Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XVIIIème dimanche après la Pentecôte – clôture de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur – ton 1

Croix près du lac SengilParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 octobre 2015 du calendrier grégorien – 21 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se clôture également la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur.

Le jour de la clôture, l’office de la fête se reprend en se combinant avec celui du dimanche. Les lectures sont celles du dimanche après l’Exaltation.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1, & 4 tropaires de la 9ème ode des deux canon de la fête :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Que se réjouissent * tous les arbres de la forêt, * dont la nature est sanctifiée * par celui qui à l’origine les planta, * le Christ étendu sur le bois ; * et en ce jour de son exaltation, ** nous prosternant devant lui, nous le magnifions.
8. La Croix fut dressée * comme la force sacrée * relevant le front de tout croyant ; * par elle sont brisées * les cornes des coupables esprits ; * et en ce jour de son exaltation, ** nous prosternant devant la Croix, nous la magnifions.
9. Pour ne pas nous laisser l’amertume du fruit * goûté sous l’arbre défendu, * par ta Croix, Seigneur, tu l’effaças complètement ; * ainsi jadis le bois enleva leur amertume aux eaux de Mara, * préfigurant la force de la Croix ** que les puissances angéliques magnifient dans le ciel.
10. Nous qui étions irrémédiablement plongés * dans les ténèbres, à la suite du premier père, Seigneur, * en ce jour tu nous en relevas par ta Croix; * et, puisque par excès d’intempérance notre nature fut précipitée dans l’erreur, * tous ensemble nous en a retirés ** la lumière de ta Croix, que nous fidèles, nous magnifions.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[de la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).]

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
Or je vous avertis que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
[Du jour : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
V. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)
[Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).]

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du jour : Matthieu (§ 77) XVIII, 23-25.]

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Versets de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7).
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF.

Programme de la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du Seigneur

Universelle Exaltation de la précieuse et vivifiante Croix du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 27 septembre 2015 du calendrier grégorien, 14 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

La fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique, célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 628.

Le 4 mai 615 en effet, les troupes païennes perses de l’empereur Chosroes II, commandées par le général Schahr-Barâz, s’étaient emparées de Jérusalem et avaient massacré 17 000 chrétiens habitants de la Ville sainte. Ces troupes avaient emporté dans leur butin la précieuse relique de la vraie Croix du Seigneur, découverte au début du IVème siècle par sainte Hélène, les reliques de la sainte Lance et de la sainte Eponge, ainsi que le patriarche de Jérusalem Zacharie et 37 000 chrétiens, déportés et réduits en esclavage.

L’opiniâtreté de l’empereur Héraclius finit par redresser la situation désespérée de l’Empire romain d’Orient (l’armée perse était arrivée jusqu’à Chalcédoine sur la mer de Marmara en face de Constantinople, tandis que les Avars assiégeaient la capitale impériale), et ramena progressivement les envahisseurs hors du territoire impérial. Le 12 décembre 627, Héraclius remporta enfin une victoire définitive et éclatante sur l’armée perse à Ninive, ce qui entraîna la fuite de Chosroes II, bientôt assassiné par son fils aîné et ses propres officiers le 29 février 628. Le nouvel empereur perse demanda la paix, qui ne fut accordée par Héraclius qu’à condition de restituer le bois sacré de la Sainte Croix et de libérer Zacharie, patriarche de Jérusalem et les chrétiens esclaves, ce qui fut fait. La précieuse relique de la Croix fut d’abord rapportée à Constantinople, d’où Héraclius l’apporta triomphalement à Jérusalem en septembre 628. Le pieux empereur voulut porter lui-même sur ses épaules ce bois sacré jusqu’au lieu du Calvaire, mais, arrivé devant les portes de la basilique de l’Anastasis, il ne put avancer, arrêté par une force invisible. Le patriarche Zacharie lui dit : « Prenez garde, Empereur, qu’avec ces ornements de triomphe, vous n’imitiez pas assez la pauvreté de Jésus Christ et l’humilité avec laquelle il a porté sa Croix ». Héraclius se dépouilla alors de ses splendides vêtements impériaux pour se vêtir d’un manteau de pauvre et pu, pénétrer, pieds nus, dans la basilique du Saint-Sépulchre. Depuis, l’Eglise ordonna qu’on célèbrerait tous les ans la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur le 14 septembre (au lendemain de la fête de la dédicace de la basilique du Saint-Sépulchre le 13 septembre, dédicace faite sous l’empereur saint Constantin), afin de garder mémoire d’un triomphe si glorieux.

