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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Saint Thomas – ton 2

Saint Thomas apôtre - école russe du XIVème siècle - Musée russe de Saint-PétersbourgParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 octobre 2014 du calendrier grégorien, 6 octobre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour l’illustre & saint apôtre Thomas.

Les quatre évangiles citent Thomas parmi la liste des Douze Apôtres, mais seul celui de Jean nous fournis quelques renseignements qui peuvent aider à dessiner sa personnalité. Saint Thomas (ce nom araméen signifie « Jumeau ») était sans doute courageux (ne déclare-t-il pas : « Allons nous aussi & mourrons avec lui », lorsque le Christ annonce son passage en Judée alors que les Juifs de cette province ont résolu de le mettre à mort – Jean 11, 16) & surtout il fait preuve d’un pragmatisme certain (à la dernière Cène, lorsque Jésus annonce : « Quant au lieu où je vais, vous en connaissez le chemin », Thomas l’interrompt : « Seigneur, nous ne savons où tu vas, comment en connaitrions-nous le chemin ? » – Jean 14, 5).

La foi de Thomas - reconnaissance du Christ ressuscité par saint ThomasC’est sans doute en raison de ce pragmatisme que Thomas refuse de croire en la réalité physique de la résurrection s’il ne peut toucher les plaies de Jésus. Le Christ ressuscité lui apparait en lui montrant ses plaies glorifiées et lui disant : « Cesse d’être incrédule mais croyant ». Même si la foi de Thomas fut tardive, sa réponse est une profession de foi d’une vigueur théologique impressionnante : « Mon Seigneur & mon Dieu ». Thomas confesse ainsi solidement la réalité du mystère de l’Incarnation du Verbe, la réalité de l’union hypostatique des deux natures, humaine & divine, dans le Christ.

Après la Pentecôte, rempli de l’Esprit Saint et avec le courage qui le caractérisait déjà, Thomas partit prêcher l’Evangile aux extrémités de la terre.

En compagnie des saints Apôtres Jude Thaddée et Barthélémy, il établit l’Eglise dans la Mésopotamie (où l’on parlait alors l’araméen comme en Palestine). Thaddée & Thomas concentrent leur prédication sur l’Assyrie, assistés par Addaï, l’un des 72 disciples, lequel continue leur travail une fois qu’ils partiront pour l’Arménie & l’Inde, tandis que Thaddée évangélise la Chaldée plus au Sud, assisté par un autre des 72 disciples, Aggaï puis par leur disciple Mari. L’Eglise ainsi fondée dans la Mésopotamie sous domination perse s’intitula l’Eglise de l’Orient (toutes les chrétientés de l’Empire romain étaient en effet pour eux l’Eglise d’Occident, y compris les Byzantins, les Syriaques, les Coptes). Les héritiers de cette Eglise de l’Orient sont les chrétiens appelés de nos jours Assyriens & Chaldéens (sans que ces appellations actuelles ne recoupent des identités ethniques réelles mais une simple distinction entre chrétiens séparés (nestoriens) & catholiques).

Une fois l’Evangile prêché en Mésopotamie & les premières Eglises affermies, Thomas, suivant la route de la soie s’arrête au royaume indo-grec du Ghandara (Pakistan actuel) à la cour du roi Gondopharès Ier, qu’il quitte en 51 pour revenir à Jérusalem. En 52 Thomas s’embarque pour l’Inde du Sud en suivant cette fois la route maritime de la soie. Il séjourne dans l’île de Socotora (Golfe d’Aden), où il établit l’Eglise. Cette antique chrétienté, dépendant du catholicos de l’Eglise de l’Orient dura jusqu’au XIVème siècle avant d’être éradiquée par l’Islam.

Thomas débarque aux Indes à Muziris (l’actuelle Cangranore) sur la côte de Malabar, où vivait une importante communauté juive araménophone, mais sa prédication obtient plus de succès auprès des indiens, et Thomas baptise de nombreux membres de la haute caste et de la famille royale, qui forment alors le noyau de la première communauté chrétienne en Inde. De 52 à 63, Thomas fonde des Églises sur les côtes du Malabar & de Coromandel, ainsi qu’à Ceylan. Ces communautés ont été dénommées depuis « Chrétiens de saint Thomas », leurs Eglises – de tradition araméenne – sont toujours florissantes aujourd’hui dans l’actuel état du Kérala, où la population est devenue de nos jours majoritairement chrétienne. La chrétienté indienne fondée par Thomas (comme les premières chrétienté de Socotora et de Chine) resta longtemps la fille de celle de Mésopotamie, partageant avec elle la même liturgie (l’anaphore d’Addaï et Mari).

Croix du tombeau de saint Thomas à Méliapour (Madras), datée du VIème ou VIIème siècleEn 64, Thomas s’embarque pour la Chine qu’il évangélise jusqu’en 68 avant de revenir aux Indes. Il reçoit la palme du martyre l’an 72 (probablement un 21 décembre selon la tradition malabare locale) dans le petit royaume tamoul de Méliapour (Mylapore, cité actuellement intégrée dans la ville de Madras) sur la côte de Coromandel. Pour avoir converti la femme et le fils du roi, Thomas fut percé de plusieurs lances. Les restes de l’une d’elles furent retrouvés par les Portugais lors de l’ouverture de son tombeau et de la reconnaissance de ses reliques (des os et une fiole de sang) qu’ils firent en 1523. Une croix datée du VIème ou VIIème siècle retrouvée sur son tombeau et comportant une inscription en langue parthe est devenue le symbole des Chrétiens de saint Thomas (des croix de forme similaire et de même époque ont été aussi retrouvées au Kérala).

Frise de Kong Wang Shan - l'Apôtre Thomas portant la croix et un acolyteLa prédication de Thomas au Ghandara et en Chine avait été abondamment contestée par les critiques rationalistes occidentaux à partir de l’époque moderne, celle des Indes paraissait plus certaine en raison de la manifeste ancienneté des chrétientés qui y sont toujours établies. Pourtant, les études archéologiques récentes tendant à confirmer les éléments reçus de la tradition. Le roi Gondopharès Ier du Ghandara avait été prétendu légendaire jusqu’à ce qu’on retrouve des pièces à son effigie en 1834 à Calcutta, puis de nombreuses inscriptions qui ont pu confirmer les dates de règne de ce souverain, compatibles avec le séjour de Thomas. De même, les études récentes d’un groupe sculpté en Chine (la frise de Kong Wang Shan, dans le port de Lianyungang où Thomas aurait pu débarquer) tendent à montrer qu’elles pourraient décrire l’arrivée de Thomas en Chine. D’autres sculptures funéraires de style mésopotamien et manifestement d’inspiration bibliques datées de l’an 86 ont été retrouvées en Chine.

