Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 8 novembre 2015, grand’messe de 11h.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

« Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IInd ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia d’après Alexis V. Kastorsky (1869 † 1944), chantre de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage à Nancy
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Vers la mort qui vient – cantique du R. P. Jacques Bridaine ( 1701 † 1767) – texte de le Chanoine Eugène Blineau (1886 † 1959), du chapitre de la cathédrale de Nantes
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du XXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint prophète Joël – Saint Varus – ton 5

    Saint prophète Joël - icône russe du XVIème siècle de la région d'ArkhangelskParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 1er novembre 2015 du calendrier grégorien – 19 octobre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint prophète Joël.

    Le prophète Joël (en hébreu : יואל – « le Seigneur est Dieu », par abréviation du tétragramme du Nom divin et adjonction de « El », qui signifie Dieu) est le deuxième des douze petits prophètes de la Bible. Il était le fils de Phathuel et n’est connu que par son livre de prophéties en trois chapitres. Il n’est pas facile de dater son existence. Toutefois, l’hébreu qu’il est emploie est pur et très classique. Il devait vivre dans le royaume de Juda car Jérusalem, le Temple et la tribu de Juda occupent une grande place dans son livre, tandis que les 10 tribus du royaume d’Israel ne sont pas mentionnées (Joël ne fait allusion à aucun roi ni au péché d’idolâtrie). Le livre de Joël ne mentionne pas Babylone ni l’Assyrie, mais seulement les plus anciens ennemis d’Israël : les Egyptiens et les Edomites, les Phéniciens et les Philistins. Aussi peut-on penser que Joël a pu vivre avant Jérémie et Isaïe qui ont vécu les invasions chaldéennes & assyriennes, il peut être même antérieur à Amos qui évoque la lutte entre Israël & la Syrie (et qui semble le citer à plusieurs reprises) et pourrait être ainsi, avec Abdias, l’un des plus anciens prophètes dont on conserve le livre dans les Ecritures.

    Le livre des prophéties de Joël est en trois partie : tout d’abord le prophète annonce la venue d’un châtiment symbolisé par l’invasion des sauterelles & la sécheresse, qui va précéder le « Jour du Seigneur », jour où le Seigneur reviendra pour juger la terre. Puis il exhorte les fidèles à se repentir avec sincérité :

    Maintenant donc, dit le Seigneur, convertissez-vous à moi de tout votre cœur, dans les jeûnes, dans les larmes et dans les gémissements. Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements, et convertissez-vous au Seigneur, votre Dieu ; parce qu’il est bon et compatissant, patient et riche en miséricorde. (Joël II, 12-13)

    Enfin, le prophète laisse entrevoir la restauration finale, effectuée par l’effusion du Saint-Esprit sur toute la création :

    Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards seront instruits par des songes, et vos jeunes gens auront des visions. Alors je répandrai aussi mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes. (Joël II, 28-29)

    C’est cette époque de rédemption qui s’est ouverte lors de la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres à la Pentecôte & qui connaîtra sa plénitude lors du second avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

    *

    Saint martyr Varus (ou Vare) l'EgyptienNous fêtons aussi en ce jour le saint martyr Varus.

    Saint Varus (ou Vare) était un soldat romain stationné en Haute Egypte à qui était confié la garde de sept moines en attente d’exécution. A leur contact, il découvrit l’amour du Christ ; aussi, lorsque l’un des sept mourut, Varus demanda à prendre la place de celui qui était décédé et se déclara comme chrétien. Il subit le martyr en compagnie de ses six compagnons moines l’an 307 et mourut pendu à un arbre.

    Son corps fut recueilli par sainte Cléopâtre († 327) son fils saint Jean († 319), qui édifièrent une église en son honneur. On fait également mémoire de ces deux saints en ce 19 octobre.

    *

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prophète. Kondakion : du dimanche.

    Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
    1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
    2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
    3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
    4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
    5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
    6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
    7. Unique & indivisible Trinité, Dieu créateur & tout-puissant, * Père, Fils & Saint-Esprit, ** nous te chantons comme Sauveur & vrai Dieu.
    8. Réjouis-toi, porte infranchissable & temple vivant du Seigneur, * réjouis-toi, trône de feu non consumé, * réjouis-toi, ô Mère de l’Emmanuel, ** le Christ notre Dieu est avec nous.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
    2. Tropaire du Prophète, ton 2 : De ton prophète Joël, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
    3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Varus, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
    4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Illuminé par l’Esprit, ton cœur était * un navire de l’illustre prophétie, * permettant de voir les choses lointaines comme si elles étaient présentes. * Par conséquent, nous te vénérons, ** glorieux & béni prophète Joel.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    6. Kondakion du Martyr, ton 4 : Ayant marché à la suite du Christ, martyr Varus, * tu en bus le calice ; * & tu as reçu la couronne des martyrs * & tu exultes avec les Anges désormais; ** prie sans cesse pour nos âmes.
    7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    8. Kondakion du dimanche, ton 5 : Tu es descendu aux enfers, ô mon Sauveur, * tu as brisé leurs portes, comme Tout-Puissant, * avec toi tu as ressuscité les morts, comme Créateur ; * et tu as brisé l’aiguillon de la mort * et Adam a été délivré de la malédiction, ô Ami des hommes. * Aussi te clamons-nous : ** Sauve-nous, Seigneur.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).

    Epître
    Du dimanche : Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort et crucifié pour moi, comme je suis mort crucifié pour le monde !

    Alleluia
    Du dimanche, ton 5 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 5-15.
    Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent et la conservent, et portent du fruit par la patience.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

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    Programme du XXème dimanche après la Pentecôte – saints thaumaturges de Moscou – ton 3

    Icône des saints thaumaturges de Moscou Pierre, Tikhon, Philippe, Alexis, Hermogène et JonasParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 octobre 2015 du calendrier grégorien, 5 octobre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour leurs Saintetés les métropolites et patriarches Pierre, Alexis, Jonas, Macaire, Philippe, Job, Hermogène, Tikhon, Pierre, Philarète, Innocent et Macaire, thaumaturges de Moscou & de toute la Russie.

    L’institution d’une fête commune pour honorer les saints Pierre, Alexis & Jonas, métropolites & thaumaturges de Moscou et de toute la Russie remonte au 5 octobre 1596, date où elle fut créée par le patriarche Job. En 1875, saint Innocent, métropolite de Moscou, adjoignit saint Philippe à la liste initiale. En 1913, saint Hermogène fut ajouté et enfin, en 2005, les saints Innocent, Macaire, Job, Tikhon, Philarète, Pierre et Macaire.

