il reprocha alors à Jacques sa foi chrétienne, signe pour lui de l’ingratitude de toutes les largesses et responsabilités politiques que son père lui avait témoignées et confiées.

Ce tyran imagina un supplice épouvantable et convoqua toute la ville pour en être témoin. Après avoir lié saint Jacques, on lui coupa méthodiquement et progressivement tous les membres, en 28 morceaux, en commençant d’abord par les doigts et les orteils, puis les mains et les pieds, jusqu’aux jambes, aux bras jusqu’aux cuisses et aux épaules, et pour finir par la tête. De là vient le surnom – saint Jacques l’Intercis, qui signifie « taillé en pièces » – sous lequel ce mégalomartyr est connu en Occident. Pendant tout cet épouvantable martyre, saint Jacques ne cessa pas de louer Dieu et de proclamer sa vérité et sa justice, et au fur et à mesure que ses membres étaient coupés, une joie surnaturelle l’envahissait. Les actes de son martyre rédigés en araméen rapportent ces prières. En voici la dernière, juste avant sa mort :

Mon Dieu, me voilà par terre, au milieu de mes membres semés de toutes parts ; je n’ai plus mes doigts pour les joindre en suppliant, je n’ai plus mes mains pour les élever vers toi ; je n’ai plus mes pieds, ni mes jambes, ni mes bras. Seigneur, que ta colère s’arrête sur moi, et se détourne de ton peuple, et je te bénirai, moi le dernier de tes serviteurs, avec tous les martyrs et tous les confesseurs de l’Orient et de l’Occident, du Nord et du Midi, Toi, ton Fils, et le Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Amen.

Ce martyre survint le 27 novembre 421. Les chrétiens offrirent une somme d’argent considérable pour pouvoir recueillir les reliques du grand martyr, mais cela leur fut officiellement refusé. Ils parvinrent néanmoins à rassembler le corps épars de saint Jacques grâce à des bourreaux. Un grand nombre de monastères en Orient se sont placés sous le patronage de ce glorieux martyr.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Mégalomartyr. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du premier canon de la Mère de Dieu :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de la Mère de Dieu (« du Signe »), ton 4 : C’est un rempart infrangible * et une source de miracle, * qu’en toi ont reçu tes serviteurs Mère de Dieu Très-pure, * qui repousses les attaques des ennemis ; * c’est pourquoi nous te prions : * donne la paix à notre patrie ** et la grande miséricorde à nos âmes.
3. Tropaire du Mégalomartyr, ton 4 : Ton Martyr Jacques, Seigneur, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Mégalomartyr, ton 2 : Docile à ta bonne épouse * et craignant le redoutable jugement, * tu bannis la crainte et le souci des Perses, ô Jacques * et devins un admirable martyr, ** supportant que ton corps fût taillé comme un sarment.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 4 : L’image honorée de ton signe, * ton peuple la fête, ô Mère de Dieu, * car tu as accordé une victoire miraculeuse à ta ville résistante, * c’est pour cela que nous te crions avec foi : ** Réjouis-toi, Vierge, louange des chrétiens.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.
De la Mère de Dieu : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De la Mère de Dieu, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Fête de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple de Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le lundi 4 décembre 2017 du calendrier grégorien – 21 novembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 11h40, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 12h.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien), constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en bas latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple au 21 novembre serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu figure parmi les 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduisit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convia tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par le pape Sixte Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes, ton 4 : 4 tropaires de la 3ème ode & 4 tropaires de la 6ème odes du premier canon de la fête (œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle) :
1. En ce jour le Temple est devenu * le charmant séjour où l’on prépare la Fiancée ; * comme une chambre il a reçu le lit nuptial de la Divinité, ** la Vierge toute-pure, la plus belle des créatures.
2. David, prenant la direction du chœur, * exulte et danse avec nous : * il t’appelle Reine, ô Vierge immaculée, * vêtue de brocarts et te tenant ** dans le Temple en présence du Roi notre Dieu.
3. De celle en qui le genre humain * connut jadis la transgression * est issue la tige d’où fleurit * notre immortelle restauration, ** la Mère de Dieu présentée au Temple en ce jour.
4. Les Anges exultent dans le ciel : * avec eux la multitude des humains * en ce jour s’avance devant toi, * portant des lampes, Vierge pure, et proclamant ** tes merveilles en la maison de notre Dieu.
5. Celui qui par son verbe porte l’univers, * des Justes exauce l’oraison : * dans sa bonté les délivrant de la stérilité, ** il leur donna la Cause de notre joie.
6. Le Seigneur, voulant que soit connu * parmi toutes les nations son salut, * a choisi en l’humanité la Vierge inépousée ** comme signe pour réconcilier et recréer le genre humain.
7. Comme demeure de la grâce où sont gardés, * Vierge toute-pure, les trésors * de l’ineffable plan de Dieu pour le salut, * tu savoures dans le Temple les délices immaculées.
8. Lorsqu’il te reçut, telle un diadème royal, * divine Epouse, le Temple resplendit * et céda la place aux biens supérieurs, ** voyant qu’en toi s’accomplissaient les prophéties.