Le corps de saint Thomas repose toujours aux Indes dans son tombeau à Méliapour (Madras, Etat du Tamil Nadu, Inde). En 232 cependant, une translation d’une partie importante de ses reliques avait été faite depuis Méliapour jusqu’à Edesse en Osroène (Mésapotamie), ville qu’il avait évangélisée. Ces reliques furent apportées des Indes par les soins d’un marchant syriaque du nom de Khabin. La pèlerine Egérie qui visita Edesse du 19 au 21 avril 384 note dans son journal de voyage :

Dès notre arrivée, nous nous sommes rendus aussitôt à l’église et au martyrium de saint Thomas. Selon notre habitude, nous avons fait des prières et tout ce que nous avions coutume de faire dans les lieux saints ; nous avons lu aussi quelques textes de saint Thomas. L’église qui est là est immense et très belle, agencée de neuf, de sorte qu’elle est vraiment digne d’être la maison de Dieu.
Itinéraire 19, 2-3.

En 394 (vraisemblablement un 3 juillet), les reliques d’Edesse furent tirée du martyrium primitif décrit par Egérie (manifestement un petit édicule distinct de la cathédrale de la ville dont parle surtout notre pèlerine) pour être solennellement déposées dans une nouvelle et grande église spécialement édifiée pour les recevoir (Chronique d’Edesse 38).

Pierre tombale de saint Thomas, de facture mésopotamienne, conservée à Ortona avec les reliques du crâne de saint ThomasCes reliques d’Edesse quittèrent la ville au cours du Moyen-Age en raison des vicissitudes dues aux invasions perses puis arabes, et furent elles-mêmes divisées : une partie serait conservée dans une église de Mossoul, une autre part (des os du crâne) avait été mise à l’abri des invasions musulmanes dans l’île grecque de Chios, d’où le 6 septembre 1258 des Italiens la transférèrent à Ortona dans les Abruzzes ; la cathédrale Saint-Thomas de cette ville les conserve ainsi qu’une pierre tombale de facture mésopotamienne. Une reconnaissance scientifique de ces reliques a déterminé qu’elles appartenaient à un homme d’environ 1m60, âgé entre 50 et 70 ans, qui avait reçut des coups correspondant à ceux d’une lance.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de l’Apôtre.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, * ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Toi qui excellais par ta vertu * et par tes miracles, Apôtre ayant vu Dieu, * de lumière divine tu éclairas les Indiens ** et dans leurs ténèbres tu fis luire la foi.
8. Devenu incandescent par œuvre de l’Esprit, * comme un jet de lumière tu fus envoyé, * Thomas, divinement inspiré, ** et de tes miracles tu illuminas le monde entier.
9. Initié aux enseignements * de la divine sagesse, apôtre Thomas, * avec la rapidité de l’éclair ** tu as illuminé le monde et ses confins.
10. Vierge pure ayant porté le Dieu fait chair, * rends-moi ferme, car je ploie * sous les attaques des passions : ** il n’est d’autre auxiliatrice que toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 2 : Tu as été un disciple du Christ * et membre du divin collège des Apôtres. * Faible dans la foi, t’as douté de la Résurrection du Christ, * mais après avoir touché Ses blessures tu as cru à sa très-pure Passion : ** prie-Le à présent, glorieux Thomas, pour qu’Il nous donne sa paix et sa grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 4 : Celui que la grâce divine a comblé, * l’Apôtre du Christ et son fidèle serviteur, * plein de repentir, s’est écrié: * Tu es en vérité ** mon Seigneur et mon Dieu.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
De l’Apôtre : 1 Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De l’Apôtre :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
En même temps le mort se leva en son séant, et commença à parler ; et Jésus le rendit à sa mère.
De l’Apôtre : Jean (§ 65) XX, 19-31.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Cyriaque – ton 1

saint Cyriaque l'anachorèrte - fresque du monastère saint Paul du Mont-Athos datée de 1552Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 octobre 2014 du calendrier grégorien – 29 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Cyriaque l’Anachorète.

Saint Cyriaque naquit à Corinthe le 9 janvier 448 sous le règne de Théodose II le Jeune, d’un prêtre de cette Eglise nommé Jean et de son épouse Eudoxie. Il fut ordonné lecteur encore enfant par son oncle Pierre, évêque de cette ville. La lecture des Saintes Ecritures éveilla dans son cœur le désir de Dieu. Alors qu’il n’avait pas 18 ans, Cyriaque entendit au cours d’un office ce passage de saint Matthieu :

« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. » (Matthieu XVI, 24).

Violemment bouleversé, sans même rentrer chez lui, Cyriaque quitte immédiatement Corinthe et s’embarque par le premier navire partant pour la Palestine. Ayant visité les Lieux Saints, il passe quelques mois dans un monastère près de Jérusalem gouverné par un certain Abba Eustorge. Avec la bénédiction de celui-ci, il rejoint le désert de la Grande Laure fondé par saint Euthyme le Grand.

Euthyme lui confère la tonsure monastique et l’envoie dans la laure tenue par son disciple saint Gérasime près du Jourdain.

Notre jeune moine suivait diligemment l’obéissance monastique, priait avec ferveur, dormait peu, jeûnait beaucoup. Cyriaque s’acquittait de sa tâche de cuisinier et progressait si rapidement dans les saintes vertus ascétiques et dans la prière que saint Gérasime le prit en affection et choisit de l’emmener avec lui prier chaque année dans le désert de Rouba, depuis la clôture de la Théophanie jusqu’au dimanche des Palmes. C’est de là que Gérasime eut la révélation du départ pour le ciel de l’âme de Saint Euthyme, et qu’il partit avec Cyriaque pour ensevelir son corps.

Après la mort de saint Gérasime et désormais âgé de 27 ans, Cyriaque rejoignit la laure fondée par saint Euthyme. Il y demeura quelque temps dans la solitude, tout en favorisant la transformation de cette laure en cœnobium. A l’âge de 37 ans, il fut ordonné diacre.

Mais la charité s’étant refroidie parmi les moines, il advint que le monastère fondé par saint Euthyme entra dans des querelles continuelles avec celui qu’avait fondé saint Théoctiste, situé un peu plus bas. Fuyant le scandale et le trouble, Cyriaque partit s’installer dans la laure de saint Chariton à Soukas, où il fut reçu comme simple postulant et traité comme un débutant, ce que notre saint accepta avec grande humilité.

Parvenu à l’âge de 40 ans, il fut ordonné prêtre et prit la charge de skevophylax (sacristain, responsable du trésor & de l’organisation matérielle des offices et des liturgies). Il fut aussi nommé canonarque (c’est-à-dire premier chantre) de sa communauté. Il devait avoir un talent musical certain car il conserva longtemps cette charge. Dans le canon de sa fête, rédigé deux siècles après par saint Etienne le Sabbaïte, il y est décrit comme « chantant harmonieusement dans les vigiles. » Saint Cyriaque dut composer un certain nombre de compositions pour l’office divin, il n’en reste qu’un kondakion de 14 oiki incomplet qui chante la résurrection de Lazare, identifié par le Père S. Pétridès.

Pendant toutes ces années, le bienheureux ne se mit pas une seule fois en colère et le soleil ne le vit jamais prendre sa nourriture. Parvenu à l’âge de 70 ans, il se retira pour vivre en anachorète avec un disciple nommé Jean dans le désert de Natouphas, souffrant là toutes sortes de tourments pour l’amour du Christ et ne se nourrissant que d’oignons sauvages et d’herbes que Dieu, à la prière du saint, avait miraculeusement privés de leur amertume. Comme un grand nombre de fidèles & aussi de moines accouraient de toutes parts vers cette retraite, les uns pour être délivrés d’esprits mauvais, les autres pour entendre une parole de salut, Cyriaque dut, quoique âgé de 90 ans, partir pour des lieux de plus en plus reculés, le dernier d’entre eux s’appelait Sousakim.