    1. Saint Pierre (né vers 1260, mort le 20 décembre 1326) est fêté le 21 décembre et le 24 août (translation des reliques dans la nouvelle cathédrale de la Dormition le 24 août 1479). Il devint métropolite de Kiev en 1308 (après une apparition de la Vierge à son prédécesseur saint Maxime de Kiev pour confirmer son choix de Pierre comme successeur). Il ne peut alors résider dans sa ville de Kiev, alors ravagée par les Tatars. Il décide de s’installer à Moscou en 1325, entrevoyant le futur de cette ville dans l’histoire de la Russie et y décide la construction de la cathédrale de la Dormition dans le Kremlin. Célèbre par sa douceur et son humilité, il résista néanmoins à l’orgueil des princes et n’hésita pas à voyager avec énergie dans toute la Russie pour confirmer dans la foi le peuple chrétien et lutter contre la propagande islamique. Après sa mort, de nombreuses guérisons miraculeuses s’accomplissent sur son tombeau. Le 1er juillet 1472, en raison des travaux de reconstruction de la cathédrale de la Dormition, son tombeau fut ouvert et son corps trouvé incorrompu. Pendant longtemps, les décisions importantes que prenaient les princes de Moscou ne se faisaient qu’après une prière sur le tombeau de saint Pierre.
    2. Saint Alexis (né entre 1292 et 1305, mort le 12 février 1378) est fêté le 12 février et le 16 octobre (translation de ses reliques en 1948). Il fut reçut moine par saint Serge de Radonège en 1320 dans le Monastère de l’Epiphanie de Moscou où il passa sa vie en ascète. En 1354, il devint métropolite de Kiev et de toute la Russie en résidence à Moscou, confirmé par le patriarche de Constantinople en 1356. Il fonde le célèbre monastère Tchoudov (du « Miracle ») au Kremlin, où il fut inhumé. Lorsqu’on exhuma son corps en 1431, on constata qu’il était incorrompu. Les reliques de saint Alexis furent transférées à la cathédrale de l’Épiphanie le 16 octobre 1948, alors que l’Église russe célébrait le huitième centenaire de Moscou.
    3. Saint Jonas (né en 1390, mort le 31 mars 1461) est fêté le 31 mars, le 27 mai (translation des reliques) et le 15 juin. Il fut élu métropolite de Moscou et de toute la Russie en 1448, sans l’assentiment du patriarche de Constantinople (ce qui de facto instaura l’autocéphalie de l’Eglise russe). C’est le premier à abandonner la titulature traditionnelle de Kiev, l’ancienne capitale où le chef de l’Eglise russe ne pouvait plus résider en raison de la domination tatare (cette ville passe sous le contrôle de la Pologne-Lituanie en 1362). Le 27 mai 1472 son corps fut exhumé de son tombeau dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, alors en reconstruction, et fut retrouvé incorrompu.
    4. Saint martyr Philippe II (né le 11 février 1507, mort le 12 décembre 1569) est fêté le 9 janvier et le 3 juillet (translation des reliques des Iles Solovetski à Moscou). Ami de jeunesse d’Ivan le Terrible, il devint moine puis higoumène du monastère des Iles Solovetski, où le Christ lui apparait en lui présentant la couronne d’épines et les instruments de la Passion. En 1566, il est appelé à Moscou par le tsar Ivan le Terrible pour devenir métropolite de Moscou. Il n’hésite pas à dénoncer les crimes d’Ivan, qui le dépose et l’exile, avant d’ordonner de le faire étrangler par son bourreau préféré Maliouta Skuratov. Entrant dans la cellule de saint Philippe, le bourreau se jeta à ses pieds et dit:
      – O Maître, saint, donnez votre bénédiction au roi qui va faire campagne à Novgorod.
      Mais saint Philippe lui répliqua :
      – Faites ce que vous voulez, mais le don gratuit de Dieu ne sera pas trompé.
      Le bourreau l’étouffa alors avec un oreiller.
    5. Saint martyr Hermogène (né avant 1530, mort le 17 février 1612) est fêté le 17 février et le 12 mai (translation des reliques en 1913). D’abord métropolite de Kazan (conquise en 1552), où il engagea la christianisation des Tatars, il fut élu 3ème patriarche de Moscou en 1606 et fut à l’initiative du soulèvement populaire qui mit fin à la Période des Troubles. Il est mort de faim en prison.
    6. Saint Innocent (né le 26 août 1797, mort le 31 mars 1879) est fêté le 31 mars et le 23 septembre. A partir de 1823, il fut apôtre de l’Alaska (alors terre russe) et des Iles Aléoutiennes et celles de l’archipel des Iles Alexandre en particulier. Il composa un alphabet aléoute, et rédigea dans cette langue divers ouvrages, traduisit un catéchisme, l’Évangile selon Matthieu et les prières les plus importantes. Il fit de même pour la langue tlingit. Il fut sacré évêque du Kamtchatka (en Sibérie), des Iles Kouriles et des Iles Aléoutiennes le 15 décembre 1840. En 1850, Mgr Innocent fut élevé au rang d’archevêque. Il transféra alors son siège épiscopal de Novo Arkhangelsk à Yakoutsk, sur le continent asiatique. Là encore, il favorisa la traduction et l’édition des textes bibliques et liturgiques dans les langues locale. De la Yakoutie, il se mit à suivre le fleuve Amour pour parcourir la partie asiatique de son diocèse et commença à évangéliser en Mandchourie. En 1868, âgé de 71 ans, il fut nommé Métropolite de Moscou. Durant les 10 années qu’il vécut encore, malgré une maladie des yeux qui le faisait beaucoup souffrir, il s’attacha beaucoup à la formation du clergé. Il est vénéré comme Egal-aux-Apôtres, en tant qu’apôtre de l’Amérique.
    7. Saint Macaire (né en 1482, mort le 31 décembre 1563) est fêté le 30 décembre. Archevêque de Novgorod en 1523, il devint métropolite de Moscou et de toute la Russie en 1542. Il canonisa 39 saints russes.
    8. Saint Job (né vers 1525, mort le 19 juin 1607) est fêté le 5 avril et le 19 juin. Evêque de Kolomna en 1581 puis archevêque de Rostov en 1586, il fut élu en 1587 métropolite de Moscou et de toute la Russie. En 1589, il reçoit la visite du patriarche Jérémie II de Constantinople et obtient de lui la promotion de son titre de Métropolite en celui de Patriarche. Cette initiative est entérinée par les Conciles de Constantinople de 1590 et de février 1603. Saint Job est donc le premier patriarche de Moscou. Il favorisa la propagation du christianisme dans la région de la Volga, conquise par Ivan le Terrible, et en Sibérie qui venait d’être rattachée sous le règne de Boris Godounov. En 1662, son corps incorrompu et odoriférant fut transféré à la cathédrale de la Dormition du Kremlin.
    9. Saint néomartyr Tikhon (né le 19 janvier 1865, mort le 25 mars 1925) est fêté le 25 avril et le 26 septembre. Evêque des Îles Aléoutiennes et de l’Alaska puis de Iaroslav, il fut élevé, le 15 août 1917, à la dignité de métropolite de Moscou & le 5 novembre de la même année, il fut élu au Patriarcat de Moscou qu’on venait de restaurer. Tikhon condamna publiquement l’assassinat de la famille impériale en 1918, et protesta contre les attaques violentes des bolcheviks contre l’Église. Pendant la famine de 1922, le Patriarche fut accusé d’être un saboteur par le gouvernement communiste, et fut pour ce motif incarcéré en avril 1922 au monastère Donskoï jusqu’à sa mort. Il avait prédit juste avant de mourir : « la nuit sera sombre et longue, très longue ». Un million de fidèles assistèrent à ses funérailles, bravant le pouvoir communiste. Le 19 février 1992 ses reliques furent retrouvées presque intactes.
    10. Saint Philarète (né le 26 décembre 1782, mort le 19 novembre 1867) est fêté le 19 novembre. Evêque de Reval en 1817, archevêque de Tver en 1819, métropolite de Moscou en 1826. Grand intellectuel et prédicateur de talent, il passe pour avoir inspiré au Tsar Alexandre II le décret mettant fin au servage.
    11. Saint néomartyr Pierre (né le 28 juin 1862, mort le 27 septembre 1937) est fêté le 27 septembre. Secrétaire du Saint Synode, le saint patriarche Tykhon lui demanda de devenir évêque. « Si je refuse, je serai traître à l’Eglise, mais je sais qu’en acceptant, je signe ma propre peine de mort » lui répondit-il. Il fut sacré évêque de Podolsk par le patriarche Tikhon le 8 octobre 1920. Presque aussitôt il fut arrêté par les Communistes et exilé jusqu’en 1923. De retour d’exil, il fut élevé comme archevêque puis métropolite de Kroutitsy, non loin de Moscou. Après la mort du saint patriarche Tikhon, il fut locum tenens du patriarcat de Moscou, et à nouveau exilé par le pouvoir communiste en 1926. Ayant refusé à plusieurs reprises de devenir un agent communiste, il fut condamné et fusillé.
    12. Saint Macaire II (né le 1er octobre 1835, mort le 2 mars 1926) est fêté le 16 février. Missionnaire de l’Altaï en février 1855, il traduit dans cette langue les Évangiles, des livres liturgiques, des prières. Son dévouement et son amour lui feront acquérir un grand respect de la population autochtone, notamment lorsqu’il sauvera un enfant mordu par un serpent en aspirant le venin malgré les risques. Au cours de ses années passées dans l’Altaï, beaucoup de miracles et de guérisons seront rapportés. En 1912, il est nommé métropolite de Moscou après avoir été archevêque de Tomsk. A partir de 1917, le nouveau pouvoir cherche à la déposer en lançant une série de fausses accusations contre lui et finit par l’exiler. En 1957, le Patriarche Alexis Ier ordonnera que son cercueil soit ouvert et on découvrira que son corps est incorrompu. Il sera ensuite transféré à la Laure de la Trinité Saint-Serge. Des miracles sont encore aujourd’hui rapportés sur ses reliques.

