Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Antoine le Grand – ton 7

Saint Antoine et saint Paul, fondateurs du monachismeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 janvier 2022 du calendrier grégorien – 17 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père théophore saint Antoine le Grand (251 † 356).

La vie de saint Antoine a été écrite par le grand saint Athanase lui-même. Orphelin vers l’âge de 18 ans de ses parents, riches paysans chrétiens égyptiens d’un village au Sud de Memphis, il entend lire dans l’église le passage de l’évangile où Jésus dit au jeune homme : « va, vend tout ce que tu as » ; il quitte tout, donne ses terres aux villageois et son argent aux pauvres. Dans un premier temps il s’installe pour vivre et prier au milieu des tombeaux dans le cimetière de son village, jusqu’à l’âge de 35 ans environ, soit vers l’an 285, au commencement du règne de Dioclétien pour aller au désert.

Antoine devient ainsi le premier moine et le père des anachorètes.

Suite à une vision d’un ange, il s’applique à répartir son temps entre l’oraison et le travail manuel, répartition qui sera depuis la grande constance de la vie monastique. Antoine jeûnait tous les jours, ne mangeant qu’un peu de peu de pain qu’on lui apportait tous les six mois, un jour sur trois ou quatre.

La grande sainteté et l’héroïcité de sa vie attirèrent à Antoine des foules de disciples. L’un des tous premiers connus fut saint Hilarion de Gaza, alors étudiant de 15 ans à Alexandrie, qui laissa tout pour se faire moine et implanta ensuite le monachisme dans sa patrie de naissance, en Palestine.

Lors de la persécution que l’empereur Maximin renouvela en 311, saint Antoine vint à Alexandrie avec d’autres anachorètes, pour servir les Martyrs, espérant en acquérir aussi la couronne. Cependant la persécution se termina et Antoine retourna au désert. La rudesse des attaques des démons, qu’il y eut à subir toute sa vie, lui y fit vivre un autre genre de martyre, tout spirituel.

Antoine se retira dans un désert fort éloigné du Nil, vers la Mer Rouge, résolu à ne voir personne et à vivre de la prière, du labeur de ses mains, dans les mortifications, sans recevoir personne. Néanmoins, sa grande réputation de sainteté faisait toujours venir à lui de nombreux chrétiens, qui recevaient de Dieu, miracles, grâces et guérison sans qu’Antoine se laissait voir à eux, et même souvent sans leur parler.

L’empereur Constantin, a qui était parvenue la renommée de ses vertus, l’honora de plusieurs lettres, se déclarant à son service. Saint Antoine répondit de même plusieurs lettres à l’empereur.

En 355, fort âgé, il alla encore à Alexandrie pour combattre l’Arianisme et soutenir saint Athanase, Dieu y réalisant par lui plusieurs miracles.

Antoine vécut 105 ans et mourut le 17 janvier de l’an 356. Sa fête est célébrée à cette date par l’Eglise copte, grecque et latine.

Voulant montrer qu’il mourait dans la communion avec saint Athanase, il demanda qu’on envoya ses deux tuniques de poil après sa mort au saint évêque d’Alexandrie, qui était alors chassé de son siège par le parti arien. Il légua aussi une de ses tuniques à saint Sérapion de Thmuis et son bâton à son disciple saint Macaire.

On a de saint Antoine une vingtaine de lettres en copte.

Le corps de saint Antoine fut translaté à Alexandrie sous le règne de l’empereur Justinien au VIème siècle, où il fut déposé dans l’église de Saint-Jean-Baptiste qui avait été bâtie par le patriarche Théophile sur les ruines du temple de Sérapis. Après la conquête de l’Egypte par les Sarrasins, les reliques de saint Antoine furent mises à l’abris à Constantinople, d’où Josselin de Châteauneuf & son beau-frère Guigues Disdier les apportèrent dans le diocèse de Vienne en Dauphiné vers 1074, à la suite d’une apparition de saint Antoine leur enjoignant de le faire. Les reliques du saint abbé furent déposés dans le village de La Motte-aux-Bois, connu depuis sous le nom de Saint-Antoine-l’Abbaye, en raison de l’immense abbaye qui y fut construite pour honorer le saint égyptien. Une grande châsse abritant les reliques de saint Antoine y fut offerte en 1648 et placée sous le maître-autel.

Parmi les églises qui sont dédiées à saint Antoine, celle du Russicum, à Rome, présente des fresques d’une grande beauté.