Saint Cyriaque dut cependant quitter son désert de Sousakim pour intervenir dans les monastères palestiniens afin d’y affermir la foi des moines qui était alors égarée par les Origénistes. Il reçut aussi une vision de la Vierge Marie qui lui apparut avec saint Jean Baptiste et saint Jean l’Evangéliste : la Vierge refusait d’entrer dans sa cellule car il s’y trouvait un livre contenant les discours hérétiques de Nestorius.

A l’âge de 99 ans, Cyriaque put revenir dans sa solitude de Sousakim, où il vécut seul avec un énorme lion apprivoisé qui veillait sur son petit jardin et le protégeait des brigands. Le lion recevait sa nourriture de la main de saint Cyriaque. Notre saint mourut le 29 septembre 556 à l’âge avancé de 109 ans, après avoir convoqué & béni ses disciples.

La Vie de saint Cyriaque fut rédigée de façon très détaillée par Cyrille de Scythopolis qui fut témoin de plusieurs de ses prophéties et de leur accomplissement. Une traduction française en fut réalisée par le R.P. Festugière, op, et publiée aux Editions du Cerf en 1963.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Sans tarder, tu pris le chemin de la vie ; * dès l’enfance, Vénérable, en effet * tu aimas ton Créateur; * ayant soif de lui, tu le cherchas ** comme un cerf accourant vers la source des eaux.
8. Les ayant, Père admirable, reçus * gravés sur les tables de ton cœur * par le doigt de l’Esprit saint, * comme un livre animé tu gardas ** activement les vivants préceptes du Christ.
9. Vénérable Père, tu maîtrisas * par le jeûne les appétits de l’estomac * et, mortifiant les voluptés sensuelles, ** tu conservas la pureté * tout au long de ta vie.
10. Dans l’allégresse, pour la Trinité * tu fis de toi un temple doué de raison, * ayant purifié ton corps et ton esprit, * Père trois fois heureux, et tu devins ** l’habitacle de la lumière au triple feu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Cyriaque théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme un défenseur puissant et un protecteur, * la sainte laure, qui t’honore sans cesse, célèbre ta mémoire en ce jour. * Mais toi, ayant grande assurance auprès du Seigneur, * préserve-nous des ennemis qui nous assaillent, * afin que nous te chantions : ** réjouis-toi, père trois fois bienheureux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
[Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Du vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
Soyez donc pleins de miséricorde, comme votre Père est plein de miséricorde.
[Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte – Saints Phocas & Codrat – ton 8

Saint hiéromartyr Phocas - fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev du XIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 octobre 2014 du calendrier grégorien – 22 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Phocas, de la ville de Sinope dans le Pont.

Certains auteurs distinguent trois saints Phocas : saint Phocas d’Antioche (fêté le 5 mars au rit romain), et les deux autres à Sinope : l’un évêque de cette ville au début du IInd siècle (mais les éléments sur ce saint font défaut avant le Xème siècle) et l’autre un simple jardinier de cette même ville sous la persécution de Dioclétien. D’autres auteurs ne font qu’un seul saint des deux de Sinope.

Les éléments les plus certains sur la vie de saint Phocas proviennent d’une des homélies pour la fête de ce saint prononcée à la fin du IVème siècle par Astérius évêque d’Amasée (une autre cité de la même province ecclésiastique du Pont-Euxin), dans une église qui possédait une partie des reliques de ce saint.

Saint Phocas était de la ville de Sinope, capitale du Pont (nord de la Turquie actuelle, sur la Mer Noire). Il possédait un jardin situé à l’entrée de l’isthme conduisant à cette ville, dont la production lui permettait de subvenir à ses besoins & de nourrir les pauvres, et accueillait dans sa maison tous ceux que la Providence lui envoyait. Dénoncé comme disciple de Jésus-Christ, on envoya un détachement militaire se saisir de lui. Arrivant à Sinope, la petite troupe de soldats demanda l’hospitalité à Phocas, ignorant l’identité de leur hôte. Celui-ci les reçut avec sa bonté ordinaire et leur servit un excellent repas. Mis en confiance par le festin, les soldats déclarèrent à leur hôte qu’ils avaient été dépêchés pour arrêter Phocas et le décapiter par surprise, sans autre forme de procès, car il était aimé du peuple. Notre saint leur déclara qu’il connaissait Phocas et qui le leur amènerait le lendemain matin. Tandis que les soldats dormaient dans sa maison, saint Phocas creusa lui-même sa tombe. Au matin, il se présenta aux soldats comme le Phocas qu’ils avaient reçu mission de tuer. Confus et surpris, les militaires furent gênés de devoir exécuter un ordre aussi abject, mais saint Phocas leur assura que la faute d’un tel crime ne retomberait pas sur eux mais sur ceux qui l’avaient commandité. Les soldats, revenus de leur surprise, lui tranchèrent la tête et le déposèrent dans la tombe qu’il s’était creusée.

Cette action héroïque répandit la renommée de saint Phocas au loin. Une église magnifique fut édifiée sur son tombeau, et de nombreux miracles s’y produisirent, des portions de ses reliques furent envoyées dans diverses villes : Amasée mais également à Rome, ainsi que témoigne Astérius d’Amasée :

« Phocas, depuis sa mort, est devenu l’appui & la colonne de l’Eglise ; qu’on vient de tous côtés au lieu de prière dans lequel il a le bonheur de parler ; que le magnifique temple procure de la consolation aux affligés et la santé aux malades ; qu’il est comme un magasin public toujours ouvert aux indigents ; que tous les lieux où il u a une relique du saint sont célèbres par des miracles, & l’objet de la vénération des chrétiens ; que les Romains, dont la capitale possède le cœur du martyr, l’honorent comme saint Pierre & saint Paul ; (…) que les mariniers de la plupart des mers chantent des hymnes à sa gloire ; que souvent le saint les délivre du danger ; qu’ils réservent pour les pauvres une partie de leur pain, & qu’ils l’appellent « la part de Phocas »« 

Phocas est le patron des jardiniers & aussi des marins, ainsi que, nous venons de le voir, l’atteste Astérius d’Amasée (peut-être parce que son nom signifie phoque en grec).

Il n’est pas absolument certain que ce soit le même saint Phocas dont les reliques furent transférées au Vème siècle à Constantinople, ce qui occasionna deux jours de fêtes au cours desquelles saint Jean Chrysostome prononça deux homélies. Dans l’une d’entre elles il qualifie saint Phocas de hiéromartyr (martyr prêtre ou évêque), ce qui ne figure pas dans les renseignements transmis par Astérius d’Amasée, mais fut gardé dans la tradition liturgique byzantine pour le saint fêté le 22 septembre (toutefois, on pourra noter que chez les Pères de l’Eglise, on trouve des personnages qualifiés également de hiéromartyrs qui n’étaient ni prêtre ni évêque). Le calendrier liturgique byzantin fait mémoire de la translation des reliques de saint Phocas le 23 juillet. Les reliques de saint Phocas furent emmenées par les latins de Constantinople à Vienne en Dauphiné.