    Icône-reliquaire des saints thaumaturges de Moscou Philippe, Macaire, Hermogène, Pierre, Alexis et JonasEn célébrant ces douze hiérarques thaumaturges un jour commun, l’Église russe honore ses protecteurs célestes qui intercèdent pour Moscou et pour toute la Russie.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de leurs Saintetés. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de leurs Saintetés. Kondakion : de leurs Saintetés.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche ton 3, 4 tropaires de la 3ème ode du canon de leurs Saintetés :
    1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
    6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
    2. Tropaire de leurs Saintetés, ton 4 : Primats de Russie, * fidèles dépositaires de l’apostolique tradition, * inébranlables colonnes * et docteurs de la vraie foi, * Pierre, Alexis, Jonas * Philippe, Hermogène & Tikhon * priez le Maître universel * pour qu’au monde il accorde la paix ** et à nos âmes la grande miséricorde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de leurs Saintetés, ton 3 : Ô hiérarques, vous qui avez vécu dans la piété, * vous avez guidé le peuple à la connaissance de Dieu, * et vous fûtes fort agréables à Dieu ; * aussi vous avez reçu de Lui l’incorruptibilité et avez été glorifiés par les miracles, ** comme disciples de la grâce Divine.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 3 :
    ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
    ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
    De leurs Saintetés, ton 7 :
    ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : Galates (§ 200) I, 11-19.
    Je vous déclare donc, frères, que l’Évangile que je vous ai prêché, n’a rien de l’homme.
    De leurs Saintetés : Hébreux (§ 335) XIII, 17-21.
    Obéissez à vos conducteurs, et soyez soumis à leur autorité : car ce sont eux qui veillent sur vos âmes, comme devant en rendre compte.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 3 :
    ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
    ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3.)
    De leurs Saintetés :
    ℣. Que tes prêtres soient revêtus de justice, et que tes saints tressaillent de joie (Psaume 131, 9).

