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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Barlaam – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2012 du calendrier grégorien – 19 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche. Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel. Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen. Synaxaire du jour.

Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du martyr.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
1. La consistance de ta chair * et l’harmonie de tes membres, saint Martyr, * ont cédé totalement ; ** mais la vigueur de ton âme n’en fut pas brisée.
2. Tu supportas vaillamment les coups * de ceux qui labourèrent tes flancs, * illustre Martyr, et tu montras ** la plus grande fermeté.
3. Qui pourra faire, Bienheureux, * les éloges te convenant * pour ta vigoureuse fermeté ** et pour tes inflexibles sentiments ?
4. Epouse toute-pure de Dieu, * la corruption de la mort fut arrêtée * lorsque de ton sein est apparue ** dans la chair la Vie personnifiée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du martyr, ton 4 : Ton Martyr Varlaam, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du martyr, ton 4 : Resplendissant de force en ton holocauste, saint Martyr, * tu t’es offert au Christ notre Dieu * en agréable sacrifice d’encens ; * toi qui as reçu la couronne de gloire, Barlaam, ** intercède sans cesse pour nous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du martyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
[Du martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Du martyr, ton 4 :
℣. Les justes crient, le Seigneur les écoute, et de toutes leurs angoisses il les délivre (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
[Du martyr : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saints Jean l’Aumônier et Nil le Sinaïte – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 novembre 2012 du calendrier grégorien – 12 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints, Jean l’Aumônier, patriarche d’Alexandrie († 619) et notre vénérable Père Nil le Sinaïte († Vème siècle).

Saint Jean l’Aumônier, né en 556 à Amathus dans l’île de Chypre, était le propre fils du gouverneur de l’île, Epiphane. Il avait quinze ans, quand la figure de la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d’une vierge couronnée d’olivier, et lui dit: « Je suis la première des filles du grand Roi; si tu veux m’épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière; c’est moi qui l’ai fait descendre du Ciel sur la terre pour sauver les hommes. » Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d’or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours: « Je vais voir si Jésus-Christ accomplira Sa promesse en me donnant cent pour un. » Il contracta mariage pour complaire à son père, & eut de cette union deux enfants. Mais ayant perdu sa femme & ses enfants, il ne songea plus qu’à se perfectionner dans la pratique de la sainteté. Jean déménagea par la suite à Alexandrie en Égypte, où à la supplication du peuple, l’empereur Phocas le nomma archevêque et patriarche de la ville en 608 après la mort du patriarche Théodore Ier, quand bien même il n’avait pas reçut le sacerdoce. Sa première action fut de recenser tous les pauvres de son diocèse. Il en compta sept mille cinq cent. Jean les logea tous dans son palais patriarcal et la nourriture ne manqua jamais grâces aux prières et miracles de celui-ci. Un homme qu’il avait soulagé, lui témoignant sa reconnaissance, il l’interrompit en lui disant: « Mon frère, je n’ai point encore répandu mon sang pour vous, comme Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Dieu me l’ordonne. »

Lors de l’invasion de la Palestine par les Perses Sassanides en 614, de nombreux réfugiés vinrent se cacher à Alexandrie. Jean les accueilli chez lui avec une grande générosité. Il soigna lui-même les blessés, créa de nombreux hôpitaux et fonda la première maternité pour que les femmes accouchent dignement. Il lutta aussi contre le monophysisme, en particulier en développant l’enseignement. Il s’attaqua à la simonie, réorganisa le système des poids & mesure, à l’attention des pauvres, mettant un point d’arrêt à la corruption des fonctionnaires. Il multiplia par dix le nombre d’églises à Alexandrie, le faisant passer de 7 à 70. Un jour qu’il voyait ses fidèles quitter l’office avant qu’il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour: « Je dois partir à la recherche des brebis égarées. » Lors de l’occupation d’Alexandrie par les Perses Sassanides, il doit fuir la ville pour se réfugier dans son île natale, où il meurt en 619, respecté de tous. Sa biographie a été écrite par son contemporain Léonce de Néapolis.

D’après la Légende dorée, il donna tout ce qu’il possédait aux pauvres, qu’il appelait ses « seigneurs ». Un riche, qui vit que Jean n’avait sur son lit plus que des guenilles, lui offrit une couverture très précieuse. Mais durant la nuit qui suivit, Jean ne put dormir en songeant à tous ses « seigneurs » qui auraient pu être couverts grâce à sa valeur, aussi le lendemain la vendit-il et distribua l’argent aux pauvres. Le riche le découvrit, et lui racheta une couverture, que Jean revendit aussitôt. Le riche racheta encore une couverture, en disant à Jean : « Nous verrons qui se lassera, toi de vendre, ou moi de racheter. »

Après sa mort, il fut appelé Jean l’Aumônier (=Jean le Miséricordieux). Ses reliques furent transportées de Chypre à Constantinople, puis de là à Venise en 1249, où son corps intact et quelques vêtements sont encore vénérés dans une chapelle à droite du chœur de l’Église San Giovanni in Bragora.

