Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de l’Assomption de la B. V. Marie

Assomption - Poussin

Catéchisme sur l’Assomption


Saint-Eugène, le dimanche 15 août 2010, procession du vœu de Louis XIII de 10h45 & grand’messe de 11h.
Répétition pour les choristes samedi à 18h & dimanche à 10h30.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Commentaires liturgiques sur la fête de l’Assomption sur le site Introibo.

François Giroust – O Salutaris d’Orléans (1760)

François Giroust (1737 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI.
O Salutaris d’Orléans (1760).
4 voix (4 instruments, si placet).
3 pages.

Disciple de Louis Homet à la psallette Notre-Dame de Paris, François Giroust devint en 1756 maître de chapelle de la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans avant de revenir à Paris en 1775. Cet O Salutaris a donc été composé pour la maîtrise de Sainte-Croix en 1760. L’œuvre – typique du style de Giroust – comporte deux mouvements : le premier est particulièrement grandiose en jouant habilement des retards expressifs dans l’écriture harmonique, le second est plus allant. Pour les besoins d’une exécution avec doublure instrumentale lors d’une messe solennelle dans la cathédrale de Chartres le lundi de Pentecôte 1998, nous lui avons adjoint un petit prélude instrumental.

Les premières mesures de cette partition :
O Salutaris Hostia - François Giroust

O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
Donne-nous force, porte-nous secours.
O vere digna Hóstia,
Spes única fidélium :
In te confídit Fráncia,
Da pacem, serva lílium.
Ô vraiment digne Hostie
Unique espoir des fidèles,
En toi se confie la France,
Donne-lui la paix, conserve le lys.
Uni trinóque Dómino
Sit sempitérna glória :
Qui vitam sine término
Nobis donet in pátria. Amen.
Au Seigneur un et trine
Soit la gloire sempiternelle ;
Qu’il nous donne dans la patrie
La vie qui n’aura point de terme. Amen.

Vous téléchargez cette partition ? Vous appréciez notre travail ? Vous pouvez grandement nous aider en partageant cette page sur vos réseaux sociaux ! Merci par avance !

 
François Giroust – O Salutaris d’Orléans
 

Marc-Antoine Charpentier – Ecce panis voce sola (H. 242)

Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Ecce panis voce sola.
1 voix (S) & basse continue.
2 pages.

Charpentier a laissé de nombreux petits motets pour la messe basse en musique. Voici un Ecce panis pour dessus & basse continue, qui pourra être chanté aussi par une taille.

Le compositeur a retenu le ton de la majeur (« joyeux & champêtre » selon son tableau des énergie des modes) pour développer une mélodie gracieuse sur ce texte eucharistique, l’une des strophes tirée de la séquence de la Fête-Dieu , le Lauda Sion composé par saint Thomas d’Aquin :

Ecce, ecce panis Angelórum,

Factus cibus viatórum.

Vere panis, filiórum,

Non mitténdus cánibus.

  Voici le pain des Anges,

Devenu nourriture des voyageurs,

C’est le pain véritable des enfants,

Qu’il ne faut pas jeter aux chiens.

Les premières mesures de cette partition :
Charpentier - Ecce panis (H. 242)

 
Charpentier – Ecce panis voce sola (H. 242) – ton original
Charpentier – Ecce panis voce sola (H. 242) – un ton plus bas
Charpentier – Ecce panis voce sola (H. 242) – deux tons plus bas
 

Le Patriarche de Moscou invite son clergé à blogger

Patriarche Cyrille de Moscou

A la veille de sa visite pastorale en Ukraine, Cyrille Ier, Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies, a exhorté le clergé à utiliser activement Internet dans les missions ecclésiales. Sa Sainteté signale le rôle important des réseaux sociaux rendant possible le dialogue et contribuant à faire renaître le genre épistolaire. Il invite en particulier son clergé à s’initier à la blogosphère, mais cependant en toute responsabilité. « Il est inadmissible de pérorer sur Internet. Il ne faut pas formuler ses idées de la part de l’Eglise », a également déclaré le prélat de l’Eglise Orthodoxe Russe.