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 4 : Aujourd’hui est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 7 : Le très-saint temple du Sauveur, * sa chambre nuptiale de grand prix, la Vierge, * trésor sacré de la gloire de Dieu, * en ce jour est présentée dans la maison du Seigneur ; * elle y apporte la grâce de l’Esprit divin * aussi les Anges de Dieu proclament * Voici le tabernacle céleste.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Parce qu’il a regardé la bassesse de sa servante : car désormais je serai appelée bienheureuse dans la suite de tous les siècles (Luc I, 48)

Epître
De la fête : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints.

Alleluia
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (Psaume 44, 11).
℣. Ton visage sera prié par les riches du peuple (Psaume 44, 13).

Evangile
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge * s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée * plus haut que toute créature.

Verset de communion
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – avant-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – saint Grégoire le Décapolite – ton 1

Présentation au Temple de la Sainte ViergeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 décembre 2017 du calendrier grégorien – 20 novembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Ce dimanche coïncide avec l’avant-fête de la Présentation (ou Entrée) de la Très-Sainte Vierge Marie au Temple de Jérusalem. La divine liturgie de cette grande fête sera célébrée lundi 4 décembre grégorien (/21 novembre julien) à 12h à la paroisse de la Très-Sainte-Trinité.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien) constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

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Saint Grégoire le Décapolite - miniature du XI-XIIe siècle - Mont-Athos
Saint Grégoire le Décapolite – miniature du XI-XIIe siècle – Mont-Athos.
Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Grégoire le Décapolite.

Saint Grégoire vit le jour à la fin du VIIIème siècle dans une des villes de la Décapole d’Isaurie, appelée Irénopolis. Il était apparenté au patriarche de Constantinople Euthyme (qui siégea de 907 à 912). Grâce à es parents Serge & Marie, le jeune garçon reçut une éducation élémentaire mais, dès l’âge de huit ans, il manifesta nettement sa préférence pour l’étude des saintes Ecritures et la fréquentation des offices.

Parvenu adulte, ses parents cherchèrent à le marier, mais Grégoire s’enfuit de la maison familiale et se rendit dans un monastère à la tête duquel se trouvait l’évêque d’Irénopolis exilé à cause de la persécution iconoclaste. Quelques années passèrent et, après la mort de son père, sa mère finit par le retrouver. Elle ne s’opposa pas à sa vocation, toutefois elle lui demanda de rejoindre son frère, qui était moine dans un monastère voisin. Grégoire obéit, mais il ne put rester dans cet établissement, car l’higoumène était hérétique iconoclaste. Il se rendit alors dans un autre monastère, dirigé par son oncle maternel Syméon. Au bout de 14 ans de vie cénobitique, il obtint de son supérieur l’autorisation de se retirer dans une grotte des environs pour s’y consacrer à la vie érémitique. Là il subit les assauts des tentations des démons, mais y reçut également des extases consolantes.

Il reçoit le commandement divin de quitter sa sainte solitude pour devenir pèlerin et prêcher la foi véritable & la vénération des saintes icônes, alors que l’Empire était ravagé par le second iconoclasme, pourtant déjà condamné par le second Concile œcuménique de Nicée tenu l’an 787. Commence alors une longue série de pérégrinations