Au milieu du XIème siècle, des Latins originaires d’Amalfi en Campanie créent à Jérusalem le monastère de Saint-Jean-Eleymon (Saint-Jean-l’Aumonier), doté d’un hospice. Après la conquête de Jérusalem par les Croisés en 1099, c’est ce monastère qui devint le centre de l’Ordre militaire & hospitalier de saint Jean de Jérusalem, plus connu de nos jours sous le nom d’Ordre de Malte. Même si rapidement le patronage du monastère de Jérusalem passa à saint Jean Baptiste, plus connu des Occidentaux, les chevaliers de l’Ordre de Malte continuèrent à appeler les pauvres leurs « seigneurs », comme le faisait à Alexandrie saint Jean l’Aumônier. Le rit romain fait mémoire de saint Jean l’Aumônier au 23 janvier. Voici sa notice dans le Martyrologe romain :

A Alexandrie, saint Jean l’Aumônier, évêque de cette ville, très célèbre par sa compassion envers les pauvres.

*

Saint Nil le Sinaïte (ou Nil d’Ancyre ou Nil l’Ancien) est né à Ancyre vers 360. Il devint le gouverneur de Constantinople sous Théodose le Grand, était marié et avait deux enfants. Il fut converti par saint Jean Chrysostome quand celui-ci devint patriarche de Constantinople en 397. Il convint alors avec sa femme de quitter Constantinople et de se retirer dans les monastères d’Egypte : lui prendrait avec lui son fils Théodule, tandis que la mère se chargerait de leur fille. Nil & Théodule devinrent anachorètes au Mont Sinaï. Quelque temps plus tard, Théodule fut enlevé par des barbares sarrasins nomades, qui voulurent d’abord le sacrifier à leurs dieux, mais finalement le vendirent comme esclave ; Nil partit à sa recherche. Il le retrouva devenu portier de la cathédrale d’Élusa, en Palestine. L’évêque de la ville procéda à l’ordination du père et du fils et leur permit de retourner sur le Sinaï. Saint Nil, honoré de la dignité sacerdotale, rendit en paix son âme à Dieu vers 430, laissant après lui 19 traités ascétiques pleins de sagesse, des commentaires bibliques et plus de mille lettres adressées à divers contemporains, par lesquelles il intervint dans les querelles religieuses de l’époque, défendant en particulier saint Jean Chrysostome dans ses exils, et prodigua ses conseils à d’importantes personnalités, dont l’empereur. De ses écrits fut tiré plus tard un recueil d’environ deux cents maximes ascétiques. Voici deux maximes de saint Nil le Sinaïte :

A peine as-tu acquis le saint amour que tout te devient facile à faire et à supporter. Là où il n’y a pas d’amour, il ne peut y avoir non plus de repos. Et tout devient laborieux et impossible.

Ne priez pas pour que tout advienne selon vos désirs, car vos désirs ne sont pas toujours de respecter la volonté de Dieu. Il vaut mieux prier comme vous l’avez appris, disant « Que Ta volonté soit faite » (Mt 6,10). Priez de la sorte pour toutes choses, car Il désire toujours ce qui est bon et profitable pour votre âme, bien que vous-mêmes ne le recherchiez pas toujours.

Saint Nil est commémoré également au 12 novembre au rit romain. Voici sa notice dans le Martyrologe romain à cette date :

A Constantinople, saint Nil, abbé. Sous Théodose le Jeune, il renonça à la charge de préfet de la ville, se fit moine, et devint célèbre par sa doctrine et sa sainteté.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de saint Nil. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de saint Jean. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints :
1. Par suffrage divin * intronisé sur le siège sacré, * illustre Père Jean, * tu as vécu tel un Ange, ** offrant au Dieu d’amour des sacrifices de paix.
2. En serviteur de celui qui par amour * assuma la pauvreté de notre chair * en sa grande compassion, * tu secourus les pauvres et reçus les sans toit * pour accomplir les préceptes divins. * La jouissance voluptueuse d’ici-bas * fut incapable d’atteindre ton cœur ** déjà percé par l’amour spirituel.
3. Afin que ta pensée * puisse porter les grâces de l’Esprit, * tu as chassé au loin, ** Père Nil, les raisonnements pervers.
4. De ta prière, Bienheureux, * tu nous as fait sentir l’agréable parfum * que tu produisis ** par ton efficace contemplation.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire du saint, ton 8 : Vénérable Père, tu as obtenu * le salaire que tu as mérité par ta patience, * car tu fus infatigable dans l’oraison * et tu aimas les pauvres sans jamais te lasser. * Bienheureux pontife, Jean l’Aumônier, ** intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * par tes miracles étonnants tu devins un phare éclairant le monde entier ; ** vénérable Père Nil, prie le Christ notre Dieu, de sauver nos âmes.
4. Kondakion du saint, ton 2 : Tu as fait l’aumône de tes biens aux pauvres * et tu as reçu le céleste trésor ; * c’est pourquoi nous te glorifions, Père Jean, ** célébrant le souvenir de ta charité proverbiale.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : C’est à la racine que tu as coupé, * bienheureux Nil, par tes oraisons vigilantes * les broussailles rebelles des passions corporelles ; * par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur, * délivre-moi de tout péril, afin que je puisse te chanter : ** Réjouis-toi, Père acclamé du monde entier.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
[Des saints, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
[Des saints : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
[Des saints :
℣. La bouche du juste annonce la sagesse, et sa langue proclame la justice. (Psaume 36, 30).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
[Des saints : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – saints Galaction & Epistème – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 novembre 2012 du calendrier grégorien – 5 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Galaction et son épouse Epistème.