Source : Voix de la Russie.

Régime estival

Voici le régime des deux chœurs durant l’été:

  • Paroisse de la Très-Sainte Trinité : comme tous les ans, plus de liturgies le dimanche pendant le mois d’août.
    Reprise des répétitions : jeudi 2 septembre à 19h.
    Reprise des liturgies dominicales : dimanche 5 septembre à 8h55 (tierce) – 9h15 (liturgie).
  • Paroisse Saint-Eugène – Sainte Cécile : plus de répétition le samedi soir, mais seulement le raccord avant la messe dominicale à 10h30.
    Exceptionnellement, il y aura répétition le samedi 14 août à 18h pour la fête de l’Assomption.
    Reprise des répétitions : samedi 4 septembre à 18h
  • Ordinations sacerdotales hier à Wigratzbad (FSSP)

    Le samedi 3 juillet 2010, Son Eminence le cardinal Cañizares Llovera, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a procédé à l’ordination sacerdotale de 5 nouveaux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, trois Français, MM. les Abbés Després, Renard & Rondot, & deux Allemands de Berlin, MM. les Abbés Bücker & Gesch. Ces ordinations eurent lieu au Séminaire international de Wigratzbad, en Bavière.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Prières au bas de l’autel.
    « Ad Deum qui lætificat juventutem meam. »

    Ordinations sacerdotales 2010

    Les deux diacres d’honneur du pontife furent Mgr Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei & Mgr Thévenin, l’un des sept protonotaires apostoliques participants de l’Eglise Romaine.
    M. l’Abbé Berg, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, faisait fonction de prêtre assistant en chape.
    Notez l’admirable trône & baldaquin à la romaine.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Le chant de l’Alleluia s’interrompt & Son Eminence va au faldistoire pour procéder aux ordinations sacerdotales.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Homélie de Son Eminence sur la valeur du sacerdoce.
    Le pontife est entouré du diacre et du sous-diacre de la messe, savoir : le RP. Lang, de l’Oratoire de Londres, fameux liturgiste (auteur entre autres de « Se tourner vers le Seigneur, essai sur l’orientation de la prière liturgique » – 2006), et membres de plusieurs commissions pontificales romaines, & d’autre part, M. l’Abbé Ribeton, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pierre.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Appel des ordinands & monitions liturgiques.

    Ordinations sacerdotales 2010

    On admirera tout particulièrement l’extraordinaire pontifical utilisé pour cette messe d’ordination. Ce jeu d’ornements historiques provient de l’Abbaye d’Ottobeuren et avaient été utilisés lors de la dédicace de ce chef-d’œuvre du baroque bavarois le 28 septembre 1766. Ils viennent d’être magnifiquement restaurés & ont été aimablement prêtés par les moines de l’Abbaye, qui entretiennent d’excellentes relations avec le Séminaire de la Fraternité Saint-Pierre. Comme souvent les ornements anciens, ceux-ci avaient un poids considérable (la chape pesait 14 kg).

    Ordinations sacerdotales 2010

    Les chantres s’interrompent dans le chant des litanies des saints pour laisser le pontife chanter trois invocations-bénédictions solennelles sur les ordinants.
    Ut electos istos bene†dicere digneris. ℟. Te rogamus, audi nos.
    Ut electos istos bene†dicere & sancti†ficare digneris. ℟. Te rogamus, audi nos.
    Ut electos istos bene†dicere, sancti†ficare, & conse†crare digneris. ℟. Te rogamus, audi nos.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Imposition des mains à M. l’Abbé Després par le pontife.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Chacun des très nombreux prêtres présents impose ensuite les mains aux ordinants (ici, deux chapelains de l’Ordre constantinien de Saint-Georges).