Saint Grégoire le Décapolite - icône russe XVIIème-XVIIIème siècle.
Saint Grégoire le Décapolite – icône russe XVIIème-XVIIIème siècle.
Grégoire se rendit d’abord à Éphèse, où il passa l’hiver dans un monastère. Le printemps venu, il embarqua sur un bateau en partance pour Constantinople, où il voulait se rendre car la capitale impériale était le foyer principal de l’iconoclasme politique. Mais il ne put atteindre que l’île de Proconnèse, dans l’archipel des Princes. Ne pouvant entrer dans la capitale par suite des édits impériaux chassant les moines orthodoxes, le saint partit pour la ville d’Énos en Thrace et de là parvint à Thessalonique, après avoir échappé à une bande de brigands slaves à proximité de Christoupolis (l’actuelle Kavala). Se joignant à un moine qui était en partance pour Rome, il parvint à Corinthe par voie de terre. De là, il s’embarqua pour l’Italie et atteignit Reggio de Calabre puis Rome. Cependant, après avoir chassé un démon d’un possédé, il fut sollicité par la foule qui le vénérait comme un saint. Il s’enfuit alors à Syracuse, où il établit sa retraite dans une tour abandonnée près du port. Là, il convertit même une prostituée qui exerçait sa triste profession à proximité, et la convainquit de devenir moniale et de transformer sa maison de débauche en monastère. Il prit une nouvelle fois la route de l’exil volontaire pour fuir la gloire des hommes, mais ne put cependant rester à Otrante où il s’était arrêté, car l’évêque y était gagné à l’hérésie, aussi s’embarqua-t-il pour Thessalonique. Il s’installa dans l’église abandonnée de Saint-Mennas. C’est alors que saint Joseph l’Hymnographe devint son disciple. D’autres disciples vinrent se joindre à eux, et cette communauté devint un centre de rayonnement de la vraie foi et de la grâce de Dieu, par le grand nombre de miracles que saint Grégoire y accomplissait, grâce au don de clairvoyance que Dieu lui avait accordé, gagnant son surnom de νέος θαυματουργός (Le Nouveau Thaumaturge). On possède de cette époque un sermon qu’il prononça concernant la conversion d’un musulman au christianisme.

Saint Grégoire le Décapolite - ménologue de Basile II
Saint Grégoire le Décapolite – ménologue de Basile II.
Vers la fin de sa vie, il fut atteint gravement de maladies mais put enfin se rendre à Constantinople et séjourner quelque temps au sein de la fameuse communauté monastique du Mont Olympe de Bithynie, ce haut lieu de la vie monastique et de la défense de l’Orthodoxie. De retour à Byzance, il s’installa avec Joseph dans l’église de Saint-Antipas, située près de Saint-Mocios, et rendit visite dans sa prison à saint Syméon, son père spirituel, qui avait subi de nombreuses persécutions pour la défense des saintes icônes. Tourmenté encore pendant une année par la maladie, saint Grégoire prédit, douze jours à l’avance, le moment de son trépas. Il s’endormit dans la paix le 20 novembre 842, quelques mois avant le rétablissement définitif de la vénération des saintes icônes et le triomphe de l’Orthodoxie.

Vers 850, son disciple saint Joseph l’Hymnographe transféra ses reliques dans le monastère qu’il fondait près de l’église des Saints-Apôtres, monastère qu’il dédia à saint Barthélémy et à saint Grégoire le Décapolite. Il composa aussi le canon de matines en son honneur.

Après la conquête de Constantinople par les Turcs en 1453, les reliques de saint Grégoire le Décapolite furent transportées en Valachie. En 1498, le boyard Barbu Craiovescu les racheta pour une somme considérable, afin de les placer dans l’église principale du monastère de Bistritsa qu’il fonda près de la ville de Râmnicu Vâlcea, dans la province d’Olténie, où elles sont restées jusqu’à nos jours.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père Grégoire. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion de l’avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 1, & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Les jeunes filles précédant * la Vierge avec leurs lampes allumées * préfigurent ce qui doit arriver ; * car d’elle naîtra la clarté * de la connaissance mettant fin aux ténèbres de l’erreur.
8. Imitant par sa prière son homonyme de jadis, * Anne accomplit son vœu * et t’offre au sanctuaire, Tout-immaculée * qui de la plus sainte des façons ** dois concevoir et enfanter.
9. Le soleil a déployé ses rayons, en voyant * la nuée de la lumière déployée par volonté divine * entrer dans le sanctuaire de Dieu, * car la rémission va pleuvoir d’elle ** pour ceux que leurs péchés ont rendus stériles.
10. Le Dieu qui par amour a demeuré * en toi, ô Vierge tout-immaculée, * me divinise, moi qui par ruse du serpent * fus dérobé jadis en goûtant le fruit défendu, ** et me rend les incorruptibles délices du Paradis.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Anne annonce maintenant la joie à tous, * en portant le fruit qui dissipe toute tristesse, celle qui seule fut toujours Vierge. * En accomplissement de son vœu, * elle présente aujourd’hui dans la joie au Temple du Seigneur ** celle qui est le véritable temple de Dieu le Verbe et la Mère très pure.
3. Tropaire du Vénérable Père Grégoire, ton 3 : Tu fus un modèle d’abstinence, * illuminant tout avec l’Esprit divin, * tu as achevé la course de la foi orthodoxe, * ayant illuminé le monde par ton enseignement, * et dénoncé les pensées des hérétiques ; * Vénérable Père Grégoire, ** prie le Christ-Dieu, afin qu’il nous accorde la grande miséricorde.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père Grégoire, ton 3 : L’Église te reconnaît comme un rayon de soleil, * rayonnant des beautés des vertus et des rais de guérisons, * illuminant tout, ô favori du Christ ; * Par conséquent, nous célébrons ta mémoire honorable et nous honorons tes luttes, ** Père béni entre tous, sage Grégoire.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Aujourd’hui l’univers entier, plein d’allégresse * en l’heureuse fête de la Mère de Dieu, s’écrie : ** Voici le tabernacle céleste.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du vénérable Père Grégoire, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[Du vénérable Père Grégoire : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Les fruits de l’esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, l’humanité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Il n’y a point de loi contre ceux qui vivent de la sorte.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Du vénérable Père Grégoire, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
[Du vénérable Père Grégoire : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du vénérable Père Grégoire : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saint Jean Chrysostome – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 décembre 2017 du calendrier grégorien – 13 novembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour se célèbre aussi la fête de notre Père parmi les Saints, Sa Sainteté Jean Chrysostome (« Bouche d’or »), archevêque de Constantinople.