    Evangile
    Du dimanche : Luc (§ 26) VI, 31-36.
    Soyez donc pleins de miséricorde, comme votre Père est plein de miséricorde.
    De leurs Saintetés : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
    Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De leurs Saintetés : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte – saint Chariton – ton 2

    Vénérable Père saint Chariton le Confesseur - fresque du monastère de Dyonisiou - Mont Athos - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 octobre 2015 du calendrier grégorien, 28 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Chariton le Confesseur.

    Saint Chariton (ou Cariton) fut le premier au début IVème siècle à organiser la vie monastique dans le désert de Judée, entre Jérusalem & la Mer Morte, à l’instar de ce qui se pratiquait en Egypte.

    Chariton commença par fonder la célèbre laure de Pharan, à 6 milles au Nord de Jérusalem. La dédicace de l’église de ce monastère fut faite par saint Macaire, évêque de Jérusalem, pontife de cette Eglise de 312 à 335 environ (ce monastère, ruiné, a été relevé il y a une quinzaine d’années par l’Eglise russe hors frontières). Le nombre de ses disciples allant grossissant, Chariton tenta de se retirer d’avantage au désert et dû fonder pour cela une seconde laure à Douca près de Jéricho (monastère aujourd’hui restauré) et une troisième dans le désert de Theuca, au Sud de Bethléem – lieu de naissance du prophète Amos -, avant d’y mourir vers 340. Ce troisième monastère, qui fut surnommé Souca (« Monastère » en Syriaque) ou « La Vieille Laure », finit du reste par prendre le nom de son fondateur. Ce n’était au début qu’une caverne en haut d’une falaise par laquelle on ne pouvait accéder qu’au moyen d’une corde. Puis cet établissement devint l’un des plus grands centres monastiques de Palestine. La tombe de saint Chariton s’y voyait encore lorsque l’Higoumène russe Daniel périgrinait en Palestine aux alentours de l’an 1110. Le corps de saint Chariton fut transféré cependant avant 1131 dans une église de Jérusalem qui lui fut dédiée, mais qui fut détruite au XVIIème siècle.

