Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – saints Anthime & Théoctiste – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 septembre 2018 du calendrier grégorien – 3 septembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Anthime, évêque de Nicomédie. Dioclétien inaugura sa grande persécution le 23 février 303 par un premier édit. Le second édit, publié un peu plus tard, visait plus particulièrement l’arrestation des évêques de l’Eglise. Saint Anthime, évêque de la ville de Nicomédie où résidait Dioclétien, fut une des premières victimes, avec un grand nombre de clercs et de fidèles. Il eut la tête tranchée. Saint Anthime est fêté le 27 avril en Occident. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Nicomédie, l’anniversaire de saint Anthime, évêque et martyr. Lors de la persécution de Dioclétien, il eut la tête tranchée pour avoir confessé le nom du Christ et obtint ainsi la gloire du martyre. Presque tout son troupeau le suivit : par sentence du juge, les uns furent décapités, les autres livrés aux flammes, d’autres furent mis sur des barques pour être noyés dans la mer.

Nous fêtons aussi en ce 3 septembre notre vénérable Père Théoctiste, compagnon d’ascèse de saint Euthyme le Grand. Tous deux furent les parmi les pionniers du monachisme en Palestine. Ils se rencontrèrent à la laure de Pharan, non loin de Jérusalem, puis s’établirent autour d’une caverne dans le désert de Koutila, près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique, tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère. Théoctiste parvint à un grand âge, et tombant soudain gravement malade, il s’endormit en paix dans le Seigneur le 3 septembre 467. Il fut enterré par saint Euthyme, alors âgé de 90 ans, et par le patriarche de Jérusalem Anastase.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon du hiéromartyr, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Comme le Christ, tu t’es livré * toi-même à ceux qui te cherchaient * et fus mené vers l’immolation * comme un bélier marqué, * Anthime, pour sanctifier par ton sang ** tous les fidèles te vénérant.
8. Par divine grâce ayant détruit * les artifices du démon, * en captif tu fus conduit, * martyr Anthime, à l’image de celui * qui pour toi fut enchaîné ** et par sa mort a détruit la mort.
9. Voyant devant tes yeux * tout l’arsenal de la question, * les instruments de supplice au grand complet, * tu ne fus pas ébranlé, * mais avec ardeur tu t’avanças vers les tourments, ** Martyr aux multiples exploits.
10. Tu excellas par ta beauté, * Vierge pure, en enfantant * le Fils et Verbe de Dieu * qui surpassa toute humaine splendeur, * celui que les vaillants Martyrs ont chéri ** au point de resplendir de sa gloire.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Anthime, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Théoctiste notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du vénérable Père, ton 4 : Toi qui parmi les prêtres vécus dans la piété * et qui achevas la voie du martyre, * tu mis fin au service des idoles, * et tu fus le défenseur de ton troupeau, ô sage en Dieu. * Aussi, celui-ci te crie-t-il mystiquement : * délivre-nous des malheurs par tes prières, ** Anthime d’éternelle mémoire.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Du hiéromartyr, ton 7 :
R/. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.
[Du hiéromartyr : Hébreux (§ 334) XIII, 7-16.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du hiéromartyr, ton 2 :
V/. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).]

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.
[Du hiéromartyr : Jean (§ 36) X, 9-16.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du hiéromartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Programme du VIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Pancrace – ton 7

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 juillet 2018 du calendrier grégorien, 9 juillet 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le hiéromartyr Pancrace, évêque de Taormine.

Saint Pancrace était originaire d’Antioche de Cilicie. Selon la tradition, il se rendit à Jérusalem pendant le ministère du Christ, car son père, ayant entendu parler des miracles qu’il accomplissait, voulait voir celui-ci. La famille s’étant ensuite établie à Antioche (sur l’Oronte), c’est là qu’elle reçut le baptême et suivit la prédication de Pierre. Sous le règne de Caligula, Pancrace fut envoyé comme évêque par Pierre en Sicile. Dans la ville de Tauromenium (l’actuelle Taormine, non loin de l’Etna), il suscita de nombreuses conversions, en particulier celle du préfet. Alors qu’il avait atteint un âge avancé, le premier évêque de Taormine, roué de coups & lapidé par les païens conduits par un certain Artagatus, reçut la glorieuse couronne du martyre au début du règne de Trajan, c’est-à-dire à la fin du Ier siècle. Une partie de ses reliques sont conservées au Mont-Athos.