Saint Jean Chrysostome naquit à Antioche, sur les bords de l’Oronte vers l’an 349. Sa mère Anthousa, femme très remarquable et veuve à vingt ans, n’épargna rien pour lui donner une brillante éducation (il aurait été élève du célèbre rhéteur païen Libanios). Après une jeunesse désordonnée, il est conquis à la perfection de l’Évangile par saint Mélèce Ier, patriarche d’Antioche, des mains duquel il reçoit le saint baptême à 18 ans. Il suit les cours de théologie que Diodore de Tarse dispense dans la célébre Ecole d’Antioche, et reçoit les ordres mineurs dans le clergé d’Antioche puis renonce complètement aux vanités du siècle, s’installe en ermite aux portes d’Antioche, et se consacre à la théologie. Il ne paraît qu’avec une tunique pauvre. La prière, la méditation, l’étude de l’Écriture Sainte, partagent son temps : il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu’il accorde à son corps, après de longues veilles. Durant l’hiver 380–381, il est ordonné diacre par saint Mélèce, puis devient prêtre quelques années plus tard. Il devient alors prédicateur et directeur spirituel. Il poursuit son travail d’écriture, et rédige de nombreux traités. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt par milliers à ses prédications. Il devient l’œil, le bras, la bouche de son évêque.

En 397, après le décès de Nectaire, archevêque de Constantinople, & au terme d’une bataille de succession acharnée, l’empereur Arcadius choisit Jean dont la réputation s’est considérablement répandue en dehors d’Antioche. Il est sacré archevêque de la Nouvelle Rome le 13 novembre 397, et c’est cette date qui est l’origine de la fête de ce jour. Son zèle, comme l’indépendance de son langage face aux puissants ne furent égalés que par sa charité. Son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire, ce qui lui valut son surnom de Chrysostome (« Bouche d’or »). Il ranimait la foi au cœur des fidèles et convertissait une multitude d’hérétiques et de païens. Il est vrai l’éloquence de l’orateur n’était pas de façade, mais révélait un homme de prière, un père, un apôtre et un saint.

S’il jouit au départ de la faveur du couple impérial, saint Jean Chrysostome n’hésite pas à comparer dans un sermon fameux l’impératrice Eudoxie, qui s’était accaparé l’héritage de deux veuves, à l’infâme reine Jezabel de l’Ancien Testament, s’en faisant une ennemie. A la demande de l’empereur Arcadius, Chrysostome doit trancher un conflit entre le patriarche d’Alexandrie Théophile et des moines égyptiens, mais Théophile prend les devant et réunit le concile du Chêne (403) dans la banlieue de Chalcédoine où 36 évêques (dont 29 Egyptiens) déposent l’archevêque de Constantinople. L’empereur – encouragé par l’impératrice – applique cette décision et condamne saint Jean à l’exil. Mais le pouvoir impérial dut le rappeler aussitôt pour apaiser le peuple indigné, mais également parce que l’impératrice, qui avait fait une fausse couche, y avait vu un signe de la condamnation de son péché. Cependant, la tension avec la cour impériale reprend très vite et Chrysostome attaque à nouveau ouvertement l’impératrice Eudoxie, la comparant cette fois à Hérodiade demandant à Hérode la tête de Jean sur un plateau. L’archevêque est déposé et sans attendre la réponse à son appel au pape Innocent 1er, il est exilé par un édit impérial. En quittant Constantinople (404), il fit porter à l’impératrice ce message : « Chrysostome ne craint qu’une chose : ce n’est ni l’exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c’est le péché ». Il est exilé d’abord sur les confins arméniens de l’Empire, puis après diverses pérégrinations, il s’affaisse épuisé en chemin, près de Comana du Pont (sur la Mer Noire), et meurt le 14 septembre 407 en disant : « Gloire à Dieu pour tout ».