Tous deux sont nés dans la ville d’Emèse, en Phénicie. La mère de Galaction était stérile jusqu’à ce qu’elle fut baptisée. Après son baptême, elle a amené son mari à la vraie foi et baptisé son fils Galaction, l’élevant en chrétien.

Lorsque le temps fut venu pour Galaction de se marier, son père, devenu veuf, le maria à une jeune fille païenne appelée Epistème. Galaction convertit rapidement son épouse Episteme à la foi au Christ et la baptisa lui-même. Comme d’autres chrétiens qui fuyaient les persécutions, les deux époux se réfugièrent au Sinaï, sur le mont Publion (Djebel El Deir). C’est là qu’ils furent arrêtés pour être conduits au martyre lors de la persécution de Dèce. Traduits en justice, flagellés, on leur coupa les mains et les pieds, et enfin la tête. C’était le 5 novembre 253 qu’ils reçurent la couronne du martyre.

Sur les lieux de leur résidence au Sinaï existe toujours un hermitage qui est dédié aux deux époux.

Le Martyrologe romain les fête aussi à la date du 5 novembre. En voici la notice :

A Emèse en Phénicie, saint Galaction et sainte Epistème son épouse, qui, dans la persécution de Dèce, furent déchirés à coups de fouets, eurent ensuite les mains, les pieds & la langue coupés ; enfin, ayant eut la tête coupée, ils achevèrent leur martyre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : des Martyrs.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints :
1. En ton aspiration vers la plus haute vie * et les délices qui ne peuvent s’exprimer, * tu méprisas, Galaction, tous les agréments * de ce qui passe et se corrompt, * pour suivre le Christ docilement ** avec Epistème.
2. Sauvés des mailles enchevêtrées * de la chair et des passions, * dans l’ascèse vous vous êtes liés * au Christ par amour * et lui fûtes offerts en sacrifice très pur, ** dans votre lutte de martyrs.
3. Pour l’amour du Christ notre Dieu * ayant renoncé au monde, * vous vous êtes attachés * de préférence à l’Esprit * et pour vos peines multiples, saints Martyrs, ** vous avez mérité le royaume divin.
4. Nul ne s’est réfugié * sous ta sainte protection, * ô Vierge, qu’il n’ait trouvé ton abondante compassion; * c’est pourquoi je te prie de m’accorder ton secours, ** Mère de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire des saints, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints, ton 2 : Vous avez été comptés parmi les légions des martyrs du Christ, ayant lutté magnifiquement, * toi qui combattit vaillamment, ô glorieux Galacteon, * avec Episteme, ton épouse honorée, qui souffrit avec toi. ** Priez sans cesse le Dieu unique pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Des saints, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
[Des saints : Hébreux (§ 318) VII, 26 – VIII, 2.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Des saints, ton 2 :
℣. La bouche du juste annonce la sagesse, et sa langue proclame la justice. (Psaume 36, 30).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
[Des saints : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Notre-Dame de Kazan – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 novembre 2012 du calendrier grégorien, 22 octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi le miracle de l’icône de Notre-Dame de Kazan obtenu en 1612.

L’icône miraculeuse de la Vierge de Kazan est sans doute l’icône mariale la plus vénérée de Russie et est devenue au fil des siècles comme le porte-étendard spirituel de la nation russe. Sur cette icône, la Très-Sainte Mère de Dieu est représentée avec son divin enfant sur son côté gauche. C’est la seule icône, parmi les icônes miraculeuses, sur laquelle il n’y a qu’une seule main : La main du Christ qui bénit ; les autres mains ne sont pas visibles, elles sont sous les vêtements. L’Enfant Jésus est représenté debout face à celui qui regarde l’icône, à l’opposé des diverses autres positions qu’il a sur les autres types d’icône où il est représenté dans les bras de sa Mère.

Cette icône passe pour être arrivée de Constantinople à Kazan au XIIIème siècle mais avait disparu au XVIème siècle. La ville de Kazan, tombée sous le joug tatare musulman, en fut libérée le 1er octobre 1552 en la fête de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov) par le tsar Ivan le Terrible. En remerciement de cette victoire, le tsar fit construire de 1555 à 1560 la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu sur la Place Rouge de Moscou (plus connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux, du nom du saint enterré dans l’une de ses chapelles). A Kazan libérée, le tsar fit édifier également une cathédrale et de nombreuses églises. La ville eut un archevêque en 1555, mais les musulmans de la ville menèrent une lutte acharnée contre l’Orthodoxie qui y refleurissait. En 1579, Kazan fut dévastée par un incendie. Les musulmans en profitèrent pour répandre l’idée qu’il s’agissait là d’un jugement de Dieu contre les chrétiens. Une petite fille de neuf ans, Matrona, eut alors une apparition de la Mère de Dieu lui indiquant un endroit dans la ville où il fallait creuser pour trouver son icône sous les décombres de l’incendie. Les parents de Matrona puis les autorités religieuses & civiles de la ville crurent à une fable et il fallut deux apparitions de Notre-Dame pour que des fouilles furent enfin décidées par la mère de la fillette, aidée de voisins & amis. Creusant avec une pioche à l’emplacement indiqué par Notre Dame, Matrona elle-même retrouva le 8 juillet 1579 son icône enveloppée dans un paquet recouvert d’un linge mauve foncé. La nouvelle s’en propagea dans toute la ville et des foules entières se précipitèrent sur le lieu de la découverte. L’icône était là, par terre et tous se prosternaient devant elle. Le futur patriarche de Moscou saint Hermogène, alors simple prêtre à Kazan, témoigne de l’émotion alors ressentie : « Malgré mon coeur dur comme une pierre, j’ai éclaté en larmes et je me suis jeté au pied de l’icône ». Enfin arrivèrent les autorités de la ville et l’archevêque de Kazan Jérémie avec le clergé. « L’archevêque et le voyvode priaient en pleurant, demandant à la très sainte Mère de Dieu de leur pardonner leur manque de foi ». On fit la translation de l’icône dans la cathédrale de Kazan. Au cours de celle-ci, un aveugle, du nom de Joseph, s’arrêtant devant l’icône, stoppa la procession. En pleurant, il pria la Mère de Dieu et recouvra instantanément la vue. Lorsque l’icône fut rentrée dans la cathédrale de l’Annonciation, « les uns poussaient les autres, certains marchaient sur la tête des autres afin de toucher l’icône miraculeuse ». A nouveau un autre aveugle, Nikita, recouvra la vue instantanément. Le tsar Ivan le Terrible ordonna alors la construction d’une église et d’un monastère sur l’emplacement de la découverte. Matrona et sa mère furent parmi les premières moniales de ce monastère et du reste Matrona en devint plus tard l’higoumène.