    Faute de règle écrite, il est assez difficile de connaître le détail de la vie monastique qui était réglée dans les 3 laures fondées par saint Chariton, sinon en glanant des éléments épars dans les vies des nombreux saints qui y fleurirent du IVème au VIIème siècle. Les laures étaient à mi-chemin entre l’érémitisme strict et le cénobitisme : elles étaient en effet constituées de cellules disséminées à peu de distance les unes des autres. Les offices de jours et de nuit se disaient de façon solitaire en cellule, saut pour les vigiles de la résurrection – premières vêpres et matines du dimanche – célébrées en commun chaque samedi soir à l’église de la laure. Le jeûne et l’abstinence perpétuels semblent avoir été de règle, le silence, l’hospitalité et le travail manuel valorisés.

    Il est probable qu’on a ultérieurement confondu les vies de ce Chariton palestinien du IVème siècle avec un autre saint Chariton, martyrisé à Iconium en Asie Mineure sous Aurélien au IIIème siècle (il y a du reste deux autres saints martyrs du nom de Chariton fêtés les 3 et 9 septembre dans le calendrier byzantin).

    Le rit romain fait également mémoire de notre saint au 28 septembre :

    Saint Cariton, célèbre instituteur de laures dans la Palestine ; mort dans le IVème siècle. (Martyrologe romain)

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Vénérable Père, attribué à Théophane ou à Jean le Moine :
    1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
    3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
    4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
    5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
    6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
    7. En toi se réjouit * le mystique troupeau de tes brebis, * tes disciples communiant, ** vénérable Père, à ton rayonnement spirituel.
    8. A l’esprit qui vivifie, * vénérable Chariton, tu as soumis * tout souci de la chair ** comme cause d’inimitié envers Dieu.
    9. Comme David, tu abattis, * vénérable Père, le pouvoir spirituel * de l’hostile Goliath ** sous l’armure complète de l’Esprit.
    10. Toi seule, ô Mère de mon Dieu, * pour les hommes tu es devenue * l’intendante des trésors surnaturels ; ** aussi nous te chantons: Réjouis-toi.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !

    2. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Chariton notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Vénérable Père, ton 2 : Tu as fais tes délices de la vie monastique, divinement sage * et vaincu les passions corporelles ; * tu as grandi dans la foi, * fleurissant comme l’arbre de vie au milieu du paradis, ** Chariton, très bienheureux et saint.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

    Prokimen
    Du dimanche, ton 2 :
    ℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
    ℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
    Du Vénérable Père, ton 7 :
    ℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).

    Epîtres
    Du dimanche : 2 Corinthiens (§ 194) XI, 31 – XII, 9.
    Ma grâce te suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
    Du Vénérable Père : II Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
    Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    Du Vénérable Père :
    ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

    Evangiles
    Du dimanche : Luc (§ 17) V, 1-11.
    Et ayant ramené leurs barques à bord, ils quittèrent tout, et le suivirent.
    Du vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
    Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Enregistrement : sainte messe du XVIIème dimanche après la Pentecôte

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    Raymond Balze (1818-1909) La Charité de sainte Elisabeth de Hongrie Huile ou détrempe sur toile - 125 x 105 cm Lyon, Musée des Beaux-Arts

    Programme du XVIIème dimanche après la Pentecôte

    Saint-Eugène, le dimanche 20 septembre 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    Dimanche du plus grand commandement.

    Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
    Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Ephésiens 4, 1-6.
    Un Seigneur, une foi, et un baptême ; un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui étend sa providence sur tous, et qui réside en nous tous.
  • Evangile : Matthieu XXII, 34-46.
    Maître ! quel est le grand commandement de la loi ?
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du IVème ton – faux-bourdon parisien (édition de 1739)
  • O salutaris Hostia sur le ton de la préface – Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Miserator Dominus – Psaume 110 – Confitebor – 2nd ton, des vêpres du Très-Saint Sacrement.
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IInd ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
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    Iconographie & les 3 leçons des nocturnes de ce dimanche, sur notre page Facebook.