*

Ce 22 septembre voit aussi la célébration de la mémoire de l’apôtre saint Codrat (ou Quadratus, Quadrat), l’un des 70 disciples du Christ. Son office était en effet originellement célébré le 21 septembre, mais il est perpétuellement reporté au lendemain en raison de la clôture de la fête de l’Exaltation de la sainte Croix.

On ne sait rien de certain sur saint Codrat sinon qu’il fut l’un des 70 disciples du Christ, qu’il avait – aux dires d’Eusèbe de Césarée – le don de prophétie & qu’il reçut la couronne du martyre à Magnésie (en Asie mineure), sous Hadrien (vers l’an 117). Il a parfois été confondu avec un autre saint de ce nom qui fut évêque d’Athènes en 125 et fut martyrisé en 129, lequel adressa une apologie de la religion chrétienne à l’empereur, œuvre hélas perdue.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 8. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !p
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 3 : Saint apôtre Codrat, * intercède auprès du Dieu de miséricorde, ** pour qu’à nos âmes il accorde le pardon de nos péchés.
3. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie * et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus * la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi ; * hiéromartyr, illustre Phocas, * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion de l’Apôtre, ton 8 : Comme pontife vénérable et courageux martyr * l’univers te présente, Seigneur, le saint apôtre Codrat * et glorifie par des hymnes sa mémoire sacrée, * sans cesse demandant que soit accordée ** la rémission de leurs fautes à ceux qui te chantent, toi qui est miséricordieux.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du hiéromartyr, ton 6 : Comme un soleil portant la divine clarté * le Seigneur t’a placé au firmament de l’Eglise * pour éclairer la multitude des croyants, * illustre martyr Phocas ; * et comme un parfum de bonne odeur * furent agréés ta vie, ta foi, tes combats ** par le seul qui possède la miséricorde infinie.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 182) VI, 16 – VII, 1.
Car vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu dit lui-même : J’habiterai en eux, et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
[Du hiéromartyr : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Du hiéromartyr :
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie. (Psaume 131, 9) (Psaume 133, 1)]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
[Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du hiéromartyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2014 du calendrier grégorien – 15 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

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Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

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Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

Saint Nicétas est également fêté le 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 1ère ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du mégalomartyr.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d’Israël qui passa à pied sec ; * puis il ferma l’immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l’arme invincible ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
6. En lui-même jadis * Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, * lorsqu’au milieu des prêtres saints * il éleva de ses mains tendues, * comme s’il était en croix, le trophée * grâce auquel il brisa la force du funeste Amalec ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
7. Moïse éleva sur un poteau * le remède délivrant * de la pernicieuse morsure du reptile venimeux ; * au bois, image de la Croix, * il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol * et par là triompha de la calamité ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
8. Le ciel montra le trophée de la Croix * au chef très pieux, le sage empereur ; * par elle fut abattue * l’arrogante malveillance des ennemis ; * l’erreur fut mise en fuite, * jusqu’aux extrémités de la terre s’étendit la sainte foi ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Tu fus charmé par la beauté du Créateur, * illustre et bienheureux Martyr ; * ayant reçu les clartés de l’au-delà, * à tire-d’aile tu montas vers Dieu ** et, méprisant la mort, t’approchas de lui.
11. Dans la sagesse de ton raisonnement * ayant préféré, martyr Nicétas, * à ceux qui passent les inépuisables trésors, * allègrement tu livras ton corps * aux supplices, dans la joie.
12. Mère de Dieu, t’ayant seule trouvée * comme un oranger dans la forêt, * comme une fleur très-pure, comme un lis en la vallée, * le mystique Fiancé ** fit sa demeure en toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
Du mégalomartyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
[Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du mégalomartyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
℣. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
℣. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
Du mégalomartyr :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du dimanche : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du mégalomartyr : Matthieu (§ 36) X, 16-22.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du mégalomartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIVème dimanche après la Pentecôte – Indiction (Nouvel an) – saint Syméon Stylite – ton 5

Saint Syméon le Stylite - icône russe de 1465Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 septembre 2014 du calendrier grégorien, 1er septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Ce jour – 1er septembre julien – est l’indiction c’est-à-dire le nouvel an byzantin.

Le terme d’Indiction est d’origine latine (Indictio = annonce) et correspond sous la République romaine à une imposition en nature. Sous Dioclétien, la fiscalité de l’Empire fut réorganisée, l’imposition étant calculée sur la base foncière et les revenus des contribuables. L’évaluation de cette base est alors faite tous les cinq ans.

C’est l’empereur saint Constantin le Grand qui décide en 312 que :
– l’évaluation de cette base d’imposition se ferait désormais tous les 15 ans,
– ce cycle de 15 ans commencerait le 23 septembre (dans l’Empire, jour férié marquant l’anniversaire de la naissance d’Auguste),
– la mention de l’année de l’indiction (c’est-à-dire le numéro d’ordre dans le cycle des 15 ans) devait être obligatoire dans un acte juridique, afin que celui-ci soit valide.

Par glissement de sens, le terme d’Indiction, qui désignait à l’origine l’impôt, signifia ce cycle de 15 ans puis la date de septembre, à laquelle on change d’année.

La datation des actes juridiques par l’année de l’Indiction eut un grand succès dans l’Empire romain après 312 : on avait enfin un système stable de référencement des dates, plus pratique que l’indication du nom des consuls de l’année.

La date du 23 septembre avait une signification particulière dans l’Empire romain : c’était en effet l’ancienne date de la fête de la naissance d’Auguste dans le calendrier impérial païen et ce jour était regardé comme le premier jour de l’année dans beaucoup de contrées de la partie orientale de l’empire. Après la suppression de la fête de la naissance d’Auguste, l’Indiction fut déplacée à une date plus commode : le 1er septembre (on estime que le changement se fit le 1er septembre 462). Pendant un temps, l’Eglise de Constantinople garda l’ancienne date du 23 septembre comme premier jour de l’année ecclésiastique, y célébrant la fête de la Conception de saint Jean Baptiste, qui se trouve être le premier mystère historique de l’économie de la Nouvelle Alliance. Puis, l’Eglise byzantine s’aligna sur le pouvoir civil et démarra son nouvel an également au 1er septembre.

Le système organisé par Constantin se perpétua dans l’Empire byzantin mais fut également repris par Charlemagne en Occident à partir de l’an 800, mais le jour de l’an ne fut pas établi au 1er septembre (selon les époques & les régions, il fut placé au 1er janvier, au 25 décembre ou au 25 mars). Le cycle de l’Indiction est toujours utilisé par l’Eglise romaine pour la datation des documents officiels. L’Eglise byzantine démarre elle aujourd’hui encore sa nouvelle année au 1er septembre.

La première Indiction ayant commencé en 312, la seconde débuta en 327, la troisième en 342, etc… Actuellement nous avons commencé un nouveau cycle d’Indiction en 2007 et donc 2014 est la 8ème année (Indiction 8).

