Arrivée des reliques de la croix de saint André à Saint-Pétersbourg

Toujours dans le cadre des célébrations du 1025ème anniversaire du baptême de la Russie, les reliques de la croix sur laquelle fut crucifié l’apôtre saint André sont arrivées hier 11 juillet 2013.

Arrivée des reliques de la croix de saint André à Saint-Pétersbourg

Arrivées des reliques de la croix de saint André à Saint-Pétersbourg.

La croix arrive de Grèce, depuis la cathédrale de Patras où elle est actuellement conservée, sur le lieu même du martyre de l’apôtre André, le Premier-Appelé. Quelques mots sur l’histoire de cette relique insigne : en 357, par décision de l’empereur Constance II, la croix ainsi que les reliques du corps de saint André furent enlevés de Patras pour être déposés dans l’église des Saints-Apôtre de Constantinople. Ils y restèrent jusqu’au IXème siècle où l’empereur byzantin organisa leur retour partiel à Patras. Prise par les Ottomans en 1460, Thomas Paléologue, despote de Morée parvint toutefois à récupérer le chef & la croix de saint André et à les remettre en 1462 au Pape Pie II qui les déposa dans la basilique du Vatican, rejoignant ainsi les reliques de son frère Simon Pierre. La cathédrale d’Amalfi, dont saint André est le patron, conserve le reste du corps de l’apôtre, récupéré des byzantins. En 1964, le Pape Paul VI offrit ces précieuses reliques que sont le chef et la croix de saint André à l’Eglise orthodoxe de Grèce et elles furent déposées dans la cathédrale Saint-André de Patras, dédiée en 1974, qui est actuellement la plus grande église de ce pays.

Vénération des reliques de la croix de saint André par le patriarche de Moscou

Vénération des reliques de la croix de saint André par le patriarche Cyrille de Moscou.

Les reliques sont arrivées la veille de la fête de saint Pierre & saint Paul en Russie, et leur vénération eut lieu au cours de l’office des vigiles de cette grande fête, célébrées en la cathédrale Notre-Dame de Kazan de Saint-Pétersbourg par le patriarche de Moscou.

Vénération des reliques de la croix de saint André par le patriarche de Moscou

Vénération des reliques de la croix de saint André par le patriarche Cyrille de Moscou.

Après la Pentecôte, l’apôtre André évangélisa les bords de la Mer Noire : la Bithynie, la Thrace et la Scythie. Cette dernière région correspond au Sud de l’Ukraine actuelle, aussi cet apôtre est-il tenue en grande vénération en Russie, qui voit en lui leur Père dans foi. L’ordre de Russie le plus prestigieux était autrefois l’ordre impérial de Saint-André. La Russie actuelle a rétabli la croix de saint André sur les pavillons de ses navires de guerre, comme le faisaient autrefois les marins du tsar depuis 1690, sous le règne de Pierre Ier.

Icône de saint André dans la cathédrale Notre-Dame de Kazan

Icône de saint André dans la cathédrale Notre-Dame de Kazan.

Arrivée en Russie à Saint-Péterbourg, les reliques de la croix de saint André seront à Saint-Pétersburg du 11 au 15 juillet, à Moscou du 16 au 26 juillet, à Kiev du 26 au 28 juillet & à Minsk du 29 juillet au 2 août. A l’instar du voyage des reliques de saint Vladimir, il s’agit de célébrer le 1025ème anniversaire du baptême et de la conversion des peuples issus de l’ancienne grande principauté de Kiev, en mettant en valeur leurs racines spirituelles communes.

La précieuse relique est partie de Patras par un avion spécial le 11 juillet. Son voyage a été assuré pour 10 millions d’euros, même si sa valeur, de l’aveu de Segeri Golovin, directeur de la Fondation Saint-André, est inestimable.

Le Patriarche Cyrille de Moscou ému par les protestations des Parisiens

Patriarche Cyrille de MoscouDans une entrevue donnée aux chaînes Rossia 1 et Rossia 24 le 5 mai dernier à l’occasion de l’ouverture le 24 juillet prochain des festivités du 1025ème anniversaire du baptême de la Russie, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou & de toutes les Russies a déclaré :