La précieuse relique avait été divisée en trois parts :

  1. L’une resta à Jérusalem (elle fut perdue par les Croisées à la bataille de Hattin en 1187 mais fut achetée par l’empereur d’Ethiopie David Ier (1350 † 1413) au Sultan Barkuk, elle est actuellement dans le monastère de Gishen dans la province du Wolo).
  2. La seconde fut envoyée à Rome (elle se trouve aujourd’hui dans la basilique vaticane, après avoir été longtemps en la basilique Sainte-Croix de Jérusalem).
  3. La troisième fut envoyée à Constantinople, où le pieux empereur Héraclius la vénérait chaque année au cours d’ostensions solennelles.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est le pendant glorieux du Vendredi Saint. Si celui-ci commémore l’évènement historique de la rédemption obtenue par le Christ dans sa Passion, par ses souffrances & par sa mort, la fête de l’Exaltation nous représente plus particulièrement l’aspect finalement glorieux de cet évènement, où l’instrument de supplice est devenu l’arbre de vie, l’escabeau du salut et le trône de la gloire.

La fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur est précédée d’un jour d’avant-fête et suivie de 7 jours d’après-fête, elle est clôturée le 21 septembre. Etant une des Grandes fêtes du Seigneur, elle supprime l’office du dimanche lorsqu’elle tombe ce jour comme cette année. Elle est caractérisée dans le rit byzantin par la cérémonie proprement dite de l’exaltation de la Croix qui a lieu à la fin des laudes de l’office de matines : le célébrant bénit très solennellement avec la croix les 4 points cardinaux à 5 reprises pendant que le chœur chante 500 Kyrie eleison.

Le 14 septembre est aussi l’anniversaire de la naissance au ciel de notre Père parmi les saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople. En raison de la fête de l’Exaltation de la Croix du Seigneur, la fête de saint Jean Chrysostome est perpétuellement reportée au 13 novembre.

Aux heures
Tropaire de la fête. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie dominicale, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume XXI, 1-3
℣. Dieu, mon Dieu, soit attentif envers moi ; * pourquoi m’abandonner ?
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La liste de mes échecs * éloigne de moi le salut !
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Mon Dieu, je crierai pendant le jour, et tu ne m’exauceras pas, * je crierai pendant la nuit et on ne me l’imputera point à folie.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume LXXIII, 1-2 & 12
℣. Pourquoi, ô Dieu, * rejeter jusqu’à la fin ?
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Souviens-toi de ta communauté, * que tu as acquise à l’origine.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Celle-ci est sur le mont Sion, * dans lequel il t’a plu d’habiter.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Dieu notre Roi depuis l’éternité, * a réalisé son salut au milieu de la terre.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, crucifié dans ta chair, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume XCVIII, 1-2 & XCV, 9
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent ! * il siège sur les chérubins, que la terre chancelle !
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Le Seigneur est grand dans Sion, * il est élevé au dessus de tous les peuples.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
℣. Adorez le Seigneur devant son sanctuaire.
℟. Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Exaltez le Seigneur notre Dieu ! Prosternez-vous devant son trône, car il
est saint !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et sauvegarde les tiens ** par ta Croix.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

A la place du Trisaghion :
℟. Devant ta Croix, nous nous prosternons, ô Maître, & ta sainte résurrection, nous la chantons. (3 fois)

Prokimenon :
De la fête, ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur a établi son royaume, que les peuples frémissent (Psaume 98, 1).

Epître :
De la fête : I Corinthiens (§ 125) I, 18-24.
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent ; mais pour ceux qui se sauvent, c’est-à-dire, pour nous, elle est la puissance de Dieu.

Alleluia :
De la fête, ton 1 :
℣. Souviens-toi de ta communauté, que tu as acquise à l’origine. (Psaume 73,2)
℣. Et Dieu, notre Roi depuis l’éternité, a réalisé notre salut au milieu de la terre. (Psaume 73, 12)

Evangile :
De la fête : Jean (§ 60) XIX, 6-11, 13-20, 25-28, 30-35.
Et portant sa croix, il vint au lieu appelé le Calvaire, qui se nomme en hébreu, Golgotha ; où ils le crucifièrent, et deux autres avec lui, l’un d’un côté, l’autre de l’autre, et Jésus au milieu.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Hirmos : Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
De la fête : Fais lever sur nous la lumière de ta face (Psaume 4, 7). Alléluia, alléluia, alléluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF.

