Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
A compter de dimanche prochain 11 avril, octave de Pâques, dimanche in Albis dans la liturgie romaine, dimanche de Thomas dans la liturgie byzantine, en plus de mes fonctions à Saint-Eugène, je prendrai de nouvelles fonctions de direction du chant liturgique à la paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité. Merci de prier pour moi à cette occasion et aussi de venir découvrir, voire chanter dans le chœur de cette paroisse, et découvrir les richesses spirituelles de la liturgie orientale.
Nouveau challenge, car il faudra me familiariser bien davantage et très rapidement avec le rit byzantin, le slavon d’Eglise – sa langue liturgique -, son chant liturgique. Et il est bien prévisible que tout sera loin d’être parfait dans ma direction lors des premières liturgies ! merci d’avance de votre indulgence.
Le dimanche, l’office de tierce est à 9h et la liturgie commence à 9h15.
Quelques photos de l’église russe catholique de Paris :
Le R.P. Gabriel, curé.
Plan de situation :
39 rue François Gérard
75016 Paris
01 42 24 05 53
Métros : Eglise d’Auteuil & Mirabeau
S. Exc. Mgr Juan-Rodolfo Laise a conféré, le samedi 20 mars, au cours de la messe pontificale de « Sitientes », les ordres mineurs (portier, lecteur, exorciste, acolyte) à huit séminaristes de 2ème et 3ème année du séminaire Saint Vincent de Paul de Courtalain (Institut du Bon Pasteur).
A cette occasion, la Schola Sainte Cécile a été conviée pour chanter une messe polyphonique ainsi que des motets, le plain-chant du jour étant assuré par les séminaristes. Nous tenons à remercier vivement le séminaire de Courtalain pour l’extrême amabilité de leur accueil.
Mgr Laise a été évêque de San Luis en Argentine. En 1996, lorsque la conférence épiscopale argentine adopte la pratique de la communion dans la main, Mgr Laise, qui y voit un recul du respect dû au Christ présent dans l’hostie, décide de ne pas appliquer cette décision dans son diocèse, appuyé en cela par tout son clergé et les fidèles. Cela lui vaut de nombreuses attaques qui l’obligent à se justifier. Il fait alors appel à Rome qui, à travers des textes importants qu’il publie, lui donne raison. Dans son ouvrage, La Communion dans la main (Artège, 2005), il explique en détail pourquoi il a préféré maintenir dans son diocèse la pratique traditionnelle de recevoir la communion sur les lèvres. Il se conforme ainsi aux demandes du Saint Siège et à la tradition de l’Eglise. Par sa richesse et ses références, le livre de Mgr Laise apporte une analyse et un témoignage importants qui en font un outil incontournable sur cette question. Il montre comment cette réforme du mode de réception de la communion a été acquise par pression et par force ; que, d’abord simple tolérance limitée elle tendit à devenir ensuite – en pratique seulement – la règle quasi exclusive.
Saint-Eugène, le dimanche 4 avril 2010, grand’messe de 11h.
Procession d’entrée : Salve festa dies – chant processionnel pascal des Églises des Gaules – Texte et mélodie de Saint Venance Fortunat, évêque de Poitiers (VIème siècle) – harmonisation : Touve Ratovondrahety et Henri de Villiers
Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers
Saint-Eugène, le Samedi Saint 3 avril 2010, vigile pascale de 21h30.
Répétition pour les choristes à 17h30.
Traits en plain-chant
Au retours des fonts baptismaux: Tibi laus perennis, Auctor – « l’hymne du retour des fonts » des manuscrits de l’antique liturgie parisienne – texte de saint Venance Fortunat (c. 535 † c. 601), évêque de Poitiers.
Kyrie de la Missa secunda de Hans Leo Hassler (1564 † 1612), organiste et maître de chapelle de l’électeur de Saxe
Gloria VIII – De Angelis
Sanctus de la Missa secunda de Hans Leo Hassler
Après la consécration : Benedictus de la Missa secunda de Hans Leo Hassler
Pendant la communion : Canon pascal de Saint-Jean Damascène (VIIIème siècle) – Polyphonie d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988)
Procession de sortie : Cantilène pascale O filii et filiæ – mélodie du XIIIème siècle, paroles de Jehan Tisserant (XVème siècle), harmonisation Henri de Villiers.