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Ce même jour est aussi commémoré notre vénérable Père Syméon le Stylite, appelé aussi « l’Ancien » ou « le Grand » (c. 390 † 459), moine en Syrie. L’appellation de Stylite vient du grec style, « colonne », cette mention est utilisée dans les synaxaires pour designer une catégorie particulière de saints, qui ont vécu sur une colonne, à l’instar de saint Syméon, le premier d’entre eux.

Syméon est né dans une famille de bergers, dans le village Sisan en Syrie, non loin d’Antioche. Jeune, il fut très ému après avoir entendu les Béatitudes et décida de tout quitter pour suivre le Christ et s’en vint auprès d’un moine du nom d’Héliodore, supérieur d’une laure nommé Mandras. Sa passion pour l’ascèse et le jeûne grandit rapidement.

Au bout de dix ans de vie cénobitique, Syméon s’en va poursuivre son ascèse en tant qu’ermite, vivant un temps dans un puits vide, près des montagnes.

Des foules accourent à lui pour être guéries et pour entendre ses conseils sur la foi chrétienne, mais Syméon, pour les éviter, décide de monter sur une colonne, et commence à vivre là dans une petite cellule, en s’adonnant toujours à la prière et au jeûne. Il priait, assis ou debout, continuellement pendant des semaines. Mais il n’avait pas tout à fait coupé les liens avec le monde. Il écrivait des lettres et recevait même des visiteurs, qui montaient à lui par une échelle. Des foules énormes se déplacèrent au pied de sa colonne pour le voir, écouter ses enseignements et même recevoir le saint baptême par lui. Parmi ceux qui vinrent écouter ses enseignements figurent en particulier l’empereur Théodose II et sa femme, l’impératrice Aelia Eudocia. Sa lettre à l’empereur Léon de Constantinople en faveur du Concile œcuménique de Chalcédoine fut très respectée et contribua à l’acceptation des décisions du concile.

Théodoret affirme qu’il était devenu tellement célèbre que des milliers d’arabes nomades crurent en Jésus Christ et furent baptisés grâce à lui ; le Roi de Perse envoya des messagers pour avoir des nouvelles sur son style de vie et la Reine demanda d’avoir de l’huile qui avait été bénite par lui. Importuné par cette affluence, Syméon change plusieurs fois de colonnes, les choisissant de plus en plus hautes. Après une vie de prières, d’efforts et d’accomplissements inouïs, il reposa en paix, âgé de 69 ans, en 459. Son corps fut descendu de la colonne trois jours après sa mort et ses reliques envoyées à Antioche.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Indiction. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 5, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Indiction & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du vénérable Père :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. Affermis, Dieu de bonté, * la fructueuse vigne que par amour * sur terre ta droite a plantée ** et garde ton Eglise, Seigneur tout-puissant.
6. Les fidèles te chantant * comme Dieu de l’univers, * rends-dignes de passer l’année qui vient ** en vaquant aux œuvres spirituelles qui te plaisent, Seigneur.
7. Ô Christ, en ton amour accorde-moi * de parcourir en paix le cycle de l’année * et comble-moi des enseignements divins ** que tu prononçais devant les Juifs, les jours de sabbat.
8. Toi qui seule, dépassant notre nature, as accueilli * la surnaturelle grâce dans ton sein, * lorsque le Christ notre Dieu y demeura sans changement, ** sans cesse nous te glorifions.
9. Le Christ fit de toi, Bienheureux, * l’auteur de miracles prodigieux, ** comme un habitacle de la puissance de Dieu.
10. Ton corps fut élevé, comme en croix, * sur la colonne, Siméon; c’est pourquoi ** tu fus glorifié avec le Christ qui pour toi fut élevé sur le bois.
11. Toi qui frayas le suprême chemin, * fais monter vers la céleste hauteur ** les fidèles qui te chantent, admirable Siméon.
12. Nous les fidèles, nous te chantons, * Vierge Mère, comme l’arche et le temple de Dieu, ** sa chambre nuptiale et la porte du ciel.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Indiction, ton 2 : Auteur de l’entière création * qui as soumis à ton pouvoir les moments et les temps, * bénis la couronne de l’année * que ta bonté nous donne de commencer ; * garde en paix le peuple fidèle qui t’appartient ** et par l’intercession de ta Mère, Seigneur, sauve-nous.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 1 : Colonne de patience, tu imitas les Pères de jadis : * dans ses souffrances Job, dans ses épreuves Joseph ; * des Anges incorporels tu menas la vie en ton corps, * vénérable Père Siméon ; * intercède auprès du Christ notre Dieu, ** pour qu’il accorde à nos âmes le salut.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 2 : Recherchant les choses d’en-haut, * conversant avec les êtres d’en-bas * et faisant de ta colonne un char de feu, * par elle tu devins un confident des Anges, Père saint ; * et sans cesse tu intercèdes avec eux ** pour nous tous auprès du Christ notre Dieu.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’Indiction, ton 2 : Toi qui vis au plus haut des Cieux, Christ Roi, * Créateur et Fondement de tout ce qui est visible et invisible, * qui as créé les jours et les nuits, les temps et les années, ** veille sur Ta cité et Ton peuple et garde-les en paix, ô Très Miséricordieux.

Prokimen
de l’Indiction, ton 3 :
℟. Grand est le Seigneur, et infinie est sa puissance, et sa sagesse n’a pas de bornes (Psaume 146, 5).
℣. Louez le Seigneur parce qu’il est bon de le louer ; que la louange que l’on donne à Dieu lui soit agréable & digne de lui (Psaume 146, 1).
du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
De l’Indiction : I Timothée (§ 282) II, 1-7.
Je vous conjure donc avant toutes choses, que l’on fasse des supplications, des prières, des demandes et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois, et pour tous ceux qui sont élevés en dignité ; afin que nous menions une vie paisible et tranquille, dans toute sorte de piété et d’honnêteté.
Du dimanche : II Corinthiens (§ 170) I, 21 – II, 4.
Du vénérable Père : Colossiens (§ 258) III, 12-16.

Alleluia
De l’Indiction, ton 4 :
℣. A toi est due la louange, Dieu, dans Sion ; et c’est à toi que l’on doit rendre des vœux dans Jérusalem. (Psaume 64, 2).
℣. Tu comblera de bénédictions tout le cours de l’année par les effets de ta miséricorde (Psaume 64, 12).
Du vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangile
De l’Indiction : Luc (§ 13) IV, 16-22.
L’Esprit du Seigneur sur moi ; c’est pourquoi il m’a consacré par son onction : il m’a envoyé pour prêcher l’Évangile aux pauvres, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer aux captifs leur délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue ; pour mettre en liberté ceux qui sont brisés ; pour publier l’année favorable du Seigneur, et le jour où il se vengera.
Du dimanche : Matthieu (§ 89) XXII, 1-14.
Du vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.

Versets de communion
De l’Indiction : Tu comblera de bénédictions tout le cours de l’année par les effets de ta miséricorde (Psaume 64, 12).
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Barthélémy & Tite – ton 4

Saint Apôtre BarthélémyParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 septembre 2014 du calendrier grégorien – 25 août 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous faisons aussi mémoire de la translation des reliques du saint et illustre apôtre Barthélémy.