L’Eglise byzantine le célèbre à la date de son martyre, le 9 juillet, tandis que le rit romain le fait au 3 avril, à la date de la dédicace d’une basilique qui fut construite en son honneur en Sicile à l’époque byzantine.

Voici du reste ce que dit le Martyrologe romain au 3 avril :

A Taormina, en Sicile, saint Pancrace, évêque. Il scella de son sang l’Evangile du Christ, après l’avoir prêché dans cette ville, où l’apôtre saint Pierre l’avait envoyé.

Dans le rit byzantin, il est également fait mémoire une seconde fois de saint Pancrace, avec ses disciples, saint Marcellus évêque de Sicile & saint Philagrus évêque de Chypre à la date du 9 février.

Saint Pancrace eut pour successeur immédiat saint Évagre, disciple comme lui de saint Pierre. Le siège de Taormine, second en dignité de la Sicile après celui de Syracuse, fut tenu durant le premier millénaire par des évêques grecs, de rit byzantin, mais qui dépendaient néanmoins et très logiquement de Rome (la Sicile étant dans la partie occidentale de l’Empire), jusqu’à ce que l’empereur iconoclaste Léon III l’Isaurien (717 † 741) le rattache avec toute la Sicile au patriarcat de Constantinople à la faveur de la crise iconoclaste. Le dernier évêque de Taormine fut saint Procope, qui mourut martyr, décapité par les Arabes lorsqu’ils prirent la ville en 906 au terme de deux années de siège. Lorsque les Normands reconquirent la Sicile et chassèrent les Musulmans au XIème siècle, le siège épiscopal de Taormine ne fut pas restauré (sans doute en raison de la perte d’influence de la ville, réduite à un petit village) et son territoire fut fondu dans celui du diocèse de Troina puis de Messine. Des évêques titulaires furent néanmoins nommés, tels le cardinal Daniélou (1905 † 1974) en 1969.

Saint Pancrace est le patron de Taormine et de Canicattì en Sicile. Il ne doit pas être confondu avec saint Pancrace, le célèbre adolescent romain martyrisé sous Dioclétien le 12 mai 304.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 7. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 7 :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le Saint-Esprit, * mais une seule lumière est en eux trois, * car en trois personnes il n’y a qu’un seul Dieu * consubstantiel & coéternel ** sans division ni confusion depuis toujours & à jamais.
8. Tu mis au monde dans la chair * le Fils & Verbe du Père éternel * d’une manière que lui seul connaît ; * aussi, Vierge Mère de Dieu, * nous qui par toi fûmes divinisés, ** nous te crions : Réjouis-toi, espérance des chrétiens.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du hiéromartyr, ton 4 : Des Apôtres ayant partagé le genre de vie et sur leur trône devenu leur successeur, * tu as trouvé dans la pratique des vertus la voie qui mène à la divine contemplation ; * c’est pourquoi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu luttas jusqu’au sang pour la défense de la foi; * hiéromartyr Pancrace, * prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes. (MP3)
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du hiéromartyr, ton 4 : Sur Taormine, Pancrace, tu brillas tel un astre resplendissant, * saint pontife martyr qui témoignas pour le Christ : ** intercède maintenant auprès de lui pour qui te chante, Bienheureux. (MP3)
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
R/. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
V/. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).

Epître
Du dimanche : I Corinthiens (§ 124) I, 10-18.
Or je vous conjure, mes frères, par le nom de Jésus-Christ notre Seigneur, d’avoir tous un même langage, et de ne point souffrir parmi vous de schismes, mais d’être tous unis ensemble dans un même esprit et dans un même sentiment.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
V/. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
V/. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 58) XIV, 14-22.
Ils en mangèrent tous, et furent rassasiés ; et on emporta douze paniers pleins des morceaux qui étaient restés.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Programme du VIème dimanche après la Pentecôte – Sainte Fébronie – Après-fête de la Nativité de saint Jean Baptiste – ton 5

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 8 juillet 2018 du calendrier grégorien, 25 juin 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous faisons mémoire aussi en ce jour de notre Vénérable Mère Martyre Fébronie.