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu – saint Sozont – dimanche avant l’Exaltation de la sainte Croix – ton 7

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 septembre 2015 du calendrier grégorien, 7 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. L’office de ce jour combine l’avant-fête de la Mère de Dieu, le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et le saint martyr Sozont.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

*

Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

*

Le martyre de saint SozontSaint Sozont (ou Sozon, Zozon) était un berger de Lycaonie en Asie Mineure qui portait le nom de Pharasius (Tarasius) avant son baptême. Durant la persécution de Dioclétien et de Maximien, alors qu’il était descendu dans les environs de Pompéiopolis en Cilicie, en un lieu où se déroulait une fête païenne, saint Sozont se rendit dans le temple où l’on adorait une idole en or. Avec sa houlette de berger, il cassa la main de l’idole; puis en fit de petites parts d’or qu’il distribua aux pauvres. Lorsqu’il réalisa que plusieurs personnes avaient été appréhendées et tenues coupables de cette destruction, il alla se rendre aux autorités. Après un long interrogatoire avec le magistrat, on lui dit qu’il serait libre s’il adorait l’idole, mais Sozont se gaussa de l’idée d’aller adorer un dieu qui pouvait être cassé par la houlette d’un simple berger. Comme les coups qu’on lui appliquait ne pouvaient entamer sa résolution de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer couvertes de clous et on l’obligea à courir. Le magistrat à nouveau lui proposa la liberté à condition de jouer un air sur sa flûte en l’honneur de l’idole. Sozont refusa : s’il avait joué de la musique pour ses troupeaux, il ne jouait plus désormais que pour le Dieu véritable. Il fut condamné à être brûlé, mais les chrétiens parvinrent à recueillir ses restes calcinés après son exécution.

Saint Sozont est également commémoré le 7 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

A Pompéiopolis, en Cilicie, saint Sozont, martyr. Sous l’empereur Maximien, il fut jeté dans les flammes et y rendit l’esprit.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’avant-fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. D’une terre sans fruit * la fertile terre est née * qui va faire pousser * le Jardinier de tous les biens * et l’épi porteur de vie ** qui par volonté divine doit nourrir l’univers.
8. En ce jour il a poussé, * le rameau de la virginité * d’où sortira, tel une fleur, * le Dieu qui nous planta, * pour retrancher les pousses du mal, ** en son extrême bonté.
9. La montagne non taillée * que l’infertile roche a enfantée * va produire comme fruit * le Roc spirituel * qui brisera totalement ** les images taillées par le Maudit.
10. Les préfigurations de la Loi * d’avance t’ont révélée, * ô Vierge, car tu as porté * en dépassant les naturelles lois * le Législateur qui merveilleusement ** te conserva ton irréprochable virginité.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : De la racine de Jessé * et du flanc de David * Marie, la divine enfant nous est née en ce jour. * C’est pourquoi l’univers se réjouit et se renouvelle. * Réjouissez-vous ensemble, ciel et terre. * Louez-la, tribus des nations. * Joachim se réjouit, * Anne est en fête et s’écrie : ** « Celle qui fut stérile enfante la Mère de Dieu et nourricière de notre vie ».
3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Sozont, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Martyr, ton 2 : Le véritable et sage en Dieu martyr, * l’athlète éminent de la piété, * assemblés en ce jour, nous le glorifions d’une voix forte * Sozon l’initié de la grâce, * qui accorde généreusement les guérisons, ** qui prie le Christ Dieu pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : En ce jour, Marie, Vierge et Mère de Dieu, * infranchissable chambre nuptiale du céleste Époux, * naît d’une mère stérile, de par la volonté de Dieu, * pour être le char du Verbe. * Dans ce but, elle a été destinée pour être Porte de la Divinité ** et Mère de la vraie vie.

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
[Du Martyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
[De l’avant-fête : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du Martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Martyr, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
[De l’avant-fête : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du Martyr : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après l’Exaltation de la sainte Croix – saint Nicétas le Goth – ton 7

Saint Nicétas le Goth (Nikita) - fresque de l'église du Monastère de Gracanica (Serbie) du XIVème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 septembre 2014 du calendrier grégorien – 15 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour :
– le dimanche après la fête de l’universelle Exaltation de la précieuse & vivifiante Croix, laquelle célèbre la restitution de la vraie Croix et sa réinstallation à Jérusalem en 627, la précieuse relique étant rendue par les Perses à l’Empereur Héraclius à la suite de sa victoire de Ninive,
– la fête du mégalomartyr Nicétas le Goth, qui reçut la palme du martyre l’an 372.