L’Église romaine est toujours restée fidèle à l’archevêque Jean : Le pape Innocent Ier condamna le concile du Chêne qui l’avait déposé, et ne reconnut que Jean comme seul évêque légitime de Constantinople, refusant de traiter avec les successeurs que le pouvoir impérial avait installés à sa place ; le Pape lui écrivit également dans son exil pour le consoler.

En janvier 438, Théodose II fait rapatrier triomphalement les restes de Saint Jean à Constantinople, qui sont déposés dans l’église des Saints Apôtres. La translation de ces reliques est fêtée le 27 janvier. La majeure partie de ses reliques furent emportées en 1204 à Rome où elles sont vénérées dans la basilique Saint-Pierre du Vatican. Une portion notable de ces reliques a été offerte le 27 novembre 2004 au patriarche de Constantinople par le pape saint Jean Paul II. Ces reliques sont désormais dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges de Constantinople, au Phanar.

Dans le rit byzantin, la fête de saint Jean Chrysostome est fixée au 13 novembre, anniversaire de son sacre comme archevêque de Constantinople, la date de sa naissance au ciel le 14 septembre étant prise par la célébration de la grande fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Il a organisé la liturgie de son Eglise. La liturgie de saint Jean Chrysostome est la liturgie ordinaire du rit byzantin.

Saint Jean Chrysostome sur la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie :

Combien disent : je voudrais voir Sa figure, Ses traits, Sa beauté moins que Ses vêtements… Mais, dans l’Eucharistie, c’est Lui-même que vous voyez, Lui-même que vous touchez, lui-même que vous mangez. Pensez-y et adorez, car c’est le même qui est aux Cieux et que les anges adorent !

Saint Jean Chrysostome sur la liturgie :

Que personne donc ne prenne part à ces hymnes sacrées et mystiques avec une ferveur relâchée ; que personne à ce moment-là ne garde ses pensées tournées vers la vie matérielle, mais que chacun, bannissant de son esprit toute idée terrestre et se transportant tout entier dans le Ciel, comme s’il s’y trouvait volant à côté du trône de gloire en compagnie des Séraphins, adresse ainsi l’hymne très sainte au Dieu de gloire en de magnificence. Voilà pourquoi on nous exhorte à nous tenir comme il convient à l’homme en présence de Dieu, avec terreur et tremblement, avec une âme vigilante et attentive. (Sur l’incompréhensibilité de Dieu, homélie 4)

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : de Sa Sainteté.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Sainteté, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Ayant fait du Christ le trésor de ton esprit, * par la pureté de ta vie, * Chrysostome, pontife inspiré, * tu instruisis les hommes de leur salut * grâce aux enseignements salutaires dont tu fus l’artisan.
8. Ayant acquis l’inviolable trésor de l’Esprit * et puisé aux sources du salut * l’intarissable flot de tes enseignements, * tu en as irrigué ** toute la face de l’Eglise, Père saint.
9. Le terrain broussailleux des âmes, * sous les sages labours de tes paroles, * Chrysostome, tu l’as défriché * et lui as fait porter du fruit ** en l’abreuvant des ondées célestes.
10. En toi nulle souillure, nulle tache : * tu fus plutôt la demeure * des vertus célestes ; * et leur suprême sainteté, ** Vierge toute-pure, a fait de toi son logis.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; ** notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 8 : Comme l’éclat du feu, la grâce a jailli de tes lèvres * pour illuminer l’univers ; * tu as découvert au monde les trésors du détachement des biens, * tu lui as montré la grandeur de l’humilité, * ainsi toi qui nous instruits de tes paroles, ô Père Jean Chrysostome, ** prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 6 : Tu as reçu des cieux la grâce divine, * et de tes lèvres tu nous enseignes tous à adorer en la Trinité un seul Dieu ; * Jean Chrysostome, vénérable Père très bienheureux, nous te louons dignement, * car tu es un maître qui éclaire pour nous les mystères divins.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De Sa Sainteté, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.
De Sa Sainteté : Hébreux (§ 318), VII, 26 – VIII, 2.
Car il était bien raisonnable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste méditera la sagesse ; et sa langue parlera selon l’équité et la justice. (Psaume 36, 30).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
De Sa Sainteté : Jean (§ 36) X, 9–16.
Je suis le bon Pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Tropaire de saint Jean Chrysostome, chant du monastère de Valaam :