Saint-Eugène, le Vendredi Saint 2 avril 2010, office des présanctifiés de 19h.
Répétition à compter de 18h30.
Procession d’entrée en silence
Traits : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
Pendant l’adoration de la croix :
– Premiers impropères : polyphonie de Thomas Luis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie
– Seconds impropères : Popule meus sur une polyphonie du R.P. Jean-Baptiste Geoffroy, s.j. (1601 † 1675), maître de musique de la maison professe des jésuites à Paris
– Crucem tuam de František Picka (1873 † 1918), organiste, chef d’orchestre et compositeur à Prague
– Crux fidelis en plain-chant
Pendant la communion : selon l’ancienne tradition de Paris, les vêpres du Vendredi saint seront chantées durant la communion en plain-chant & faux-bourdons parisiens.
Saint-Eugène, le jeudi 1er avril 2010, messe de 21h30.
Procession d’entrée : orgue
Kyriale IV – Cunctipotens – Au Kyrie et au Gloria, le grand orgue figure les versets impairs du texte liturgique
Mandatum
Pendant les encensements de l’offertoire : Dextera Domini : plain-chant puis polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne
Après la Consécration : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
Pendant la communion : selon l’ancienne tradition de Paris, les vêpres du Jeudi saint seront chantées durant la communion en plain-chant & faux-bourdons parisiens.
Les Ténèbres du premier jour du Triduum pascal seront célébrées ce mercredi soir 31 mars 2010 à 20h. Au cours du premier nocturne de cet office, les Lamentations seront chantées dans leur mise en musique écrite par François Couperin (1668 † 1733).
Couperin composa ses 3 Lamentations de Jérémie du Mercredi Saint en 1714 pour l’Abbaye de Longchamp. Ces leçons de Ténèbres sont écrites pour deux dessus : la première est chantée par le premier dessus seul, la seconde par le second dessus seul. Enfin, la troisième leçon du prophète Jérémie voit la réunion des deux voix et est regardée par les musicologues comme l’un des sommets de l’art vocal français de l’époque baroque.
Premier dessus : Anne-Marie Lutz
Second dessus : Anne Foulard
Orgue : Touve Ratovondrahety
Chantres de la Schola Sainte Cécile
Direction : Henri de Villiers
Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV, des Jésuites & de la Sainte Chapelle.
Stabat Mater pour des religieuses (H. 15).
1 voix (S) & basse continue.
5 pages.
Charpentier a écrit cette pièce pour une religieuse soliste dialoguant les versets du Stabat avec le chœur des autres religieuses à l’unisson. La pièce ressemble fortement au corpus des autres œuvres destinées au couvent de Port Royal de Paris, où l’une des sœurs du compositeur était religieuse.
La prose Stabat Mater est, dans la liturgie, chantée à la messe de Notre Dame des 7 Douleurs (ou Compassion de Notre Dame) qui se célèbre le vendredi de la Passion (c’est-à-dire le vendredi qui précède le dimanche des Rameaux).
Elle peut être reprise évidemment en tant que simple motet durant le tout temps de la Passion. Certaines confréries de pénitents la chantaient également après les complies pendant le Carême.
Le choix par Charpentier du ton de la majeur (« joyeux & champêtre » selon son énergie des modes, ce qui pourrait surprendre) ne s’explique que par le substrat du cantus firmus de cette prose : le plain-chant usuel est en effet du 6ème ton (mode de fa qui s’apparente à notre fa majeur).
L’interprétation soulignera au contraire le tragique du texte et la nostalgie de la musique en adoptant un tempo calme voire lent.
Nous proposons aussi une seconde disposition des versets permettant d’alterner avec le plain-chant a capella, ce qui peut produire un certain effet dans le cas où l’on disposerait de deux chœurs d’hommes et de femmes.
Charpentier n’ayant pas écrit l’amen, nous proposons deux solutions : reprise de la dernière phrase par tous (comme le fait Jordi Savall), ou simple cadence plagale. On pourrait aussi conclure avec l’Amen habituel du plain-chant.
Le Stabat Mater est une séquence composée par Jacques de Todi († 1306).
En voici le texte & une traduction :
Stabat Mater dolorósa
Juxta crucem lacrimósa
Dum pendébat Fílius.