Saint Antoine est aussi le saint patron de la Légion étrangère de l’Armée française.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : du Vénérable Père.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de Vénérable Père, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Par ta force d’âme et l’application de tes pensées * ayant éteint la flamme des passions, * vénérable Antoine, tu as revêtu * le brillant habit des impassibles ** et le manteau du salut.
8. Alors que les démons s’enhardissaient * dans la force redoublée de leurs assauts * et qu’ils imitaient l’aspect des fauves, * tu méprisas, leurs efforts impuissants, ** car tu avais pour défenseur le Puissant-dans-les-combats.
9. Sur les principautés et les puissances des ténèbres * l’ayant emporté par la force de la tempérance, * il a gagné son trophée de vainqueur * Antoine le théophore, ** gloire des Ascètes et fierté des Moines saints.
10. Par la puissante vie qui de ton sein * s’est manifestée au monde, Vierge immaculée, * ressuscite mon esprit frappé de mort * et guide-le vers la vie, ** toi qui brisas les portes de la mort grâce à ton enfantement.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Imitant par ta vie le zèle d’Elie * & du Baptiste suivant le droit chemin, Père Antoine, * tu peuplas le désert * & par tes prières affermis l’univers ; ** aussi prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Le tumulte de ce monde, tu l’as chassé loin de toi * pour mener une vie conforme à la paix, * imitant le Baptiste par tous les moyens ; * c’est pourquoi Père des Pères, avec lui ; ** vénérable Antoine, nous te glorifions.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : 1 Timothée (§ 285) IV, 9-15(Du XXXIIème dimanche).
Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée, suivant une révélation prophétique, par l’imposition des mains des prêtres.
Du vénérable Père : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Du vénérable Père :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10.
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.
Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du pieux Prince : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Portraits de chapelles avant le concile de Trente – le baroque savoyard (6)

Ces chapelles mettent en évidence que le soin apporté aux décors en Savoie est antérieur au Concile de Trente même si ce dernier aura suscité un élan tout à fait remarquable. Nous allons vous présenter trois chapelles pré-tridentines aux décors particulièrement remarquables : Saint-Sébastien de Lanslevillard, Saint-Grat de Vulmix et Saint-Antoine de Bessans.

Chapelle Saint-Sébastien – Lanslevillard

La tradition orale nous enseigne qu’elle fut édifiée au XVème siècle par un habitant de Lanslevillard, Sébastien Turbil en reconnaissance d’avoir été préservé de la peste. C’est une modeste chapelle bâtie sur promontoire, surplombant directement le départ de la route du col du Mont-Cenis. Protecteur contre la peste et saint patron des archers, saint Sébastien est très souvent incontournable en Savoie comme dans le Royaume de France. Les murs sont ornés de fresques réalisées en peinture à la détrempe posée sur un mortier riche en chaux. L’esquisse a été décalquée sur l’enduit. Le plafond est Renaissance, on y décompte environ 900 caissons peints et sculptés.

Il est fort probable que ces peintures aient été réalisées par un atelier piémontais du Val de Susa. Les états de Savoie englobaient le Piémont. Ici l’influence de l’art flamand où le souci du détail est manifeste et où la lumière semble baigner le paysage est aussi décelable. Les scènes de l’Annonciation et de la Nativité sont à ce titre exemplaires. L’extrados de l’arc triomphal est orné de larges rinceaux de feuillages déchiquetés, de couleur ocre jaune sur fond noir.

Deux cycles narratifs juxtaposés nous sont proposés : le cycle de la vie de saint Sébastien disposé sur 2 registres sur le mur sud et à gauche de la porte d’entrée. Et un cycle de la vie du Christ disposé sur 2 registres recouvrant les autres murs et l’arc triomphal ; les écoinçons de ce dernier sont occupés par 2 personnages en pied : saint Fabien, portant la tiare papale, et saint Sébastien, représenté en damoiseau. Le récit est émaillé de détails pittoresques, propres à susciter l’émotion. On se rapproche d’une représentation théâtrale comme les mystères si fréquents au Moyen-Age.

Ainsi dans le cycle de la vie du Christ, l’épisode la fuite en Egypte est assorti de de deux anecdotes qu’on retrouve fréquemment dans les vallées alpines : le panneau 6 narre l’épisode dramatique de la poursuite de la sainte famille par les soldats d’Hérode : les fuyards rencontrèrent en chemin un laboureur qui semait son blé ; l’enfant-Jésus mit la main au sac de semence du laboureur et le blé qu’il sema fut immédiatement mûr ; quand les soldats d’Héros rencontrèrent plus tard le paysan et qu’ils l’interrogèrent, (scène représentée ici, voyez plus bas) il répondit qu’il les avait vu quand il semait son blé et les soldats le prirent pour un fou et rebroussèrent chemin.

Chapelle Saint-Grat de Vulmix

Cette chapelle à une nef en berceau brisé date du XIVème tandis que le chœur a lui été construit au XVème siècle. Les murs de l’église sont recouverts sur trois registres de la légende de saint Grat qui se déroule comme une bande dessinée. Saint Grat, évêque d’Aoste, au cours d’une vision, a la révélation que la tête de saint Jean-Baptiste est caché au fond d’un puits en Palestine. Le pape lui donne la mission d’aller la chercher. Revenant victorieux de sa mission, il rapporte la tête du précurseur à Rome, seule la mâchoire ira jusqu’à Aoste.