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – saint Paul le Confesseur – ton 7

Saint Paul le Confesseur, patriarche de Constantinople - fresque du monastère de Dyonisiou au Mont-Athos - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 novembre 2017 du calendrier grégorien – 6 novembre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Paul le Confesseur, archevêque de Constantinople la Nouvelle Rome.

Saint Paul naquit à Thessalonique dans les premières années du IVème siècle. Ordonné prêtre à Constantinople, il devint le secrétaire (le « notaire ») de l’évêque saint Alexandre de Constantinople, sous le pontificat duquel, en 330, Byzance fut consacrée par Constantin comme Constantinople, la Nouvelle Rome. Pour marquer ce changement politique, l’évêque de Byzance (qui dépendait jusqu’alors du métropolite d’Héraclée, exarque de Thrace et de Macédoine), devint archevêque métropolitain.

En 337, sur son lit de mort, saint Alexandre désigna Paul comme son successeur, soulignant la sainteté de sa vie, choix qui fut entériné par une élection canonique faite par un synode d’évêques qui consacrèrent le nouvel archevêque dans l’église de la Paix (la cathédrale de Constantinople à cette époque, qui se situait à proximité de la future Sainte-Sophie).

Saint Paul le Confesseur patriarche de Constantinople - Fresque de l'église Saint-Nicolas de Thessalonique - XIVème siècleLe parti arien furieux de cette élection intrigua auprès de l’empereur Constance II – fils de saint Constantin le grand – lequel gouvernait alors la partie orientale de l’Empire et résidait à Antioche. En 339, Constance II, qui avait décidé de soutenir la secte d’Arius dans ses territoires, revint à Constantinople et convoqua un pseudo-concile d’évêques ariens qui déposa Paul pour le remplacer par Eusèbe de Nicomédie. Paul fut contraint à s’exiler et trouva refuge en Occident, auprès du Pape saint Jules Ier, où il retrouva d’autres fameux évêques orientaux chassés par les Ariens : saint Athanase d’Alexandrie, Marcel d’Ancyre et saint Asclepas de Gaza. Le saint Pape Jules Ier prit fermement la défense de ces exilés afin qu’ils retrouvent leurs sièges épiscopaux, écrivant de nombreuses lettres et réunissant à Rome un concile en 341 qui renouvela les condamnations de l’Arianisme faites au concile de Nicée de 325.

A la mort d’Eusèbe de Nicomédie en 341, Paul rentre de ce premier exil, regagne sa ville de Constantinople et reprend son siège archiépiscopal. Mais le parti arien ne s’avoue pas vaincu et plusieurs de leurs évêques consacrent archevêque de Constantinople l’hérésiarque Macédonius, qui non content de professer l’hérésie d’Arius quant à la divinité du Verbe, y ajoutait la sienne propre qui niait la divinité du Saint-Esprit. Cette élection de Macédonius déclencha de violentes émeutes. Apprenant cela à Antioche où il résidait, l’empereur Constance II ordonna à Hermogène, général de sa cavalerie commandant la Thrace, d’entrer avec ses troupes dans Constantinople et d’arrêter l’archevêque Paul. Mais le peuple de la Ville apprenant cela, attaqua les troupes impériales, tua le général Hermogène en incendiant la maison où il résidait et traîna son corps derrière un char au travers de toute la cité impériale. Furieux d’un tel crime, l’empereur Constance II accourut à Constantinople, déterminé à faire souffrir le peuple de cette ville pour sa révolte. Les principaux chefs de la cité rencontrèrent l’empereur en implorant son pardon. Celui-ci consentit à sursoir à la punition de la ville, diminuant même de moitié les taxes de céréales qu’elle devait à l’empereur, mais à la condition que l’archevêque Paul fut exilé.