Le préfixe Bar en araméen signifie « fils de ». Les sources syriaques l’appellent « Nathanaël bar Tolmay » et la tradition identifie notre Apôtre avec Nathanaël (« Don de Dieu », en araméen), l’ami de Philippe originaire de Cana en Galilée, que le Christ appelle à sa suite en déclarant qu’il est un vrai Israëlite (Jean I, 45-51) & auquel il promet : « vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme », comme autrefois Jacob Israël avait vu l’échelle sainte des anges monter & descendre. Que s’était-il passé sous le figuier ? cela restera à jamais un secret entre le Christ et Nathanaël.

Par la suite, il n’est plus fait mention spéciale de Nathanaël Bartholomée dans les Ecritures, sinon dans la liste des 12 apôtres, où son nom suit immédiatement celui de son ami Philippe.

Après la Pentecôte, Barthélémy semble s’être associé au groupe apostolique formé par saint Thomas (comprenant aussi saint Jude Thaddée) qui partit évangéliser la Mésopotamie (et ses confins arméniens & arabes) puis l’Inde. Revenu des Indes, saint Barthélémy subit le martyre en Arménie mineure, dans la ville d’Albanopolis, où il fut écorché vif, crucifié et finalement décapité.

Le rit byzantin fête une première fois saint Barthélémy le 11 juin (en même temps que saint Barnabé), comme le font les Syriens. La fête du 25 août est celle de la translation de ses reliques.

Les reliques de saint Barthélémy furent transférées à Martyropolis par saint Maruthas vers 410, puis à Dara, en Mésopotamie, sur ordre de l’empereur Anastase en 507, où Justinien fit construire une église en l’honneur du saint Apôtre. C’est cette seconde translation qui serait l’objet de la fête de ce jour. Les marges de l’Empire byzantin se révélant peu sûres face à la menace perse, on mentionne leur présence en Phrygie dès 546. De là, les reliques du saint Apôtre furent transférées en 580 sur l’île de Lipari (Nord de la Sicile). Lors de la conquête arabe des îles Eoliennnes (vers 838), les reliques de saint Barthélémy furent mises à l’abri à Bénévent, grâce à l’intervention de marins d’Amalfi. Quelques portions furent alors données à diverses églises d’Italie (Mont-Cassin, Pise & Naples). De Bénévent, la partie principale de ces reliques fut enfin transférée à Rome en la petite église de Saint-Barthélémy sise sur l’île du Tibre, en l’an 983, où elles y sont toujours.

Le calendrier romain fête saint Barthélémy le 24 août, mais au Moyen-Age, en certaines régions d’Occident, on le fêtait également aussi le 25 août, comme dans le rit byzantin, ce qui parait être la date primitive. Du reste, les basiliques romaines du Latran et du Vatican célébrèrent l’apôtre au 25 août jusqu’au XIXème siècle.

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Saint Apôtre Tite, évêque de CrèteNous faisons aussi mémoire en ce jour du saint Apôtre Tite, évêque de Crète.

« Quant à la figure de Tite, dont le nom est d’origine latine, nous savons qu’il était grec de naissance, c’est-à-dire païen (Galates II, 3). Paul le conduisit avec lui à Jérusalem pour participer au Concile apostolique, dans lequel fut solennellement acceptée la prédication de l’Évangile aux païens, sans les contraintes de la loi mosaïque. Dans la Lettre qui lui est adressée, l’Apôtre fait son éloge, le définissant comme son « véritable enfant selon la foi qui nous est commune » (Tite I, 4). Après le départ de Timothée de Corinthe, Paul y envoya Tite avec la tâche de reconduire cette communauté indocile à l’obéissance. Tite ramena la paix entre l’Église de Corinthe et l’Apôtre, qui écrivit à celle-ci en ces termes : « Pourtant, le Dieu qui réconforte les humbles nous a réconfortés par la venue de Tite, et non seulement par sa venue, mais par le réconfort qu’il avait trouvé chez vous : il nous a fait part de votre grand désir de nous revoir, de votre désolation, de votre amour ardent pour moi… En plus de ce réconfort, nous nous sommes réjouis encore bien davantage à voir la joie de Tite : son esprit a été pleinement tranquillisé par vous tous » (II Corinthiens VII, 6-7 & 13). Tite fut ensuite envoyé encore une fois à Corinthe par Paul – qui le qualifie comme « mon compagnon et mon collaborateur » (II Corinthiens VIII, 23) – pour y organiser la conclusion des collectes en faveur des chrétiens de Jérusalem (II Corinthiens VIII, 6). Des nouvelles supplémentaires provenant des Lettres pastorales le qualifient d’Évêque de Crète (Tite I, 5), d’où sur l’invitation de Paul, il rejoint l’Apôtre à Nicopolis en Épire (Tite III, 12). Il se rendit ensuite également en Dalmatie (2 Timothée IV, 10). Nous ne possédons pas d’autres informations sur les déplacements successifs de Tite et sur sa mort. »
Pape Benoît XVI, catéchèse du 13 décembre 2006.

Basilique Saint-Tite à Gortyne en CrèteSaint Paul a élevé à son disciple un digne monument, dans la magnifique épître pastorale qu’il lui a envoyée, l’Épître à Tite. Selon la tradition, saint Tite est décédé de vieillesse à 94 ans en tant qu’évêque de Crête à Gortyne, au sud de Cnossos. La ville possède encore aujourd’hui une belle basilique qui renferme son tombeau et remonte au moins au VIème siècle. Son chef est conservé dans une église d’Héraklion, actuelle capitale de la Crète. L’iconographie orientale le représente toujours en évêque, puisqu’en vérité il fut l’un des premiers d’entre eux à avoir été institué.

A Rome, il n’était fait mention de saint Tite qu’au martyrologe du 4 janvier, avant que le Pape Pie IX n’institue en 1854 sa fête au 6 février pour toutes les Eglises suivant le rit romain.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 3 : Saints Apôtres du Seigneur, * intercédez auprès du Dieu de miséricorde, * pour qu’il accorde le pardon des péchés à nos âmes.
3. Kondakion de saint Barthélémy, ton 4 : En grand soleil tu parus sur le monde, * illuminant de tes splendides enseignements * et de tes miracles étonnants * ceux qui t’honorent, Barthélemy, saint apôtre du Seigneur.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de saint Tite, ton 2 : Avec Paul, dont tu fus le compagnon, * tu nous annonças la parole de la grâce de Dieu, * bienheureux Tite, disciple choisi ; * c’est pourquoi nous te disons : * Ne cesse pas d’intercéder pour nous tous.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer * et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24.
Faites avec amour tout ce que vous faites.
[Des Apôtres : Tite (§ 300) I, 1-4.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 87) XXI, 33-42.
Enfin il leur envoya son fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils.
[Des Apôtres : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du VIIème dimanche après la Pentecôte – dimanche des saints Pères des six premiers Conciles œcuméniques – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 juillet 2014 du calendrier grégorien, 14 juillet 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche étant celui qui tombe entre le 13 juillet & le 19 juillet, il y est fait mémoire des saints Pères des six premiers conciles œcuméniques :
1. Nicée I (325),
2. Constantinople I (381),
3. Ephèse (431),
4. Chalcédoine (451),
5. Constantinople II (553),
6. Constantinople III (680-681).

