Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Hier à Rome

Fête-Dieu 2008 à Rome

A Rome, à l’occasion de la messe de la Fête Dieu qui a eu lieu hier en plein air, les fidèles ont reçu la communion de la main du pape uniquement sur les lèvres et à genoux au banc de communion qui avait été installé à cette intention.

Fête-Dieu 2008 à Rome

Voici quelques beaux passages de l’homélie du Pape :

« Nous pouvons trouver un troisième élément constitutif de la fête du Corps du Seigneur : l’agenouillement en adoration devant le Seigneur.

Adorer le Dieu de Jésus-Christ, qui, par amour, est devenu pain rompu, est le plus valable et radical recours contre les idolatries d’hier et d’aujourd’hui. S’agenouiller devant l’Eucharistie est une profession de liberté : celui qui s’incline devant Jésus ne peut et ne doit pas se prosterner devant tout pouvoir terrestre, quel qu’en soit la force.

Nous, chrétiens, nous nous agenouillons seulement devant Dieu, devant le Très Saint Sacrement, parce que nous croyons et savons que le seul vrai Dieu y est présent, celui qui a créé le monde et aimé l’homme tellement que, pour son salut, il a livré son Fils unique (cf. Jean 3,16).

Nous nous prosternons devant un Dieu qui a été le premier à s’abaisser vers l’homme, comme le Bon Samaritain, pour l’aider et lui donner la vie en retour, lui qui s’est agenouillé devant nous pour laver nos pieds sales.

Adorer le Corps du Christ signifie croire qu’il est vraiment présent en ce morceau de pain, lui, le Christ qui donne sens à la vie – à l’immense univers comme à sa plus petite créature, à l’ensemble de l’histoire de l’humanité comme à la plus brève existence.

L’adoration est une prière qui prolonge la célébration eucharistique et la communion, au cours de laquelle l’âme continue de se nourrir : elle se nourrit de l’amour, de la vérité, de la paix. Elle se nourrit de l’espérance, parce que celui vers qui elle s’incline ne nous juge pas, ne nous écrase pas, mais nous libère et nous transforme. »

Une paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel

Ainsi que nous l’annoncions sur ce blog le 19 décembre dernier, la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre se voit confier la première paroisse personnelle à Rome pour le rit traditionnel, en la très belle église de la Trinité des Pèlerins.

Messe ambrosienne traditionnelle - mai 2004 - Trinité des Pèlerins

Elévation du calice
Messe en rit milanais traditionnel (rit ambrosien)
célébrée par Mgr Amodeo, chanoine cardinal de l’Eglise de Milan
(devant le chef d’œuvre de Guido Reni)
chantée par la Schola Sainte Cécile
Rome, Trinité des Pèlerins, mai 2004

ROME, Jeudi 22 mai 2008 (ZENIT.org) – Le diocèse de Rome a érigé la première « paroisse personnelle » de la ville pour les fidèles qui suivent la « forme extraordinaire » de la liturgie du rite romain.

Il s’agit de l’église Santissima Trinità dei Pellegrini, confiée à la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, qui s’est réjouie de la nouvelle, estimant que les structures de l’église San Gregorio dei Muratori étaient trop petites pour accueillir les nombreux fidèles lors des célébrations liturgiques.

En application à la lettre apostolique de Benoît XVI « Summorum Pontificum », le cardinal Camillo Ruini, Vicaire du pape pour le diocèse de Rome, a proposé de confier l’église Santissima Trinità dei Pellegrini à la fraternité.

Le dimanche de Pâques, le pape a décrété l’érection de la paroisse « afin de satisfaire aux besoins pastoraux de la communauté entière des fidèles traditionnels résidents dans le dit diocèse ».

Pour la fraternité elle constitue une vraie pierre angulaire car c’est non seulement le dixième apostolat à avoir été érigé en paroisse personnelle à part entière, mais le tout premier à avoir été institué en Europe.

L’abbé Joseph Kramer, nommé premier curé de la paroisse Santissima Trinità dei Pellegrini, et recteur de l’église, a expliqué à Zenit que l’apostolat de la Fraternité avait commencé à Rome en 1988 sous les auspices de la commission Ecclesia Dei et l’approbation du pape.

Aujourd’hui, quelque 200 prêtres de la fraternité œuvrent dans plusieurs diocèses à travers le monde. Ils servent les fidèles attachés à la messe et aux sacrements du rite romain traditionnel.

Interrogé sur le ressenti de la fraternité après l’annonce de la charge qui leur est confiée, l’abbé Kramer s’est dit profondément reconnaissant au diocèse de cette « marque de confiance » et a souligné la « grande responsabilité » qui les attend, vu que « Rome a toujours été un exemple pour le reste de l’Eglise ».