Les défis auxquels font face les chrétiens catholiques et orthodoxes sont déterminés par la société de consommation effrénée dont l’influence est extrêmement délétère. Oui, nous versons continuellement des larmes de crocodile au sujet de la corruption, de la criminalité. Mais ce n’est pas par là qu’il faut commencer ! Ce ne sont en aucun cas les moyens liés à la force publique qui peuvent vaincre le péché, or la corruption et la criminalité sont les résultats du péché. Et nous voyons ce qui se produit aujourd’hui : la société « émancipée » de consommation ne peut parvenir à réfréner les vices humains et s’y refuse. C’est « faites ce que vous voulez ! ». Qui plus est, les vices sont légalisés, sont justifiés par la législation. Tout cela, en fin de compte, amène à la destruction de la personnalité humaine, à une crise invraisemblable, qui à tour de rôle enflamme les domaines de l’économie, des finances, de l’écologie, de la politique. Je n’énumérerai pas tous les problèmes, il y a la légalisation des « unions » de même sexe, l’euthanasie, et on parle déjà de la possibilité de légaliser la pédophilie ; notre Église a déjà parlé de tout cela il y a des années. Et il n’y a plus de fin à tout cela, comme il n’y a plus de fin au péché dans l’âme de l’homme. Aussi, il faut répondre à ces défis. Bien sûr, nous avons été agréablement surpris, même émus par les protestations de milliers et de milliers de Parisiens contre les légalisations d’unions de même sexe, contre la suppression des mots « père » et « mère », contre la possibilité d’adoption d’enfants orphelins par ces soi-disant « familles ». Ce fut pour nous tous une manifestation inattendue, la manifestation d’une profond sentiment religieux.

Le Patriarche a également évoqué, dans ce cadre, les relations entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe :

Nous sommes prêts à dialoguer et à coopérer et nous espérons que le nouveau Pape y est également ouvert. Le temps de notre divergence et de nos flottements dans l’analyse des problèmes importants de la société doit prendre fin. Ce processus a commencé sous le pape Benoît XVI et nous espérons beaucoup que cette bonne tendance se développera et s’améliorera. Du temps de Benoit XVI les relations entre les deux Eglises se sont considérablement améliorées. Nous sommes ouverts au dialogue et à la collaboration.

Le patriarche de Constantinople se rendra à la messe d’inauguration du pape François

Sa Sainteté le patriarche œcuménique de Constantinople Barthololmée Ier

 

On apprend aujourd’hui que Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique de Constantinople,  assistera à l’inauguration du pontificat du pape François ce 19 mars à Saint-Pierre de Rome. Le patriarche de Constantinople sera accompagné du Métropolite Ioannis (Zizioulas) de Pergame (qui est co-president de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise orthodoxe), ainsi que du Métropolite Tarassios d’Argentine, et du Métropolite Gennadios d’Italie.

C’est sans doute la première fois qu’un pareil événement va se produire, depuis le Grand Schisme d’Orient de 1054, et vraisemblablement même dans toute l’histoire de l’Eglise.

Immédiatement après l’élection du pape François au soir du 13 mars, Sa Sainteté le patriarche Bartholomée a transmis le message suivant de félicitations au Vatican :

Dans la joie et la jubilation de votre élection en tant que leader pastoral des chrétiens catholiques romains à travers le monde, nous faisons part à Votre Sainteté, en ce jour spécial, de l’expression de nos félicitations du fond du cœur et de nos plus sincères salutations,  à vous et aux dévots fidèles de votre Église bénie.

Permettez-nous également, en cette occasion historique, de transmettre nos vœux sincère et nos prières ferventes pour que votre mandat pontifical puisse se révéler une source de paix dans notre monde agité et divisé, un refuge et une consolation pour les pauvres du Seigneur et pour nos frères & sœurs qui souffrent, ainsi que la continuation de notre route vers la réconciliation et la consolidation du dialogue vers l’unité comme Églises sœurs.

Que Dieu accorde à Sa Sainteté de nombreuses années de ministère sain et fructueux pour servir son peuple avec votre humilité, simplicité et charité caractéristiques.

Au Patriarcat œcuménique, le 13 mars 2013

Le frère bien-aimé de Votre Sainteté dans le Christ

+ BARTHOLOMEE
Archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome
et Patriarche œcuménique

Source : site du patriarcat œcuménique de Constantinople – AsiaNews.it –

Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies

Par ailleurs, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies a adressé ses félicitations au nouveau pape. Voici la teneur de son message :

SA SAINTETÉ FRANÇOIS
PAPE DE ROME

Sainteté!

Je vous félicite cordialement de votre élection à l’éminent et important ministère de Primat de l’Église catholique romaine.

Sous votre prédécesseur le pape Benoît XVI, les relations entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique romaine ont reçu une nouvelle impulsion et ont été marquées par une dynamique positive. J’espère sincèrement qu’avec le concours de Votre Sainteté la coopération entre nos Églises se développera dans un esprit d’amour fraternel et de compréhension mutuelle.

Lors de votre accession à la chaire pontificale vous avez choisi le nom de François qui rappelle plusieurs saints connus de l’Église catholique, ayant donné l’exemple du sacrifice de soi en faveur des hommes souffrant et du celui du zèle dans l’annonce de l’Évangile. Nous y voyons votre désir de continuer à prendre soin des pauvres et des malheureux, auxquels vous avez témoigné miséricorde et amour durant les longues années de votre ministère en Argentine, poursuivant l’annonce du Christ crucifié et ressuscité au monde contemporain.