*

Le dimanche après la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leur texte la Croix de Notre Seigneur et prolongent cette grande fête.

*

Goth de naissance, Nicétas (Νικήτας en grec, Никита / Nikita en russe) reçut le saint baptême au temps de l’empereur Constantin, de la main de Théophile, évêque des Scythes, des Sarmates & des Goths. Cet évêque ayant participé au premier Concile de Nicée, de là sans doute dérive le nom de baptême reçu par notre saint. Saint Nicétas participa à l’évangélisation de ses compatriotes goths qui étaient alors installés en Dacie, de l’autre côté du Danube (actuelle Roumanie).

Soldat, Nicétas prit part à la guerre civile qui opposa les Goths chrétiens commandés par Fritigern avec les Goths restés païens commandés par le roi Athanaric. Lorsque ce dernier imposa enfin son pouvoir sur sa nation, il appliqua une persécution systématique contre les chrétiens. Il faisait promener une idole sur un chariot à travers les villes & villages, tous ceux qui refusaient de l’adorer étaient immédiatement mis à mort. Ce fut le cas de saint Nicétas, qui après diverses tortures, fut condamné au bûcher. Avec saint Nicétas reçurent le martyre ce même 15 septembre 372 deux prêtres, Barthus & Verca, un solitaire nommé Arpila & 23 autres chrétiens. Le corps de saint Nicétas ne se consuma pas dans les flammes mais, après sa mort, il irradiait d’une lumière surnaturelle. Ses restes furent recueillis par un de ses amis, comme lui soldat goth de religion chrétienne, Marianus, qui apporta par la suite son corps préservé du feu à Mopsueste en Cilicie, où on lui bâtit une église et où de nombreux miracles s’accomplirent. Une partie de ses reliques furent données ensuite à des églises de Constantinople, puis de là au monastère de Vissoki Detchani (Serbie).

Plusieurs églises et monastères de Russie lui sont dédiés, comme le monastère Nikitsky de Pereslavl-Zalesski ou le monastère Nikitsky de Moscou, détruit dans les années 1930 par les communistes athées. Le prénom de Nikita est très répandu chez les Russes.

Saint Nicétas est aussi le patron de la ville de Melendugno dans les Pouilles, en Italie, où une abbaye du XIIème siècle conserve une de ses reliques.

Saint Nicétas est également fêté le 15 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

Le même jour, le Goth saint Nicétas, qui fut brûlé pour la défense de la foi catholique, par ordre du roi Athanaric.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du mégalomartyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 7, 4 tropaires de la 1ère ode du canon de la fête & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du mégalomartyr.
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; * aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Lorsque la Croix par Moïse * fut tracée de son bâton, la mer Rouge se fendit * pour le peuple d’Israël qui passa à pied sec ; * puis il ferma l’immense flot * parmi le fracas des chars de Pharaon, * inscrivant sur lui l’arme invincible ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
6. En lui-même jadis * Moïse manifesta le signe de ta Passion immaculée, * lorsqu’au milieu des prêtres saints * il éleva de ses mains tendues, * comme s’il était en croix, le trophée * grâce auquel il brisa la force du funeste Amalec ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
7. Moïse éleva sur un poteau * le remède délivrant * de la pernicieuse morsure du reptile venimeux ; * au bois, image de la Croix, * il attacha de biais le serpent qui rampe sur le sol * et par là triompha de la calamité ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
8. Le ciel montra le trophée de la Croix * au chef très pieux, le sage empereur ; * par elle fut abattue * l’arrogante malveillance des ennemis ; * l’erreur fut mise en fuite, * jusqu’aux extrémités de la terre s’étendit la sainte foi ; * c’est pourquoi nous chantons le Christ notre Dieu, ** car il s’est couvert de gloire.
9. Ton Eglise te crie à pleine voix : * Je t’offrirai le sacrifice de louange, Seigneur ; * dans ta compassion tu l’as purifiée * du sang offert aux démons ** par le sang qui coule de ton côté.
10. Tu fus charmé par la beauté du Créateur, * illustre et bienheureux Martyr ; * ayant reçu les clartés de l’au-delà, * à tire-d’aile tu montas vers Dieu ** et, méprisant la mort, t’approchas de lui.
11. Dans la sagesse de ton raisonnement * ayant préféré, martyr Nicétas, * à ceux qui passent les inépuisables trésors, * allègrement tu livras ton corps * aux supplices, dans la joie.
12. Mère de Dieu, t’ayant seule trouvée * comme un oranger dans la forêt, * comme une fleur très-pure, comme un lis en la vallée, * le mystique Fiancé ** fit sa demeure en toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Sauve, Seigneur, ton peuple, * et bénis ton héritage, * accorde aux chrétiens orthodoxes * la victoire sur les ennemis, * et garde ton peuple ** par ta Croix.
3. Tropaire du mégalomartyr, ton 4 : Ayant pris, telle une arme, la Croix du Christ, * de tout cœur tu courus combattre l’ennemi; * au milieu des flammes tu luttas pour le Christ * et remis ton âme au Seigneur; * c’est pourquoi tu reçus de lui le pouvoir des guérisons, * illustre martyr Nicétas; ** prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du mégalomartyr, ton 2 : La force de l’erreur, par ta résistance tu l’as brisée * et pour ton martyre tu reçus la couronne du vainqueur; * des Anges tu partages l’allégresse, illustre et victorieux Nicétas, * et devant le Christ notre Dieu ** sans cesse avec eux tu intercèdes pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Toi qui t’es volontairement élevé sur la croix, * accorde tes miséricordes au nouveau peuple * au nouveau peuple appelé de ton nom * accorde tes miséricordes ô Christ Dieu ; * donne ta force aux chrrétiens orthodoxes, * donne-leur la victoire sur l’Ennemi ; que ton alliance leur soit une arme de paix, ** une invincible victoire.