Outre la fête de ce jour (fixée de fait au dimanche le plus proche du 16 juillet), le rit byzantin connait aussi d’autres fêtes liturgiques célébrant des conciles :

  • le dimanche après l’Ascension, il est fait mémoire des saints pères du premier concile de Nicée, ce qui correspond plus ou moins à l’ouverture de ce concile, qui s’est tenu du 20 mai au 25 août 325,
  • le dimanche le plus proche du 11 octobre, il est fait mémoire des saints pères du second concile de Nicée, septième œcuménique, (dont les conclusions anti-iconoclastes sont également célébrées le Ier dimanche de Carême, fête de l’Orthodoxie).

Ces deux célébrations sont attestées au IXème siècle dans le typicon de la Grande Eglise.

Cependant, la célébration de ce dimanche est la plus ancienne des trois fêtes des pères des conciles et remonte au 16 juillet 518. Au départ, elle n’est que la célébration de la fête du concile de Chalcédoine. En effet, après la mort de l’empereur monophysite Anastase et l’avènement de l’empereur orthodoxe Justin Ier, le peuple de Constantinople profita de la première apparition du nouveau souverain dans la Grande Eglise pour réclamer la destitution du patriarche Sévère d’Antioche & le rétablissement des actes du concile de Chalcédoine. Le patriarche Jean II de Constantinople proclama publiquement les décisions du concile de Chalcédoine le 15 juillet 518, et, à la demande du peuple, institua une fête solennelle le lendemain, 16 juillet 518, en l’honneur des pères du concile de Chalcédoine, auxquels on associa les saints pères des trois premiers conciles de Nicée, Constantinople & Ephèse. Plus tard, on y ajouta les 5ème et 6ème conciles œcuméniques, mais Nicée II eut sa célébration à part.

Pour mémoire, rappelons ici brièvement les sujets abordés par chacun des 6 premiers conciles œcuméniques :

1. Le premier concile de Nicée (325) condamne les erreurs d’Arius pour lequel le Christ est un demiurge, une créature intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le concile rappelle l’incarnation de Dieu qui se fait homme en Jésus-Christ qui est fils de Dieu. Les pères rédigent un premier symbole de foi. Diverses questions de discipline ecclésiastiques sont aussi abordées, dont celle de la fixation de la date de Pâques.
2. Le premier concile de Constantinople (381) condamne les erreurs de Macédonius & des Pneumatomaques qui niaient la divinité de l’Esprit-Saint. Les pères complètent le symbole de foi du premier concile, symbole qui sera dit dès lors de « Nicée-Constantinople ». Il rappelle aussi la prééminence de l’évêque de Rome, celui de Constantinople étant second dans la hiérarchie d’honneur dans l’Eglise.
3. Le concile d’Ephèse (431) condamne les erreurs de Nestorius qui ne voyait dans le Christ aucune union de la nature divine avec la nature humaine, (pour lui, les deux natures étant séparées, Marie est simplement mère du Christ et ne peut donc être appelée Mère de Dieu). Le concile confirme l’appellation, ancienne & traditionnelle de « Mère de Dieu ».
4. Le concile de Chalcédoine (451) condamne les erreurs d’Eutychès & des monophysites pour qui la nature humaine du Christ a été écrasée par la nature divine et a été absorbée par la divinité. Le concile rappelle que le Christ est parfaitement & pleinement Dieu et parfaitement & pleinement homme : il est une seule personne en laquelle sont unies deux natures, unies entre elles « sans confusion ni changement, sans division ni séparation ».
5. Le second concile de Constantinople (553) condamne une seconde fois le nestorianisme, plus spécialement les écrits de Théodore de Mopsueste, de Théodoret de Cyr et d’Ibas d’Edesse (théologie dite des « trois chapitres »).
6. Le troisième concile de Constantinople (680-681) condamne la maladroite doctrine née du patriarche Serge Ier de Constantinople qui tentait de réconcilier les monophysites avec l’Eglise en prétendant qu’il y avait bien deux natures dans le Christ mais que seule la volonté divine s’y exprimait. Le concile rappelle que la volonté humaine fait partie de la nature humaine et que le Christ n’en a donc pas été privé.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Pères.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 6. Gloire au Père. Tropaire des Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 6, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Pères :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Que toute la terre soit dans la joie * et qu’exulte avec les Anges le ciel ** en mémoire des Pontifes du Christ.
8. En la prairie de la sainte définition * de la foi orthodoxe cueillons et savourons ** les beaux fruits que nos saints Pères ont fait pousser.
9. Pontifes, assiégeant la citadelle de l’erreur * avec les moyens de la foi, ** vous avez fait crouler les bastions de l’hérésie.
10. Avec les sept conciles sacrés des saints pères, * tu as orné d’honneur l’Eglise, ô Christ, * éloignant d’elle les ténèbres de la déception ** par la lumière de ces sept phares.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des saints Pères, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi : ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints Pères, ton 8 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 116) XV, 1-7.
Que chacun de vous tâche de satisfaire son prochain dans ce qui est bon, et qui peut l’édifier.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Des saints Pères, ton 1 :
℣. Seigneur, le Dieu des dieux, a parlé, et il a appelé la terre depuis le lever du soleil jusqu’à son couchant (Psaume 49, 1).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 33) IX, 27-35.
Or Jésus allant de tous côtés dans les villes et dans les villages, enseignait dans leurs synagogues, et prêchait l’Évangile du royaume, guérissant toutes sortes de langueurs et de maladies.
Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du VIème dimanche après la Pentecôte – saints Thomas & Acace – ton 5

Notre vénérable Père Thomas du Mont MaléeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 juillet 2014 du calendrier grégorien, 7 juillet 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père Thomas du Mont Malée.

Au Xème siècle Thomas était un officier de l’armée byzantine, mais pour l’amour du Christ il délaissa le monde & revêtit l’habit monastique en se retirant sur une montagne du nom de Malée, où il vécut ermite. Cette montagne est probablement à identifier avec le Cap Malée, l’extrémité méridionale du Péloponèse. On y vénère aujourd’hui encore deux grottes où vécut saint Thomas, ainsi que sa source miraculeuse, près du village de Bélanida. On trouve là des dizaines d’autres anciens ermitages, creusés dans le roc, qui témoignent de la vie monastique en cet endroit (un autre saint, Georges de Malée est fêté le 4 avril au calendrier byzantin). Ces lieux assez inaccessibles – qui furent baptisés le Petit Mont Athos – retrouvent un millénaire après leur destination : un monastère y a été fondé depuis l’an 2000 par la métropole de Malvoisie & de Sparte (Eglise grecque orthodoxe). Ce site web présente les anciens ermitages et l’actuelle renaissance monastique du Mont Malée.