Ces mêmes ministères sont aujourd’hui une priorité de l’Église orthodoxe russe, ce qui ouvre des perspectives de collaboration et de coopération avec l’Église catholique romaine.

Les orthodoxes et les catholiques sont aujourd’hui aussi appelés à unir leurs efforts pour la défense des chrétiens ayant besoin de soutien et de sympathie, soumis à des vexations et à des persécutions dans différents coins de la planète. Des efforts communs sont également nécessaires pour le renforcement des valeurs morales traditionnelles dans les sociétés sécularisées contemporaines.

Veuillez agréer, Sainteté, mes meilleurs vœux de paix, de fermeté des forces spirituelles et physiques, d’aide abondante de Dieu dans le ministère responsable qui vous incombe.

Fraternellement dans le Seigneur,

+ CYRILLE,
Patriarche de Moscou et de toute la Russie

Source : Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou

Métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a adressé de même ses félicitations au nouveau Primat de l’Église catholique romaine à l’occasion de son élection à la chaire de saint Pierre. En voici le texte :

Sa Sainteté François
Pape de Rome

Sainteté!

Veuillez agréer mes plus sincères félicitations et mes meilleurs vœux à l’occasion de votre élection à la chaire des évêques de Rome.

Durant les années de votre ministère en Argentine, vous avez su établir de bonnes relations de confiance avec la communauté orthodoxe locale. J’espère que votre action dans une nouvelle sphère à responsabilité favorisera le développement du dialogue orthodoxe-catholique et la collaboration ultérieure entre nos Églises, appelés à défendre ensemble les valeurs évangéliques dans la société sécularisée moderne.

Souhaitant respectueusement à Votre Sainteté paix, meilleure santé et aide de Dieu dans la conduite de votre ministère primatial, je vous assure de ma considération dans le Seigneur,

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk
Président du Département des relations ecclésiastiques extérieures
du Patriarcat de Moscou

Source : Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou

Lettres du Patriarche de Moscou & du Patriarche œcuménique de Constantinople au Pape émérite

Sa Sainteté Cyrille Ier, patriarche de Moscou & de toutes les RussieLe 1er mars 2013, Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou a envoyé le message suivant à Sa Sainteté Benoît XVI, pape émérite.

Votre Sainteté !

En ces journées exceptionnelles pour vous, je voudrais exprimer mes sentiments d’amour fraternel en Christ et de respect.

Votre décision de quitter le ministère d’évêque de Rome, que vous avez annoncée avec humilité et simplicité le 11 février dernier, a trouvé un écho dans le cœur de millions de catholiques.

Nous nous sommes toujours sentis proche de votre ministère consistant, marqué par une non-compromission en matière de foi et une adhésion sans faille à la Tradition vivante de l’Eglise. À une époque où l’idéologie de la permissivité et du relativisme moral essaie de déloger de la vie les valeurs morales, vous avez hardiment élevé votre voix pour défendre les idéaux de l’Evangile, la haute dignité de l’homme et sa vocation à être délivré du péché.

Je garde un souvenir chaleureux de notre rencontre lorsque vous aviez été élu au Siège de Rome. Au cours de votre ministère, nous avons reçu un élan positif dans les relations entre nos Eglises, répondant ainsi au monde moderne comme témoins du Christ crucifié et ressuscité. J’espère sincèrement que ce qui s’est développé au cours de votre ministère actif, une bonne relation de confiance entre les orthodoxes et les catholiques, va continuer à croître avec votre successeur.

Je vous prie d’accepter mes vœux les plus sincères de bonne santé, de longue vie et d’aide d’en-haut dans votre prière & dans vos écrits théologiques.

« Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et paix » (Romains 15:13).

Avec amour dans le Seigneur,

+ Cyrille, Patriarche de Moscou et de Toutes les Russies

Novembre 2006 - le Pape Benoît XVI et le Patriarche œcuménique Barthélémy Ier au balcon du patriarcat (Phanar, Constantinople)

Voici de même la réaction du patriarche œcuménique Barthélémy Ier à l’annonce de la renonciation de Benoît XVI :