Saint Paul le Confesseur patriarche de Constantinople - Monastère de Dyonisiou - Mont-Athos - 1547Ce second exil dura de 342 à 346, et Paul trouva refuge à nouveau en Occident auprès du Pape à Rome, et à Trèves où résidait l’empereur Constant Ier, frère de Constance II, qui gouvernait la partie occidentale de l’Empire. A Trèves, dans l’entourage de l’empereur, saint Paul de Constantinople retrouva saint Athanase d’Alexandrie et d’autres évêques comme saint Ossius de Cordoue, lequel fut chargé par les deux empereurs de réunir le concile de Sardique en 343, avec pour but de tenter de réconcilier pro et anti-nicéens et de mettre fin à la crise qui agitait toute l’Eglise. Le concile de Sardique ordonna le rétablissement des évêques orientaux qui avaient été déposés, condamna les Ariens (qui avaient quitté le concile avant la fin) et rappela le rôle traditionnel de l’appel au Pape pour trancher les débats théologiques.

A la faveur du concile de Sardique, mais surtout en raison des lettres fermes que Constant Ier adressa à son frère Constance II indiquant que si Paul n’était pas rétabli sur le siège de Constantinople, il déclencherait une guerre, notre saint pu revenir pour la seconde fois en 344 sur son trône archiépiscopal dans la Nouvelle Rome, à l’allégresse générale de son clergé et de son peuple (la grande majorité des églises de la Ville étaient restées gouvernées par des prêtres fidèles à saint Paul, tant l’hérésiarque Macédonius était impopulaire). Mais lorsque survint l’assassinat de l’empereur d’Occident Constant Ier en 350, saint Paul de Constantinople perdit son principal soutien, et l’empereur d’Orient Constance II en profita pour reprendre aussitôt sa politique en faveur des hérétiques ariens. Il ne voulut pas toutefois réitérer les violents troubles populaires survenus lorsque le général Hermogène avait voulu publiquement arrêter le saint archevêque. Le préfet du Prétoire d’Orient, Philippe, fut chargé d’arrêter Paul en toute discrétion, ce qu’il fit à la faveur d’un stratagème, ayant attiré l’archevêque dans un établissement de bains sur la rive du Bosphore, sous prétexte de lui rendre les honneurs. Là il le fit enlever en secret et charger sur un navire qui le déposa en sa ville natale de Thessalonique. Paul fut interdit de remettre les pieds à Constantinople et en Orient, et dût prendre pour la troisième fois la route de l’exil à Rome auprès du Pape saint Jules Ier, tandis que l’hérésiarque Macédonius gouvernait à nouveau l’Eglise de Constantinople.

Peu de temps après, Constance II vainquit en Occident ceux qui avaient usurpé le trône en mettant à mort son frère Constant Ier. Il réunit alors sous sa férule les deux parties de l’Empire romain. Le sort de ceux qui ne professaient pas l’hérésie d’Arius se dégrada subitement en Occident, où la politique pro-nicéenne de Constant les avait jusqu’alors favorisés. Saint Paul, infortuné archevêque de Constantinople en exil fut arrêté, chargé de fers et déporté à Singara en Mésopotamie, puis à Emèse (Homs) en Syrie et enfin à Cucusus (Göksun) en Cappadoce (province d’Arménie Seconde, future Petite Arménie). Là, les Ariens l’enfermèrent dans une prison sans nourriture pour le faire mourir de faim. Trouvé encore vivant au bout de 6 jours, ils l’étranglèrent et prétendirent qu’il était mort d’une maladie rapide. Cela advint probablement l’an 351.

Martyre de saint Paul le Confesseur - Monastère de Dyonisiou - Mont-Athos   - 1547Voilà comme ce nouveau Paul remporta la couronne après tant de fatigue et d’exil, ayant professé sans bouger d’un iota la doctrine apostolique, d’où son surnom de Confesseur car en vérité il confessa tout au long de sa vie la Très-Sainte Trinité face aux hérésies impies d’Arius et de Macédonius, soutenues par l’empereur Constance II. Son prestige était immense en Orient où il était estimé comme l’un des plus intrépides champions de la foi catholique orthodoxe, au même titre que saint Athanase d’Alexandrie. N’ayant pas toutefois laissé d’ouvrages de théologie, sa gloire posthume fut moins éclatante que celle du grand docteur égyptien.