Sainte Fébronie était une vierge vivant au début du IVème siècle à Sibapolis (probablement Nisibe) en Syrie orientale / Mésopotamie, dans un monastère féminin d’une cinquantaine de vierges consacrées, tenu par sa propre tante l’abbesse Brienne. Lors de la persécution de Dioclétien, elle choisit de demeurer dans son monastère avec sa tante Brienne et une autre vierge, Hiérie, tandis que les autres membres de la communauté, comme tous les chrétiens de Nisibe, s’étaient réfugiées dans les montagnes entourant la ville. Le préfet Sélène, chargé d’appliquer dans la région les décrets anti-chrétiens de Dioclétien, fit arrêter Fébronie, âgée de 19 ans et lui proposa de devenir la femme de son neveu Lysimaque. Mais Fébronie répondit :

« J’ai, au ciel, un lit nuptial qui n’a pas été fait par la main des hommes. L’Époux que j’ai choisi est immortel. Ne perdez pas de temps, O juge, ni vos flatteries ni vos menaces ne sauraient me faire changer de résolution. »

Sélène ordonna alors qu’on l’attachât à quatre pieux et qu’on y mît le feu en dessous et que, tandis qu’elle serait brûlée, on déchargeât sur son dos une grêle de coups. Cela fut exécuté avec tant de violence que la foule demandait – en vain – au tyran d’avoir de la compassion pour la jeunesse de l’enfant. Puis Sélène la fit suspendre sur le chevalet. Fébronie avait tellement mal qu’elle était devenue incapable de dire quoi que ce soit. Aussi, Sélène ordonna qu’on lui coupât la langue puisqu’elle refusait de parler. Elle la présenta aussitôt au bourreau comme si elle avait voulut dire « la voila, coupe ! » Mais tandis qu’on allait la lui couper, l’assemblée l’empêcha. Sélène ordonna alors qu’on lui arrachât les dents. On lui en tira dix-sept. Après un moment de répit, Sélène ordonna qu’on lui coupât les seins. Lorsque les deux mamelles eurent été tranchées, Sélène ordonna d’appliquer le feu sur les blessures. Beaucoup de spectateurs ne purent supporter la vue de ces tortures et s’en allèrent en disant « Maudit soit Dioclétien et ses dieux ! »

Hiérie ne pouvant plus supporter qu’on tourmentât si cruellement sa compagne Fébronie, cria à Sélène : « O monstre d’inhumanité ! Tous les maux dont tu as fait souffrir Fébronie ne te suffisent donc pas ? Tu as oublié ta propre mère dont le corps fut semblable au sien. Tu ne te rappelles donc pas que, né sous de funestes auspices, tu reçus de ses mamelles ta première nourriture et que ce fut là le premier pas qui te conduisit à la situation élevée dont tu abuses aujourd’hui pour le malheur des autres ! »

Sélène tout bouillant de colère ordonna de traîner Hiérie à son tribunal. Mais les amis qui étaient auprès de lui l’en empêchèrent. Alors il ordonna qu’on coupât les deux mains et les pieds de Fébronie, puis qu’on lui tranchât la tête.