    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte – avant-fête de la Nativité de la Mère de Dieu – saint Sozont – dimanche avant l’Exaltation de la sainte Croix – ton 7

    Nativité de Notre Dame la Mère de Dieu & Très-Sainte Vierge Marie - 8 septembreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 20 septembre 2015 du calendrier grégorien, 7 septembre 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque. L’office de ce jour combine l’avant-fête de la Mère de Dieu, le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix et le saint martyr Sozont.

    Dans le rit byzantin, la fête de la Nativité de la Mère de Dieu est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique. Elle est précédée d’un jour d’avant-fête (le 7 septembre) et de quatre jours d’après-fête (clôture de la fête le 12 septembre).

    Cette fête, probablement d’origine hiérosolomytaine, semble avoir été introduite dans le synaxaire de Constantinople par l’empereur Maurice (582 † 602). Saint Jean Damascène (c. 676 † 749) en fait mention dans ses homélies, de même Saint André de Crète (660 † 740) :

    Aujourd’hui comme pour des noces, l’Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd’hui, dans tout l’éclat de sa noblesse immaculée, l’humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l’état primitif. Aujourd’hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n’a pas de mère, née elle-même de l’infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd’hui est apparu l’éclat de la pourpre divine, aujourd’hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd’hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d’Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd’hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l’ordre de Melchisédech, le sacerdoce d’Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd’hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

    Le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier (c. 650 † 701) introduisit cette fête à Rome dans le rit romain, faisant précéder la messe d’une procession ; fait curieux (qui n’est pas isolé), le tropaire de l’office byzantin de la fête a été traduit en latin et sert d’antienne de Magnificat des secondes vêpres romaines. Saint Serge Ier mourut du reste le 8 septembre 701.

    *

    Le dimanche avant la fête de l’Exaltation de la Croix est caractérisé par un prokimenon, une épître, un alléluia et un évangile propres, qui exaltent par leurs textes la Croix de Notre Seigneur et préparent à la célébration de cette grande fête.

    *

    Le martyre de saint SozontSaint Sozont (ou Sozon, Zozon) était un berger de Lycaonie en Asie Mineure qui portait le nom de Pharasius (Tarasius) avant son baptême. Durant la persécution de Dioclétien et de Maximien, alors qu’il était descendu dans les environs de Pompéiopolis en Cilicie, en un lieu où se déroulait une fête païenne, saint Sozont se rendit dans le temple où l’on adorait une idole en or. Avec sa houlette de berger, il cassa la main de l’idole; puis en fit de petites parts d’or qu’il distribua aux pauvres. Lorsqu’il réalisa que plusieurs personnes avaient été appréhendées et tenues coupables de cette destruction, il alla se rendre aux autorités. Après un long interrogatoire avec le magistrat, on lui dit qu’il serait libre s’il adorait l’idole, mais Sozont se gaussa de l’idée d’aller adorer un dieu qui pouvait être cassé par la houlette d’un simple berger. Comme les coups qu’on lui appliquait ne pouvaient entamer sa résolution de confesser le Christ, on lui fit chausser des sandales de fer couvertes de clous et on l’obligea à courir. Le magistrat à nouveau lui proposa la liberté à condition de jouer un air sur sa flûte en l’honneur de l’idole. Sozont refusa : s’il avait joué de la musique pour ses troupeaux, il ne jouait plus désormais que pour le Dieu véritable. Il fut condamné à être brûlé, mais les chrétiens parvinrent à recueillir ses restes calcinés après son exécution.

    Saint Sozont est également commémoré le 7 septembre dans le rit romain. Voici sa mention au Martyrologe romain à cette date :

    A Pompéiopolis, en Cilicie, saint Sozont, martyr. Sous l’empereur Maximien, il fut jeté dans les flammes et y rendit l’esprit.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Martyr. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
    A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de l’avant-fête.