Le corps de saint Paul le Confesseur fut peu après son martyre translaté à Ancyre en Galatie, puis de là – sur ordre de l’empereur Théodose le Grand, à Byzance en 381, une trentaine d’année après sa mort, dans un grand concours de peuples et de clergé, alors que s’achevait le grand concile œcuménique de Constantinople, où l’on condamna fermement l’hérésie pneumatomaque de Macédonius. Au cours d’offices fastueux, les reliques du saint furent solennellement déposées – ironie de l’histoire – dans l’une des églises de la Ville qui avait été construite puis gouvernée par Macédonius – et qui depuis lors fut appelée église Saint-Paul, en son honneur. Ses reliques furent emportées à Venise en 1226, où elles sont gardées avec grand respect dans l’église de Saint-Laurent (actuelle église des Dominicains).

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : seulement du dimanche.

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Saintété, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Par divine grâce adopté comme fils, * tu n’as pas rabaissé au rang de créature * celui qui par nature est l’unique Fils, * coéternel au Père, bienheureux Paul, ** toi qui suivais l’enseignement de l’Apôtre théophore.
8. De bouche, de parole et de cœur, * au mépris de l’hostile Arius, * vénérable Paul, tu as prêché le Christ, * sagesse, puissance de Dieu ** et Parole hypostasiée.
9. Le saint Esprit de Dieu, * grâce auquel nous sommes divinisés, * par juste décision de la suprême autorité, * tu enseignas qu’il est Dieu par nature, ** créateur universel et tout-puissant.
10. Le Verbe du Père éternel, * bien que supérieur à tout début, * en s’incarnant de toi, Vierge pure, * a débuté sur terre et fut soumis au temps, ** lui qui transcende tous les temps.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 3 : La confession de la divine foi * a fait de toi pour l’Eglise un autre Paul par le zèle de pontife que tu manifestas; * avec celui d’Abel et de Zacharie * vers le Seigneur crie justice ton propre sang. * Père vénérable, * prie le Christ Dieu ** de nous accorder la grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Brillant sur la terre comme une étoile du ciel, * tu éclaires maintenant l’Eglise catholique ; * tu souffris pour elle, Paul, offrant ton âme, ** et comme celui d’Abel et de Zacharie ton sang crie clairement vers le Seigneur.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[De Sa Sainteté, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.
[De Sa Sainteté : Hébreux (§ 318), VII, 26 – VIII, 2.
Car il était bien raisonnable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[De Sa Sainteté, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, votre foi vous a guérie ; allez en paix.
[De Sa Sainteté : Luc (§ 64) XII, 8-12.
Or je vous déclare que quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 7.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Zénobe et Zénobie – ton 6

Saint Zénobe, évêque & martyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 novembre 2017 du calendrier grégorien – 30 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Zénobe, évêque d’Egée en Cilicie, et sa sœur martyre Zénobie.

Saint Zénobe et sainte Zénobie étaient les enfants de Zénodote et de Thècle, de pieux chrétiens d’une des riches familles de la ville d’Egée en Cilicie (l’actuelle Yumurtalık, province d’Adana, en Turquie).

Zénobe appris la médecine puis se mit à exercer celle-ci gratuitement, ajoutant même de grandes libéralités envers les malades lorsqu’ils étaient également dans le besoin. Toutefois il les guérissait encore plus par ses prières que par ses remèdes. De nombreux malades venaient de loin (même des Indes) pour se faire soigner par lui et obtenir de Dieu leur guérison.

Saint Zénobe fut fait évêque de sa ville au début du règne de Dioclétien, durant une courte période d’accalmie dans les persécutions. Celles-ci ayant repris, Lysias, gouverneur de Cilicie, vint à Egée pour arrêter l’évêque Zénobe et le fit torturer sur le chevalet. Ce qu’apprenant, sa sœur Zénobie accourut et se déclara chrétienne devant le gouverneur. Ele fut mise avec son frère sur un lit de fer sous lequel on avait allumé un feu. Ils furent ensuite ébouillantés sans en en ressentir aucune douleur. Le gouverneur ordonna alors leurs décapitations et leurs corps furent pieusement ensevelis de nuit par les prêtres Caius et Hermogène.

Ces deux saints sont également célébrés par le rit romain à la date du 30 octobre :

A Egée, en Cilicie, la passion de saint Zénobe évêque et de sa sœur Zénobie, sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias.
Martyrologe romain au 30 octobre

Martyre des saints Zénobe et Zénobie

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Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche ton VI :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des Saints, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Saints, ton 8 : Comme témoins véritables et prédicateurs de la piété, * honorons dignement par des hymnes divinement inspirés * Zénobe et la sage Zénobie * car c’est ensemble qu’ils ont vécu et qu’ils ont quitté cette vie ** & qu’ils ont reçu la couronne d’incorruptibilité par le martyre.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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