La découverte miraculeuse de l’icône fut un signe fort qui raffermit la foi russe, et elle entraîna la construction de nombreuses églises dans tout le pays. L’icône fut par la suite invoquée à de multiples reprises dans les moments de périls au cours de l’histoire russe, et l’une de ces occasions constitue du reste l’objet de la fête de ce jour : en effet, le 22 octobre 1612, l’armée russe, commandée par Dimitri Pojarski et composée de boyards et de milices populaires, précédée par une copie de l’icône de la Vierge de Kazan, rentre dans Moscou et en chasse les Polonais. Le départ des étrangers met fin au « temps des Troubles », consécutif à la mort du tsar Boris Godounov. Il ne reste plus aux Russes qu’à rétablir un pouvoir digne de ce nom. Les états généraux se réunissent et, prenant la précaution d’exclure du trône tout étranger, ils élisent le prince Michel Romanov (sa descendance règnera sur le pays jusqu’à la révolution de février 1917). Le 25 octobre 1612, une divine liturgie est célébrée sur la Place Rouge et, en ce jour historique, se rencontrent deux des plus grandes icônes russes : celle de la Vierge-de-Vladimir symbolisant les siècles passés de la dynastie des Riourik et celle de la Vierge-de-Kazan symbolisant le renouveau avec l’avènement de la dynastie des Romanov. La copie de l’icône de Kazan, qui avait galvanisé les miliciens conduit par Pojarski, sera déposée dans une nouvelle cathédrale spécialement construite à Moscou en 1636, la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan donnant sur la Place Rouge. Cette cathédrale – rasée par les communistes – est désormais reconstruite à l’identique.

Avant la révolution ce jour du 22 octobre (calendrier julien) était férié. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l’Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution bolchevique, le 7 novembre. Cette fête est donc, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée réinstaurée en Russie.

L’icône originale de Notre-Dame de Kazan est hélas pour l’instant perdue : elle fut en effet volée dans le monastère de Kazan le 29 juin 1904, et depuis jamais retrouvée. Cette perte en pleine guerre russo-japonaise fut interprétée par beaucoup comme le signe annonciateur des malheurs qu’allait vivre la Russie pendant le XXème siècle. Une association de fidèles de Notre-Dame de Fátima pensait avoir retrouvé l’original qu’elle acheta à un antiquaire en 1970, afin de l’installer dans la chapelle byzantine Domus Pacis des sanctuaires de Fátima, mais une expertise montra qu’il s’agissait d’une copie des environs de l’an 1730. Rappelons le cœur du message de la Vierge lorsqu’elle apparut à Fátima au Portugal le 13 Juillet 1917: « Dieu est sur le point de punir le monde à cause de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions de l’Eglise et du Saint Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander les communions réparatrices et la Consécration de la Russie à Mon Coeur Immaculé. A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira, et une période de paix sera accordée au monde. »

Le Pape Jean Paul II, en pèlerinage à Fátima en 1991, décida de transférer cette icône de Notre-Dame de Kazan dans ses appartements au Vatican et lui a voua une vénération toute particulière. Il l’a présentée au président Vladimir Poutine en visite officielle au Vatican le 5 novembre 2003. Embrassant l’icône, le Pape avait affirmé en russe qu’il « priait tous les jours pour la Russie » ; son interlocuteur avait alors également vénéré la sainte icône.

En signe de réconciliation, le Pape a offert cette icône au patriarcat de Moscou et l’icône fut reçue le 28 août 2004 lors d’une cérémonie solennelle organisée en la cathédrale de l’Assomption du Kremlin de Moscou pour la fête de la Dormition de la Vierge. Le 21 juillet 2005, alors que la ville de Kazan célébrait son millénaire et que c’était le jour de célébration liturgique de l’invention de l’icône, devant une foule de 10 000 pèlerins, l’icône offerte par le Pape fut placée par le patriarche Alexis II dans la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin de Kazan.