    A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 7, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête.
    1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
    3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
    4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
    6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
    7. D’une terre sans fruit * la fertile terre est née * qui va faire pousser * le Jardinier de tous les biens * et l’épi porteur de vie ** qui par volonté divine doit nourrir l’univers.
    8. En ce jour il a poussé, * le rameau de la virginité * d’où sortira, tel une fleur, * le Dieu qui nous planta, * pour retrancher les pousses du mal, ** en son extrême bonté.
    9. La montagne non taillée * que l’infertile roche a enfantée * va produire comme fruit * le Roc spirituel * qui brisera totalement ** les images taillées par le Maudit.
    10. Les préfigurations de la Loi * d’avance t’ont révélée, * ô Vierge, car tu as porté * en dépassant les naturelles lois * le Législateur qui merveilleusement ** te conserva ton irréprochable virginité.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : De la racine de Jessé * et du flac de David * Marie, la divine enfant nous est née en ce jour. * C’est pourquoi l’univers se réjouit et se renouvelle. * Réjouissez-vous ensemble, ciel et terre. * Louez-la, tribus des nations. * Joachim se réjouit, * Anne est en fête et s’écrie : ** « Celle qui fut stérile enfante la Mère de Dieu et nourricière de notre vie ».
    3. Tropaire du Martyr, ton 4 : Ton Martyr, Seigneur, Sozont, * pour le combat qu’il a mené, a reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par ses prières sauve nos âmes.
    4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
    5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion du Martyr, ton 2 : Le véritable et sage en Dieu martyr, * l’athlète éminent de la piété, * assemblés en ce jour, nous le glorifions d’une voix forte * Sozon l’initié de la grâce, * qui accorde généreusement les guérisons, ** qui prie le Christ Dieu pour nous tous.
    5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    6. Kondakion de l’avant-fête, ton 3 : En ce jour, Marie, Vierge et Mère de Dieu, * infranchissable chambre nuptiale du céleste Époux, * naît d’une mère stérile, de par la volonté de Dieu, * pour être le char du Verbe. * Dans ce but, elle a été destinée pour être Porte de la Divinité ** et Mère de la vraie vie.

    Prokimen
    Du dimanche avant la Croix, ton 6 :
    ℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
    ℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
    [Du Martyr, ton 7 :
    ℟. Le juste a sa joie dans le Seigneur, et en lui il se réfugie (Psaume 63, 11).]

    Epîtres
    Du dimanche avant la Croix: Galates (§ 215) VI, 11-18.
    Pour moi, à Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu’en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est mort, crucifié pour moi, comme je suis mort, crucifié pour le monde !
    [De l’avant-fête : 2 Corinthiens (§ 181) VI, 1-10.
    Mais agissant en toutes choses comme des ministres de Dieu, nous nous rendons recommandables par une grande patience dans les maux, dans les nécessités, et dans les extrêmes afflictions.]
    [Du Martyr : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
    Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

    Alleluia
    Du dimanche avant la Croix, ton 1 :
    ℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
    ℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
    [Du Martyr, ton 4 :
    ℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

    Evangiles
    Du dimanche avant la Croix : Jean (§ 9) III, 13-17.
    [De l’avant-fête : Matthieu (§ 105) XXV, 14-30.
    Son maître lui répondit : Ô bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle en peu de chose, je vous établirai sur beaucoup : entrez dans la joie de votre seigneur.]
    [Du Martyr : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.]

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
    [Du Martyr : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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    Enregistrement : sainte messe du XVIème dimanche après la Pentecôte

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    Guérison d'un hydropique et les places au festin

    Programme du XVIème dimanche après la Pentecôte

    XVIème dimanche après la Pentecôte - Saint-Eugène, le dimanche 13 septembre 2015, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h.

    La guérison de l’hydropique.

    Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité.
    Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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    XVIème dimanche après la Pentecôte – Introït – Graduale Romanum 1905

    Introït - Miserere mihi Domine - ton 8
     

    MISERERE MIHI, * Dómine, quóniam ad te clamávi tota die : quia tu, Dómine, suávis ac mitis es, et copiósus in misericórdia ómnibus invocántibus te.
    Ps. Inclína, Dómine, aurem tuam mihi, et exáudi me : * quóniam inops, et pauper sum ego.
    ℣. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
    Aie pitié de moi, Seigneur, car vers toi j’ai crié tout le jour, car toi, Seigneur, tu es doux et compatissant, et plein de miséricorde pour tous ceux qui t’invoquent.
    Ps. Incline, Seigneur, ton oreille vers moi, et exauce-moi, parce que, moi, je suis faible et malheureux.
    ℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.