Mais après le sanglant martyre de sainte Fébronie, le neveu de Sélène, Lysimaque, traumatisé par ce supplice, pleurait sans discontinuer. Sélène, apprenant cette affliction, tomba dans une noire mélancolie puis dans un délire furieux. Dans un accès de rage, il se frappa la tête contre une colonne et tomba sans mouvement et sans vie. Lysimaque ordonna qu’on fit un cercueil de bois incorruptible pour y mettre le corps de Fébronie. Pour lui, il prit la tête, les mains, les pieds et les dents, et tout ce qui avait été séparé du corps, et les ayant enveloppés dans son manteau, il les emporta au monastère. Là, à la vue du corps de Fébronie, Brienne tomba évanouie. S’étant relevée, elle s’écriait en pleurant :

« Laissez-moi embrasser ces pieds qui ont écrasé la tête du serpent; laissez-moi baiser les plaies qui serviront au salut de mon âme; laissez-moi orner sa tête d’une couronne de louanges, puisqu’elle a été la gloire de notre sexe par la victoire qu’elle a remporté dans le combat. »

Le lendemain on plaça le corps dans le cercueil et prenant soin de mettre les membres coupés à leur place. Les dents que l’on ne pouvait remettre dans leurs alvéoles furent placées sur la poitrine. On lui bâtît une église dans laquelle on voulut mettre le corps de Fébronie. Les évêques vinrent au monastère pour demander le corps, mais quand on voulut le prendre, un tremblement de terre leur fit comprendre que la sainte voulait que son corps demeura au lieu où elle était si attachée. Une dent de Fébronie fut néanmoins placée dans l’église qui lui fut dédiée.

La mémoire de sainte Fébronie est célébrée à la même date dans le rit romain. Voici ce que dit le Martyrologe romain au 25 juin :

A Sibapolis, en Mésopotamie, sainte Fébronie, vierge et martyre. Durant la persécution de Dioclétien et sous le juge Silène, pour avoir voulu conserver sa foi et sa chasteté, elle fut d’abord battue de verges et tourmentée sur le chevalet; ensuite déchirée avec des peignes de fer et éprouvée par le feu; enfin ayant eu les dents brisées, puis les seins et les pieds coupés, on lui trancha la tête. Parée de ces souffrances comme d’autant d’ornements, elle monta vers l’époux.

*

Nous fêtons aussi en 25 juin l’après-fête de la Nativité du vénérable & glorieux Prophète, le Précurseur & Baptiste Jean.

La Nativité de saint Jean-Baptiste est raconté par saint Luc au premier chapitre de son évangile. Conformément à l’évangile, six mois jours pour jours – mais comptés selon le calendrier romain (VIII des calendes de juillet (soit le 24 juin) – VIII des calendes de janvier (soit le 25 décembre) séparent les fêtes de la Nativité de saint Jean-Baptiste et de celle de Notre Seigneur.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dates de naissance de saint Jean-Baptiste le 24 juin et de son cousin le Christ, six mois plus tard le 25 décembre (Elisabeth étant enceinte de six mois lors de la Visitation de sa cousine la Vierge Marie), n’ont pas été fixé arbitrairement ou pour prétendument christianiser des fêtes païennes. Le professeur Shemarjahu Talmon (1920 † 2010), de l’Université Hébraïque de Jérusalem, après avoir étudié les documents de Qumran et le calendrier du Livre des Jubilés, avait réussi à préciser l’ordre de succession des 24 classes sacerdotales dans le Temple de Jérusalem autour de notre ère (chacune servant deux fois par an), selon le curieux calendrier solaire alors en usage en Palestine dans les communautés juives. Ses résultats furent livrés dans l’article « The Calendar Reckoning of the Sect from the Judean Desert. Aspects of the Dead Sea Scrolls ». Dans cette étude, le professeur Talmon indique que la classe d’Abia (ab-Jah) servait ainsi deux fois dans le Temps : la première fois, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier ; la seconde fois du 24 au 30 du huitième mois du calendrier. Ce second tour correspond à la dernière décade de notre mois de septembre. Or nous savons par saint Luc que Zacharie, père de saint Jean-Baptiste, était prêtre de la classe d’Abia et servait dans le Temple lorsqu’il fut frappé de mutisme en raison de son incrédulité après que l’Ange lui a annoncé la naissance d’un fils (Luc I). Le rite byzantin, de façon très ancienne, fait mémoire de l’annonce à Zacharie le 23 septembre. C’est donc très logiquement que 9 mois après, nous célébrons la naissance de saint Jean Baptiste le 24 juin et celle du Christ six mois plus tard le 25 décembre (les bergers gardant leurs troupeaux durant la nuit suggèrent davantage une naissance en hiver qu’en été, comme l’aurait été si on prenait pour point de référence le premier service annuel de la classe d’Abia dans le Temple de Jérusalem). Rappelons aussi que saint Jean Chrysostome justifiait l’adoption de la date du 25 décembre pour fêter Noël par l’examen des archives impériales mises à la disposition de l’Eglise de Rome.