Debout la Mère douloureuse
Près de la Croix était en larmes
Devant son Fils suspendu
Dans son âme qui gémissait,
Toute brisée, endolorie,
Le glaive était enfoncé.
O quam tristis et afflícta,
Fuit illa benedícta
Mater Unigéniti.
Qu’elle était triste et affligée,
La Mère entre toutes bénie,
La Mère du Fils unique !
Quæ mœrébat et dolébat
Et tremébat dum vidébat
Nati pœnas inclyti.
Qu’elle avait mal, qu’elle souffrait,
Qu’elle tremblait en contemplant
Son divin Fils tourmenté.
Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si vidéret
In tanto supplício ?
Quel est celui qui sans pleurer
Pourrait voir la Mère du Christ
Dans un supplice pareil ?
Quis posset non contristári,
Piam Matrem contemplári
Doléntem cum Fílio ?
Qui pourrait sans souffrir comme elle
Contempler la Mère du Christ
Douloureuse avec son Fils ?
Pro peccátis suæ gentis,
Vidit Jesum in torméntis,
Et flagéllis súbditum.
Pour les péchés de tout son peuple
Elle le vit dans ses tourments,
Subissant les coups de fouet.
Vidit suum dulcem Natum
Moriéndo desolátum
Dum emísit spíritum.
Elle vit son enfant très cher
Mourir dans la désolation
Alors qu’il rendait l’esprit.
Eia, Mater, fons amóris,
Me sentíre vim dolóris,
Fac ut tecum lúgeam.
Daigne, ô Mère, source d’amour,
Me faire éprouver tes souffrances
Pour que je pleure avec toi.
Fac ut árdeat cor meum
In amándo Christum Deum
Ut sibi compláceam.
Fais qu’en mon cœur brûle un grand feu
Pour mieux aimer le Christ mon Dieu
Et que je puisse lui plaire.
Sancta Mater, istud agas
Crucifíxi fige plagas
Cordi meo válide.
O Sainte Mère, daigne donc
Graver les plaies du Crucifié
Profondément dans mon cœur.
Tui Nati vulneráti,
Tam dignáti pro me pati,
Pœnas mecum dívide.
Ton enfant n’était que blessures,
Lui qui daigna souffrir pour moi ;
Donne-moi part à ses peines.
Fac, me tecum, pie flere,
Crucifíxo condolére,
Donec ego víxero.
Qu’en bon fils je pleure avec toi,
Qu’avec le Christ en croix je souffre,
Chacun des jours de ma vie.
Juxta crucem tecum stare
Et me tibi sociáre,
In planctu desídero.
Etre avec toi près de la Croix
Et ne faire qu’un avec toi,
C’est le vœu de ma douleur.
Virgo virgínum præclára,
Mihi jam non sis amára,
Fac me tecum plángere.
Vierge bénie entre les vierges,
Pour moi ne sois pas trop sévère
Fais que je souffre avec toi.
Fac ut portem Christi mortem,
Passiónis fac consórtem,
Et plagas recólere.
Que je porte la mort du Christ,
Qu’à sa Passion je sois uni,
Que je médite ses plaies.
Fac me plagis vulnerári
Cruce hac inebriári,
Ob amórem Fílii.
Que de ses plaies je sois blessé,
Que je m’enivre de la Croix
Pour l’amour de ton Enfant.
Inflammátus et accénsus ;
Per te, virgo, sim defénsus,
In die judícii.
Pour ne pas brûler dans les flammes,
Assiste-moi, Vierge Marie,
Au grand jour du jugement.
Fac me cruce custodíri,
Morte Christi præmuníri,
Confóveri grátia.
Christ, quand je partirai d’ici,
Fais que j’obtienne par ta Croix
La palme de la victoire.
Quando corpus moriétur
Fac ut ánimæ donétur
Paradísi glória. Amen.
Au moment où mon corps mourra
Fais qu’à mon âme soit donnée
La gloire du Paradis. Ainsi soit-il.
Les premières mesures de cette partition :
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Pendant la communion : Troisième lamentation de Jérémie pour l’office des ténèbres du Jeudi Saint – François Couperin le Grand (1668 † 1733), organiste du Roi et de Saint-Gervais, chevalier pontifical de l’ordre du Latran
Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)