Outre les copies de Moscou et de Kazan, la copie de Saint-Pétersbourg est elle aussi fameuse : deux fois plus grande en taille par rapport à l’icône originale et réalisée vraisemblablement à la fin du XVIIème siècle, elle était en tête de l’armée russe au champ de bataille de Poltava le 27 juin 1709. En 1710, Pierre le Grand l’emmène sur les berges de la Neva, pour sa nouvelle capitale impériale. Elle sera le joyau de la grande cathédrale de Kazan de Saint-Pétersbourg bâtie sous Paul Ier le long de la perspective Nevski en 1811 par l’architecte Voronikhine. Cette cathédrale réalisée pour abriter l’icône est une réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Toi qui nous protèges de tout cœur, * Mère du Seigneur tout-puissant, * intercède auprès de ton Fils, * le Christ notre Dieu, en faveur de nous tous * et fais que nous trouvions le salut, * nous qui accourons sous ta puissante protection. * Dame souveraine, protège-nous tous, * nous qui, dans le malheur, l’affliction, la maladie, * et sous le poids de tant de péchés, * avec tendresse te prions devant ton icône immaculée, * avec larmes, le cœur contrit, * faisant reposer notre irréversible espérance sur toi : * accorde-nous la délivrance de tout mal, * tout ce qui nous est utile, et sauve-nous, Vierge Mère de Dieu, ** car tu es pour tes serviteurs la divine protection.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 5 : Des enfers où tu descendis, mon Sauveur, * tu as brisé les portes, Tout-Puissant, * pour ressusciter les morts, ô Créateur ; * et tu brisas l’aiguillon de la mort, * Adam fut délivré de la malédiction ; * et nous, Seigneur, nous te crions : ** sauve-nous, dans ton amour pour les hommes.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, * la protection de la Vierge, son aide empressée, * le prompts salut qu’elle nous offre avec ardeur. * Hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir, * car la très-sainte Mère de Dieu * fait jaillir sur nous sa miséricorde qui ne tarit pas, * avec prévenance elle vient à notre secours, * elle délivre de grands malheurs et d’immenses calamités ** ses serviteurs qui bien lui plaisent et cultivent la crainte de Dieu.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℟. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
℣. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
De la Mère de Dieu :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte – saint Lucien d’Antioche – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 octobre 2012 du calendrier grégorien – 15 octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Lucien, prêtre d’Antioche. Saint Lucien naquit à Samosate en 235. Orphelin à 12 ans, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Edesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il passa là plusieurs années dans une ascèse très stricte, avant de devenir prêtre à Antioche. Dans cette ville, il s’adonna à l’étude des Saintes Ecritures & entreprit de corriger les fautes qui s’étaient glissées dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament, soit par l’inexactitude des copistes, soit par la malice des hérétiques. Ne se contentant pas de collationner le grec des Septante sur les meilleurs exemplaires, il le revit sur le texte hébreu, qu’il entendait parfaitement. Saint Jérôme nous apprend que l’édition de saint Lucien était plus exacte et plus correcte que celles d’Hésychius et de saint Pamphile, qu’elle était exempte des falsifications reprochées à Aquila et à Théodotion, et qu’il en avait fait lui-même le plus grand usage. Les Eglises d’Antioche et de Constantinople l’adoptèrent et la conservèrent jusqu’au Vème siècle. Aujourd’hui encore, les savants estiment un manuscrit des Septante en raison de sa conformité avec l’édition de saint Lucien. Saint Lucien fit des disciples et fonda à Antioche une école de théologie et d’exégèse, appelée l’Ecole des Exégètes, laquelle compta hélas parmi ses élèves l’infâme Arius. Il joua un rôle dans l’invention des reliques de saint Etienne en indiquant à l’évêque de Jérusalem l’emplacement du corps du protomartyr dont il avait reçu la révélation dans un songe. Emmené à Nicomédie où se trouvaient alors l’empereur Maximin, saint Lucien fit devant son juge une apologie de la foi pour laquelle il avait été traduit en justice. En voici un extrait :

« Si vous refusez de vous en rapporter à mon témoignage sur la divinité de Jésus-Christ, vous n’avez qu’à consulter vos annales et vos archives : vous y trouverez que du temps de Pilate, pendant que le Christ était mis à mort, le soleil disparut et l’univers fut enseveli dans les ténèbres en plein midi. »

Pendant qu’on l’interrogeait, saint Lucien faisait toujours la même réponse :

« Quelle est ta patrie ? — Je suis chrétien ! — Quelle est ta profession ? – Je suis chrétien ! — Qui t’a donné le jour ? — Je suis chrétien ! »

Saint Jean Chrysostome a écrit des merveilles sur cette admirable réponse de saint Lucien :

« Parce que le disciple de Notre Seigneur Jésus-Christ, en disant qu’il est chrétien, explique parfaitement bien, en un seul mot, quelle est sa patrie, sa famille et sa profession. Sa patrie parce que, n’en ayant point sur la terre, il n’en reconnaît pas d’autre que la Jérusalem céleste ; sa famille, parce qu’il ne croit pas avoir d’autres parents que les Saints ; enfin sa profession, puisque toute sa vie est dans le ciel ».