Fils du prêtre Zacharie & d’Elisabeth la stérile, fruit de la promesse, Jean délia par sa naissance la langue de son père devenu muet, et « combla de joie le monde entier ». C’est alors que son père, prononçant l’immortel cantique où il chante la réalisation de la promesse faite à Abraham, prédit à son petit enfant le rôle grandiose de Précurseur, devant préparer les voies sur terre à l’Astre qui vient d’en-haut, « afin de mettre nos pieds dans le droit chemin, sur la voix de la paix ». Ce cantique de Zacharie est joint dans le rit byzantin au cantique de la Vierge Marie, et tous deux forment le 9ème cantique de l’office de matines. Les tropaires de la 9ème ode des canons de matines ont été à l’origine écrits pour être chantés entre les versets de ce cantique double.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste – célébrée comme au romain le 24 juin – est suivie d’un jour d’après-fête le 25 juin.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Vénérable Mère Martyre. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Précurseur. Kondakion : du dimanche.

Béatitudes, ton 5. Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire du Précurseur, ton 4 : Prophète & Précurseur de la venue du Christ * nous ne pouvons te louer dignement, nous qui t’honorons avec amour : * la stérilité d’une mère & la mutité d’un père ont cessé, * par ta glorieuse & vénérable nativité ** tandis que l’incarnation du Fils de Dieu est annoncée au monde.
3. Tropaire de la Vénérable Mère Martyre, ton 4 : Ta brebis, ô Jésus, Fébronie, * crie d’une voix forte : * « Mon époux, c’est toi que j’aime, * c’est pour te chercher que je combats, * c’est avec toi que je suis crucifiée * et ensevelie par ton baptême. * Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. * Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. * Accueille, comme victime sans tache, * celle qui par amour est immolée pour Toi ». ** Par son intercession, parce que tu es miséricordieux, sauve nos âmes.
4. Kondakion du Précurseur, ton 3 : Celle qui fut jadis stérile enfante en ce jour le Précurseur du Christ, * celui qui récapitule toutes les prophéties ; * Celui qui avait été annoncé par les prophètes * il Lui imposa la main dans le Jourdain ** & il est apparu à la fois comme le prophète du Verbe de Dieu, le prédicateur et son Précurseur.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de la Vénérable Mère Martyre, ton 6 : O Christ, mon tendre époux, s’écriait Fébronie, * à ta suite il m’est aisé de courir, * car la douceur de ton amour * remplit mon âme d’espoir * & la splendeur de ta miséricorde est un baume sur mon cœur, * au point que je désire boire après toi le calice de ta passion * pour être digne de ta chambre nuptiale & d’exulter * avec les vierges sages auprès de toi. * Et nous, célébrant tes pénibles exploits, * nous te prions, vénérable martyre Fébronie : * intercède auprès du Christ notre Dieu * pour qu’il ne nous ferme pas les portes de sa demeure dans les cieux.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, toi le Tout- puissant, * et avec toi tu as ressuscité les morts, ô Créateur ; * tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. ** Aussi te clamons-nous : Seigneur, sauve-nous.

Prokimen
Du dimanche, ton 5 :
R/. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
V/. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
[De la Vénérable Mère Martyre, ton 4 :
R/. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 110) XII, 6-14.
Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez-les, et ne faites point d’imprécation
[De la Vénérable Mère Martyre : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche, ton 5 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
[De la Vénérable Mère Martyre, ton 1 :
V/. J’espérais le Seigneur d’un grand espoir, il s’est penché vers moi, et il écouta mon cri (Psaume 39, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 29) IX, 1-8.
Car lequel est le plus aisé, ou de dire, Vos péchés vous sont remis ; ou de dire, Levez-vous, et marchez ?
[De la Vénérable Mère Martyre : Luc (§ 33) VII, 36-50.]