Prokimen
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 7 :
℟. Exaltez le Seigneur notre Dieu, prosternez-vous devant son marchepied, car il est saint (Psaume 98, 5).
℣. Le Seigneur règne, que les peuples en soient émus de colère (Psaume 98, 1).
Du mégalomartyr, ton 7 :
℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).

Epîtres
Du dimanche après l’Exaltation : Galates (§ 203) II, 16-20.
Mais je suis mort à la loi par la loi même, afin de vivre pour Dieu. J’ai été crucifié avec le Christ.
[Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
[Du mégalomartyr : II Timothée (§ 292) II, 1-10.]

Alleluia
Du dimanche après l’Exaltation (de la fête), ton 1 :
℣. N’oublie pas ton peuple que tu as racheté dès l’origine (Psaume 72, 2).
℣. Dieu, qui est notre Roi depuis tant de siècles, a opéré notre salut au milieu de la terre (Psaume 72, 12).
Du mégalomartyr :
℣. Le juste fleurira comme un palmier, il grandira comme un cèdre du Liban (Psaume 91, 13).

Evangiles
Du dimanche après l’Exaltation : Marc (§ 37) VIII, 34 – IX, 1.
Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il porte sa croix, et qu’il me suive.
[Du dimanche : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
[Du mégalomartyr : Matthieu (§ 36) X, 16-22.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore, ton 8
Magnifie, ô mon âme, * la très précieuse Croix du Seigneur !
Mère de Dieu, tu es l’image du Paradis, * toi qui sans semailles ni labours as fait germer le Christ, * par qui la sainte Croix, le nouvel arbre de vie, fut plantée sur la terre. * Au jour de son exaltation, nous prosternant devant le Christ, ** nous te magnifions !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Du mégalomartyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes au format PDF

Programme de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu

Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 21 septembre 2014 du calendrier grégorien, 8 septembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour la fête de la Nativité de notre Très-Sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie.

Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, a dû être introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; du reste le tropaire byzantin de la fête sert aussi d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après fête (clôture de la fête le 12 septembre).

Ce dimanche est aussi le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la sainte Croix, d’où un prokimen, un alleluia & des lectures propres.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent (ton 6) et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Ayant vécu sans reproche devant Dieu, * ils ont mis au monde le salut de tous, * les parents de celle qui enfanta ** notre divin Créateur.
8. Le Seigneur qui fait jaillir la vie pour tous * d’une stérile a fait naître * la Vierge dont il fit le lieu de son séjour, ** la gardant sans faille après l’enfantement.
9. En ce jour sainte Anne donne un fruit, et c’est Marie, * celle qui produit le vivifiant Raisin: * chantons-la comme la Mère de Dieu, ** le secours, la protection de l’univers.
10. Seule Mère toujours-vierge, inépousée, * devenue l’encensoir d’or * de cette braise qu’est le Christ, ** sur mon cœur impur répands ton parfum.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats furent frappés d’effroi ; * et Marie Madeleine se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie. * Ressuscité d’entre les morts, * Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta nativité, Vierge Mère de Dieu, * a annoncé la joie à tout l’univers, * car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, * qui, en détruisant la malédiction, nous a donné la bénédiction ; ** et en abolissant la mort, Il nous a donné la vie éternelle.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main vivifiante le Seigneur source-de-vie, * le Christ notre Dieu, * a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’Enfer, * accordant la résurrection à tout le genre humain ; * il est vraiment notre Sauveur, * notre vie, notre résurrection et le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 4 : Joachim et Anne ont été délivrés de l’opprobre de la stérilité, * et Adam et Ève de la corruption de la mort, ô Immaculée, en ta sainte nativité ; * c’est elle que fête également ton peuple * libéré de la condamnation pour ses péchés, * en te criant : * « La stérile met au monde la Mère de Dieu, ** & la nourricière de notre vie ».