L’abbé espère que « cette paroisse particulière ne servira pas seulement les paroissiens locaux mais qu’elle fournira aussi un exemple approprié de la beauté et de la solennité de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain aux nombreux pèlerins et étudiants qui viennent à Rome ».

L’église Santissima Trinità dei Pellegrini fut construite par la Confraternité de la Très Sainte Trinité des Pèlerins sur une inspiration et sous la direction de saint Philippe Néri, avec la mission spécifique d’héberger et d’entretenir les pèlerins à Rome.

En étant nommé premier curé de la paroisse Santissima Trinità dei Pellegrini, l’abbé Kramer devient également recteur de la vénérable Archiconfrérie du même nom. « Saint Philippe, a-t-il souligné, fut le premier à répandre la Dévotion aux quarante heures ici à Rome et nous ferons en sorte que cette tradition se perpétue ».

Mais « nous sommes également attachés à notre service de charité auprès des convalescents que nous suivons à domicile » a-t-il ajouté ; et « comme saint Philippe, qui assistaient tous ceux qui étaient renvoyés des hôpitaux, par manque de places, au XVIème siècle, nous rendrons visite aux malades et nous nous occuperons de tous ceux qui ne peuvent sortir de chez eux ».

Le recteur de la nouvelle paroisse a par ailleurs en projet d’organiser un centre d’accueil à l’intention des nombreux pèlerins de Rome ; et de devenir, au regard du fait que Rome propose sans cesse de nouveaux programmes universitaires, « un point de référence spirituel pour tous ceux qui viennent ici pour étudier mais aussi pour approfondir leur foi ».

L’église de la Trinité a été édifiée en 1597 dans le sillage de la réforme liturgique tridentine, et l’abbé Kramer a souligné les nombreux éléments qui la rendent idéale pour la fraternité.

« La visibilité de l’autel, ainsi que le haut et grand tabernacle, bien éclairé, et la balustrade du chœur, reflètent la configuration typique des églises de la contre-réforme, comme l’église du Gesù et la Chiesa Nuova », a-t-il précisé.

« Il y a huit chapelles latérales, mais pas de nefs latérales et tout se concentre sur le maître-autel », a-t-il expliqué.

L’église renferme aussi de nombreuses œuvres d’art, comme la « Vierge à l’Enfant au milieu de saints » réalisée par le Chevalier d’Arpin, sous la direction duquel le Caravage avait travaillé, et « Saint Grégoire le Grand libérant les âmes du purgatoire » réalisé par Baldassarre Croce.

Le retable d’autel est un chef-d’œuvre peint par Guido Reni au sommet de sa carrière. L’artiste a réalisé sa Très sainte Trinité pour l’année jubilaire de 1625, en prévision de l’arrivée de milliers de pèlerins qui auraient visité l’Eglise.

L’ouverture officielle de la paroisse aura lieu le 8 juin prochain.

Le cardinal Darí­o Castrillón Hoyos, président de la Commission pontificale Ecclesia Dei, a défini l’érection de la paroisse « un acte important qui applique à Rome le récent motu proprio ‘Summorum Pontificum’ de Benoît XVI ».

« Cet acte est le fruit d’une disposition du pape pour le diocèse de Rome qui a une valeur en soi dans le parcours progressif mis en œuvre quant à l’application du motu proprio sur l’utilisation de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 », a-t-il expliqué.

A la nouvelle paroisse, lit-on dans le décret du cardinal Ruini, sont reconnus les mêmes droits dont disposent les autres paroisses de la ville. L’administration et les moyens de subsistance du curé seront assurés conformément aux normes établies par la Conférence épiscopale italienne et par le Vicariat de Rome.

Elizabeth Lev

Traduction française : Isabelle Cousturié

Fête-Dieu à Venise en 1873-1874

Procession Fete-Dieu à Venise en 1873-1874

Merci à Monsieur l’Abbé Meissonnier, fssp, de nous avoir fait parvenir cette procession de Fête-Dieu de la Sérénissime, ville dans laquelle il est actuellement en poste.

C’est un tableau du peintre Luigi Passini (Vienne, 1832 † Venise, 1903), signé & daté de 1873-74.

Remarquons :

  • les deux chantres marchant en tête, derrière la croix et les acolytes,
  • les nombreux représentants de confréries, portant des cierges au bout de magnifiques porte-cierges de confréries,
  • les fidèles accompagnant le Saint-Sacrement avec des cierges, conformément aux rubriques de cette procession.

Comme l’an passé, nous mettrons en ligne chaque jour de l’octave de la Fête-Dieu une image représentant une belle procession.