Il fut jeté en prison où il resta 9 ans avant d’y mourir le 7 janvier 312, un an avant l’édit de Constantin. La veille de sa mort, des disciples lui ayant fait passer du pain et du vin, il célébra les saints mystères de la fête de la Théophanie en utilisant sa propre poitrine comme autel. « Ma poitrine, dit le saint à ses disciples inquiets, servira d’autel, et vous qui m’entourez, vous formerez le temple qui nous dérobera aux regards des profanes. »

Après la mort de saint Julien, Maximin commanda qu’on lui attacha une grosse pierre à la main droite et que son corps fut jeté dans la mer afin d’en ôter à jamais le souvenir. Il resta dans les eaux pendant quatorze jours et au quinzième le saint apparu à un de ses parents, Glycérius, pour lui indiquer un endroit du rivage où il trouverait son corps. Arrivés sur place, les chrétiens aperçurent un grand dauphin qui le déchargea sur le bord de mer et expira à côté de lui. Son corps ne comportait aucune corruption ni mauvaise odeur si ce n’est que sa main droite alourdie de la pierre était coupée. Peu de temps après, la mer la rapporta au même endroit. Sainte-Hélène, mère de l’empereur Constantin, fit bâtir un beau temple à Hélénopolis qui portait le nom du saint. Plus tard l’empereur Charlemagne fit rapporter ses reliques dans la ville d’Arles en Provence après y avoir fait bâtir une église en son honneur. Bien que les révolutionnaires aient profané cette église en 1793, l’archevêque d’Aix, Mgr Bernet, reconnut néanmoins en 1839 les reliques qui avaient échapé aux outrages comme étant bien celles de saint Lucien.

Le rit romain le célèbre au 7 janvier et voici sa notice au Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire du bienheureux Lucien, prêtre de l’Eglise d’Antioche et martyr. Justement célèbre pour sa science et son éloquence, il souffrit pour la foi du Christ durant la persécution de Galère Maximien et fut inhumé à Hélénopolis, en Bithynie. Saint Jean Chrysostome a célébré ses louanges.

Et voici le témoignage d’Eusèbe de Césarée :

« Parmi les martyrs d’Antioche, il y eut Lucien, qui pendant toute sa vie fut un prêtre excellent de l’église de ce pays ; à Nicomédie, en présence de l’empereur, il prêcha hautement le royaume céleste du Christ, d’abord dans un discours sous forme d’apologie, et ensuite par ses œuvres. » (Eusebe, Histoire Ecclésiastique, livre 8, 13,1).

Aux heures
Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Ton Martyr Lucien, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du hiéromartyr, ton 2 : Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis : * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. ** Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.
Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Epître
Du dimanche : Galates (§ 203) II, 16-20.
Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Evangile
Du dimanche : Luc (§ 35) VIII, 5-15.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – Pères du concile de Nicée II – ton 3

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 octobre 2012 du calendrier grégorien, 8 octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saints Pères du septième concile œcuménique, second de Nicée, tenu en 787, réuni par l’impératrice Irène en présence des légats du pape Adrien pour régler la crise iconoclaste. Les Pères de Nicée demandent la restauration des images du Christ, de la Vierge et des saints qui aident la prière et permettent de communiquer avec le divin. L’image n’est pas le modèle qui y est figuré, mais la vénération rendue à l’image renvoie au modèle.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints Pères. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon des saints Pères :
1. Les divins Pasteurs du troupeau, * ayant reçu du Christ cette révélation * que son Eglise indivise ne chancellera pas, * ont chassé, comme sectateurs de l’Antéchrist, ** de l’assemblée des croyants ceux qui voulaient l’ébranler.
2. Puisant aux sources du salut, * l’assemblée des Pères nettoya * les torrents troubles et chargés de boue ; * alors le peuple du Christ, assoiffé, ** put boire aux flots de leurs purs enseignements.
3. Dans l’illustre ville de Nicée, * contre les iconoclastes, ces gens détestables, * se tint le septième concile des amis du Christ * dont les empereurs Constantin et Irène ** se firent les défenseurs.
4. Qu’ils aillent au feu éternel, * les impies qui refusent de vénérer * la sainte icône de la Mère de Dieu * et de reconnaître qu’elle a mis au monde ** le Christ, homme et Dieu à la fois.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire des saints Pères de Nicée, ton 8 : Sois glorifié par-dessus tout, ô Christ notre Dieu * qui sur terre as établi nos Pères saints comme des flambeaux * et grace à eux nous as tous conduits vers la vraie foi: ** Dieu de miséricorde, Seigneur, gloire à toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints Pères, ton 8 : Le Fils qui s’est levé du Père comme un soleil * en deux natures est né d’une femme ineffablement ; * l’ayant connu, nous ne pouvons renier l’empreinte de ses traits, * mais la reproduisons pour la vénérer fidèlement; * c’est pourquoi l’Eglise, conservant la vraie foi, ** baise l’icône du Christ incarné.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement ** la force & la puissance de ta divinité.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
Des saints Pères, ton 4 :
℟. Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères, & vénérable, & que ton Nom soit glorifié éternellement (Daniel, 3, 26).

Epîtres
Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
Des saints Pères : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
Des saints Pères, ton 1 :
℣. O Dieu, nous avons ouï de nos oreilles, nos pères nous ont raconté l’œuvre que tu fis de leur jours, aux jours d’autrefois (Psaume 43, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 30) VII, 11-16.
Des saints Pères : Jean (§ 56) XVII, 1-13.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints Pères : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – Pokrov – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 octobre 2012 du calendrier grégorien, 1er octobre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi la fête du Pokrov ou Protection de Notre-Dame la Mère de Dieu & toujours Vierge Marie.