    Ordinations sacerdotales 2010

    Oraison sur les ordinands.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Début de l’offertoire de la messe.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Encensement de l’autel par Son Eminence le cardinal Cañizares Llovera.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Le cérémoniaire était M. l’Abbé de Andrade, fssp, par ailleurs collaborateur à la Commission pontificale Ecclesia Dei.
    La très belle mitre précieuse portée par le cardinal faisait également partie de l’ornement pontifical historique prêté par Ottobeuren.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Consécration & élévation du Corps du Seigneur.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Consécration & élévation du Précieux Sang du Seigneur.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Vers la fin de la communion, on chante le magnifique répons « Je ne vous appelle plus serviteurs mais amis  » :

    Jam non dicam vos servos, sed amicos meos, quia omnia cognovistis quae operatus sum medio vestri, alleluia. * Accipite Spiritum Sanctum in vobis paraclitum. * Ille est, quem Pater mittet vobis, alleluia.
    V. Vos amici mei estis, si feceritis, quae ego praecipio vobis. * Accipite Spiritum Sanctum in vobis paraclitum.
    V. Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto. * Ille est, quem Pater mittet vobis, alleluia.

    Après le chant de ce répons, le pontife déploie les chasubles des ordinants et leur confère le pouvoir de remettre les péchés :

    Accipe Spiritum Sanctum, quorum remiseris peccata, remittuntur eis; et quorum retinueris, retenta sunt.

    Stola innocentiae induat te Dominus.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Après la cérémonie, le pontife, entouré de ses diacres d’honneur & du prêtre assistant.

    Ordinations sacerdotales 2010

    MM. les Abbés Gesch, Després & Bücker.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Les cinq ordinants avec le cardinal.

    Tu es sacerdos in æternum secundum ordinem Melchisedech.

    Ordinations sacerdotales 2010

    Dieu, accorde longue vie à Son Eminence !
    AD MVLTOS ANNOS

    Photos : © Henri de Villiers
    200 autres photos de cette magnifique cérémonie en ligne ici.

    Programme de la solennité du Sacré Cœur

    Sacré Cœur

    Saint-Eugène, le dimanche 13 juin 2010, grand’messe de 11h.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Messe VIII – De Angelis
  • Procession d’entrée : orgue
  • Prose – Fas sit, Christe, mysteria (ton v.)
  • Credo de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont (1610 † 1684), organiste de Saint-Paul et de la reine, maître de la chapelle du roi Louis XIV
  • Pendant les encensements de l’offertoire : O Cor amoris victima – hymne au Sacré Cœur du R.P. Croiset, s.j. (1690), sur une polyphonie de 1669
  • Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Pendant la communion : O quam amabilis – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Cor arca legem continens – hymne des laudes de la fête écrite par le piariste Filippo Bruni († 1771) pour être intégrées dans l’office du Sacré Cœur décrété par le pape Clément XIII en 1765 – chant français
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Photos de la Fête-Dieu à Saint-Eugène

    Fête-Dieu 2010

    Prière silencieuse de l’Aperi avant l’ouverture des vêpres de la Fête-Dieu.

    Fête-Dieu 2010

    Verset d’ouverture des vêpres :
    Deus, in adjutorium meum intende.

    Fête-Dieu 2010

    Fin de la psalmodie et reprise de la Vème antienne :
    Qui pacem ponit fines Ecclesiae, frumenti adipe satiat nos Dominus.

    Fête-Dieu 2010

    Chant du capitule par l’officiant.

    Fête-Dieu 2010

    Exposition du Très-Saint Sacrement après les vêpres.

    Fête-Dieu 2010

    Départ en procession.

    Fête-Dieu 2010

    La procession descend la rue du Faubourg Poissonnière.

    Fête-Dieu 2010

    Benedictus qui venit in nomine Domini.

    Fête-Dieu 2010

    Premier reposoir, rue Bergère.

    Fête-Dieu 2010

    Pange lingua gloriosi Corporis mysterium.

    Fête-Dieu 2010

    Lauda Jerusalem, Dominum.

    Fête-Dieu 2010

    Second reposoir, place de la Cité Trévise.

    Fête-Dieu 2010

    Retour de la procession à Saint-Eugène.

    Fête-Dieu 2010

    Salut solennel de la Fête-Dieu.

    Fête-Dieu 2010

    Adoro te supplex, latens Deitas.

