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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2014 du calendrier grégorien – 15 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

*

Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

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Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

Saint Nicétas est également fêté le 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 1ère ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du mégalomartyr.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d’Israël qui passa à pied sec ; * puis il ferma l’immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l’arme invincible ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
6. En lui-même jadis * Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, * lorsqu’au milieu des prêtres saints * il éleva de ses mains tendues, * comme s’il était en croix, le trophée * grâce auquel il brisa la force du funeste Amalec ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
7. Moïse éleva sur un poteau * le remède délivrant * de la pernicieuse morsure du reptile venimeux ; * au bois, image de la Croix, * il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol * et par là triompha de la calamité ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
8. Le ciel montra le trophée de la Croix * au chef très pieux, le sage empereur ; * par elle fut abattue * l’arrogante malveillance des ennemis ; * l’erreur fut mise en fuite, * jusqu’aux extrémités de la terre s’étendit la sainte foi ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Tu fus charmé par la beauté du Créateur, * illustre et bienheureux Martyr ; * ayant reçu les clartés de l’au-delà, * à tire-d’aile tu montas vers Dieu ** et, méprisant la mort, t’approchas de lui.
11. Dans la sagesse de ton raisonnement * ayant préféré, martyr Nicétas, * à ceux qui passent les inépuisables trésors, * allègrement tu livras ton corps * aux supplices, dans la joie.
12. Mère de Dieu, t’ayant seule trouvée * comme un oranger dans la forêt, * comme une fleur très-pure, comme un lis en la vallée, * le mystique Fiancé ** fit sa demeure en toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
Du mégalomartyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
[Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du mégalomartyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
℣. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
℣. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
Du mégalomartyr :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du dimanche : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du mégalomartyr : Matthieu (§ 36) X, 16-22.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du mégalomartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

Enregistrement : sainte messe de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

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Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

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L'Exaltation de la Sainte Croix par Luigi Garzi, Rome, 1638

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix avec nos frères chrétiens d’Orient persécutés

Exaltation de la sainte Croix dans les camps de réfugiés chrétiens en Irak

Traditionnellement, les chrétiens en Irak (en particulier dans les villes chrétiennes) ont coutume d’installer une croix lumineuse, qui s’allume dans la nuit et brille au-dessus de leurs maisons, à compter de la première semaine de septembre, afin de marquer la préparation à la grande fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Alors que de si nombreux chrétiens de ce pays ont été chassés iniquement de leurs maisons & qu’ils portent véritablement leur croix chaque jour, certains ont malgré tout tenu à maintenir cette tradition en plaçant une croix lumineuse au-dessus de leurs tentes, dans les camps de réfugiés, comme un vibrant témoignage de leur foi et un inébranlable attachement à la tradition. Que Dieu veille sur eux et fortifie leur foi dans ces épreuves ! Puisse l’Exaltation de la Croix de Jésus leur donner la lumière, la force et la vie au milieu des ténèbres, de la violence et de la mort qu’ils subissent tous les jours.

Vous pouvez aider nos frères persécutés par vos prières.

Vous pouvez soutenir les différentes associations de secours, comme l’association SOS Chrétiens d’Orient.

Crédit photographique : Sœur Sara, o.p., sur Ave Crux Spes Unica, le blog de Sœur Anne Bentes.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Nos autem gloriari oportet - ton 4
 

NOS AVTEM * gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Jesu Christi : in quo est salus, vita, et resurréctio nostra : per quem salváti, et liberáti sumus.
Ps. Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : * illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.
℣. Glória Patri, & Fílio, * & Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Pour nous cependant, nous devons nous glorifier dans la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est le salut, la vie et notre résurrection, par qui nous sommes sauvés et libérés.
Ps. Que Dieu aie pitié de nous et qu’il nous bénisse, qu’il fasse briller sur nous son visage et qu’il ait pitié de nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Graduel – Graduale Romanum 1905

Graduel - Christus factus est pro nobis - ton 5
 

Christus * factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem Crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne * nomen.
Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix.
℣. C’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Alleluia – Graduale Romanum 1905

Alleluia - Dulce lignum - ton 8
 

Alleluia, alleluia.
℣. Dulce lignum, dulces clavos, dúlcia ferens póndera : quæ sola fuísti digna sustinére Regem cælórum * et Dóminum.
Alleluia.
Alléluia, alléluia.
℣. Doux bois, doux clous, portant un doux fardeau ; toi seule, ô Croix, a été digne de porter le Roi des Cieux et Seigneur.
Alléluia.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Offertoire – Graduale Romanum 1905

Offertoire - Protege Domine plebem tuam - ton 2
 

Prótege, * Dómine, plebem tuam per signum sanctæ Crucis, ab insídiis inimicórum ómnium : ut tibi gratam exhibeámus servitútem, et acceptábile fiat sacrifícium nostrum, alleluia. Protège, Seigneur, ton peuple par le signe de la sainte Croix, des embûches de tous ses ennemis, afin que nous puissions te manifester notre digne sujétion et que notre sacrifice soit agréé, alléluia.