C’est avec tristesse que nous avons été informés de la décision de sa Sainteté le pape Benoît de démissionner de son trône, car il aurait pu, avec sa sagesse et son expérience, apporter encore beaucoup à l’Église et au monde. Le pape Benoît a apposé son sceau indélébile à la vie et à l’histoire de l’Église catholique-romaine, non seulement par son court pontificat, mais aussi par son long apport en tant que théologien et hiérarque de son Église, ainsi que par son prestige universellement reconnu. Ses écrits parleront longtemps de sa profonde érudition théologique, de sa connaissance des Pères de l’Église indivise, de son contact avec la réalité contemporaine et de son vif intérêt pour les problèmes de l’homme. Nous, orthodoxes, le considérerons toujours comme un ami de notre Église et un fidèle serviteur de la cause de l’unité de tous, et nous nous réjouirons de le savoir en bonne santé et d’être informé de son travail théologique. Personnellement, nous nous rappellerons avec émotion de sa visite au siège du Patriarcat œcuménique, il y a plus de six ans, comme des nombreuses rencontres avec lui et de la bonne collaboration que nous avons eue au cours de son ministère primatial. Depuis le Phanar, nous souhaitons que le Seigneur lui désigne un digne successeur à la tête de l’Église sœur de Rome et que continue avec celui-ci notre cheminement commun vers l’union de tous, à la gloire de Dieu.

Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Visite du patriarche de Moscou à Katyń

15 juillet 2012 : le patriarche Cyrille de Moscou – en visite pastorale dans son ancien diocèse de Smolensk – s’est rendu au mémorial de Katyń (à 20 km de Smolensk).

Entre le 3 avril et le 13 mai 1940, 4 404 prisonniers polonais – essentiellement des officiers mais également des personnalités, des étudiants (officiers de réserve), des médecins et des membres des élites polonaises – furent transportés de Kozielsk, dans la forêt de Katyń, près de Smolensk, située à environ 50 kilomètres de la frontière biélorusse, où ils furent abattus d’une balle dans la nuque et ensevelis dans des fosses communes.

Pour différentes raisons, dont notamment l’exploitation au début de l’année 1943 par la propagande allemande du massacre de Katyń découvert en 1941 lors de l’avance allemande en Russie, l’histoire a retenu ce massacre particulier comme emblématique de l’ensemble de ces crimes commis à l’encontre de la nation polonaise par l’URSS, et – plus largement – comme un symbole de la puissance monstrueuse du totalitarisme. L’URSS a nié sa responsabilité dans le massacre dès qu’il fut révélé par les nazis, ainsi que durant toute la Guerre froide et en a rendu l’Allemagne nazie responsable. En 1990, la Russie a reconnu que ce massacre avait été ordonné par les responsables soviétiques.

Outre les victimes polonaises du printemps 1940, la forêt de Katyń servit dès 1918 au pouvoir soviétique comme lieu d’exécution pour ses propres concitoyens. On estime à plus de 10 000 morts les victimes du communisme dans les charniers de Katyń, et ce en plusieurs vagues : 1918 (exécution de membres du clergé), 1922, 1929-1930 et surtout 1937-1938 (180 personnes exécutées en moyenne chaque jour, dont le métropolite Séraphin de Smolensk).

Cette visite du patriarche Cyrille de Moscou est perçue comme un prélude à sa prochaine visite en Pologne du 16 au 19 août, laquelle s’annonce comme historique : outre le fait que ce sera la première visite d’un patriarche de Moscou dans la catholique Pologne, cette visite devrait voir la signature avec la hiérarchie catholique polonaise d’une déclaration commune invitant les catholiques & les orthodoxes de ces deux pays à se réconcilier. La rédaction de ce texte – dont le contenu est pour l’instant encore inconnu – aura tout de même demandé 3 années de travail tant le moindre mot a été soigneusement pesé ; cette déclaration visera à réunir deux peuples différents, que l’histoire a longtemps opposés, sur la base de l’Évangile et des valeurs chrétiennes communes aux catholiques & aux orthodoxes.

Ce jour, le patriarche de Moscou a également procédé à la dédicace d’une église sur le site de Katyń, placée sous le vocable de la Résurrection du Christ. Alors qu’il était à la tête du diocèse de Smolensk, le patriarche Cyrille avait pris très à cœur la construction de cette église commémorative, dont la construction avait débuté en 2010, la première pierre ayant été posée par les premiers ministres russes & polonais Vladimir Poutine & Donald Tusk. « Cet endroit – avait alors déclaré le patriarche – devrait être un lieu de souvenirs sacrés, qui nous aident à comprendre clairement le sens du processus historique, et en même temps être un lieu de prière. Rien ne rassemble les gens comme une commune douleur. A propos des relations des peuples frères polonais et russe – frères, parce que nous sommes slaves, – il nous faut une réconciliation complète. » Le patriarche Cyrille, dans son homélie lors de la dédicace de la nouvelle église, a notamment déclaré, a propos des massacres : « Finalement, la vérité a prévalu sur les mensonges » et « La tragédie de Katyń a uni les Russes & les Polonais, et les deux peuples devraient toujours rester frères ».

Le 16 juillet, les autorités de l’Eglise catholique en Pologne ont tenu une conférence de presse pour exprimer leur enthousiasme pour la prochaine venue du patriarche Cyrille en Pologne.