Prokimen
Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).
℣. Il s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse (Luc 1, 47).

Epîtres
Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
De la fête : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
De la fête, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde et tends l’oreille. (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
Et comme Moïse éleva dans le désert le serpent, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé en haut.
De la fête : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique, mégalinaire de la Nativité
Magnifie, ô mon âme, la très glorieuse nativité de la Mère de Dieu. Étrangère est aux impies la glorification de la Trinité sans commencement, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la toute- puissance incréée par laquelle le monde entier a été fondé sur un signe de Sa puissance.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Fichier PDF du livret des choristes.

Enregistrement : sainte messe de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

L'Exaltation de la Sainte Croix par Luigi Garzi, Rome, 1638

La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix avec nos frères chrétiens d’Orient persécutés

Exaltation de la sainte Croix dans les camps de réfugiés chrétiens en Irak

Traditionnellement, les chrétiens en Irak (en particulier dans les villes chrétiennes) ont coutume d’installer une croix lumineuse, qui s’allume dans la nuit et brille au-dessus de leurs maisons, à compter de la première semaine de septembre, afin de marquer la préparation à la grande fête de l’Exaltation de la Sainte Croix. Alors que de si nombreux chrétiens de ce pays ont été chassés iniquement de leurs maisons & qu’ils portent véritablement leur croix chaque jour, certains ont malgré tout tenu à maintenir cette tradition en plaçant une croix lumineuse au-dessus de leurs tentes, dans les camps de réfugiés, comme un vibrant témoignage de leur foi et un inébranlable attachement à la tradition. Que Dieu veille sur eux et fortifie leur foi dans ces épreuves ! Puisse l’Exaltation de la Croix de Jésus leur donner la lumière, la force et la vie au milieu des ténèbres, de la violence et de la mort qu’ils subissent tous les jours.

Vous pouvez aider nos frères persécutés par vos prières.

Vous pouvez soutenir les différentes associations de secours, comme l’association SOS Chrétiens d’Orient.

Crédit photographique : Sœur Sara, o.p., sur Ave Crux Spes Unica, le blog de Sœur Anne Bentes.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Nos autem gloriari oportet - ton 4
 

NOS AVTEM * gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Jesu Christi : in quo est salus, vita, et resurréctio nostra : per quem salváti, et liberáti sumus.
Ps. Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : * illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.
℣. Glória Patri, & Fílio, * & Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Pour nous cependant, nous devons nous glorifier dans la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est le salut, la vie et notre résurrection, par qui nous sommes sauvés et libérés.
Ps. Que Dieu aie pitié de nous et qu’il nous bénisse, qu’il fasse briller sur nous son visage et qu’il ait pitié de nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Graduel – Graduale Romanum 1905

Graduel - Christus factus est pro nobis - ton 5
 

Christus * factus est pro nobis obédiens usque ad mortem, mortem autem Crucis.
℣. Propter quod et Deus exaltávit illum, et dedit illi nomen, quod est super omne * nomen.
Le Christ s’est fait pour nous obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix.
℣. C’est pourquoi Dieu l’a exalté et lui a donné le Nom qui est au-dessus de tout nom.

Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix – Alleluia – Graduale Romanum 1905

Alleluia - Dulce lignum - ton 8
 

Alleluia, alleluia.
℣. Dulce lignum, dulces clavos, dúlcia ferens póndera : quæ sola fuísti digna sustinére Regem cælórum * et Dóminum.
Alleluia.
Alléluia, alléluia.
℣. Doux bois, doux clous, portant un doux fardeau ; toi seule, ô Croix, a été digne de porter le Roi des Cieux et Seigneur.
Alléluia.