Programme de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

L'Empereur Héraclius restitue la Vraie Croix à Jérusalem - école flamandeSaint-Eugène, le dimanche 14 septembre 2014, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

Découverte par l’impératrice sainte Hélène en 326 après des fouilles, la sainte relique de la Vraie Croix du Christ avait été partagée en trois parts par celle-ci, entre Jérusalem, Constantinople et Rome.

La part de Jérusalem avait été emporté par l’impie Chosroès II, empereur des Perses Sassanides au cours de la terrible guerre de 614 contre l’Empire, pendant laquelle ses troupes s’emparèrent de la ville sainte après un siège de 21 jours, emporté avec la complicité de la population juive. Dans un bain de sang, la ville fut pillée de ses trésors, la basilique de la Résurrection (Saint-Sépulchre) fut détruite, et de nombreuses reliques firent parties du butin perse, parmi lesquelles la relique de la Vraie Croix qui fut emportée à Séleucie-Ctésiphon (non loin de l’actuelle Bagdad), la capitale de l’Empire sassanide, avec d’autres reliques de la Passion du Christ, comme la sainte Eponge ou la sainte Lance. Les survivants du massacre de Jérusalem, dont le patriarche Zacharie, furent déportés en Mésopotamie. La prise de Jérusalem par ces païens mazdéens, soutenus par les Juifs qui préféraient les Perses aux Byzantins, causa un choc intense parmi les chrétiens.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut instituée dans l’Eglise universelle afin de commémorer le retour de la précieuse relique de la Vraie Croix chez les chrétiens, après la victorieuse croisade que mena l’empereur Héraclius de 624 à 631 contre les Perses.

L’éclatante victoire de Ninive que remporta l’empereur Héraclius Ier sur les troupes perses de Chosroès II le 12 décembre 627 entraîna la chute de ce souverain & la restitution de la précieuse relique par le nouveau pouvoir perse. La Vraie Croix restituée fut apportée à Constantinople, ainsi que la relique de la sainte Eponge. Les deux précieuses reliques furent exaltées devant le peuple de Constantinople le 14 septembre 629.

Les Perses occupaient toujours la Palestine, et ne se retirèrent qu’au cours de l’hiver 629-630. C’est alors qu’Héraclius, accompagné de son épouse l’impératrice Martine, partit pour Jérusalem au début de l’année 630 pour y rapporter la relique de la Vraie Croix reprise aux Perses. Il y fut accueilli le 21 mars par Modeste de Jérusalem, locum tenens du patriarcat, depuis l’exil du patriarche Zacharie. L’empereur entra dans la ville à pied, sans aucun insigne impérial, en portant lui-même la vénérable relique tout au long de la Via Dolorosa. Il fut le seul empereur qui se soit rendu à Jérusalem.

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut fixée au 14 septembre pour commémorer cet exploit. Notons que cette fête suit immédiatement la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection (actuel Saint-Sépulcre) – édifiée sur le Golgotha et sur le tombeau du Christ, là même où fut redécouverte la Vraie Croix par sainte Hélène. La dédicace de cette basilique constantinienne fut en effet célébrée le 13 septembre 335.

« A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies, auxquels il a été dit par Moïse : « Ta vie sera comme en suspens devant tes yeux, et tu craindras jour et nuit, et tu ne croiras pas à ta vie. » En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable. Pour nous, ayant l’intelligence éclairée par l’esprit de vérité, embrassons d’un cœur pur et libre la Croix dont la gloire resplendit au ciel et sur la terre, et appliquons toute l’attention de notre âme à pénétrer le mystère que le Seigneur, parlant de sa passion prochaine, annonçait ainsi : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. »
Homélie de saint Léon, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

 

  • Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Introït – Nos autem gloriari (ton iv.)
  • Kyrie : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Gloria : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Epître : Philippiens II, 5-11 : C’est pourquoi Dieu l’a élevé, et lui a donné un nom qui est au-dessus de tout nom
  • Graduel – Christus factus est pro nobis (ton v.)
  • Alleluia – Dulce lignum (ton viii.)
  • Evangile : Jean XII, 31-36 : Et pour moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout à moi.
  • Credo : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Offertoire – Protege, Domine, plebem tuam (ton ii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composé au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France Sainte Radegonde – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581)
  • Sanctus : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Pendant la communion : Dixit Dominus (H. 197) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
  • Communion – Per signum Crucis (ton iv.)
  • Prière pour la France sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
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