Saint Acace de l'EchelleNous fêtons le même jour notre vénérable Père Acace, cité dans l’échelle sainte de saint Jean Climaque. « Acace de l’Echelle » était un ascète de la province d’Asie qui vivait probablement au Vème siècle. Son histoire nous est entièrement livrée par saint Jean Climaque, en illustration au IVème degré de son Echelle Sainte : « De la bienheureuse et toujours louable obéissance ». En voici entièrement le texte, tiré de la traduction de Robert Arnauld d’Andilly :

Histoire de l’admirable patience & obéissance d’un Solitaire, nommé Acace, racontée à saint Jean Climaque par Jean Sabaïte.

Je ne veux pas me rendre coupable d’un injuste larcin & d’une mauvaise avarice en vous celant des choses qu’il n’est pas permis de taire, & qui sont très dignes d’être écoutées. Je les ai apprises de l’illustre Jean Sabaïte, que vous savez vous-même par votre propre expérience, mon saint Père, être un homme exempt de toute passion & de tout déguisement, & aussi sincère dans ses paroles, que pur dans ses actions.

Il y avait, me dit-il, dans un monastère de l’Asie où j’ai demeuré avant que de venir en celui-ci, un vieillard très négligent & très déréglé. Ce que je ne dis pas en jugeant de ses intentions secrètes, mais en rapportant seulement ses actions véritables & visibles. Il arriva je ne sais comment qu’il eut pour disciple un jeune homme appelé Acace, qui était simple de cœur, mais prudent d’esprit, & qui souffrit des traitements si rudes de ce vieillard, qu’ils paraîtraient peut-être effroyables à plusieurs. Car il ne l’éprouvait pas seulement en usant envers lui de paroles injurieuses & humiliantes, mais en le frappant même & l’outrageant tous les jours. Au reste sa patience venait de vertu, & non de stupidité. Je voyais qu’il était sans cesse exposé aux dernières & plus cruelles rigueurs que des maîtres puissent exercer envers ses esclaves mêmes qu’ils ont achetés, & je lui disais souvent lorsque je le rencontrais : Hé bien, mon frère Acace, comment vous en va aujourd’hui ? Et à l’instant pour réponse il me montrait tantôt ses yeux noircis de coups, tantôt son col tout meurtri, tantôt sa tête pleine d’enflures & de bosses. Et comme je connaissais quelle était sa vertu & son courage, je lui disais : Tout va bien, tout va bien. Souffrez avec patience. Vous en tirerez du fruit.

Ainsi ayant passé neuf années sous cet impitoyable vieillard, il s’en alla à Dieu. On l’enterra dans le cimetière des Pères, & cinq jours après ce maître d’Acace étant allé voir un ancien solitaire d’une vertu éminente, il lui dit : Mon Père, le frère Acace est mort depuis peu de jours. A quoi l’autre répondit : En vérité, mon Père, je ne le puis croire. Venez le voir, lui répartit-il. Et aussitôt cet ancien solitaire se leva, & s’en alla avec lui au cimetière, où s’adressant à Acace comme s’il eut été vivant (aussi selon la vérité, il vivait encore, n’étant endormi que du sommeil des justes), il lui cria : Mon frère Acace, êtes-vous mort ? Sur quoi ce bon frère qui était vraiment obéissant, témoignant après sa mort même son obéissance, répondit à ce grand solitaire : Comment se pourrait-il faire, mon Père, qu’un fidèle serviteur de l’obéissance fut mort ? A ces paroles, celui qui avait été son maître, fut tellement frappé de frayeur, qu’il se jeta le visage contre terre fondant en larmes, & demanda au Supérieur de la Laure, qu’il put demeurer dans une cellule toute proche du tombeau d’Acace, où il passa le reste de ses jours dans une vertu & une modestie exemplaire, disant toujours aux autres Pères : J’ai commis un homicide.

Or je crois, mon Père, que ce bienheureux Jean, qui m’a conté cette histoire, était lui-même ce grand solitaire qui avait parlé à ce mort. Car cette âme sainte m’en a conté encore une sous la personne d’un autre, laquelle j’ai su depuis, après avoir fait une recherche très exacte, être arrivée à lui-même.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des vénérables Pères. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 5 :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créteur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des vénérables Pères, ton 4 : Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.
3. Kondakion de saint Thomas du Mont Malée, ton 5 : Tu remportas grande victoire noblement * puis, enflammé d’amour divin, * tu quittas l’éphémère souverain * & tous les charmes d’ici-bas * pour habiter le mont Malée, * d’où tu rejoignis au ciel le Roi des rois : ** prie-le sans cesse, Thomas, pour nous tous.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de saint Acace de l’Echelle, ton 2 : Quittant le monde, tu suivis dès l’enfance le Christ, * Acace, vénérable Père, sagement ; * puis imitant le volontaire abaissement du Seigneur, * tu renversas l’orgueil du tyran ; ** sans cesse prie le Maître en faveur de nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 110) XII, 6-14.
Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez-les, et ne faites point d’imprécation

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 29) IX, 1-8.
Car lequel est le plus aisé, ou de dire, Vos péchés vous sont remis ; ou de dire, Levez-vous, et marchez ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – synaxe des douze Apôtres – ton 4

Synaxe des saints & illustres Douze ApôtresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 juillet 2014 du calendrier grégorien – 30 juin 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Synaxe des saints & illustres Douze Apôtres.

Au lendemain des grandes fêtes de l’année liturgique, le rit byzantin aime associer les différents protagonistes de l’évènement célébré. Le 29 juin est célébré – à la même date qu’à Rome – la belle fête qui commémore le martyre des saints Apôtres Pierre & Paul, les protocoryphées des Apôtres comme les appellent les livres byzantins. Aussi était-il naturel de faire mémoire le lendemain – 30 juin – de l’assemblée (synaxe) des Douze.

Les douze Apôtres choisis par Jésus sont Pierre et André son frère, Jacques le Majeur et son frère Jean l’Évangéliste, Philippe, Barthélemy, Matthieu l’Evangéliste, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude, encore appelé Thaddée, et Judas Iscariote, qui a été remplacé par Matthias après sa trahison & son suicide.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Apôtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Douze Apôtres :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, * mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron, * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la Croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort par ta Résurrection, * dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié et ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * et dans l’ardeur de ma foi, je te crie ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Sur terre vous avez transmis * les enseignements célestes et divins, * hérauts du Christ, en les énonçant ** de vos langues embrasées.
8. De tes Disciples tu as fait * de cieux mystiques * qui puissent raconter ** aux confins du monde ta gloire, Seigneur.
9. Vous qui êtes inscrits dans les cieux * et demeurez avec le Christ, * saints Apôtres, protégez ** ceux qui vous chantent maintenant.
10. Il a fixé sa tente parmi nous, * celui qui demeure au plus haut des cieux, * car il s’est revêtu surnaturellement ** de la chair qu’il a reçue de toi, Vierge pure.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 4 : Princes des Apôtres divins * et docteurs de l’univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu’au monde il fasse don de la paix ** et qu’à nos âmes il accorde la grâce du salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Cette pierre qu’est le Christ a glorifié * brillamment la pierre de la foi ; * parmi les Apôtres il l’a choisi comme premier * & Paul avec lui couronne la Douzaine sacrée ; * en ce jour célébrant leur mémoire avec foi, ** nous glorifions celui qui les a glorifiés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
[Des Apôtres : 1 Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
Des Apôtres : Marc (§ 12) III, 13-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.