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Vénérable Mère Martyre : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – saints Zénobe et Zénobie – ton 6

Saint Zénobe, évêque & martyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 novembre 2017 du calendrier grégorien – 30 octobre 2017 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Zénobe, évêque d’Egée en Cilicie, et sa sœur martyre Zénobie.

Saint Zénobe et sainte Zénobie étaient les enfants de Zénodote et de Thècle, de pieux chrétiens d’une des riches familles de la ville d’Egée en Cilicie (l’actuelle Yumurtalık, province d’Adana, en Turquie).

Zénobe appris la médecine puis se mit à exercer celle-ci gratuitement, ajoutant même de grandes libéralités envers les malades lorsqu’ils étaient également dans le besoin. Toutefois il les guérissait encore plus par ses prières que par ses remèdes. De nombreux malades venaient de loin (même des Indes) pour se faire soigner par lui et obtenir de Dieu leur guérison.

Saint Zénobe fut fait évêque de sa ville au début du règne de Dioclétien, durant une courte période d’accalmie dans les persécutions. Celles-ci ayant repris, Lysias, gouverneur de Cilicie, vint à Egée pour arrêter l’évêque Zénobe et le fit torturer sur le chevalet. Ce qu’apprenant, sa sœur Zénobie accourut et se déclara chrétienne devant le gouverneur. Ele fut mise avec son frère sur un lit de fer sous lequel on avait allumé un feu. Ils furent ensuite ébouillantés sans en en ressentir aucune douleur. Le gouverneur ordonna alors leurs décapitations et leurs corps furent pieusement ensevelis de nuit par les prêtres Caius et Hermogène.

Ces deux saints sont également célébrés par le rit romain à la date du 30 octobre :

A Egée, en Cilicie, la passion de saint Zénobe évêque et de sa sœur Zénobie, sous l’empereur Dioclétien et le préfet Lysias.
Martyrologe romain au 30 octobre

Martyre des saints Zénobe et Zénobie

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche ton VI :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des Saints, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Saints, ton 8 : Comme témoins véritables et prédicateurs de la piété, * honorons dignement par des hymnes divinement inspirés * Zénobe et la sage Zénobie * car c’est ensemble qu’ils ont vécu et qu’ils ont quitté cette vie ** & qu’ils ont reçu la couronne d’incorruptibilité par le martyre.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
V/. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
V/. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Barlaam – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2012 du calendrier grégorien – 19 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche. Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel. Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen. Synaxaire du jour.

Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du martyr.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du martyr. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
1. La consistance de ta chair * et l’harmonie de tes membres, saint Martyr, * ont cédé totalement ; ** mais la vigueur de ton âme n’en fut pas brisée.
2. Tu supportas vaillamment les coups * de ceux qui labourèrent tes flancs, * illustre Martyr, et tu montras ** la plus grande fermeté.
3. Qui pourra faire, Bienheureux, * les éloges te convenant * pour ta vigoureuse fermeté ** et pour tes inflexibles sentiments ?
4. Epouse toute-pure de Dieu, * la corruption de la mort fut arrêtée * lorsque de ton sein est apparue ** dans la chair la Vie personnifiée.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du martyr, ton 4 : Ton Martyr Varlaam, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; ** par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du martyr, ton 4 : Resplendissant de force en ton holocauste, saint Martyr, * tu t’es offert au Christ notre Dieu * en agréable sacrifice d’encens ; * toi qui as reçu la couronne de gloire, Barlaam, ** intercède sans cesse pour nous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
R/. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
V/. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du martyr, ton 7 :
R/. Le juste a sa joie dans le Seigneur, en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
[Du martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
V/. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
V/. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[Du martyr, ton 4 :
V/. Les justes crient, le Seigneur les écoute, et de toutes leurs angoisses il les délivre (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
[Du martyr : Matthieu (§ 11) V, 14-19.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.