On date cette peinture murale du XVème siècle, époque où il existait en terre savoyarde une école d’artistes dont le représentant le plus connu et le plus talentueux est Jacomo Jaquerio, auteur de peintures en Val de Suse. Il est fort probable que l’auteur de Vulmix faisait partie de cette équipe d’artistes. Saint Grat dont la fête est le 7 septembre est très vénéré dans son diocèse pour ses vertus et de ses miracles.

Sur les murs de la chapelles est représenté le pèlerinage en Terre Sainte pour rapporter le tête du Précurseur à Rome selon la mission qu’il avait reçu. Les dix-huits tableaux racontent comment le saint évêque a rapporté la sainte relique à Rome.

Les restes de saint Grat sont aujourd’hui conservées dans la cathédrale d’Aoste.

Chapelle Saint-Antoine de Bessans

La chapelle Saint Antoine de Bessans

La chapelle s’élève sur un éperon rocheux proche de l’église paroissiale tout comme à Lanslevillard.

Saint Antoine protecteur des animaux domestiques, en particulier des mulets, était aussi invoqué pour se protéger de la peste. Les mulets étaient des animaux précieux s’il en est puisqu’ils étaient utilisés comme animaux de bât pour le passage du col du Mont-Cenis : ces transports sont une source importante de revenus. La corporation des muletiers est une des plus importante de la région.

Chapelle Saint-Antoine de Bessans

La chapelle est ornée de 40 panneaux sur deux registres séparés par un encadrement blanc. Ils relatent la vie du Christ depuis l’Annonciation jusqu’à la Pentecôte. La technique utilisée est celle de la fresque : une peinture à l’eau sur du mortier frais.

Chapelle Saint-Antoine de Bessans : la Transfiguration

Chapelle Saint-Antoine de Bessans : la Transfiguration

L’artiste a intégré nombre de détails locaux qui mêlent la vie du village à celle du Christ, les costumes de la Transfiguration sont typiques de la mode des années 1450/1460. Certains panneaux quant à eux s’attachent à représenter la vie paysanne restituant l’histoire dans un contexte local comme celui de la tentation du Christ ; les paysans fauchent les champs, les troupeaux paissent tandis que marchands et voyageurs sont sur les chemins avec leurs mules. Ces peintures, œuvre d’un artiste local, sont le reflet de la piété populaire de l’époque tout comme les décors baroques le seront pour la période postérieure.

Le Baroque savoyard

Programme du XXXVIème dimanche après la Pentecôte – Saint Antoine le Grand – ton 3

Saint Antoine et saint Paul, fondateurs du monachismeParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 janvier 2011 du calendrier grégorien – 17 janvier 2011 du calendrier julien, divine liturgie de 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Aujourd’hui nous fêtons notre vénérable Père théophore saint Antoine le Grand (251 † 356). Orphelin de riches paysans chrétiens égyptiens, il quitte tout pour aller au désert & devient le premier moine anachorète. Sa grande sainteté et l’héroïcité de sa vie attirèrent des foules de disciples. L’empereur Constantin, a qui était parvenue la renommée de ses vertus, l’honora de plusieurs lettres, se déclarant à son service. Antoine vécut 105 ans et mourut le 17 janvier de l’an 356. Parmi les églises qui lui sont dédiées, celle du Russicum, à Rome, présente des fresques d’une grande beauté.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les cieux se réjouissent, * que la terre exulte d’allégresse, * car le Seigneur a fait merveille * par la force de son bras, * terrassant la mort par sa propre mort * et devenant d’entre les morts le premier-né : * du sein de l’Enfer il nous a tous sauvés, * accordant au monde la grâce du salut.
2. Tropaire du Vénérable Père, ton 4 : Imitant par ta vie le zèle d’Elie * & du Baptiste suivant le droit chemin, Père Antoine, * tu peuplas le désert * & par tes prières affermis l’univers ; ** aussi prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Antoine, ton 2 : Le tumulte de ce monde, tu l’as chassé loin de toi * pour mener une vie conforme à la paix, * imitant le Baptiste par tous les moyens ; * c’est pourquoi Père des Pères, avec lui ; ** vénérable Antoine, nous te glorifions.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Du tombeau tu es ressuscité * en ce jour, ô Dieu de miséricorde, * nous arrachant aux portes de la mort ; * en ce jour Adam tressaille d’allégresse et Eve danse de joie, * et tous ensemble les Patriarches & les Prophètes chantent inlassablement * la force & la puissance de ta divinité.
Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
De saint Antoine, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abris ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
De saint Antoine :
℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, qui bien se plaît à ses préceptes (Psaume 111, 1).
Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Antoine : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.