***

Dans cette série :

Concert-conférence ce samedi à Saint-Eugène : la Messe Notre-Dame de Guillaume de Machaut (XIVème siècle)

Concert Guillaume de Machault

La Messe Notre-Dame de Guillaume de Machaut est la première messe polyphonique complète et formant un tout qui nous soit parvenue. Construite sur le cantus firmus de Cunctipotens, il est vraisemblable qu’elle a été composée pour des fêtes solennelles. Il n’est pas interdit de penser, comme certains l’ont estimé dans le passé, qu’elle fut interprétée pour le sacre du roi Charles V en 1364 ; on sait en tout cas que Guillaume de Machaut, chanoine de Reims assista à ce sacre.

Dimanche de la Sainte Trinité – confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Dimanche dernier, Mgr Fréchard, archevêque émérite d’Auch, venait à Saint-Eugène célébrer pontificalement et administrer les confirmations à 14 enfants et jeunes, en présence d’un grand concours de fidèles.

Confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Encensement de l’autel à l’introït.

Confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Chant de l’évangile par le diacre.

Confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Homélie par Mgr l’archevêque d’Auch.

Confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Chant de l’hymne du Saint-Esprit, avant les confirmations : Veni, Creator Spiritus.

Confirmations à Saint-Eugène par Mgr Fréchard

Procession de sortie.

Prose parisienne de l’Ascension – Offices notés complets de Paris – 1899

Prose parisienne de l'Ascension

Solemnis hæc festivitas
Novum instaurat gaudium,
Qua perennis felicitas
Proponitur in præmium.
Qu’en cette fête solennelle
La joie anime nos esprits,
Puisque de la gloire éternelle
Elle nous propose le prix.
Christus, scandens in æthera,
Mortis fregit potentiam,
Sedens Patris in dextera
Jugem parat lætitiam.
Le Sauveur dont la mort amère,
La mort & l’enfer a dompté,
Nous prépare auprès de son Père
Des torrents de félicité.
Dies per multos sæpius
Suis vivus apparuit
Et comitum cor durius
Mittis magister arguit.
Souvent il se plaît d’apparaître
Aux chers témoins de ses douleurs,
Et se plaint, comme un tendre maître,
De la dureté de leurs cœurs.
Suos per gentes imperat
Ferre salutis nuntium;
Sed non priusquam afferat
Dei virtus auxilium.
Il veut que par leur ministère
L’évangile soit répandu,
Dès que, suivant l’ordre du Père,
L’Esprit Saint sera descendu.
Discipulis mirantibus,
Cælo triumphans redditur;
Et subductus aspectibus
Nube clara suscipitur.
Le divin Sauveur, à leur vue,
Monte triomphant dans les cieux ;
Une claire & brillante nue
L’entoure & le cache à leurs yeux.
Qui penetravit in feras
Domos redemptor pacifer
Se fert in nubes superat,
Mundi supremus arbiter.
Lui qui, dans les plus creux abîmes,
Descendit y porter la paix,
Aux demeures les plus sublimes
Monte pour régner à jamais.
Ab ascendente ducitur
Regnatura captivitas,
Palma victis asseritur,
Mortuis immortalitas.
Des captifs, qu’il comble de gloire,
Suivant Jésus en sa cité,
Il donne aux vaincus la victoire,
Aux mortels l’immortalité.
Ut ascendit, sic veniet
Sedens in nubis solio ;
Pœna malos afficiet
Judex ponosque præmio.
Tel qu’en ce pompeux équipage,
Il monta dans les cieux alors,
Tel il viendra sur un nuage
Juger les vivants et les morts.
Patri monstrat assidue
Quæ dura tullit vulnera,
Et sic pacis perpetuæ
Nobis exorat fœdera.
Ses glorieuses cicatrices
Fléchissent le Père éternel,
Et rendent ses bontés propices
Aux vœux de l’homme criminel.
Nunc animis accipite
Paratum cælo premium,
Ut membrorum cum capite
Arctius sit consortium.
De l’éternelle récompense,
Les trésors seront infinis,
Et pleine sera l’alliance
Du chef aux membres réunis.
Quos hic orphanos deseris,
Jesu, respice cælitus:
Mitte nobis e superis
Promissi dona Spiritus.
Regardez d’un œil favorable
Les orphelins que vous quittez :
Versez sur eux, Sauveur aimable,
Les dons que vous leur promettez.
Tibi devotis mentibus
Per te lucescat veritas:
Per te succencis cordibus
Divina flagret caritas. Amen. Alleluia.
Que votre Esprit entre en nos âmes,
Qu’il y porte la vérité,
Qu’il y vienne allumer les flammes
D’une parfaite charité. Amen. Alleluia.