    Fête-Dieu 2010

    Tantum ergo Sacramentum veneremur cernui.

    Fête-Dieu 2010

    Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum.

    Toutes les magnifiques photos de la Fête-Dieu sont sur le site des photos de Saint-Eugène :

  • Messe de la Fête-Dieu
  • Vêpres de la Fête-Dieu
  • Procession de la Fête-Dieu
  • Salut de la Fête-Dieu
  • Magnificat de la Fête-Dieu 2010

    Magnificat du Vème ton, en alternance avec le plain-chant, écrit par Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou, chanté par la Schola Sainte Cécile aux secondes vêpres de la solennité de la Fête-Dieu à Saint-Eugène (Paris IX).

    Officiant : Abbé Iborra – Solistes : Clotilde de Nedde & Anne Foulard.

    Le Gloria Patri de ce Magnificat :

    La Schola en concert le 19 juin : Orient & Occident, retrouver la source oubliée

    La Schola a Saint-André du Quirinal

    Orient & Occident, retrouver la source oubliée

    Le chant de la liturgie chrétienne :
    Pérennité des ses principes dans la diversité de ses manifestations

    Plain-chants & polyphonies ambrosiens, grégoriens & byzantins-russe.

    Concert dans le cadre de l’année de la Russie en France

    samedi 19 juin 2010
    19:00 – 20:00

    Paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile
    4, rue du Conservatoire
    Paris, 75009

    Entrée libre.

    Ce concert est dédié à la mémoire du compositeur & liturgiste Maxime Kovalevsky (Saint-Pétersbourg, 1903 † Paris, 13 juin 1988)

    Maxime Kovalevsky fut selon Nicolas Lossky, « le meilleur compositeur de chant liturgique au XXe siècle (…) Il a laissé une œuvre tout à fait considérable et exceptionnelle de qualité, tant liturgique que musicale et la théologie lui était naturelle ».(Essai sur une théologie de la musique liturgique, Cerf, 2003, p.95).

    Au cours de ses travaux et recherches, Maxime Kovalevsky a cherché à dégager les principes intemporels communs des différentes traditions liturgiques des rits tant orientaux qu’occidentaux.

    Maxime Kovalevsky identifie 7 principes organisateurs du chant liturgique chrétien, mais laissons-lui la parole pour les présenter :

    « Les documents historiques & les témoignages des premiers Pères sont concordants pour affirmer que, sans hésitation, dès les premiers siècles, l’Eglise est amenée à assigner des buts précis à sa musique : exprimer des démarches intérieures de l’homme sans intermédiaire mécanique, soutenir, préciser et sanctifier la parole, libérer les participants du culte des contingences du monde extérieur pour les rendre disponible à l’action de la grâce, favoriser l’assimilation et la remémoration de l’enseignement. Ces buts imposeront tout naturellement le choix des matériaux mis en oeuvre dans l’élaboration de la musique liturgique chrétienne. Examinons-les un à un.

    Expression : Seule la voix humaine (le souffle-esprit) est jugée capable d’exprimer directement l’être intérieur, la «pensée du cœur». La musique sera donc purement vocale, sans aucune intervention d’instruments. L’église reste intraitable sur ce point jusqu’au IXe siècle en Occident, et jusqu’à nos jours en Orient.

    Soutien : Seule une cantilène ou une mélodie organiquement née du texte et épousant les rythmes subtils du souffle porteur des paroles et de la pensée est à même de soutenir et d’enrichir le langage. Le chant sera donc composé à partir d’inflexions de la voix et d’un rythme qui se crée au fur et à mesure du développement du discours musical, et non à partir de notes (sons discontinus préétablis) et de rythmes calculés d’avance.

    Précision : Seule une cantilène fixant traditionnellement les accents logiques et emphatiques de la phrase assure la transmission rigoureuse d’une pensée orale à travers les siècles. D’où l’obligation de cantiler les textes sacrés en éliminant des offices le parler courant.