Le mot Pokrov – Покров – signifie « voile » en russe. Dans l’hébreu de l’Ancien Testament, le mot « voile » (seter) signifie aussi, au sens figuré, « protection, sécurité ».

La fête du « Pokrov » ou de la « Protection de la Mère de Dieu » a lieu le 1er octobre. C’est une fête propre à l’Eglise russe mais qui pourtant commémore une apparition de la Mère de Dieu à Constantinople dans l’église des Blachernes, illustre sanctuaire marial et très belle église de la Ville.

Un peu avant l’an 936 (année où mourut saint André le Fol), au cours de la vigile de toute la nuit du samedi au dimanche (ce dimanche tombait cette année-là le 1er octobre), saint André, un Fol-en-Christ d’origine slave et son disciple Epiphane assistaient à l’office dans l’église de Sainte-Marie des Blachernes. Ils eurent tous deux peu après minuit l’apparition de la Vierge Marie, très grande et majestueuse, accompagnée de saint Jean Baptiste et de saint Jean le Théologien. La Vierge se mit alors à genoux et durant une heure elle pria pendant que des larmes inondaient son visage. Puis elle vint au-dessus de l’autel et pria pour le peuple. Alors elle déploya son voile, en tint les extrémités de ses deux mains qu’elle étendit dans une attitude d’orante et pria pour le peuple ainsi couvert de son voile.

La fête du Pokrov qui commémore cette apparition fut instituée en Russie au XIIème siècle par André Bogolioubski, grand-prince de Vladimir de 1157 à 1174, en remerciement pour sa victoire sur les Bulgares de la Volga en 1164. Saint André le Fol – commémoré par les Ménées slaves au 2 octobre – était du reste son saint patron.

L’Eglise de Grèce a institué le 21 octobre 1952 – sur le modèle du Pokrov slave – une fête de la Sainte Protection de la Mère de Dieu, fixée au 28 octobre, jour de la fête nationale hellène. L’acolouthie de cette nouvelle fête a été composée par l’hymnographe du Mont-Athos le moine Gérasime Mikragiannanisos.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Pokrov. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Pokrov. Kondakion : du Pokrov.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Pokrov :
1. Nous tes serviteurs qui nous tenons avec foi * dans ton église, nous comptons sur ta pitié : * notre Dame, visite notre pauvreté * et garde-nous de tout mal, ** protégeant de ton saint voile le peuple chrétien.
2. Les Prophètes qui maintenant te servent avec les Anges * t’ont désignée d’avance de multiples noms, ô Vierge ; * en leur compagnie prie Dieu pour nous, * afin que dans la joie ** nous puissions tous fêter brillamment le saint jour de ta Protection.
3. Gédéon t’a préfigurée comme toison, * puisque sur toi comme rosée * est descendu le Christ notre Dieu : * prie-le de nous donner victoire sur l’ennemi * comme jadis sur Madian, ** pour que ta sainte fête soit ainsi glorifiée.
4. De ton voile qui resplendit * plus que les rayons du soleil * tu éclaires l’Eglise et le peuple chrétien * et tu dissipes les ténèbres de nos péchés par ta visite, ô Mère ** qui pour nous intercèdes auprès de ton Fils et ton Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Pokrov, ton 4 : En ce jour célébrons, ô peuple, cette fête lumineuse, * à l’ombre de ta venue, ô Mère de Dieu, * et, élevant le regard vers ton image très pure * disons humblement: * recouvre-nous de ton voile vénérable * et délivre-nous de tout mal, ** priant ton Fils le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du Pokrov, ton 3 : La Vierge en ce jour se tient dans l’église * et prieinvisiblement Dieu pour nous avec le chœur des saints;* les Anges et les Pontifes se prosternent, * les Apôtres et les Prophètes exultent;* car la Mère de Dieu prie pour nous le Dieu prééternel.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Du Pokrov, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
Du Pokrov : Hébreux (§ 320) IX, 1-7.
Après le second voile était le tabernacle, appelé, le Saint des saints..

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Du Pokrov, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
Du Pokrov : Luc (§ 54) X, 38-42 ; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du pokrov : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – sainte Thècle – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 octobre 2012 du calendrier grégorien – 24 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour sainte Thècle la Protomartyre, égale aux Apôtres. Quoique rédigés vers 160 par un prêtre d’une église d’Asie, les Actes de Paul & Thècle ont pu conserver des traditions orales plus anciennes. Thècle était une jeune fille de la ville d’Iconium en Lycaonie, qui se convertit en écoutant la prédication de saint Paul, qu’elle accompagna quelques temps dans ses voyages apostoliques. Thècle est tenue pour être la première femme à souffrir les épreuves du martyre. Sa mémoire fut en grande vénération dans les temps patristiques.

Thècle a été associée à la prédication de Paul. Parmi les plus anciens témoignages de l’art chrétien, les peintures d’une cave située à Ephèse non loin de la Maison de la Vierge dépeignent Paul & Thècle. Ces fresques, découvertes par des archéologues en 1906, et qui remontent au IVème-VIème siècle, représentent la Vierge Marie, saint Paul & sainte Thècle. Dans les catacombes de sainte Thècle à Rome a été de même découvert par une équipe d’archéologue en juin 2010 le plus vieux portrait de l’apôtre saint Paul (datant du IVème siècle).

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la Protomartyre, ton 4 : Enseignée par la parole de Paul, Vierge de Dieu Thècle * et confirmée dans la foi par Pierre, * par Dieu appelée au martyre, que parmi les femmes tu fus la première à éprouver ; * tu entras dans les flammes comme dans un lieu florissant, * et, alors que les fauves et les jeunes gens t’effrayaient, * tu t’armas de la Croix : ** aussi, toi qui es digne de toute louange, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Kondakion de la Protomartyre, ton 8 : Tu as brillé par la splendeur de ta virginité, * de la couronne du martyre te voilà parée * et tu fus une apôtre glorieuse, nous le croyons ; * en rosée tu changeas la fournaise de feu * & tu apaisas la fureur du taureau ** par ta prière, car tu fus la première au combat.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion de la Protomartyre, ton 2 : Après avoir blessé ton cœur avec l’amour du Christ, ô Vierge sage, * tu as, comme fiancée, méprisé les biens transitoires qui ne comptent pas ; * tu as aussi bravé le feu et fermé la gueule des bêtes sauvages. * Et, épargnée par elles, tu as pris soin de suivre Paul, ** O Thècle, première femme martyre.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De la Protomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).
Epîtres
Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 188) IX, 6-11.
[De la Protomartyre : 2 Timothée (§ 296) III, 10-15.]
Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De la Protomartyre
℣. Il a exaucé mes prières, & m’a tiré de l’abîme de misère et de la boue profonde où j’étais (Psaume 39, 2).
Evangile
Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
[De la Protomartyre : Matthieu (§ 104) XXV, 1-13.]
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Protomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – saintes Ménodore, Métrodore & Nymphodore – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 septembre 2012 du calendrier grégorien – 10 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour les saintes martyres Ménodore, Métrodore & Nymphodore. Ces saintes vierges étaient sœurs & orphelines ; elles souffrirent le martyre pour la foi en Bithynie sous Galère Maximien, vers 303-311. Elles s’étaient retirées dans les montagnes, près de sources d’eaux chaudes nommées Pythia, mais beaucoup venaient à elles pour recevoir la guérison de leurs maux, tant physiques que spirituels.

Le gouverneur de la région, Fronton, les fit arrêter pour les interroger et les pousser à renier le Christ. Etonné par leur sagesse et leur détermination, il fit mettre Ménodore à nue et la fit frapper par ses bourreaux pendant de longues heures, à l’issue desquelles la sainte rendit son âme à Dieu sans avoir cessé un instant de prier. Le tyran fit ensuite comparaître les deux autres soeurs et leur montra le corps nu et meurtri de Ménodore, pensant ainsi les effrayer et refroidir leur ardeur. Mais au contraire, elles ne furent que davantage déterminées à mener à leur tour l’ultime combat. On leur brûla le corps avec des torches, puis on leur fracassa les membres avec des barres de fer. C’est ainsi qu’elles partirent à leur tour rejoindre le choeur céleste des vierges sages.

Furieux de voir avec quel calme et quelle joie les saintes avaient supporté tous leurs tourments, le gouverneur voulut faire brûler leurs dépouilles, afin que personne ne puisse les vénérer. Mais au moment où l’on jetait leurs corps dans la fournaise, un violent orage éclata, éteignit le feu et permit ainsi aux fidèles de donner aux Saintes une pieuse sépulture.

Nous sommes toujours en ce jour dans l’après-fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, laquelle fête tombe le 8 septembre (21 septembre grégorien). Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740). Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut le 8 septembre 701.

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen et un alleluia propres.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Par ta Croix, Seigneur, tu as détruit la mort, * tu as ouvert au Larron le Paradis ; * tu as changé en joie le deuil des saintes Femmes * et tu as donné l’ordre à tes Apôtres de proclamer que tu es ressuscité, Christ Dieu, * pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Par ta nativité, ô Mère de Dieu, * la joie fut révélée à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de justice, le Christ notre Dieu * qui, nous délivrant de la malédiction, nous a valu la bénédiction ** et, terrassant la mort, nous a fait don de l’éternelle vie.
3. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; * venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Martyres, ton 4 : Vous qui avez souffert avec longanimité pour la Trinité * et vaincu l’ennemi aux maintes ruses, vous vous êtes fraternellement revêtues de l’Esprit : * aussi demeurez-vous avec les cinq vierges, * dans le tabernacle céleste, ô martyres, ** avec les anges, dans la joie devant le Roi de toutes choses.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion de la Nativité de la Mère de Dieu, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la Nativité de la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
[Des Martyres : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.]
Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la Nativité de la Mère de Dieu
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).
Evangile
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
[Des Martyres : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.]
Mégalynaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Nativité de la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme du XVème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2012 du calendrier grégorien – 3 septembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Anthime, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Théoctiste notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Toi qui parmi les prêtres vécus dans la piété * et qui achevas la voie du martyre, * tu mis fin au service des idoles, * et tu fus le défenseur de ton troupeau, ô sage en Dieu. * Aussi, celui-ci te crie-t-il mystiquement : * délivre-nous des malheurs par tes prières, ** Anthime d’éternelle mémoire.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, ** notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Du hiéromartyr, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epître
Du dimanche : II Corinthiens (§ 176) IV, 6-15.
Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du hiéromartyr, ton 2
℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 92) XXII, 35-46.
Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du hiéromartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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