    Sanctification : Seul un chant traditionnel peut donner au langage la dignité et le poids nécessaires pour énoncer dans une assemblée la parole divine ou exprimer la prière collective. Il se crée ainsi un style se distinguant nettement des styles profanes. Il sera «formulaire» pour réveiller par des associations constantes, dans les couches profondes de la conscience, la part de sacré qui y est déjà assimilée.

    Libération : Quant au célébrant, seul un certain type d’exécution de la cantilation lui permet de se libérer de sa propre individualité afin de ne pas l’imposer aux fidèles. D’où la nécessité d’utiliser des formules simples mais souples et sévèrement sélectionnées, et de ne pas s’en écarter. Quant aux fidèles, seul un certain type de chant oral leur permet de se libérer des soucis quotidiens et des états passionnels. (Déposons tous les soucis de ce monde, dit le chant d’offertoire de la liturgie byzantine.) Ce chant, tout en évitant les associations de pensée avec le monde extérieur, ne doit en aucun cas avoir un caractère envoûtant, voire magique. Il ne doit ni exciter ni bercer, mais tenir en éveil. D’où le choix d’un rythme libre, ni syncopé ni régulier, et de modes ne contenant pas d’attractions contraignantes.

    Assimilation et mémorisation : Un enseignement oral, tel qu’il est donné par la liturgie, ne peut facilement être assimilé, mémorisé et transmis, que s’il est élaboré en un nombre limité de formules agençables en combinaisons nombreuses et variées. La rencontre, dans une nouvelle combinaison, d’une formule déjà connue et aimée, entraîne des associations intérieures qui assurent la cohésion générale de la doctrine et sa plus profonde compréhension. La musique suivra dans ce sens le texte sacré : elle ne sera pas construite à partir de notes isolées ou de mélodies déjà faites; elle sera, elle aussi, formulaire, construite à partir de «cellules musicales» plus ou moins développées, unies entre elles en ensembles cohérents, conçus non comme des pièces indépendantes, mais comme des membres de ces grands corps vivants que sont l’office et l’année liturgique. »
    Maxime Kovalevsky, Retrouver la Source oubliée, Paris, 1984, p. 191-194.

    Au travers de pièces issues des traditions romaines, ambrosiennes ou byzantines-russes, la Schola Sainte Cécile vous propose d’illustrer ces principes organisateurs du chant liturgique sacré. Ces chants d’Orient et d’Occident sont tous a capella, soutenus par le seul souffle de l’être humain (son « esprit » au sens biblique).Tant en Orient qu’en Occident, les pièces sont organisées depuis le IVème siècle en 8 tons ecclésiastiques, qui diffèrent radicalement dans leur conception de la construction musicale profane. Le principe de l’alternance entre plusieurs chœurs, ou entre un soliste ou un groupe de chantres et l’ensemble du chœur, construit un discours organisé, une « symphonie » au sens premier du terme, à l’image des échanges de la vie divine trinitaire.

    Ce sera en particulier pour la Schola Sainte Cécile l’occasion de présenter une partie du programme qu’elle a donné à Rome lors des magnifiques cérémonies ambrosiennes qu’elle a eu l’honneur de chanter début mai et de remercier ainsi ses mécènes et amis qui l’ont soutenu financièrement dans ce déplacement.

    PROGRAMME :
    Dixit Dominus du Ier ton, avec alternances polyphoniques en plain-chant musical
    Magnificat du Vème ton d’Henry du Mont
    Procession ambrosienne avec les 12 Kyrie eleison
    Plain-chant ambrosien : Hallelujah Diffusa est gratia
    Credo ambrosien
    O felix anima de Carissimi
    Plain-chant ambrosien Transitorium Angeli circumdederunt altare (anciennement traduit de la liturgie syriaque en latin)
    Pannichyde : office des défunts de la liturgie byzantine russe
    Messe Exultate Deo du IVème ton de François Cosset, complétée par Sébastien de Brossard

    L’évènement sur Facebook !

    A l’issue du concert, vous pourrez piqueniquer sur le parvis de l’église, où des tables et des boutiques provisoires seront dressées dans le cadre du Marché Sainte-Cécile.